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C. Lemaire (Traducteur)
EAN : 9782277236078
157 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/01/1994)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 46 notes)
Résumé :

Dans les années 1880, trois Anglais s’aventurent dans des contrées inconnues de l’Afrique du Sud, à la recherche de Neville Curtis, parti en quête des fameuses mines de diamants du roi Salomon. Conduit par Allan Quatermain, le groupe d’aventuriers doit affronter de multiples dangers avant de trouver une contrée perdue, celle des Kukuanas, dirigée par le tyran Twala et la sorcière Gagool. Mais qui est le my... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
AlexandrePage
  06 septembre 2019
Bon, je ne le cache pas, j'aime les romans d'aventure, et comme en plus en ce moment l'Afrique est mon terrain de jeu, et bien j'ai relu ce court roman de Rider Haggard, la plus connue des aventures de Quatermain adaptée plusieurs fois au cinéma (même si aujourd'hui j'en vois toutes les limites, la version avec Richard Chamberlain était le second Indiana Jones de ma jeunesse).
Bon, Haggard a écrit ce livre après un pari, en deux semaines, avec des bribes de souvenirs, et cela se ressent quand même. le bouquin n'est pas tout à fait achevé. Ca va vite, trop vite à mon sens. On n'éprouve pas assez les épreuves, les difficultés, les longueurs du voyage. Haggard a repris des passages obligés de la vie là-bas (on les retrouve dans tous les récits de voyage du temps) mais ça manque quand même un peu de liant, de profondeur, de souffle. En somme, on peut écrire un roman en deux semaines, mais pas le dégrossir assez, et là il fallait encore polir les détails, épaissir les descriptions, nourrir les caractères.
Bon, malgré tout ça se laisse lire et suivre sans déplaisir, et aujourd'hui il suffira de projeter l'imaginaire cinématographique pour donner un peu mieux corps aux protagonistes et à l'intrigue.
Pour le reste, Rider Haggard offre un récit d'aventure au sujet intelligent (dans l'air du temps à l'époque) et qui sans échapper complètement à des considérations géopolitiques et sociologiques un peu typées fin XIXe, laisse transpirer l'intérêt et la passion de l'auteur pour l'Afrique. Après évidemment faudra quand même se souvenir que ce livre reflète une époque, et donc pour l'apprécier éviter de projeter dessus des considérations actuelles (par exemple sur la chasse aux gros vertébrés).
Pour ma part, Les Mines du roi Salomon, en dépit de leur célébrité n'est pas le meilleur récit d'aventure du temps. Certes, il a fait émerger un genre, mais Haggard a écrit son livre sans vraiment d'ambition particulière et sans y mettre l'application nécessaire, et si le résultat est distrayant, j'avoue ne pas avoir éprouvé l'humidité poisseuse, avoir redouté la diphtérie et le mycétome ni senti le souffle âcre d'une harde de hyènes affamées dans le cou. Bref, c'est un peu ça qui manque ici, mais cela n'enlève qu'une partie du plaisir. 3
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HORUSFONCK
  19 juillet 2018
Quelles aventures trépidantes que celles d' Allan Quatermain et ses compagnons!
Rider Haggard fait massacrer allègrement quelques éléphants et girafes pour nourrir nos chasseurs de trésor. En passant, les héros aident à rétablir un héritier légitime sur son trône. Rien que çà.
Le livre est captivant, et je m'y suis promené agréablement un peu comme dans certains Jules Verne.
Ces Mines du Roi Salomon, sont le but d'une odyssée qui ne saurait trop enrichir le trio européen. Les trésors de Salomon sont sacrément bien protégés!
Quant au ton légèrement condescendant du livre, il a ce caractère un peu désuet qui fait le charme d'une pure lecture de divertissement (le cinéma de l'époque).
Si Spielberg a fait du Tintin, avec ses Aventuriers de l'Arche perdue, Hergé a quand même pas mal pompé sur Rider Haggard! le "coup de l' éclipse" pour affoler les sauvages ne vous rappelle-t-il rien?
Un livre d'aventure (un vrai) à lire pendant les vacances avec un bon verre à portée de main.
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Crazynath
  07 juin 2014
Une petite déception que ce livre !
Des le début le style lourd m'a agacé sans compter que la traduction est loin d'être de qualité, certaines phrases sont à la limite du compréhensible .
L'aventure est certes au rendez vous, mais sans plus...Il manque un je ne sais quoi pour y adhérer complètement...Bon, le fait que ce livre ait été écrit en 1885 explique en partie les relents d'impérialisme qu'on rencontre dans ce roman.
En conclusion, je pense que , une fois n'est pas coutume, le film est plus intéressant à voir que le livre ....
