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Bernard Lortholary (Éditeur scientifique)Blaise Briod (Traducteur)
EAN : 9782070402922
788 pages
Éditeur : Gallimard (22/01/1999)

Note moyenne : 4/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Le plus célèbre des romans allemands est "un roman de formation", qui conduit le héros jusqu'à la fin de sa jeunesse. On suit le personnage dans ses égarements enthousiastes, avec un humour souriant. C'est aussi l'histoire d'une vocation théâtrale ; au centre, se trouve l'ombre de Shakespeare. A chaque étape, le jeune homme est sous le charme d'une femme : le monde, l'amour et l'art lui permettent de se trouver lui-même. En Allemagne, ce livre est devenu la référenc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
dourvach
  02 mars 2020
Quelque chose de frais - presque printanier - dans les désillusions successives du jeune Wilhelm Meister, ce fils de bourgeois si idéaliste... Quelque chose d'intemporel aussi, dans ce gros roman dit "de formation" que Johann Wolfgang GOETHE (1748-1832) publia à Berlin en deux étapes : 1795 (pour les livres I à VI) puis 1796 (pour les livres VII et VII)...
Et comme tout ceci nous "parle" profond, aujourd'hui !
Comme l'on repense bien vite - avec émotion - à la précarité (pas tous les jours "charmante") de chacune des petites troupes itinérantes traversant trois grands films "classiques" des années cinquante d'Ingmar BERGMAN (1918-2007) - qui furent autant de fascinants "road movies" N & B pour saltimbanques en roulottes :
- "La Nuit des forains" ("Gycklarnas afton") en 1953 [temporalité : XXème siècle]
- "Le Septième Sceau" ("Det Sjunde inseglet") en 1957 [temporalité : Moyen Âge]
- "Le Visage" ("Ansiktet") en 1958 [temporalité : XIXème siècle]
L'idéalisme d'un amoureux de la scène théâtrale (jouant avec ses épées de bois, ses capes et ses ouvertures de rideau depuis l'enfance où il découvrit "le théâtre de marionnettes" et ses magies... ) : naïveté et rêves de grandeur d'un Wilhelm amoureux, tout à tour, de l'actrice Marianne, des feux de la rampe et du théâtre de Shakespeare...
Wilhelm s'attendrissant sur ses souvenirs d'enfance (le lieutenant marionnettiste dans la maison des parents) ; Wilhelm (fils de commerçant) se disputant rituellement avec son ami Werner (fils de commerçant et lui-même futur commerçant) à l'esprit toujours si "pratique"...
Wilhelm dès la fin du livre I (fin du chapitre XVII) découvrira l'infidélité de "sa" belle Marianne... qui suivra le compagnon "le plus protecteur" qui, bien sûr, ne saurait être Wilhelm ! Pour dédouaner un peu la "belle aux deux amants" (juste une stratégie de survie conseillée par sa vieille costumière Barbara), jugeons que Marianne suivrait sans doute "n'importe qui d'un peu sécurisant et avantageux", puisque cette vie de comédien itinérant s'avère - au quotidien - une misère... ce que Bergman montra fort bien dans les 3 chefs d'oeuvre cités.
D'un bout à l'oeuvre de ce roman (qui est un VRAI roman d'allure réaliste), on partagera les sentiments de Wilhelm, la fonte progressive de ses rêves, la montée inéluctable de ses désillusions (qui seront loin d'en faire un aigri) - et l'on a la première trace de cette "ironie bienveillante" (quant à la trajectoire tout à fait imprévisible de son jeune "héros" apprenant de ses échecs) qui caractérisera les vicissitudes prévisibles des chers personnages sans attaches de Robert WALSER (pour "Les enfants Tanner" et "Le Commis" - autant de "romans de formation" tardifs parus en 1907 et 1908). Pour eux, "L'avenir est au hasard.", comme le chantait Jacques BREL...
Car en somme, Wilhelm durant ses "années d'apprentissage", au long de ses mille déconvenues, apprendra ce que nous allons tous apprendre... ou avons déjà tous appris : il apprend simplement à vivre. "Vivre !", oui... Un apprentissage qui, bien sûr, ne s'arrête qu'au terme de notre existence : "Per aspera ad astra."
