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Denise Riboni (Autre)Bernadette Burn (Autre)Marcel Schneider (Autre)
ISBN : 2253022918
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1979)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 525 notes)
Résumé :
Roman d'initiation et de formation, Demian est l'un des chefs-d'œuvre de ce genre littéraire.
Comment l'homme peut-il échapper au monde des miroirs et parvenir à être lui-même ? Demian (au nom proche du daïmon grec, la voix intérieure) enseigne au jeune Emile Sinclair à ne pas suivre l'exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à traverser le chaos pour mériter l'accomplissement de sa destinée propre. Au bout de ce chemin où le divin et le démonia... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
andman
23 août 2014
Lorsqu'il commence l'écriture de “Demian” en 1917, Hermann Hesse est un quarantenaire perturbé.
Résident suisse depuis une décennie, ses positions modérées voire pacifiques l'entraînent au début de la guerre dans des polémiques traumatisantes avec les intellectuels allemands jusqu'au-boutistes. Dans le même temps, de lourds problèmes familiaux achèvent de le déstabiliser au point de l'obliger à suivre une psychothérapie au cours de laquelle il fait la connaissance de Carl Gustav Jung.
Il y a tout lieu de croire que les échanges avec ce psychiatre de renom passionné de psychologie analytique (*) ont été, pour Hermann Hesse, source d'inspiration quant au thème de ce court roman finalement publié en 1919.
Le lecteur fait la connaissance d'un jeune garçon, Émile Sinclair, qui au sortir de l'enfance prend pleinement conscience de la dualité du monde qui l'entoure : d'un côté le cocon rassurant d'une famille aimante et attentionnée, de l'autre une société bigarrée, faite de choses monstrueuses, attirantes et énigmatiques.
Par craintes de réprimandes parentales, Émile subit la tyrannie de Kromer, un vaurien qui exerce sur lui un affreux chantage et l'oblige à commettre de menus larcins.
Sa rencontre avec Max Demian, un nouveau camarade de classe à la personnalité mystérieuse, le délivre du joug de Kromer et sert de catalyseur à l'émergence de ses doutes, de son esprit critique, de son besoins de connaissances des choses de la vie.
S'il est un message que le jeune Sinclair retient de ses longues conversations avec son ami Max Demian c'est bien la nécessité de se forger au plus vite un caractère différent de la multitude moutonnière, dût-il pour cela passer par une phase de mépris à l'égard de lui-même et du monde.
Un changement d'établissement scolaire, loin du domicile familial, va bientôt le priver de son confident. C'est une vie de solitaire mélancolique que s'impose alors Émile, une vie parsemée de beuveries, une vie où l'absence de conquêtes amoureuses ne laisse pas de surprendre...
Ses lectures passionnées de Novalis et de Nietzche ainsi que d'étonnantes rencontres nocturnes lui permettent néanmoins d'avancer lentement sur le chemin qui le conduit à lui-même, de laisser peu à peu son propre monde intérieur s'exprimer.
Devenu jeune adulte, Émile retrouve avec bonheur Max Demian ainsi que la mère de celui-ci, une femme sans âge dont la beauté le fascine.
Au contact de ces deux êtres d'exception, Emile Sinclair parviendra-t-il enfin à assumer ses choix de vie particuliers, à affirmer sans détour sa vraie personnalité ?
Tel un grand vin que l'on sirote à petites gorgées, la prose limpide d'Hermann Hesse, à la ponctuation particulièrement soignée, se déguste sans précipitation.
On aimerait bien sûr recommander “Demian” aux plus jeunes d'entre nous, il y a tant d'idées fortes à découvrir au sein de ce roman initiatique.
Les moins jeunes se consoleront de cette découverte tardive en lisant les nombreux passages où magie, onirisme et spiritualité se chevauchent et se réjouiront au final d'avoir passé un moment passionnant avec ce Nobel de littérature si controversé de son vivant.


