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ISBN : 9791095086826
Éditeur : Inculte - Dernière Marge (22/08/2018)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Difficile à onze ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu'on se contente d'être « normal ». Entouré de cinq frères et s?urs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze et Aristote, Isidore recherche d'abord l'affection de son meilleur ami, monument de douceur : son canapé. Dans sa famille, seul Isidore est capable d'exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n'osent pas formuler. Et lorsqu'un drame survient, i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  28 août 2018
Rentrée littéraire 2018 ? Oui, voici un autre livre qui en a fait partie :
Une famille, apparemment tout ce qu'il y a de plus normal, composée du père, de la mère, de six enfants : Isidore et cinq frères et soeurs, qualifiés de « surdoués » mais où Isidore lui, est « normal ».
Dans « Isidore et les autres », Camille Bordas nous en raconte l'histoire avec, comme narrateur – fin observateur - le héros, Isidore que l'on surnomme parfois Dory. Il a onze ans et son meilleur ami est… le canapé.
En parlant de ses proches, il dit : « J'aimais ma famille, je crois. Je n'en connaissais pas d'autre, c'est vrai, et du coup, je ne pouvais pas trop comparer, mais il me semblait que c'étaient des gens bien, corrects. Même s'ils étaient souvent perdus dans leurs pensées. Chacun dans sa bulle. Ils ne prêtaient pas vraiment attention aux autres, à personne en dehors de la famille, même pas à moi, parfois. » (p.6)
Il est vrai que pour des bulles, chacun a la sienne bien particulière : outre Isidore qui s'attache à faire une interview de sa soeur Simone pour une biographie, on trouve Bérénice (sa grande amie, sa confidente) et Aurore qui préparent une thèse – Léonard qui travaille sur une thèse portant sur une « approche microbiologique » - Jérémie, toujours collé à son ordinateur, qui écoute sans cesse de la musique et qui est en train de finir deux masters, l'un en physique, l'autre en musicologie.
Mais un jour arrive un drame, le décès du père et c'est là qu'Isidore se montre capable d'écouter et de réconforter. Seulement, il est fortement titillé par des désirs de fugues, ce qu'il tente plusieurs fois mais se retrouve toujours à nouveau dans son foyer malgré l'aide de Bérénice quand elle quitte le cocon familial. Il arrive tout de même à se faire une amie dans la personne de Rose qui tentera de le soutenir dans ce désir d'évasion.
Avec « Isidore et les autres », Camille Bordas nous offre un texte tout en tendresse, d'humour, de sensibilité. On y suit le parcours d'un gamin épris de liberté et qui entre petit à petit dans l'âge adulte.
Mais les adultes de sa famille paraissent l'être moins que lui. Quant à sa mère, il pense que s'il fugue, cela lui ferait plaisir car « elle se plaignait tout le temps » qu'ils n'étaient « pas assez aventureux », réflexion qu'il prenait très à coeur, étant surtout le cadet. Il voulait se démarquer, être différent, unique et donc, pourquoi ne pas la tenter cette aventure en fuguant ? : « J'étais persuadé que si je fuguais, ça ferait plaisir à ma mère. Elle se plaignait tout le temps qu'on n'était pas assez aventureux. Ça ne faisait ni chaud ni froid à mes frères et soeurs, qui étaient indifférents aux opinions d'autrui en règle générale, mais moi, je prenais ça à coeur. J'étais le dernier des six et je ne voulais pas qu'on m'attribue les bizarreries des autres. Je voulais être unique. Moi-même. Différent. En même temps, je n'avais pas trop le choix (j'étais moins beau et moins intelligent que les autres). Mais je n'avais pas non plus d'idée précise de ce que je devais être. Alors je me disais que je pouvais au moins essayer d'être ce que ma mère voulait et donner sa chance à l'aventure. « (P.14).
L'auteur nous décrit ainsi une jolie fresque familiale, pleine de surprises, attendrissante et on dit d'elle qu'elle est « La fille spirituelle de J.D. Salinger. » (Zadie Smith).