Wilhelm-le-Naïf, Marianne l'actrice vénale aux deux amours, la vieille intrigante Barbara, le père marchand, Werner l'ami indéfectible, l'acteur Mélina (devenant "directeur de troupe") et "Mme Mélina" sa fiancée enceinte, l'adolescente Mignon, le vieux harpiste, l'aguicheuse actrice Philine passant d'un amant l'autre, Jarno l'officier moqueur qui révère le théâtre de Shakespeare et initiera Wilhelm à ses mystères, le Comte arrogant et superstitieux, le Baron dramaturge amateur, la Comtesse amoureuse, la jeune Baronnesse délurée, le Prince inaccessible : quelle galerie de personnages balzaciens !
On s'aperçoit bien vite que les acteurs sans le sou (pléonasme, au XVIIIème siècle) finissent tous par manger dans la main de la Noblesse, leur étant entièrement redevables et tributaires, soumis à Son Bon Plaisir et s'obligeant à obéir à leurs Bons Maîtres tels des singes savants...
Les huit livres du "Wilhelm Meister : Les Années d'apprentissage" de 1795 & 1796 sont ici contenus dans une édition de poche de 703 pages : non incluant la préface passionnante (24 pages) à propos du "Bildungsroman" et de Shakespeare" de Bernard LORTHOLARY qui, en 1999, révisa la traduction de Blaise BRIOD datant de 1954.
Rappelons que B. Lortholary avait traduit en 1986, de l'allemand en français - avec tout autant de brio - "Der Gehülfe" ("Le Commis" ou "L'homme à tout faire") de Robert WALSER [1908].
On trouvera aussi en fin d'ouvrage, le dossier biographique, de nombreuses notes et une table analytique du roman (soit-au total, une cinquantaine de pages de plus) ; bref, un bel investissement pour vous que ce "folio Classique" !
On découvre l'extrême précision, la noblesse et le charme discret de la langue proprement intemporelle de Goethe, auquel on devait dès 1774 le succès de scandale de la météorique et "anonyme" première version de "Les souffrances du jeune Werther", considérée alors comme une incitation au suicide...
La rédaction de ce qui s'intitulait antérieurement "La vocation théâtrale de Wilhelm Meister" débuta dès 1777 : soit près de vingt ans pour parvenir à cette quintessence dont le retentissement se confirmera, modes littéraires après modes littéraires.
Soit un énorme "succès de public" (dirait Julien GRACQ) qui ne sera guère éclipsé par "Les affinités électives", paru en 1809, ou par une suite "philosophique" des "Années d'apprentissage [...]" intitulée "Les Années de voyage de Wilhelm Meister" parue en 1821 puis 1829, soit à l'hiver de la longue existence de l'auteur - deux ouvrages restant de bien moindre impact esthétique que celui-ci.
Livre de la maturité de l'artiste Goethe.
Signalons aux curieux une suite "moderne" du "Wilhelm Meisters Lehrjahre" goethéen où l'apprenti comédien-metteur en scène de théâtre est transformé en apprenti-écrivain un rien perdu et restant plein de doutes : ce à quoi son long voyage ferroviaire puis automobile dans l'Allemagne du "miracle économique" ne changera strictement rien...
Il s'agit du scénario de Peter HANDKE intitulé "Falsche Bewegung" ("Faux Mouvement", 1974) mis en scène avec talent par l'un des fondateurs du Nouveau Cinéma allemand, Wim WENDERS dès 1975 - scénario et film inoubliables auxquels nous consacrâmes un long article fort enthousiaste ici... :-)
Lisons donc tous le "Wilhelm Meister" de J. W. GOETHE... et, espèrons-le, avec la même ferveur que nos amis précurseurs, responsables des 5 articles critiques précédents sur "Babelio" - dans le même engouement printanier qui valut pas moins de... 91 [!!!] critiques babéliennes aux "Souffrances du jeune Werther" de l'alors très jeune Goethe !
Lien : http://www.dourvach.canalblo..
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Aela
  20 février 2011
Ce livre nous raconte l'évolution du jeune Wilhelm Meister, qui entre dans le monde avec ses illusions et attentes et qui doit affronter les dures réalités de la vie. Venant d'un milieu bourgeois, il est amoureux d'une jeune actrice, Marianne, et refuse la vocation tracée pour lui par son père : les affaires. Il veut devenir créateur de théâtre. le frère de Marianne essaie de l'en dissuader..Deux conceptions de l'individu qui s'opposent ici : la vision matérialiste du monde bourgeois et la vision idéaliste de Wilhelm… Bien des péripéties vont survenir ensuite : découvrant l'infidélité de Marianne, Wilhelm va s'adonner aux affaires avant de retrouver sa vocation pour le théâtre plus tard..
