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Annick Le Goyat (Traducteur)
EAN : 9782013230599
219 pages
Éditeur : Hachette Jeunesse (13/08/2007)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Londres, 1593.
Après avoir fui les aubergistes qui l'exploitaient, le jeune Tom s'engage dans une troupe de théâtre à Londres. Mais les acteurs semblent bien étranges : ils ont tous une marque sur le poignet, se comportent de façon bizarre et parlent une langue inconnue. Quel complot se trame au sein de cette troupe théâtrale ? Le soir de la première devant la reine d'Angleterre approche... le danger aussi !
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  24 octobre 2015
Tout simplement remarquable.
C'est de loin le meilleur d'Horowitz- pour les quelques romans que j'ai lu de lui jusqu'à présent; et pour sûr ce n'est pas avec celui-là que je m'arrêterai!
En plus de l'intrigue et du suspens (version Masque de fer) qui m'ont très bien tenue en haleine tout au long de cette lecture, on sent bien qu'il y a eu en amont un travail de recherches minutieux sur l'Angleterre (et Londres) au 16ème siècle.
Quoi ? Le XVI° siècle ? mais pourquoi celui-là ?? Parce que c'est l'équivalent de la Renaissance dans notre histoire, c'est le fameux siècle élisabéthain rendu célèbre grâce à celui qui est toujours l'ambassadeur de la langue anglaise (et personnage de ce roman ) : William Shakespeare !
Les descriptions des rues, des gens, du théâtre de la Rose, des vêtements sont d'une précision saisissante.
En plus le lecteur passe d'une scène qui ne peut que nous rappeler celles des Misérables de notre Victor Hugo national, à des scènes bien plus dickensiennes. Quant à celle où on rencontre Shakespeare, encore au début de sa carrière : c'est juste génial !
J'ai aimé la façon dont Horowitz revisite (sans trop le faire) et met en scène la figure de l'orphelin si populaire dans l'imaginaire britannique depuis le 19ème siècle. Et bien sûr j'ai aussi aimé retrouver son humour qui donne toute sa saveur et sa signature au récit.
Bien sûr, comme l'aspect historique et les références littéraires sont très présents dans ce roman, je comprends que cela puisse le rendre peu accessible et même totalement décourageant pour des lecteurs loin d'être chevronnés aux Thénardier, Fagin et autres bandits de grands chemins lésés par la Révolution Industrielle et le pouvoir royal.
Mais en ce qui concerne, vous l'aurez compris, je suis totalement conquise !
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Pois0n
  26 octobre 2018
Petit livre tout fin de 220 pages, « Le diable et son valet » ne paie à première vue pas de mine, et pourtant... Vendu comme un thriller historique mâtiné de fantastique, la part de surnaturel y est finalement à peine présente. En revanche, pour ce qui est de l'aspect roman noir, Anthony Horowitz s'est surpassé.
Pour avoir lu (et plutôt bien aimé) la duologie David Eliot, on y retrouve ici le suspense, les mystères, un complot, le talent de l'auteur pour poser un décor et son humour délicieusement grinçant. Exit en revanche l'extravagance des meilleurs passages de « Maudit Graal », ici, l'ambiance est beaucoup plus sérieuse.
« Le diable et son valet » tape dans le pur récit historique et réaliste, à grands renforts de détails pas très sexy. Les rues ne sont pas propres du tout, les gens non plus, la variole fait des ravages et la misère comme les criminels traînent partout. Ceci dit, en parlant de sexy et de criminel, mentionnons un certain bandit de grands chemins aux yeux bleu clair, longs cheveux noirs et sourire ravageur, vêtu d'un long manteau en cuir. Pour notre plus grand plaisir, Anthony Horowitz met un point d'honneur à insister sur sa perfection physique... et son caractère n'est pas en reste. Bref, chacune de ses apparitions donne *sacrément* chaud, ce qui tombe plutôt bien, étant donné que cette histoire se déroule en Décembre. Or, Décembre au XVIe siècle, c'est encore moins cool que maintenant. La Tamise est gelée, il pleut et neige dans les maisons à travers les toits percés et bien évidemment, il faut pour la plupart des gens se contenter de maigres couvertures trouées, quand on la chance d'en avoir. le froid suinte des pages et c'est tout juste si l'on ne sent pas la neige congeler nos orteils en direct live.
