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Anne Damour (Traducteur)
EAN : 9782702876541
Éditeur : Le Grand Livre du Mois (30/11/-1)
3.46/5   302 notes
Résumé :
Après avoir passé vingt-deux ans derrière les barreaux pour le meurtre de la jeune Andrea, Rob Westerfield sort de prison déterminé à obtenir la révision de son procès pour retrouver son honneur et mériter l'héritage que sa richissime grand-mère hésite à lui transmettre.
Mais c'est compter sans Ellie, la sœur de la victime, une journaliste pugnace que les menaces n'intimident pas - et qui fera bientôt des découvertes terrifiantes...
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
3,46

sur 302 notes

ladesiderienne
  03 mai 2020
Il fut une époque lointaine où j'étais une vraie fan de Mary Higgings Clark. Il faut dire qu'avec son excellent "La Nuit du Renard", elle avait déclenché en moi une véritable passion pour le roman policier. Par la suite, en stéréotypant toutes ses intrigues, et en privilégiant la quantité plus que la qualité de ses ouvrages, elle avait perdu de l'intérêt à mes yeux.
Ces derniers temps, par une nuit d'insomnie, c'est en tendant la main vers une PAL improvisée à côté de mon lit, que le hasard s'est porté sur "Toi que j'aimais tant". J'avoue, la flemme m'a empêchée de chercher quelque chose de plus consistant. Puis au fil des chapitres, j'ai eu rapidement envie d'en savoir plus sur la narratrice Ellie qui revient dans sa ville natale, 23 ans après l'avoir quittée dans des circonstances dramatiques. Voilà, la "Reine du suspense" venait de frapper à nouveau...
Comment ne pas ressentir de l'empathie pour Ellie ? Alors qu'elle avait 7 ans, un drame a bouleversé son existence. Après le meurtre de sa sœur aînée Andrea,15 ans, ses parents ont divorcé et elle est partie vivre avec sa mère en Floride avant que cette dernière ne sombre dans alcoolisme et ne décède prématurément. Le coupable Rob Westerfield, le richissime petit ami d'Andrea, arrêté à l'époque vient de purger 22 ans de prison. Toutes ces années, il n'a cessé de clamer son innocence, rejetant la culpabilité sur Paulie, un autre ami de la jeune fille avec qui elle devait aller à une fête de Thanksgiving. Sa libération conditionnelle acceptée, Rob a l'intention de demander une révision du procès en apportant de nouveaux témoignages afin de rétablir son honneur et bénéficier ainsi de l'héritage familial. Aujourd'hui journaliste d'investigation, Ellie revient à Odham, la ville de son enfance car elle sait pouvoir trouver des preuves irréfutables accusant définitivement Rob du meurtre de sa sœur et sa ténacité ne pliera pas même devant les menaces.
Avec ce titre, nous avons la base sur laquelle Mary Higgings Clark a construit bon nombre de ses livres : une jeune fille en phase de résilience qui pour parvenir à ses fins doit résister à divers chantages et intimidations de la part de personnes influentes et sans scrupules. Malgré cette similitude, malgré un style (ou une traduction) plutôt simpliste, je me suis attachée à l'héroïne. Depuis toutes ces années, Ellie vit avec un sentiment de culpabilité qui ne la quitte pas. Non seulement, elle se sent responsable de la mort d'Andrea, mais elle a vécu le divorce de ses parents après le drame comme un abandon de la part de son père, qui d'après elle, lui préférait sa soeur. De la réussite de ses investigations dépend la suite de son existence, elle a besoin pour avancer, de faire la lumière sur ce passé.
Il est certain que cette enquête par comparaison avec les meilleurs thrillers psychologiques d'un Franck Thilliez, parait bien artificielle. J'attendais l'inattendu à la fin, je ne l'ai pas eu. Malgré tout, par compassion pour Ellie, j'ai eu envie d'arriver au bout, j'accorde donc un 12/20. Si "la Reine du suspense" a depuis ses débuts, perdu quelques diamants de sa couronne, elle a assuré un service minimum.
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bdelhausse
  12 février 2021
Vu dans une boîte à livres et emporté par pur réflexe, et par curiosité vu que je n'avais jamais lu de romans de Mary Higgins Clark, je dois reconnaître que je n'ai pas passé un mauvais moment.
Cette lecture ne laissera pas de trace, cela dit, mais je ne me suis pas ennuyé. Et c'est déjà ça !
On démarre par un chapitre assez prenant et angoissant où une petite fille se retrouve partagée entre aider ses parents à retrouver sa grande soeur et rester fidèle au serment fait à cette grande soeur. Finalement, plutôt que de vendre la mèche, Ellie va aller vérifier qu'Andrea n'est pas dans le garage où elle a l'habitude de se cacher, pour fumer en cachette, papoter avec ses copines ou retrouver Rob... Mais on est le lendemain de la disparition et Andrea est morte, sauvagement assassinée à coups de démonte-pneu.