Ce troisième roman, déjà publié dans dix pays, devrait connaître un joli succès à mon avis.
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montmartin
  26 octobre 2018
Isidore est un garçon de onze ans, il a deux frères et trois soeurs, il est le dernier de la fratrie. On le trouve gentil et doué pour lire les sentiments des gens. Il passe son temps à brosser la tache du canapé de sorte qu'on la voit le moins possible, une activité qu'il pratique depuis la nuit des temps. Tous ses frères et soeurs ont sauté des classes et les trois aînés préparent des thèses, lui le seul truc pour lequel il est doué c'est l'apnée, il peut retenir sa respiration très longtemps.
« J'étais le dernier des six et je ne voulais pas qu'on m'attribue les bizarreries des autres. Je voulais être unique. Moi-même. Différent. En même temps je n'avais pas trop le choix (j'étais moins beau et moins intelligent que les autres). Mais je n'avais pas non plus d'idée précise de ce que je devais être. »
À chacun de ses anniversaires, il met à jour son testament. Il est chargé de rédiger la biographie de sa soeur Simone qui a en tête de changer le monde, les autres veulent tous être ermites et réfléchir. Son occupation favorite c'est de tenter de faire des fugues, sans succès, puisque personne ne s'aperçoit de son absence.
« J'aimais ma famille, je crois. Je n'en connaissais pas d'autre, c'est vrai et du coup, je ne pouvais pas trop comparer, mais il me semblait que c'étaient des gens bien, corrects. Même s'ils étaient souvent perdus dans leurs pensées. Chacun dans sa bulle. »
Tout le monde appelle son papa le père, il le voit très peu, il est toujours en déplacement. Isidore est persuadé que c'est un agent secret. Sa mère consacre sa vie à les rendre heureux et sociables.
J'ai beaucoup aimé ce récit où l'auteur nous raconte avec beaucoup de finesse et de sensibilité l'histoire d'un jeune garçon normal perdu au milieu d'une famille de surdoués. Il se pose toutes les questions que se pose un adolescent de son âge, mais cela semble si décalé dans cette famille hors norme et cela crée des situations très drôles. Isidore va être confronté au deuil, à la sexualité, à la solitude, à chaque fois il va réagir à sa façon pleine de candeur comme un petit prince perdu sur une planète qui n'est pas la sienne, toujours à l'écoute des autres, prêt à les réconforter.
Il s'interroge sur la mort, sur l'intelligence,
« T'as pas remarqué que Bérénice, Aurore et Léonard se sont tous inscrits en thèse parce qu'ils pensaient qu'ils allaient trouver des réponses à toutes leurs questions, mais qu'au lieu de ça, il leur faut de plus en plus temps pour répondre à des questions de plus en plus simples ? Ils divisent toutes les questions en une infinité de sous-questions maintenant, et les sous-questions sont tellement compliquées qu'ils finissent par revenir à la question originale. Ils sont devenus cinglés. »
Au détour des pages, le lecteur va croiser un boucher spécialiste des blagues salaces, la doyenne de l'humanité, « je suis tellement plus diminuée aujourd'hui que ne serait-ce que l'an dernier... cette dégradation physique... c'est comme une bande annonce pour la fin de vie, vous voyez ? Et le film a pas l'air terrible ! », et surtout la fragile Denise qui souffre d'anorexie et de dépression sévère.
L'écriture de Camille Bordas est délicate, pleine d'humour, chargée d'émotions. Laissez-vous tenter, partez à la rencontre d'Isidore, vous ne le regretterez pas.
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AudreyT
  17 octobre 2018
***
Isidore a 11 ans, 2 frères, 3 soeurs, 1 mère présente mais qui se rend invisible de 22h à 6h et 1 père qui pourrait être un espion tant il voyage à l'étranger pour son travail... En plus de ça, les 5 frères et soeurs d'Isidore sont des surdoués, en perpétuel questionnement, penchés sur leurs livres de cours et sans lien solide avec leur environnement. Qui est Isidore au sein de cette famille atypique et burlesque ?