(*) Voir la critique “Ma vie” de C. G. Jung (ISBN 978-2-07-038407-5)
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ninosairosse
04 mai 2017
Nous, les porteurs du signe, pouvions à bon droit passer aux yeux du monde pour étranges, insensés et dangereux. Nous étions des hommes éveillés ou en train de s'éveiller et nous aspirions à le devenir toujours plus complètement, tandis que les efforts des autres, leur recherche du bonheur, consistaient uniquement à adapter leurs opinions, leurs idéaux, leurs devoirs, leur vie et leur bonheur à ceux du troupeau. Chez eux, aussi, il y avait effort, force et grandeur. Mais alors que, selon notre conception, nous, les porteurs du signe, nous incarnions la volonté de la nature dirigée vers l'avenir, le nouveau, l'individuel, eux, s'étaient fixé comme but le maintien du passé. Pour eux, l'humanité - qu'ils aimaient comme nous l'aimions - représentait quelque chose d'achevé qui devait être conservé et protégé. Selon nous, l'humanité représentait un avenir lointain vers lequel nous étions "En Marche", dont l'image n'était connue de personne et les lois écrites nulle part.
p194
Non, suite au débat de l'entre deux tours
il ne s'agit pas ici de prosélytisme,
d'ailleurs ces propos sont datés de 1919
par le prix Nobel (de Littérature 1946), Hermann Hess .
Demian, ou pour vous sortir de l'embarras,
tournez vous du coté d'Abraxas
pour vous aider y'a toujours wikipédia
initiation, croisée des chemins, il y aura encore Demain.
ps: je n'arrive pas à refermer ce livre, trop de messages riches d'enseignement, trop de passages à recopier, je vais devoir faire une place , sur mon île déserte il me faut l'emmener...
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le_Bison
10 novembre 2014
Une éternité que ce roman me tentait, tout en me faisant peur. A tort. Dès les premières pages, j'ai été pris par l'histoire de ce jeune garçon Émile Sinclair. Comme quoi, rien ne sert de baser son histoire sur des préjugés tant que je n'y aurais pas gouté. Un peu comme les bières allemandes. Il faut tremper d'abord ses lèvres avant d'y prendre un réel plaisir. Ce bouquin, c'est pareil.
Pourquoi cette appréhension ? Justifiée ou pas… Pour l'inconditionnel de Siddhârta que je suis. J'avais donc découvert l'auteur par son mysticisme orientale, qu'en allait-il être de ce Demian ?
Des années plus tard, ce roman m'a donc été envoyé, comme ça. Juste parce que je ne l'avais pas lu, juste parce qu'il avait marqué profondément l'âme d'une jeune lectrice de 17 ans. 17 ans après – ou presque – cette généreuse lectrice, je le découvre donc à mon tour. Il était temps, le temps presse, les lectures s'amoncellent, et les attentes de plus en plus ardentes tant les envies sont là, à portée de mes doigts (et notamment du majeur). La pression, même allemande, devient tentatrice. L'heure donc est venue pour y tremper ses lèvres.
Émile Sinclair, jeune garçon, tout juste dix printemps, une maison un peu bourgeoise, un esprit un peu bohème, protégé dans son cocon familial. Que peut-il lui arriver dans ce bas-monde ? Certainement pas grand-chose, sa voie semble toute tracée dans la lignée familiale. Sauf que la vie peut réserver quelques surprises. Et notamment une rencontre. Celle avec Max Demian, un énigmatique camarade. Et de ce regard, son monde s'en trouvera chamboulé.
Les années passent, coulent comme le fleuve sortant de son lit, comme la bière fuyant de son tonneau. Émile grandit, rencontre, expérimente. le lycée, l'université, les cabarets et les filles. La vie de l'adolescent déroule ses aléas, mais avec toujours l'image gravée de Demian. Une vie moins lisse qui ne cesse d'osciller entre le Bien et le Mal. Dieu ou Démon. Lumière ou ténèbres. Il en appelle à Abraxas pour définir son chemin. En chacun de nous, l'élément divin partage sa lumière avec l'élément démoniaque. Et chaque nouveau pas dans la vie amène ses doutes, ses interrogations, ses questionnements. Mais c'est à ce prix-là, celui des incertitudes et des ambigüités, que le jeune Sinclair devrait forger sa vie. Une vie presque de solitude où chaque apparition de Demian provoque un changement de trajectoire.
