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Anne Damour (Autre)
ISBN : 2253025488
Éditeur : Le Livre de Poche (08/10/1980)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 1914 notes)
Résumé :
Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l'enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (148) Voir plus Ajouter une critique
andman
  04 octobre 2014
Ma période polars remonte à quelque temps déjà !
A l'époque les enfants étaient petits et invariablement le week-end commençait par une promenade jusqu'à la bibliothèque municipale. Sitôt arrivés, les garçons se précipitaient vers les BD tandis que je m'arrêtais au rayon policier où Mary Higgins Clark occupait une place de choix.
Quel ne fut pas mon embarras lorsqu'il s'est agi l'an dernier de répertorier sur Babelio ces bouquins d'emprunt, lus naguère ! Une bonne dizaine de titres de l'auteure américaine se télescopaient dans mon esprit, sans qu'il me soit possible d'en dégager une hiérarchie qualitative. L'un d'entre-eux cependant sortait du lot : “La nuit du renard”. Je l'ai relu cette semaine.
L'inspiration ne manquait pas à la grande dame new-yorkaise lorsqu'elle écrivit son deuxième policier en 1977 ; jugez plutôt :
Par une soirée d'hiver glaciale, un tueur en série kidnappe un jeune garçon et une journaliste et les séquestre dans un local désaffecté situé au sous-sol de Grand Central Terminal, la plus grande gare du monde, située au coeur de Manhattan. Lorsqu'il s'absente du local, le kidnappeur n'oublie jamais de relier une bombe de forte puissance à la seule porte d'accès.
Ce fait divers sordide se passe au moment même où, dans le couloir de la mort, un jeune homme regarde la pendule égrener les heures qui le séparent de la chaise électrique. Reconnu coupable d'un meurtre par strangulation qu'il a toujours nié, il vient d'épuiser tous les recours en grâce possibles.
Coïncidence troublante : une des jeunes femmes étranglées deux ans auparavant était la maman du petit garçon kidnappé aujourd'hui.
Trois innocents en danger de mort et personne, pas même le FBI, n'arrive à comprendre ce qui se passe, n'arrive à arrêter le compte à rebours funeste : demain il sera trop tard !
Il me faut prendre sur moi pour résister à l'envie d'en dire plus sur cette intrigue au suspense haletant ! Je n'ai aucune envie de m'attirer les foudres de cette chère Mary qui signe là une de ses oeuvres majeures (“Grand prix de littérature policière” 1980).
La nuit du renard”... où graduellement tout se goupil(le) à merveille…
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garrytopper9
  21 avril 2014
Je n'avais jamais lu de livre de Mary Higgins Clark, la nuit du renard est d'ailleurs le seul que j'ai lu à ce jour. Lorsque je l'ai commencé, je ne savais pas qu'il avait été publié en 1977 et reçu le grand prix de littérature policier en 1980.
On suit dans ce livre l'histoire d'un tueur en série, l'histoire d'un condamné à mort, et d'une famille recomposée dont la femme et le fils ont été kidnappé. le scénario est basique, le style assez ordinaire, le livre n'est pas bien épais, et pourtant les nombreux personnages sont habilement travaillés, on comprend toute la complexité des divers protagonistes et de tout ce que leur passé respectif renferme.
Le livre ce soit avec une réelle facilité, on ne se retrouve jamais perdu, on passe d'une scène à l'autre sans soucis. Par contre, le final est un peu trop basique à mon goût. J'aurais aimé un ultime rebondissement, plutôt qu'une fin convenue. Pour l'époque, on pardonne sans aucun souci. Voilà ce que j'appelle un bon polar qui n'a pas du tout vieilli alors qu'il a plus de 30 ans.
J'aimerais lire d'autres livres de cet auteur, peut-être des plus récents, pour voir un peu son évolution, seulement la liste de ces romans est extrêmement longue, si quelqu'un a des conseils, je suis preneur.
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Tostaky61
  22 mai 2016
Ronald Thompson attend le châtiment suprême dans le couloir de la mort.
Innocent ? C'est en tout cas ce qu'il clame depuis son arrestation.
L'enfant témoin du meurtre de sa mère, dont le jeune homme est accusé, est enlevé en compagnie de la nouvelle amie de son père, une journaliste qui milite contre la peine de mort.
Qui est donc ce mystérieux Renard qui revendique l'enlèvement et menace de faire sauter une bombe ?
Bon, allez, mea culpa.
J'avais des préjugés. Oui, je sais, c'est pas bien.
C'est presque sous le manteau que je me suis procuré La nuit du Renard, pourtant conseillé par des amis lecteurs.
Et bien mes amis... merci.
J'ai été happé par le récit du début à la fin, ce livre ouvert, je n'ai pu le refermer qu'une fois terminé.
N'est-ce pas là l'objectif de tout auteur de roman à suspense ?
D'aucun, les gâtés, les exigeants, les rompus à l'art de l'angoisse, d'aucun donc diront que les ficelles sont un peu grosse et qu'il y a quelques invraisemblances. Mais ils diront tout ceci après dissection, après études approfondies de l'ouvrage et avec l'air imbu que leur procure leur statut de pseudo spécialiste en la matière.
Mais moi, humble lecteur, qui me suis laissé entraîner dans cette histoire, qui ai suivi, pas à pas, les indices semés çà et là par l'auteure, tels les cailloux du petit Poucet, amenant patiemment chaque protagoniste à me guider vers un final en apothéose, moi, et bien j'ai été bluffé.
