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Fernand Delmas (Traducteur)
ISBN : 2253058505
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1991)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Premier roman de Hermann Hesse, Peter Camenzind valut à son auteur la gloire et le succès.

Tous les thèmes chers au poète s'y retrouvent : sa passion de la nature, sa méfiance à l'égard des hommes et de la société, mais aussi sa nostalgie de l'enfance et de l'innocence perdue.

Peter Camenzind est une " initiation à l'envers ". Les déconvenues d'un jeune montagnard qui, ayant abandonné la solitude des sommets pour descendre à la rencontr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
PiertyM
  26 janvier 2019
Un magnifique roman où le Jardin d'Éden trouverait bien sa place! Véritable éloge à la nature! Véritable ode à l'homme solitaire! Quel effort, Peter Camenzind, n'a-t-il pas exercé pour s'intégrer en société! Il n'y est pas parvenu! Attaché à son enfance de campagnard, une enfance bercée par la beauté de la nature, Camenzind veut retrouver cette beauté dans l'homme. Or l'homme n'est pas constant, il n'est pas immuable, ses sentiments varient d'un moment à l'autre mais notre héros est tellement sensible, exigeant, vulnérable, délicat qu'il exprime avec douleur son incapacité à jouir pleinement de sa vie au milieu des autres. Deux occasions dans sa vie ont accentué ces échecs,! La mort de son véritable ami Richard, celui-là qui lui a permis de vendre ses premiers écrits. Et la déception amoureuse avec Erminia Aglietti, il en était secrètement amoureux. En voulant prendre pour témoin la nature, il l'embarque dans un canot et l'entraine sur un lac, dans le but de demander sa main, c'est alors qu'il découvre qu'elle entretient une relation avec un homme marié...O déception à vie!
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lecassin
  12 mai 2012
« Peter Camenzind », publié en 1904, est le premier roman d'Hermann Hesse. le succès est immédiat et immense.
Peter, un jeune garçon plus ou moins délaissé par ses parents vit dans un petit hameau des Alpes Suisses avec la nature comme seule distraction. "Peter Camenzind", c'est le récit de la lente « maturation » de Peter : perturbé par l'agonie de sa mère et son décès, il décide de partir pour la ville ; à la rencontre des hommes. Un voyage initiatique qui le verra ballotté de désillusions en déceptions amoureuses…
Il se lie d'amitié avec Richard, un jeune musicien qui l'introduit dans les milieux artistiques et intellectuels. C'est un échec... Avec lui il découvre l'Italie et sa douceur de vivre. Mais le décès par noyade de son ami le ramènera dans ses montagnes natales, où il se liera avec l'infirme Boppi, qui l'aidera à s'accomplir en tant qu'homme : deux infirmes réunis, en fait…