Les dernières pages se sont tournées. Des images en tête, celle du jeune Sinclair, celle de Max Demian, celle d'Ève, la mère de Demian. Des fragrances de vie que je ne suis pas prêt d'oublier. Je me rends compte que ce bouquin devra être relu une seconde fois, peut-être même une troisième pour percevoir toute la richesse de ses thèmes. L'éducation, la musique, l'art, mais aussi l'amitié et l'amour. La bivalence des sentiments qui transforment un être, le parcours initiatique d'un garçon à travers une rencontre, celle qui croise en chemin le regard d'Abraxas, ange et démon bienveillant. Comme « Siddhârta », je relirai « Demian » parce qu'il peut m'apporter beaucoup plus que de simples mots couchés sur une feuille de papier, parce qu'il parle de l'intérieur et qu'à tout âge, il rappelle aux hommes l'ambigüité d'une vie entre le Bien et le Mal. Et à accepter l'oeil d'Abraxas sur son épaule.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Piatka
18 juin 2013
H. HESSE - Prix Nobel 1946
" La vraie mission de tout homme est celle-ci : parvenir à soi-même. "
Telle pourrait être, selon moi, la phrase emblématique de ce court roman qui relate la jeunesse d'un jeune allemand, Émile Sinclair, de la sortie de l'enfance à l'âge adulte au début du XX ème siècle, ses tourments et ses questionnements d'adolescent.
À 10 ans, Émile quitte peu à peu le monde rassurant et paisible de sa famille à la vie très ( trop ? ) codifiée pour découvrir " l'autre monde ", celui de l'extérieur, de la violence, de la souffrance, du mensonge, " le monde bruyant, aux couleurs crues, le monde sombre et violent"que ses parents avaient jusque là soigneusement contenu en dehors du cercle familial. le choc est brutal ! Il traverse, surtout avec l'aide de Demian, plus mûr et plus âgé que lui, des épreuves, plus ou moins pénibles, teste ses capacités physiques et psychologiques et finit par admettre que :
" Ce qui me faisait du bien, c'était la lente découverte de moi-même, la confiance croissante en mes propres rêves et pressentiments, et la révélation progressive de la puissance que je portais en moi. "
Voilà résumé le riche propos de Hesse, largement influencé sans doute par la découverte de la psychanalyse, et qui réussit à émailler le récit, probablement très auto-biographique, de réflexions philosophiques sur la connaissance de soi. C'est admirablement écrit, construit, et le plaisir de lecture est réel.
Mais, petit bémol personnel : si j'ai trouvé très intéressant le cheminement, les excès adolescents et les réflexions du jeune Émile, ballotté entre ombre et lumière, bien et mal, j'avoue n'avoir apprécié que très modérément les références mystiques dont Hesse est assez friand en particulier dans la deuxième moitié du roman ( la marque des élus sur le front, les pouvoirs spéciaux...), elles décrédibilisent un peu pour moi...le chef d'oeuvre !
Challenge Nobel : 15 oeuvres à lire sur deux ans ! Ma première lecture !
Grand merci à Gwen21 pour cette initiative qui m'a permis de m'orienter vers un Nobel que je ne connaissais pas et nourrir agréablement mon insatiable curiosité.
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rabanne
29 juin 2017
Une lecture prégnante, qui demande une certaine attention, concentration... Donc, j'ai pris le temps (plutôt compté dans ce tourbillon de fin d'année scolaire !) de découvrir le texte, plutôt court (186 pages), de m'en imprégner patiemment.
C'est un récit sur les questionnements de l'enfance, des tourments de l'adolescence, jusqu'aux prémices de l'âge adulte, d'un garçon qui cherche sa place et sa voie dans le monde. Dichotomie des sentiments, fascination pour l'interdit, expérimentation du "mal", tâtonnements, rêves et fantasmes, recherche de l'amour et de la sagesse. Voilà par quels états d'âme passera Emile Sinclair, avec Max Demian comme "ange tutélaire", et Abraxas comme figure "divine"...
Un roman d'apprentissage, initiatique et introspectif, à portée universelle et intemporelle. J'ai une fois de plus apprécié la plume de l'auteur, fluide et ciselée, d'une profondeur autant psychologique que spirituelle. Un texte qui mérite une relecture, du moins d'être médité. Si vous êtes du genre impatient ou non disposé, mieux vaut passer votre chemin ! ;-)
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Citations & extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
Hamsun14Hamsun1423 juillet 2017
Étrangement, le fleuve du monde ne coulait plus quelque part à côté de nous, mais tout à coup il passait au travers de nos propres cœurs. Une vie d'aventures, une destinée sauvage nous appelait. D'un instant à l'autre, le monde allait pouvoir nous utiliser, allait se transformer. Demian avait raison. Il ne fallait pas prendre ces choses de façon trop sentimentale. Il était étrange seulement que je dusse partager avec tant d'autres hommes, avec l'univers tout entier, cette affaire solitaire qui se nomme destinée.