Mis à part ça, le thème du théâtre ne fait son apparition qu'à la moitié du roman environ. L'auteur prend le temps de poser les bases de son histoire, tout en nous y plongeant tête la première et sans le moindre temps mort, du début à la fin. Malgré un début qui pourrait avoir l'air longuet, l'auteur parvient à maintenir notre intérêt en éveil grâce à ses personnages. Si Tom manque étonnamment de charisme, c'est surtout parce que les autres en débordent, en bien comme en mal. Qu'il s'agisse des repoussants aubergistes qui l'ont élevé, d'un certain assassin ultracanon ou de la haute en couleur Molly qui éclipse tous les autres, ils portent le récit jusqu'à ce que le mystère s'en mêle. Aucun passage n'est inutile ; tout, dans le cheminement de Tom, est logique. Jamais l'on n'a l'impression que l'adolescent est trop chanceux, il n'y a pas non plus de coïncidences dans cette histoire. Et si certains ressorts de celle-ci sont indéniablement beaucoup trop prévisibles (entre le prologue et les indices pas vraiment discrets distillés un peu partout au fur et à mesure du récit), le suspense va néanmoins croissant. Avoir compris avant Tom de quoi il retourne ne permet pas de prévoir l'issue du récit, et autant prévenir, Anthony Horowitz ne ménage pas nos nerfs !
« Le diable et son valet » est donc clairement un coup de coeur, même si tout ça manque un peu d'originalité et d'audace. L'intrigue est tout compte fait ultra classique (en plus d'être aisément devinable) et même si le plaisir de lecture demeure indéniablement intact, on aurait aimé être un peu surpris. C'est bien la seule chose qu'il y a à reprocher à ce thriller historique léché, labellisé jeunesse mais pas édulcoré pour autant, au décor ciselé par de nombreux détails.
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Ambages
  27 août 2015
An 1593. Tom, petit miséreux exploité par un couple d'aubergistes peu scrupuleux, se découvrira au fil des aventures qui le mèneront à la cour de la reine Elisabeth, une passion pour le théâtre.
Ce roman pour les enfants (approximativement entre 10 et 12 ans) est riche d'informations sur la vie à Londres au XVIe siècle, plein de rebondissements et bien écrit. Je découvre cet auteur et j'ai apprécié.
Ok j'avoue...j'ai un peu plus de 12 ans^^
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H0rage
  04 août 2019
Anthony Horowitz n'est plus à présenter, écrivain anglais à succès, scénariste, s'illustrant principalement dans les genres policiers et fantastiques. Il écrit aussi bien pour les adultes que pour la jeunesse, et a été plusieurs fois récompensé. Anthony Horowitz, c'est la série Alex Rider vendue à plusieurs millions d‘exemplaires dans le monde. C'est aussi un auteur apprécié des enseignants, l'île du crâne (et sa suite, Maudit Graal), caracolant souvent en tête des lectures imposées aux élèves. le diable et son valet ne déroge pas à cette règle - recommandé par l'Education nationale - peut-on même lire sur la quatrième de couverture.
L'histoire débute à Londres, en 1593. La reine Elisabeth sort de son lit et part à la rencontre du Dr John Dee, son magicien (et le chat qui parle de ce dernier). Elle souhaite retrouver un certain Robert, mais ce dernier est mort, laissant un fils. La reine met alors tout en oeuvre pour retrouver ce fils. On retrouve ce dernier, Thomas Fauconnier, 12 ans, exploité dans une auberge par le couple Slope, façon Cosette exploitée par les Thénardier. Un jour, un voyageur visiblement nanti ayant passé la nuit à l'auberge décide d'emmener Tom à Londres avec lui, sauf que ce dernier se fait trucider par Gamaliel Ratsey, bandit de grand chemin ayant un faible pour les masques. Tom parvient à s'enfuir et se retrouve seul à Londres, à devoir survivre. de rencontres en traquenards (Molly vide-Gousset, jeune fille se travestissant en homme pour délesté les plus riches qu'elle de bourses encombrantes ; Grimly dur-à-Cuire et son armada de petits mendiants éclopés qu'il estropie lui-même, un bras ou une jambe en moins, ça attendrit davantage le bourgeois), Tom finit par rencontrer le Dr Mobius qui lui propose un rôle dans la pièce de théâtre qu'il monte et qui va être représenté devant la reine : le diable et son valet.
Voilà un roman d'aventures dans lequel on n'a pas le temps de s'ennuyer ! Tom tombe de Charybde en Scylla jusqu'au bouquet final. Et si Thomas Fauconnier est un personnage de fiction, il croise un grands nombre de personnages historiques : la reine Elizabeth bien sûr, mais aussi Shakespeare, Ratsey, Molly … Horowitz a le souci du détail, et fait évoluer tout son petit monde dans un Londres savamment reconstitué et fidèle, tout comme le monde du théâtre. le registre fantastique s'invite également avec le personnage du Dr John Dee, magicien de la reine. En filigrane sont posées également les problématiques du travail des enfants au 16e siècle, et des codes sociaux de l'époque. le tout plutôt bien écrit (enfin un récit pour la jeunesse au passé simple !).
Oui mais… pourquoi ne suis-je pas plus emballée que ça ? Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. La clé de mon manque d'enthousiasme est peut-être dans la postface, où Horowitz s'adresse particulièrement aux enseignants. Serait-ce à dire que ce roman a été écrit pour être étudié à l'école ? C'est sûr, tout y est. Sauf un petit supplément d'âme.