Un livre très novateur pour l'époque : Goethe développe le prototype du roman de formation (Bildungsroman). Ici ce ne sont pas les aventures en soi qui comptent mais la manière dont l'individu les intègre dans sa personnalité.
Un livre étonnamment moderne qui pose la question des valeurs de l'orientation et de l'insertion des adolescents dans le monde, et la question éternelle du sens qu'ils cherchent à donner à leur vie.
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SophieWag
  15 novembre 2019
Roman d'apprentissage écrit par Goethe en 1795-1796, qui s'inspire de et s'appuie sur le célèbre Hamlet de William Shakespeare (pièce lue et analysée par le héros). Si vous ne devez lire qu'un ouvrage de Goethe, c'est celui-là qu'il faut lire pour moi, même s'il est un peu long. Quelques passages magnifiques (Mignonslied, poème merveilleux qui décrit notamment l'Italie avec beaucoup de poésie).
Wilhelm Meister, jeune marchand, pense que sa vocation est de devenir acteur de théâtre. Il se fait engager dans une troupe itinérante et découvre le monde, l'amour, d'autres pays et d'autres cultures. Nous découvrons avec lui les hommes du 18è siècle, les pensées, les sociétés secrètes (Franc-maçonnerie) . Et je me pose la même question que le personnage (et donc que Goethe probablement, excusez du peu!!!): la littérature et le théâtre peuvent-ils changer la société?
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Lorca
  15 février 2014
L'ouvrage est remarquable tant par la qualité de l'écriture que par le cheminement initiatique du jeune Wilhelm Meister qui va peu à peu perdre ses illusions d'enfants pour s'accomplir finalement en tant qu'homme sensible et responsable.
Cette fiction romanesque, histoire d'une vocation théâtrale, d'une aventure amoureuse et de la genèse d'un caractère, permets à Goethe de développer sa réflexion sur l'art et la philosophie de l'existence.
Ce livre est rapidement devenu en Allemagne et ailleurs une référence en tant que précurseur des romans d'apprentissage et modèle de l'écriture romantique.
"Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister" contient en outre un document d'une cinquantaine de page "Confession d'une belle âme" qui est un chef d'oeuvre dans le chef d'oeuvre. C'est un récit d'une grande sensibilité et d'une grande profondeur, que l'on soit croyant ou non.
Ecrit dans une langue délicieusement ancienne où la laideur et la méchanceté sont totalement absent, cet ouvrage m'a apporté un réel plaisir de lecture.
Hymne à la gaité et à l'amour romantique, il suffit de se laisser envouter par la poésie de l'auteur pour se retrouver dans un 19ème siècle idéal.
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Laureneb
  24 avril 2020
Je sais que c'est une grande oeuvre, un grand auteur, un texte marquant pour la littérature germanique et plus encore européenne, un roman fondateur d'un genre. Je sais tout cela, oui, mais honnêtement, j'ai trouvé ma lecture trop longue.
D'abord, que c'est larmoyant... J'apprécie le romantisme français, mais on n'y trouve pas tous ces torrents de larmes à chaque page, des discours sans fin et répétés sur la vertu, l'amour filial et maternel, le poids éternel de la faute... le personnage principal qui se plaint tout le temps, n'arrive pas à savoir quelle femme aimer et se fait manipuler par tout le monde, est assez insupportable par sa naïveté - voire sa niaiserie, même si, chose plus intéressante, il n'est pas qu'un amoureux platonique, il est aussi animé par son désir physique - mais cet aspect est peu mis en avant.
Ensuite, quelle vision des femmes qui me hérisse en tant que lectrice contemporaine - même si je suis consciente que les idées exposées sont relativement modernes. La femme idéale est une bonne ménagère, tranquille gestionnaire de ses biens et de sa famille. Certaines peuvent accéder à l'éducation, mais à l'éducation pratique, elles ne peuvent pas comprendre l'art. Les femmes qui désirent et qui séduisent sont assimilées à des prostituées légères.