Camille Bordas est une auteur que je ne connaissais pas avant d'avoir ouvert son troisième roman.
Dotée d'une belle écriture, cette jeune auteur nous livre ici les réflexions d'un jeune garçon entouré de sa famille tellement intelligente et surdouée qu'il pourrait se croire idiot... Mais Isidore a une force qu'aucun ne possède : il a l'intelligence du coeur, il connait le pouvoir des sentiments et les avantages de s'intéresser aux autres.
Même si le rythme de lecture est plutôt lent, on se plait à grandir aux côtés d'Isidore, de ses questions, de ses doutes et de ses fugues à répétitions. Aimé et choyé, il ne peut qu'apporter une pincée d'humanité à tous ces personnages coupés de la réalité et enfermés dans leur monde...
Un roman plaisant à lire et une auteur à découvrir...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2018..
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Levant
  25 septembre 2018
"Je crois pas qu'un roman ait vraiment besoin d'un sujet." Ce n'est pas moi qui le dis. C'est Camille Bordas qui le met dans la bouche de Simone, l'une des trois filles de cette "portée de misanthropes intolérants, toujours le nez dans les bouquins", ainsi que cette mère de six enfants qualifie sa propre famille.
Une famille pour le moins atypique, car s'il arrive en effet d'y avoir un enfant surdoué dans une famille c'est une aubaine, ou une malédiction, mais cinq cela relève de la mise à l'épreuve. Et le sixième me direz-vous ? le sixième c'est Isidore. Ni surdoué ni laissé pour compte question QI, mais qui ne s'en laisse pas conter par ses aînés pour autant. En dépit de son indolence apparente sur son canapé, Dory comme l'appellent ses frères et soeurs, a de la répartie.
La normalité étant affaire de convention, de sens commun ou de majorité, Isidore est donc anormal dans cette famille. Il se cantonne en effet dans la bonne moyenne de ses congénères qui peuplent les bancs de son collège, depuis lequel il ambitionne de devenir professeur d'allemand. Pourquoi ? Il ne sait pas trop. Sans doute parce que c'est la première chose qui lui est venue à l'esprit pour couper court au harcèlement de ceux qui l'interrogeaient sur son avenir. Sans doute aussi parce que son père dominait cette langue, comme tant d'autres. Peut-être encore pour lui rendre hommage à ce père qui, à force d'être absent, pris par son travail, a fini par être absent définitivement. Mort prématurément, sans que cela attriste outre mesure femme et enfants. Exit le géniteur, son rôle s'est cantonné à la mise au monde de cette fratrie improbable.
Au sein de cette progéniture de thésards consacrés ou en voie de l'être, Isidore le narrateur de ce roman au style mâche-pas-ses-mots et au rythme rentre-dedans, cherche sa voie. On le comprend volontiers. La solitude l'étreint entre une mère qui gère ce bouillon de culture comme elle peut et frères et soeurs qui tutoient les sommets en matière de QI, dissertent plus qu'ils ne parlent et fréquentent les chaires doctorales en épatant la galerie dans la soutenance de leurs thèses.
Heureusement qu'il y a le collège pour concourir entre alter ego. Mais là encore tout n'est pas rose. Rivalités de clans, expérience sexuelle, mal-être de l'adolescence, profs démotivés, il faut trouver sa place. Il faut savoir détecter à temps la tendance suicidaire d'une camarade introvertie. Dans un monde matérialiste, un collège par trop terrestre et un milieu familial d'extra-terrestres, Isidore est bercé de valses hésitations pour faire son apprentissage de la vie en société. Il y a Isidore et les autres comme l'annonce si bien le titre de cet ouvrage.
Les autres sont ce qu'ils sont dans le grand concasseur psychologique qu'est notre style de vie moderne. Il faut faire avec. Isidore sera peut-être quant à lui la touche d'humanité qui manque au tableau, dépositaire des sentiments qui font défaut aux stars de l'intelligentsia. le conciliateur des divergences d'opinion, le modérateur des digressions hasardeuses de haute volée, quand ce n'est pas le chaînon qui réconcilie les générations. C'est peut-être bien là qu'est le sujet de ce roman qui n'en veut pas… de sujet.