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ninosairosseninosairosse07 mai 2017
La communauté en soi, dit Demian, est belle. Mais ce n'est pas la communauté véritable. Elle naîtra du rapprochement de certains individus et elle transformera le monde pour quelque temps. Ce qu'on appelle communauté n'est que formation grégaire. Les hommes se réfugient les uns auprès des autres parce qu'ils ont peur les uns des autres. Chacun pour soi ! les patrons pour eux, les ouvriers pour eux, les savants pour eux ! Et pourquoi ont-ils peur ? L'on a peur uniquement quand on n'est pas en accord avec soi-même. Ils ont peur parce qu'ils ne sont jamais parvenus à la connaissance d'eux-mêmes. Ils se rassemblent parce qu'ils ont peur de l'inconnu qui est en eux. Ils sentent que leurs principes sont surannés, qu'ils vivent d'après de vieilles Tables de la Loi et que ni leurs religions ni leurs morales ne répondent aux nécessités présentes. Depuis plus d'un siècle, l'Europe ne fait qu'étudier et construire des usines. On sait exactement combien il faut de grammes de poudre pour tuer un homme mais on ne sait plus comment on prie; on ne sait même plus comment se divertir pendant une heure seulement.

p183
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ninosairosseninosairosse09 mai 2017
Ces hommes qui se rassemblent si anxieusement sont pleins de crainte et de méchanceté. Aucun d'eux ne se fient à l'autre. Ils restent attachés à des idéaux qui n'en sont plus et lapident celui qui en révèle un nouveau. Je sens qu'il existe des conflits. Ils éclateront bientôt, crois-moi. Ils n'amélioreront pas le monde. Que les ouvriers tuent les fabricants ou que la Russie et l'Allemagne se jettent l'une sur l'autre, il n'en résultera qu'un changement de possesseurs. Mais ce bouleversement ne sera pas vain. Il nous rendra conscients de la médiocrité des idéaux actuels. Nous serons débarrassés des dieux de l'âge de la pierre.
Le monde, tel qu'il est aujourd'hui, veut mourir, veut s'effondrer, et ainsi en sera-t-il.

p183
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le_Bisonle_Bison26 mai 2014
Cependant, j’étais profondément misérable. Ma vie s’écoulait dans des orgies destructrices, mais, tandis qu’aux yeux de mes camarades je passais pour un chef et un damné type, pour un gaillard diablement mordant et spirituel, tout au fond de moi-même s’agitait une âme angoissée et désolée. Je me rappelle qu’un matin de dimanche, en sortant du cabaret, les larmes me vinrent aux yeux en voyant dans la rue des enfants jouer, joyeux, avec des cheveux bien peignés et en habits de fête. Et, tandis qu’assis entre des flaques de bière, à des tables malpropres d’auberges médiocres, j’égayais et souvent effrayais mes camarades par un langage d’un cynisme sans frein, au plus profond de mon cœur, j’éprouvais le respect de tout ce que je raillais et, intérieurement, je me mettais à genoux devant mon âme, devant mon passé, devant ma mère et devant Dieu.
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NadaelNadael19 décembre 2011
Et elle me raconta l'histoire d'un jeune homme amoureux d'une étoile. Il tendait les bras vers elle sur le rivage et l'adorait. Il rêvait d'elle et lui consacrait toutes ses pensées. Mais il savait, ou croyait savoir, qu'une étoile ne pouvait être embrassée par un homme. Il croyait que sa destinée était d'aimer sans espoir une étoile, et, avec ces pensées, il édifia tout un poème de renoncement, de souffrance muette, d'amour fidèle, qui devaient l'améliorer et le purifier. Mais tous ses rêves étaient pleins de l'étoile. Une nuit, il se trouvait au bord de la mer, sur un rocher élevé, et contemplait l'étoile, tout consumé d'amour pour elle. Et, dans cet instant de nostalgie extrême, il fit le saut et se précipita dans le vide au-devant de l'étoile. Mais, au moment de sauter, il pensa encore, en un éclair : c'est pourtant impossible! Et il vint se briser sur le rivage. Il n'avait pas su ce qu'est aimer. Si, au moment de sauter, il avait eu la force de croire fermement à l'accomplissement de son désir, il eût voler jusqu'à l'étoile et se fût uni avec elle.
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Videos de Hermann Hesse (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hermann Hesse
"le Jeu des Perles de Verre", de Hermann Hesse (Alchimie d'un roman n°51)
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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