Rob est condamné rapidement et il va en taule, il ne passe pas par la case départ, il ne touche pas 4.000, mais il s'en fout, sa famille est riche. Mais on n'est pas au Monopoly. Je dirai que cet enchaînement est assez faible, et manque de crédibilité.
Il va résulter de la mort d'Andrea une culpabilité dans le chef d'Ellie et qui va perdurer dans toute l'histoire. Culpabilité du père policier, de la mère qui va se noyer dans l'alcool, culpabilité d'Ellie. Cette dernière va user de cette hargne, doublée d'opinâtreté, pour prouver que Rob est coupable, car au bout de 22 ans, il sort et entreprend de prouver son innocence en faisant porter les soupçons sur quelqu'un d'autre.
Dans la petite ville où revient Ellie, les clans se forment. C'est assez bien rendu. Tout comme Mary Higgins Clark rend bien cette atmosphère des familles riches qui pensent que l'argent résoud tout.
Un des points forts du roman (qui est loin d'être un chef d'oeuvre quand même), c'est l'usage du blog où Ellie, devenue journaliste d'investigation, note toutes ses découvertes et fait mousser son enquête. On peut louer le talent de visionnaire de l'auteure (les blogs existaient évidemment) mais Mary Higgins Clark en perçoit tout le potentiel. Evidemment, personne ne va rester indifférent au blog écrit par la soeur de la victime, même si 22 ans se sont écoulés.
Mary Higgins Clark a une écriture fluide, limpide mais très prévisible. On lit vite, principalement parce que le cerveau "connaît" déjà ce qui suit. On a tous vu des téléfilms sur C8 ou AB3 qui utilisent les rouages développés dans ce roman. Un autre point fort est la manière dont elle type les personnages. En quelques lignes, on a une vision assez claire des gens. de nouveau, elle fait appel à notre "inconscient collectif", à cette bibliothèque de personnages que nous possédons, en surfant sur des références communes. Cela fonctionne bien.
Un autre point faible, et c'est souvent le cas dans ce genre de lecture, c'est la fin. Je ne dévoile rien. Mais quand on avance dans le roman et qu'on se rend compte que l'on n'est plus ou moins "nulle part" et qu'il ne reste que 10 pages... on se doute bien que la fin va arriver comme un cheveu dans la soupe... Et c'est assez le cas.
Je ne regrette pas d'avoir lu un Mary Higgins Clark. Elle fait quand même autorité dans le genre. Je n'en ferai pas mon ordinaire, loin de là. Elle ne nous épargne même pas la romance à 2 balles... ce qui est sans doute le point le plus faible du roman.
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Luniver
  24 septembre 2012
Andrea, quinze ans, est retrouvée assassinée dans un garage. Deux personnes sont immédiatement suspectées : Rob, le petit ami d'Andrea, et Paulie, avec qui elle avait accepté d'aller au bal. C'est sur le témoignage de la petite soeur d'Andrea, Ellie, que Rob est condamné.
Vingt-deux ans plus tard, il est sur le point de bénéficier d'une libération conditionnelle, et est prêt à tout pour prouver son innocence et retrouver l'héritage de sa grand-mère. Ellie elle est toujours persuadé qu'il est un meurtrier et va tout faire pour qu'il reste derrière les barreaux.
Alors que l'auteur avait bien amené le sujet avec ses deux suspects potentiels, elle a choisi curieusement de nous dévoiler dès le début du livre qui est le vrai coupable. Par conséquent, tout le reste du livre est ultra-prévisible et sans aucun suspense. Dommage.
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philo15
  03 mai 2008
Pour moi, ce roman brille par l'originalité de l' exercice littéraire. L'auteur s'exprime à la première personne ce qui nous rapproche encore plus de l' héroïne, on se sent presque plus dans le récit autbiographique que dans le roman policer.De plus, dès le début on connait le coupable, ce qui change complètement la méthode d' écriture et de lecture. On s'interesse plus ici au cheminement psychologique des personnages. Rob Westerfield d'une part, qui s'avère être un psychopathe de la pire espèce, ou comment il en est arrivé là. Les parents d' Ellie ou comment un tel drame peut bouleversé une vie. Et enfin Ellie, qui au fil des pages accomplit son travail de deuil, ou pour employer une expression un peu galvaudée,comment la chrysallide se transforme en papillon.
Dernière originalité, l'histoire d' amour qui généralement soustend les romans de Mary Higgins Clarck est ici relégué au tout dernier plan et si l' héroïne voit encore la mort passer très près d'elle, elle n' est pas ici sauvée par son prince charmant. Ce sauveteur, ferme la boucle et après vingt trois ans, une nouvelle vie peut réellement recommencer pour la famille Cavanaugh.
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sweetie9
  16 septembre 2014
Aprés avoir passé vingt deux ans derrière les barreaux pour le meurtre de la jeune Andrea,Rob Westerfield sort de prison déterminé à obtenir la révision de son procès pour retrouver son honneur et mériter l'héritage que sa richissime grand-mère hésite à lui transmettre.Mais c'est sans compter sans Ellie,la soeur de la victime,une journaliste pugnace que les menaces n'intimident pas et qui fera bientôt des découvertes terrifiantes.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   02 mai 2020
C'est cette journée qui a décidé de toute ma vie. Saint Ignace de Loyola disait : "Donnez-moi l'enfant jusqu'à l'âge de sept ans, et je vous montrerai l'homme."