Isidore au QI normal mais à la sensibilité surdouée, à douze ans. Pas facile pour une auteure de ré endosser les habits de sa jeunesse. Car Isidore, le benjamin de la famille tient de beaux raisonnements qui feraient aisément rehausser son niveau de maturité de deux décennies. Juste l'âge de son auteure. A moins qu'il n'ait été contaminé par la fratrie et n'ait élevé le débat à son corps défendant, celui de son auteure, qui se serait laissé emporter par sa capacité à décoder les caractères et les comportements. Pas facile de gommer l'acquis de l'éducation, de l'instruction, de l'expérience pour retrouver les mots d'enfant issus de raisonnements d'enfant. C'est peut-être là que le bât blesse dans ce roman. Mais c'est de bonne tenue quand même.
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KateMoore
  22 octobre 2018
Le roman se passe en France.
Isidore a onze ans et il est le petit dernier d'une fratrie de six enfants. Il est très différent de ses frères et soeurs.
Ce sont tous des surdoués et ils sont tous plongés dans leurs études jusqu'à ne sortir de leurs chambres seulement pour le repas. Il faut souligner que certains visent un doctorat.
Isidore est le plus « normal » et le plus sensible de tous : il n'a jamais sauté de classes et fait très attention aux remarques des autres, par exemple.
« J'étais persuadé que si je fuguais, ça ferait plaisir à ma mère. Elle se plaignait tout le temps qu'on n'était pas assez aventureux. Ça ne faisait ni chaud ni froid à mes frères et soeurs, qui étaient indifférents aux opinions d'autrui en règle générale, mais moi, je prenais ça à coeur. J'étais le dernier des six et je ne voulais pas qu'on m'attribue les bizarreries des autres. Je voulais être unique. Moi-même. Différent. En même temps, je n'avais pas trop le choix (j'étais moins beau et moins intelligent que les autres). Mais je n'avais pas non plus d'idée précise de ce que je devais être. Alors, je me disais que je pouvais au moins essayer d'être ce que ma mère voulait et donner sa chance à l'aventure. » (pages 14-15).
Ce qui fait aussi sa différence est qu'il est le seul capable d'exprimer des émotions et il n'a pas peur de faire appel à celles-ci.
La famille sait qu'Isidore sera toujours là pour eux. Ils peuvent compter sur lui pour écouter, réconforter, trouver des solutions…
Même s'il n'est pas un surdoué, il s'interroge sur de nombreux sujets. Il est très curieux de nature.
L'auteur, Camille Bordas, nous brosse le portrait avec humour et tendresse d'un Isidore passant de l'enfance à l'adolescence, dans une famille totalement atypique.
Cette famille est tellement décalée qu'elle en devient comique et attachante.
Isidore est doué pour la vie. Ses frères et soeurs sont, eux, doués pour les études.
Dans « Isidore et les autres », le héros cherche à comprendre les autres et le monde qui l'entoure.
« « Parfois, j'ai l'impression d'avoir élevé une portée de petits misanthropes intolérants. Toujours dans vos bouquins. Vous n'en levez le nez que pour critiquer le reste de l'humanité. » Elle s'est tournée vers moi, comme je m'y attendais, pour dire : « Sauf toi Dory (surnom d'Isidore), bien sûr. »
Simone n'aimait pas qu'on la traite d'intolérante. C'était son petit point faible et son paradoxe….
« Et qu'est-ce que tu voudrais que je fasse, maman ? Je veux bien que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, mais s'ils décident de grandir sans ouvrir un bouquin, rien ne m'oblige à subir leur conversation.
- Je ne veux pas que tu fasses quoi que ce soit, ma chérie. J'aimerais juste, de façon générale, que tu sois plus ouverte, et je dis ça pour ton bien, que tu sortes un peu de ta tanière, que tu rencontres des gens…
- Des gens ? a dit Simone, indignée. Mais j'en connais déjà plein ! » »
(page 51). 