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100choses
  17 décembre 2010
si cette lecture a été très instructive et intéressante, l'intrigue romanesque, m' a elle profondément ennuyée. Alors, forcément j'étais pas toujours motivée pour ouvrir mon bouquin. J'étais pourtant très enthousiaste à l'idée de lire ce roman pour ce challenge. Il dormait dans ma PAL depuis quelques mois et j'étais ravie d'avoir enfin une bonne occasion de me plonger dans ce roman d'aventure et classique anglais.
Sir Henry Rider Haggard a vécu de nombreuses années en Afrique du Sud au cours du XIXème siècle et offre ce pays pour cadre à son roman. Et cela m'attirait beaucoup. Je souhaitais découvrir l'Afrique coloniale, ses institutions, les rapports entre les diverses populations cohabitant alors sur place…tout en m'offrant une lecture « légère ». Je n'avais pas envie d'un ouvrage « engagé ».
Au final j'ai vraiment adoré cette découverte de l'Afrique du Sud et j'ai appris énormément de choses sur l'histoire de ce pays. J'ignorais par exemple qu'il y avait eu une présence hollandaise aussi forte dans le pays. Des personnages de diverses origines, se croisent, se rencontrent et des liens complexes se nouent entre eux. Sentiments, conventions et préjugés ne font pas forcément bon ménage.
On sent d'ailleurs très bien cet assemblage complexe de cultures dans les termes employés par l'auteur. En effet, il utilise de nombreuses expressions locales, mélangeant plusieurs langues au sein d'une même phrase. Si c'est un peu déroutant au début, on s'y fait assez vite et cela donne vraiment une ambiance particulière.
De même on a un bel aperçu de l'aspect géographique du pays. Si tout débute au Cap, très vite nos héros parcourent le pays et l'on découvre avec eux déserts, savanes, montagnes aux sommets enneigés…
Certes, quelques clichés sont présents, et l'on sent un esprit colonialiste assez marqué chez l'auteur, mais finalement ses héros font aussi parfois preuve de beaucoup d'ouverture d'esprit pour l'époque, ce qui a été une agréable surprise pour moi.
Bref, un ouvrage très dépaysant, riche en contrastes et qui nous offre une belle découverte de ce pays tel qu'il était au XIXème siècle. Surtout, on sent que l'auteur aime ce pays où il a vécu et qu'il a envie de nous embarquer avec lui.
En revanche, côté intrigue, ça ne tient vraiment pas la route, entre incohérences, péripéties prévisibles beaucoup trop tôt et ressorts éculés (genre le coup de l'éclipse pour faire croire que l'on maitrise les éléments…), l'auteur n'évite ici aucune écueil. Les quelques moments qui auraient pu être intéressants sont traités en quelques pages alors que d'autres passages se trainent en longueur.
En outre, les personnages m'ont souvent agacé par leur manque de préparation, de débrouillardise : ils sont complètement inconscients et se lancent dans une chasse au trésor à l'aveuglette et sans se soucier des conséquences et leur réactions m'ont souvent agaçée. Bref, je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout accroché à l'intrigue. A tel point que la lecture m'a parfois été pénible.
Question style, j'ai eu beaucoup de mal aussi. Allan Quatermain, le narrateur use de phrases très, trop lourdes, part trop souvent dans des envolées pseudo-lyriques et nous ressort des références à la Bible à tout bout de champ. Et cela a aussi été un frein à ma lecture.
Bref, malgré de gros défauts, selon moi, dans l'intrigue et le style, cet ouvrage était vraiment très intéressant et je n'en regrette pas du tout la lecture.
Lien : http://leboudoirdemeloe.co.u..
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frandj
  16 juin 2016
Souvenir d'une lecture de jeunesse, ce roman ayant été publié dans certaine "bibliothèque verte" qui, autrefois, suscitait un attrait extraordinaire chez les lecteurs en culottes courtes. Je n'ai pas relu ce livre: je me contenterai ici des impressions fortes qu'il m'avait laissées.
Voici l'intrigue, en deux mots: l'aventurier Allan Quatermain rencontre Sir Henry Curtis, parti en Afrique du Sud pour retrouver son frère disparu. A l'aide d'une ancienne carte, ils vont découvrir un territoire inexploré et peut-être trouver les mines de diamants du roi Salomon. C'est LE roman d'aventures à l'état pur, passionnant pour le jeune adolescent que j'étais...