J'étais là, aussi silencieuse qu'une souris, regardant ce père que j'adorais sangloter et serrer contre lui la photographie de ma sœur morte, tandis que les notes grêles de la boîte à musique tintaient dans la pièce autour de lui.
Rétrospectivement, je me demande ce qu'il serait advenu si je m'étais précipitée vers lui, si j'avais passé mes bras autour de son cou et mêlé mon chagrin au sien. Mais j'avais compris que sa peine n’appartenait qu'à lui seul et que je ne pourrais jamais l'atténuer, quoi que je fasse.
Le lieutenant Edward Cavanaugh, brillant officier de la police d’État de New York, qui avait risqué sa vie en de nombreuses occasions, n'avait pu empêcher le meurtre de son enfant de quinze ans, de sa jolie tête de mule de fille, et personne, même issu de son propre sang, ne pouvait partager son désespoir.
Le temps m'a appris que, si le chagrin n'est pas partagé, la faute passe de l'un à l'autre et finit par ne plus quitter celui qui est le moins apte à s'en décharger.
Dans ce cas précis, c'était moi.
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ladesiderienneladesiderienne   03 mai 2020
"Mademoiselle Cavanaugh, dit-il, la main sur la porte, laissez-moi vous donner le conseil d'un homme réaliste. Je sais de source sûre qu'avec l'argent de la famille, Rob Westerfield s'est constitué un véritable groupe de soutien en prison. Voilà la réalité. Certains de ces individus sont dehors aujourd'hui. Sans même en avertir Westerfield, l'un d'eux peut décider, pour s'attirer ses faveurs, de supprimer un sujet de contrariété en espérant qu'il se montrera généreux en retour.
- "Qui me libérera de ce prêtre turbulent ?" fis-je.
- Qu'est-ce que vous racontez ?
- C'est une citation, monsieur l'agent. Au XIIe siècle, Henry II fit cette remarque devant une partie de ses courtisans et, quelque temps plus tard, l'archevêque Thomas Becket fut assassiné dans sa cathédrale. Savez-vous une chose ? Je me demande si vous me mettez en garde ou si vous me menacez.
- Une journaliste d'investigation devrait être capable de faire la différence, mademoiselle Cavanaugh."
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LuniverLuniver   24 septembre 2012
- Parlons d'autre chose. Avez-vous perdu vos cinq kilos ?
- J'ai fait bien mieux. J'ai décidé que j'étais très bien comme j'étais.
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meknes56meknes56   15 août 2019
Pieds nus, elle s’élança sans faire de bruit dans l’escalier. Leur voisine, Mme Hilmer, était assise avec maman dans la cuisine. Maman portait les mêmes vêtements que la veille, et elle avait l’air d’avoir beaucoup pleuré.
Ellie courut vers elle.
" Maman. "
Maman la prit dans ses bras et se mit à sangloter. Ellie sentit sa main se crisper sur son épaule, si fort qu’elle lui faisait presque mal.
- Maman, où est Andrea ?
- On... ne sait... pas. Papa et la police sont à sa recherche.
- Ellie, tu devrais monter t’habiller, je vais préparer ton petit déjeuner », fit Mme Hilmer.
Personne ne lui disait de se dépêcher, car sinon elle allait rater le bus scolaire. Sans poser de questions, Ellie comprit qu’il n’y aurait pas d’école aujourd’hui.
Elle se lava consciencieusement la figure et les mains, se brossa les dents et les cheveux, puis enfila les vêtements qu’elle mettait pour jouer à la maison — un pull à col roulé et son pantalon bleu préféré — avant de redescendre.
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meknes56meknes56   15 août 2019
Puis, dans un coin du vaste hangar, elle entendit quelqu’un respirer ; une respiration rauque, bruyante et sifflante qui se transforma en une sorte de ricanement.
Terrifiée, Ellie tenta de se lever, mais ses genoux glissèrent dans le sang et elle tomba en avant sur la poitrine d’Andrea. Ses lèvres effleurèrent quelque chose de doux et de froid, le pendentif en or d’Andrea. Elle parvint à se mettre debout, tourna les talons et se rua dehors.
Elle courut, hurlant à perdre haleine sans même s’en rendre compte, jusqu’à ce qu’elle arrive en vue de la maison et que Ted et Genine Cavanaugh se précipitent à sa rencontre au fond du jardin et voient leur cadette déboucher du bois, les bras ouverts, sa petite silhouette couverte du sang de sa sœur.
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Videos de Mary Higgins Clark (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Higgins Clark
Extrait du livre audio "À la vie, à la mort" de Mary Higgins Clark et Alafair Burke lu par Marcha van Boven. ©Editions Audiolib. Parution en CD et en numérique le 19 mai 2021.
https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-vie-la-mort-9791035405892
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