Camille Bordas est une Française vivant à Chicago. Elle a d'abord écrit son roman en anglais, salué notamment par Zadie Smith, l'auteur américaine « De la Beauté ». Puis, elle l'a traduit en français en modifiant le texte original.
Elle explore les relations au sein d'une famille « d'excentriques". Et on l'a découvre à travers les yeux d'Isidore, un adolescent, comme il en existe des millions dans le monde.
Et si le vrai génie de cette famille était tout simplement d'avoir un garçon comme les autres, Isidore, leur rappelant sans cesse ce qu'est vraiment la vie.
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critiques presse (3)
LeMonde   02 novembre 2018
La satire pourrait s’annoncer féroce. Elle est, sous la plume de Camille Bordas, douce-amère. Comme si l’auteure réévaluait, plutôt qu’elle ne les reniait, des codes et des valeurs qu’elle avait elle-même, un temps, adoptés.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   19 octobre 2018
Française, Camille Bordas a écrit son troisième roman en anglais. Avant de le traduire elle-même dans sa langue maternelle. Une jeune auteure légèrement surdouée à l'image de ses personnages, fratrie de petits génies à l'exception du benjamin, Isidore. Un roman sensible et futé, entre « l'Attrape-cœurs » et «la Famille Tenenbaum».
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaCroix   14 septembre 2018
Un enfant « normal » cherche sa place au sein d’une fratrie de surdoués. Ce troisième roman de la jeune Camille Bordas impressionne par sa maturité.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   01 septembre 2018
Je veux bien que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, mais, s'ils décident de grandir sans ouvrir un bouquin, rien ne m'oblige à subir leur conversation.
Commenter  J’apprécie          405
nadiouchkanadiouchka   28 août 2018
Parfois, j’ai l’impression d’avoir élevé une portée de petits misanthropes intolérants. Toujours dans vos bouquins. Vous n’en levez le nez que pour critiquer le reste de l’humanité. Elle s’est alors tournée vers moi, comme je m’y attendais, pour dire : Sauf toi Dory, bien sûr.
P.51
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nadiouchkanadiouchka   09 octobre 2018
Ça demande aucun courage de vivre dans le présent. C’est tout l’inverse. C’est pas de vivre dans le présent qui demande du courage, c’est de vivre en pensant au futur, en pensant aux conséquences de tes actes dans dix ans, vingt ans… te forger un chemin qu a du sens, être à la hauteur de ce qu’on attend de toi, faire quelque chose de ta vie… ça c’est flippant. Ça demande de prendre ses responsabilités, un minimum de réflexion, et ouais, du courage.
P.210
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   03 septembre 2018
« Être un personnage de livre, ça doit quand même être grisant.

- Léonard dit que ça parle pas vraiment de nous en fait, mais de processus, de stratégies et tout ça.

- Ouais, c'est ça. C'est comme les écrivains qui te parlent de leur livre comme d'un roman d'apprentissage, une initiation au monde post-capitaliste et une plongée dans l'exploration de ce que cela signifie réellement de recevoir une éducation alors que leur roman n'est rien d'autre que le récit magnifié de la première fois qu'ils sont allés aux putes. »
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KateMooreKateMoore   22 octobre 2018
A chacun de mes anniversaires, je mettais à jour mon testament. Mon premier testament datait de quatre ans. Je l'avais rédigé pour mon huitième anniversaire, après avoir découvert l'existence du concept de testament dans les films américains. D'après les films américains, c'était obligatoire, apparemment, d'écrire un testament. C'est pourquoi je relisais le mien au moins une fois par an, pour vérifier que tout était en ordre, et, si nécessaire, faire quelques modifications. Par contre, si je cassais un truc que j'avais prévu léguer à quelqu'un, je n'attendais pas mon anniversaire pour sortir le testament du classeur et rayer l'objet en question de la liste.
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Videos de Camille Bordas (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Camille Bordas
La librairie du Furet du Nord accueillait à l'occasion de la rentrée littéraire 2018 l'écrivaine Camille Bordas pour une séance de dédicace pour son dernier livre "Isidore et les autres".
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