Je suis donc très critique avec ce qui est considérée comme une oeuvre fondatrice du "génie allemand", mais je ne l'ai pas appréciée. En revanche, j'ai bien aimé les passages sur le théâtre, les théories sur l'art dramatique - notamment les analyses de Shakespeare, surtout d'Hamlet et la description picaresque du mode de vie des comédiens.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
CarlmariaBCarlmariaB   27 juin 2020
je trouve très simples les moyens de guérir la folie : ce sont les mêmes par lesquels on empêche les hommes de bon sens de devenir fous. Que l’on excite leur activité personnelle, qu’on les accoutume à l’ordre, qu’on leur fasse voir que leur existence et leur sort sont les mêmes que ceux de beaucoup d’autres ; qu’un talent extraordinaire, que le plus grand bonheur et le plus grand malheur, ne sont que de légères déviations du cours ordinaire des choses : alors la folie ne trouvera chez eux aucun accès, et, si elle existe, elle disparaîtra insensiblement. J’ai réglé les heures du vieillard ; il donne à quelques enfants des leçons de harpe ; il aide à travailler au jardin, et il a déjà beaucoup plus de sérénité. Il désire manger du chou qu’il plante, il veut que mon fils, à qui, en cas de mort, il a donné sa harpe, devienne un bon musicien, afin d’être en état de s’en servir à son tour. (...) Si je puis obtenir encore qu’il renonce à sa barbe et à sa longue robe, j’aurai beaucoup gagné, car il n’est rien qui nous dispose plus à la folie que de nous distinguer des autres, et rien ne maintient plus sûrement le sens commun que de vivre, avec beaucoup de gens, selon la règle commune. Et combien de choses, hélas ! dans notre éducation et nos institutions civiles, ne sont-elles pas faites pour nous prédisposer, nous et nos enfants, à la folie !
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dourvachdourvach   02 mars 2020
Les premiers pas qui vous conduisent vers les labyrinthes de l'amour ont tant d'agréments, les premières perspectives tant de charmes, que l'on n'a que trop de plaisir à s'y reporter. [...]

Wilhelm répéta à Marianne ce qu'elle avait déjà si souvent entendu de sa bouche : combien vite elle avait attiré sur elle toute son attention, le détournant du spectacle lui-même ; combien sa présence, son jeu, sa voix l'avaient fasciné ; comment il en était arrivé à ne plus assister qu'aux pièces où elle paraissait [...]

[Johann Wolfgang GOETHE, "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister" (1795-1796) - traduction de Blaise Briod (1954) revue par Bernard Lortholary (1999), Livre I, chapitre XV pages 99-100 - collection "folio Classique ", éd. Gallimard, 1999]
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dourvachdourvach   01 mars 2020
" Cher monsieur, comme il est rare que l'homme soit satisfait de l'état dans lequel il se trouve ! Il convoite toujours celui de son voisin, qui lui-même n'a que le désir d'en sortir. "

[Johann Wolfgang GOETHE, "Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister" (1795-1796) - traduction de Blaise Briod (1954) revue par Bernard Lortholary (1999), Livre I, chapitre XIV page 88 - collection "folio Classique ", éd. Gallimard, 1999]
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chartelchartel   05 décembre 2017
Le printemps, dans toute sa splendeur, avait fait son apparition. Tout le jour, un orage précoce avait menacé, puis il avait foncé en tempête du haut des montagnes; la pluie gagna la plaine, le soleil reparut, éclatant, et sur le fond gris, l'arc-en-ciel merveilleux se détacha. Wilhelm, à cheval, cheminait vers lui et le considérait avec mélancolie: "Hélas! se disait-il, les plus vives couleurs de la vie nous apparaissent-elles donc toujours sur un fond sombre? Et faut-il que les larmes coulent pour que nous connaissions le ravissement? Le jour serein est pareil au jour gris, quand nous le contemplons sans rien qui nous émeuve, et de quoi serions-nous émus sinon par l'espoir que le penchant inné de notre cœur ne demeurera pas sans objet? Le récit de toute action bonne, la vue de tout objet harmonieux nous émeuvent; nous sentons alors que nous ne sommes pas tout à fait sur une terre étrangère, nous croyons être plus proches d'une patrie vers laquelle, impatiemment, aspire le meilleur, le plus intime de nous-mêmes."
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chartelchartel   05 décembre 2017
L'homme est si porté à s'adonner aux choses les plus vulgaires, l'esprit et les sens s'émoussent si facilement à l'égard des impressions de beauté et de perfection, que l'on doit par tous les moyens entretenir en soi la faculté de les ressentir. Car personne ne saurait entièrement s'abstenir de telles jouissances, et ce n'est que faute d'un commerce habituel avec de bonnes choses que bien des gens trouvent plaisir à des niaiseries et à des fadaises, pourvu qu'elles soient nouvelles. On devrait, ajoutait-il, entendre chaque jour un petit lied, lire un beau poème, voir un tableau de valeur et, si c'est possible, dire quelques paroles raisonnables.
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Vidéo de Johann Wolfgang von Goethe
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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