Et si ce livre ne figurera sans doute pas dans les livres éternels, il a en tout cas une place méritée parmi ceux qui m'ont tenu en haleine.
Si vous aimez le genre mais que, à tort, vous doutez de l'auteure, allumez donc une torche et avancez dans La nuit du Renard...
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Colette
  25 août 2010
J'ai lu ce roman très rapidement, tellement le rythme de l'histoire nous y oblige.
Plus on approche des dernières pages et plus le suspense augmente.
C'est pour le moment mon roman préféré de Mary Higgins Clark. J'ai trouvé la structure narrative, liée au temps dans cette histoire, vraiment très intéressante. C'est ce qui donne une dynamique très particulière lors de la lecture puisque chaque minute passée est primordiale. Pour conclure, j'ai adoré.
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sabine59
  10 septembre 2017
Je ne lis plus cette auteure, et pourtant j'ai dévoré ses premiers thrillers, dont celui-ci, grand prix de littérature policière 1980 ( oui, ça date!).
Les ingrédients d'un policier réussi sont réunis: rythme rapide, personnages attachants, rebondissements. Ici, une jeune femme, Sharon et l'enfant de celui qu'elle aime , le petit Neil,se retrouvent séquestrés. Le lecteur est entraîné sur de fausses pistes, un reconnu coupable pourrait être innocent et il y a celui qui mène le jeu: Renard...
Le cadre de la gare centrale de New-York, avec ses âmes errantes, est angoissant à souhait et oppresse le lecteur jusqu'au dénouement.
Cela m'avait plu, oui. Mais les livres suivants m'ont donné l'impression de répéter, à quelques variantes près, le même scénario: à savoir une jeune femme qui a vécu ou vit un drame, bien sous tous rapports, évoluant dans un milieu aisé, avec l'histoire d'amour assortie. Cet aspect lisse, prévisible, a fini par m'agacer.
Les auteurs de romans policiers qui marquent se reconnaissent à leur univers personnel, avec des personnages particuliers, une atmosphère qui leur est propre. Leur monde intérieur devient un peu le nôtre. C'est le cas par exemple d'Arnaldur Indridason, d'Henning Mankell, de Fred Vargas.
Mary Higgins Clark n'en fait plus partie pour moi. Ce n'est que mon avis, évidemment! Quatre étoiles néanmoins pour le souvenir positif de ce livre, que j'ai encore apprécié à la relecture.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
facteur84facteur84   03 avril 2011
- Si seulement nous avions plus de temps, s'écria-t-il. C'est cette damnée peine capitale. Bon Dieu, comment douze personnes en sont-elles venues à déclarer que ce gosse devait mourir ! Quand on trouvera, si jamais on le trouve, le véritable meurtrier, ce sera trop tard pour Ron.

Kathy se frotta les front. "Au début, j'ai approuvé le rétablissement de la peine capitale. Je plains les victimes, bien plus que les coupables. Mais hier, nous avions un gosse au tribunal pour enfants. Il avait quatorze ans et en paraissait onze ; un môme avec la peau sur les os. Les deux parents alcooliques invétérés. Ils ont déposé une plainte contre lui quand il avait sept ans. Sept ans. Il a fait un tas de centres de jeunes délinquants depuis. Et il continue de se sauver. Cette fois-ci, la mère a déposé une plainte que le père réfute. Ils sont séparés et il veut garder l'enfant.
-Que s'est-il passé ?
- J'ai gagné, si l'on peut dire. J'ai insisté pour qu'il soit renvoyé dans un foyer de jeunes et le juge m'a approuvée. Le père est tellement bousillé par l'alcool qu'il n'a plus l'usage de ses facultés. Le gosse a tenté de s'échapper de la salle d'audience ; l'officier de police à dû le saisir à bras-le-corps pour le rattraper. Il est devenu hystérique et s'est mis à crier : "Je vous hais tous. Pourquoi ne puis-je pas avoir une maison comme les autres enfants ?" Psychologiquement, il est touché à un tel point qu'il est sans doute déjà trop tard pour le sauver. S'il tue quelqu'un dans cinq ou six ans, le ferons-nous passer sur la chaise électrique ? En aurons-nous le droit ?"
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emmabisemmabis   24 septembre 2009
Elle suffoqua quand ça lui effleura la peau, l'effleura et s'enfonça, si pointu, si vite, qu'elle sentit à peine la douleur fulgurante, le jaillissement chaud de son sang, tandis qu'elle tombait maladroitement à genoux ets 'écroulait en avant. Son front heurta le sol; son bras gauche décrivit un arc de cercle. Comme elle sombrait dans l'inconscient, sa main droite se referma sur la clef de sa pièce.
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garrytopper9garrytopper9   18 avril 2014
Une fois de plus, la Société va exercer un privilège récemment reconquis, le droit de tuer. Il y a près de deux cents ans, le philosophe français Voltaire écrivait: "Je ne propose pas sans doute l'encouragement du meurtre, mais le moyen de le punir sans un meurtre nouveau." 
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andmanandman   06 octobre 2014
Il ne faut jamais juger les gens. Vous ne savez-pas quel chagrin les déchire au fonds d’eux-mêmes.
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garrytopper9garrytopper9   21 avril 2014
« J’ai appris une chose durant ces deux dernières journées. J’ai appris qu’aucun homme n’a le droit de déterminer l’heure de la mort de l’un de ses semblables. »
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La Reine du bal - Mary Higgins Clark & Alafair Burke
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