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terryjil
  16 juillet 2019
De base, j'aime bien Anthony Horowitz, qui est très doué pour créer une ambiance réellement sinistre, ou au minimum inquiétante, en littérature jeunesse ( un peu comme Joseph Delaney), et à combiner ça avec un art consommé du whodunit, ou plutôt du méchant caché dont on ne doute pas du tout de l'identité. Je connaissais surtout la série les cinq contre les anciens, fortement surnaturelle, et la série des frères Diamant, nettement plus humoristique; et je viens de découvrir ce petit one-shot historique.
D'abord les défauts: On voit très vite arriver les intentions des méchants de l'histoire et leur méthode, et surtout c'est trop court! Mais là je suis presque mauvaise foi: j'aime mieux quand ça ne s'éternise pas en rebondissement interminables et en série à rallonge comme souvent le cas aujourd'hui! donc en fait, c'est plutôt bien; c'est juste que j'aurais aimé rester un peu plus longtemps avec Tom, qui pourtant m'a semblé manquer un peu de charisme ( défaut relevé aussi dans la critique de PoisOn). Un peu trop banal, trop générique sans doute ( sans particularité à part sa brusque passion du théâtre), très jeune garçon héros orphelin de base,

Après, Horowitz ne verse pas dans le pathétique, et la description des époux Slope, le couple d'aubergistes qui exploite Tom, tels des Thénardier anglais du 16ème siècle, est même plutôt gratinée et fort drôle! Donc humour: check.
Surnaturel: vaguement. Ce sont les révélations d'un magicien qui déclencheront les évènements, mais à part ça, il n'y a rien de magique. Amateurs de fantastique, passez votre chemin!
Sauf si une petite virée dans le Londres elisabétain vous tente, car il est plutôt bien rendu, autant que faire se peut en si peu de pages et pour de la littérature jeunesse! Horowitz se paye même le luxe de convoquer en protagonistes de son histoire des personnes ayant réellement existé, comme la reine Elisabeth 1ere, le brigand de grands chemins et rénégat Gamaliel Ratsey, la voleuse travestie Molly Vide-gousset , et l'auteur de théâtre William Shakespeare ( même si certains disent qu'il n'existait pas en réalité!). Donc historique: check.
Enfin, un style fluide, des péripéties qui s'enchaînent sans temps mort, et on a un bon roman jeunesse, cohérent et accrocheur! The devil and his boy est une lecture donc tout à fait recommandable (et ce même pour un adulte :-b) !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   24 octobre 2015
[super description de ce qu'étaient les rues de Londres jusqu'au 19ème siècles]

Des chevaux caracolaient dans la boue. Des carrioles cahotaient en grinçant. Des chiens aboyaient, des vaches meuglaient, fâchées d'être menées au marché. Dans les ateliers ouverts sur la rue, des ferronniers à demi nus jouaient du marteau et beuglaient leurs instructions à des apprentis empressés. Des menuisiers en tablier de cuir sciaient et coupaient du bois. Un groupe de marins déjà à moitié ivres passa en zigzaguant, riant et chantant à tue-tête. Quel tapage ! Tom se boucha les oreilles, il avait le vertige.
Et puis il y avait l'odeur. L'odeur des légumes et des épices du marché. Des fruits, frais ou avariés. L'odeur des gens, sales et suant. L'odeur des animaux. Et, bien sûr, pire que tout, la puanteur de l’égout à ciel ouvert qui courait au milieu de la rue, charriant le flot continuel et nauséabond de toutes les eaux usées de Londres vers on ne savait où !
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   22 octobre 2015
Londres avait ceci d'étrange : c'était une cité immense, surpeuplée, dont les rues et les maisons s'entassaient dans le minuscule espace coincé entre les murs et le fleuve.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   24 octobre 2015
Tous les individus présents dans l'auberge étaient des filous, chacun sa spécialité. Tire-laine, escrocs, faussaires, voleurs à la tire, coupeurs de bourses. Tom ne connaissait pas avec précision les activités de chacun, mais ils avaient vraiment l'air patibulaire, avec leurs yeux de fouine et leurs grands sourires édentés. C'était une sensation assez curieuse d'être la seule personne dans cette salle à n'avoir commis aucun crime.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   22 octobre 2015
[ sentiment du personnage principal alors qu'il regarde une pièce de théâtre pour la 1ère fois]

C'était un sentiment merveilleux que de se perdre dans un monde où rien d'autre n'avait d'importance.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   21 octobre 2015
" Tu n'as rien ? " s'inquiéta Sebastian.
Henrietta s'essuya une main sur sa jupe.
" Je pue ! s'exclama-t-elle.
- Je sais, ma mie. Mais ne t'inquiète pas, le purin de cheval masquera ton odeur. "
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Videos de Anthony Horowitz (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anthony Horowitz
Entretien avec Anthony Horowitz à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 19 mars 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman "Comptine mortelle".
Un grand merci à Fabienne Gondrand pour l'interprétation.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Horowitz-Comptine-mortelle/1029323
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