Il n'est pas nécessaire d'être un grand spécialiste d'Hermann Hesse pour constater que dès son premier roman, les thèmes majeurs de son oeuvre son déjà présents : la passion de la nature, la méfiance à l'égard des hommes et de la société, l'incapacité à s'intégrer et le refus de l'autorité, mais aussi la nostalgie de l'enfance et de l'innocence perdue.
c'est pour cela, que « Peter Camenzind » est un texte « fondamental » dans l'oeuvre d'Hermann Hesse dans la mesure où il annonce le thème principal de l'oeuvre à la manière du compositeur de symphonie qui présente, lui aussi, le thème - pur... nu ? - dans le premier mouvement pour y revenir en variations, parfois quasi obsessionnelles, tout au long de l'oeuvre …
Hermann Hesse est un écrivain majeur du XXème siècle, Prix NobelPeter Camenzind ne l'annonce-t-il pas déjà ?
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jcnb68
  29 août 2011
Je ne crache sur aucun des livres que Hesse a produit.
Or, avec celui-ci, son premier, vous avez un compte rendu de tout ce que l'auteur à bien pu écrire par la suite.
Le reste de sa production, à part quelques rares livres, ne sont qu'une variation autour des thèmes chers à l'auteur, ici traités ; l'hypocrisie et la méchanceté de l'espèce humaine du moment qu'elle constitue une société, l'amour non correspondu, l'absurdité de la vie ainsi que le passage forcé par la douleur et la blessure afin de s'en initier sous peine de devenir un mort vivant de plus.
Hesse nous dit que la rébellion doit d'abord se faire en notre sein, sourde et invisible pour tout autre que nous. Mais pas d'homme sans rébellion, fut-il le plus grand des révolutionnaires.
Puis, il faudra en accepter le prix, qui prendra la plupart du temps, la forme du rejet.
Mais il y a un trésor au bout même si l'on finit estropié.
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zohar
  14 février 2011
Publié en 1904, Peter Camenzind, est le premier roman de l'écrivain allemand.
Cette oeuvre très poétique, narre l'histoire de Peter Camenzind ( le héros) jeune montagnard, qui quittera son village des Alpes suisses ( suite à la mort de sa mère) pour partir à la rencontre des hommes. Mais il ne découvrira que méfiances et désillusions !
Peter n'échappe pas à la tradition des romans initiatiques:
la quête de soi-même, la recherche d'une vie intellectuelle ( notamment le rôle que peut jouer l'art dans cette recherche ) ou même d'une identité spirituelle face au matérialisme du monde moderne, etc.
Ce sont là des thèmes de prédilections de Hesse que l'on peut retrouver d'ailleurs dans ses autres chefs-d'oeuvre, comme par exemple : "Demian" ( 1919), "Narcisse et Goldmund" (1930), ou encore "Le jeu des perles" ( 1943).
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Nikoz
  01 août 2014
Une magistrale réussite, portrait d'un homme et d'une époque qui reste intemporel!
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
WilkinsonWilkinson   30 juin 2012
"Un soir j'étais au Bois, me demandant si je devais dire adieu à Paris ou s'il ne valait pas mieux dire adieu tout de suite à la vie elle-même. Je me trouvai ainsi amené à parcourir en pensée toute mon existence, ce que je n'avais pas fait depuis longtemps, et je calculai que je n'avais pas grand chose à y perdre.
Mais alors, soudain, je vis avec une extrême netteté dans mon souvenir une journée depuis longtemps écoulée et oubliée - l'aube d'un matin d'été, chez moi, dans les montagnes; je me vis à genoux auprès d'un lit, et sur ce lit gisait ma mère à l'agonie.
J'eus un sursaut et je fus pris de honte d'avoir pu si longtemps ne pas songer à ce matin-là. Mes stupides idées de suicides s'étaient enfuies. Car je crois qu'il n'est point d'homme sérieux, à moins qu'il n'ait complètement perdu la bonne voie, qui soit capable de s'ôter la vie, s'il a vu s'éteindre l'existence d'un être sain et bon. Je revis ma mère mourante. Je revis sur son visage l'oeuvre silencieuse et sévère de la mort qui l'ennoblissait. Elle avait l'air revêche, la mort, mais puissante aussi et bonne, comme une mère ramenant au foyer avec précaution un enfant égaré.
Soudain, je compris à nouveau que la mort est notre soeur bonne et sage; elle sait l'heure qui convient et nous devons lui faire confiance. Je me mis aussi à comprendre que le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires, n'est pas de nous aigrir, de nous faire perdre notre valeur et notre dignité, mais de nous mûrir et nous purifier."
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Bruno_CmBruno_Cm   03 mai 2013
… Il était pour moi terrible de parler de littérature ou d’art. Je me rendais compte que, dans ce domaine, on réfléchissait peu, on mentait beaucoup et, en tout cas, on disait énormément de choses en l’air. Je pris donc part au mensonge général, mais je n’y avais aucun plaisir et trouvais tous ces interminables papotages inutiles, ennuyeux et dégradants. J’aimais bien mieux entendre par exemple une femme parler de ses enfants ou bien raconter moi-même mes voyages, quelque petit événement du jour ou tout autre chose de la vie pratique. Il m’arrivait alors parfois de devenir familier et presque gai. Mais la plupart du temps j’allais encore après des soirées de ce genre, dans un café et j’avalais un bon coup de vin de la Valteline pour entraîner la sécheresse qui m’était restée dans la gorge ou l’affreux ennui.
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lecassinlecassin   12 mai 2012
Le rôle de la douleur, des déceptions et des idées noires n’est pas de nous aigrir, de nous faire perdre nos valeurs et notre dignité, mais de nous mûrir et de nous purifier.
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MimimelieMimimelie   01 septembre 2013
Je crois qu'il n'est point d'homme sérieux, à moins qu'il n'ait complètement perdu la bonne voie, qui soit capable de s'ôter la vie, s'il a vu s'éteindre l'existence d'un être sain et bon.

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zoharzohar   14 février 2011
Mais parce que vous comprenez et aimez la nature. Pour d'autres, quel intérêt cela peut-il bien avoir qu'un arbre murmure ou qu'une montagne s'embrase dans le soleil ? Mais pour vous il y a là-dedans de la vie et vous êtes capable de prendre part à cette vie. (...)
Je répondis (...) qu'avec tout le désir possible de chercher à comprendre on ne tombe que sur des énigmes qui vous affligent.
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Videos de Hermann Hesse (5) Voir plusAjouter une vidéo
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"le Jeu des Perles de Verre", de Hermann Hesse (Alchimie d'un roman n°51)
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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