Je viens de trouver une information intéressante: ce roman est paru en 1885; il est donc le premier qui ait eu pour cadre l'Afrique ! Il a certainement servi de prototype à d'autres livres publiés ultérieurement et qui sont de la même veine. Par ailleurs, je suis tombé sur une nouvelle récente: si les mines de Salomon ont réellement existé, elles se situaient sur le territoire actuel de la Jordanie et elles ne fournissaient ni or, ni diamant, mais… du cuivre ! C'est du moins ce qu'affirment des archéologues israéliens, qui datent ces mines du Xème siècle avant J. C.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
HORUSFONCKHORUSFONCK   14 juillet 2018
« Qu'est-ce que la vie, ô blancs ? Dites-le moi, vous qui êtes puissants, qui comprenez le secret de la terre et des astres ! Vous qui, sur des fils légers, et sans voix, portez au loin vos paroles ! Quel est le secret de la vie ! D'où vient-elle et où va-t-elle ? Vous restez muets, ô blancs ! Vous l'ignorez ! Nous sortons de la nuit et nous rentrons dans la nuit ; nous sommes comme un oiseau que chasse la tempête, nous venons de l'inconnu ; un instant nous volons à la lumière, puis nous rentrons dans la nuit. La vie ! c'est un ver luisant qui brille dans l'obscurité et qu'on ne trouve plus dès que le jour paraît ; c'est une ombre qui flotte sur le gazon ; le soir, elle a disparu.
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gillgill   05 septembre 2013
Voici mon histoire terminée ; elle va être livrée au public, et ce fait me remplit d'appréhension. Ma crainte est de pas être cru et d'être pris pour un hâbleur, moi, Allan Quatermain, dont la parole a toujours valu un serment.
L'idée d'un doute ne me serait pas venue sans un petit incident tout récent, dont je vous fais juge.
J'avais eu la simplicité d'envoyer mes épreuves à mon fils Harry. Lui, sans m'avertir, n'eut rien de si pressé que de les passer à certain Jones, rédacteur distingué, paraît-il d'un journal destiné aux jeunes garçons.
Cet illustre personnage jugea à propos de faire de cet ouvrage une critique blessante, et Harry, tout fier de la condescendance de l'homme célèbre, m'envoya cette critique.
Mr Jones, qui ignore comment j'ai recueilli les documents de mon récit, s'exprime ainsi :
"L'idée de votre ami n'est pas mauvaise ; on aurait pu cependant en tirer un meilleur parti. Le style non plus n'est pas fameux, et il me semble que, pour se permettre un ouvrage d'imagination pareil, il aurait été bon que l'écrivain possédât, en quelque mesure au moins, des connaissances exactes sur les indigènes et sur les coutumes qu'il décrit".
Remarquez, je vous prie, que me jugeant par lui-même, sans doute, Mr Jones me prend pour un de ses rivaux, c'est à dire un compilateur de mensonges littéraires, et il insinue que mon histoire de la découverte des Mines de Salomon est un fruit de mon imagination......
(extrait de l'introduction signée Allan Quatermain, datée de 1885 et placée en tête de l'ouvrage paru aux éditions "J'ai Lu" en 1994)
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CrazynathCrazynath   07 juin 2014
Vers cinq heures, nous reprîmes notre marche . Le silence et la solitude nous paraissaient de plus en plus lugubres. Nous n'aperçûmes que quelques autruches et deux ou trois serpents. Un être, par contre, qui ne manquait pas, c'était la mouche .
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oliviersavignatoliviersavignat   15 juin 2020
"Nous sommes les hommes les plus riches du monde, bégayai-je. Monte-Christo ne serait qu'un gueux auprès de nous.
-- Nous allons inonder le marché de diamants, s'écria Good.
-- Oui, mais il faudra d'abord les y transporter", objecta sir Henry.
"Hi! hi! hi! ricana derrière nous la vieille Gagoul, attachée à nos pas comme un oiseau de mauvais augure. Voici les pierres brillantes que vous aimez tant, hommes blancs; il y en a plus que vous n'en pouvez désirer. Prenez-les; faites-les glisser entre vos doigts; mangez-en, hi! hi! buvez-en, hi! hi!"
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HildebaldHildebald   26 décembre 2012
Insecte extraordinaire que la mouche ! Où qu'on aille on la trouve. De tout temps elle a dû être le fléau des hommes, j'en ai vu une enfermée dans de l'ambre, où elle se conservait depuis cinq mille ans ; elle ne différait en rien de ses congénères. Pour notre tourment, les mouches ne venaient pas en sentinelles isolées ; c'étaient des bataillons nombreux et serrés. Je ne doute pas que, quand le dernier homme rendra son dernier souffle, une mouche bourdonnera autour de lui.
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Videos de Henry Rider Haggard (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Rider Haggard
Les Mines du roi Salomon (film) (King Solomon's Mines, 1950) Official Trailer - Deborah Kerr, Stewart Granger.
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