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Éric Boury (Traducteur)
ISBN : 2757807250
Éditeur : Points (03/01/2008)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 997 notes)
Résumé :
Mauvaise publicité pour l'hôtel de luxe envahi par les touristes!
Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d'enfants.
La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur ne l'entend pas de cette oreille.
Déprimé, assailli par des souvenirs d'enfance douloureux, il s'installe dans l'hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins ...
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Critiques, Analyses & Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  03 mai 2016
Ce roman est particulier. C'est le troisième opus des enquêtes du commissaire Erlendur et son équipe. le ton est donné rapidement, car la victime est Gulli, de son vrai nom Gudlaudur, le portier de l'hôtel de luxe qui endosse les habits du Père Noël comme tous les ans, et qu'on retrouve le pantalon baissé, le sexe recouvert d'un préservatif.
Une enquête difficile car Gulli est un homme solitaire, sans ami, en rupture avec sa famille, donc difficile de savoir par où commencer…

Un homme attachant quand même ce commissaire, qui a une vie d'homme toute aussi triste que sa vie de père. Il s'ouvre peu à peu à sa fille qui connait très peu de choses sur lui, notamment sur la disparition de son petit frère, dans la forêt dont on n'a jamais retrouvé le corps, et dont il se sent responsable encore actuellement. Peut-on faire le deuil en l'absence du corps de la personne disparue ?
On retrouve l'alternance des récits dans le temps : l'enfance, l'adolescence, la vie de Gulli d'un côté, et la progression de l'enquête de l'autre et aussi entre la famille de la victime et celle du commissaire, (notamment la toxicomanie d'Eva Lind) et une question est soulevée : existe-t-il une addiction au succès, à la reconnaissance?
J'ai aimé ce roman noir, d'une tristesse affreuse alors que la neige tombe dehors, alors que tous les personnages sont englués dans la noirceur. La mélancolie nous accompagne tout au long des pages, alors que ce sont les préparatifs de Noël, une fête qu'on se doit d'honorer en famille, avec le traditionnel repas et qui devient de plus en plus lourde, quand ce n'est pas une corvée, pour tout un chacun.
Arnaldur Indridason n'a pas son pareil pour décrire cette mélancolie, ce temps qui passe ou ne passe pas. On sort de ce livre lessivé, le moral dans les chaussettes mais c'est une belle histoire.
J'ai moins aimé cet opus que « le femme en vert », mais j'ai envie de continuer l'aventure, car chaque enquête a un thème de fond, avec ici la musique, les collectionneurs …« La maladie de la collection n'est-elle pas une tentative pour conserver quelque chose de l'enfance ? Quelque chose qui serait lié à des souvenirs qu'on refuse de laisser s'enfuir et que l'on cultive sans cesse par le biais de cette manie ? » P 239
Note : 7,5/10
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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isabelleisapure
  21 août 2017
Je qualifierai ce polar de « reposant ». Ne vous méprenez pas, je ne veux pas dire par là qu'il manque d'intérêt, loin de là.
Simplement, l'auteur a eu l'intelligence et le talent de se contenter d'un seul cadavre pour nous servir un suspens constant, habilement dosé.
Il faut dire que le cadavre en question est celui du père Noël découvert en position scabreuse dans le sous-sol d'un hôtel de luxe où il travaillait comme portier, factotum, toujours partant pour se rendre utile, même à revêtir la houppelande rouge et la barbe blanche pour le bonheur des enfants en ces veilles de fêtes ?
Qui était cet homme, solitaire, pourquoi vivait-il dans ce minuscule local sans fenêtre ?
Dans cette troisième enquête, le commissaire Erlendur va être confronté au monde cruel des enfants star et va retracer le parcours qui a transformé l'enfant à la voix d'or en ce pauvre homme mort dans une cave. En fouillant dans son passé, Erlendur va découvrir une enfance passée sous la houlette d'un père tyrannique, bien décidé à amener son fils au succès.
Nous retrouvons Erlendur dans l'ambiance d'un triste Noël, face à sa solitude et à ses démons, toujours en grande difficulté pour communiquer avec sa fille qui essaye de se sortir de la drogue.
« La voix » est plus qu'un polar, certes il y a un cadavre et bien sûr une enquête mais l'auteur y aborde plusieurs thèmes : la prostitution, l'homosexualité et les difficultés des relations parents- enfants.
Une fois de plus je ressort totalement conquise par la plume précise de l'auteur qui sait à merveille créer dans ses romans une atmosphère lourde sans pour autant se sentir obligé d'inonder ses pages d'un surplus d‘hémoglobine.
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belette2911
  30 juin 2014
♫ Petit Papa Noël ♪ Toi qui as descendu ton pantalon ♫ Pour te faire câliner ton joujou ♫ Tu n'as pas oublié ton p'tit caoutchouc ♫ Mais avant de jouir, ton torse s'est fait occire ♫ Planté par un couteau… ♫ Ça a fait r'tomber ton poireau ♫ Ton p'tit imper anglais… ♪ S'est mis à flotter sur ta hampe ♫
Un sacré gros coup d'mou qu'il a eu le Père Nowel ! Dans tous les sens du terme… Alors qu'il était occupé à se faire tutoyer la clarinette, il s'est fait trucider d'un coup de surin.
C'est avec le pantalon sur les chevilles, les couleurs en berne et la capote pendouillant sur son membre tout aussi raplapla qu'il fut trouvé par une des nettoyeuses de l'hôtel.
Lorsque le commissaire Erlendur Sveinsson et son équipe arrive, c'est dans cette attitude un peu grotesque qu'il découvre Gudlaugur, l'homme à tout faire d'un hôtel de luxe de Reikjavik, et qui jouait aussi au Père Nowel pour les enfants.
Un homme qui vivait seul, logeait dans un cagibi de l'hôtel et avait peu d'amis, pour ne pas dire "aucun" et apparemment pas de famille. Alors, pourquoi s'est-il fait tuer ? Et par qui ?? Par la dame qui officiait à genoux ? Monica Lewinsky serait-elle suspecte ?
L'enquête est assez lente, comme dans tous les romans de l'auteur et on s'attache ici beaucoup plus au commissaire Erlendur qu'aux autres membres de l'équipe – Elinborg et Sigurdur Oli – qui eux, ne pensent qu'aux fêtes de Noël.
[Note pour moi-même : éviter de lire des romans "période de Noël" lorsqu'on est en vacances sous le soleil, ça l'fait moins, niveau climat !]
On en apprendra plus aussi sur la disparition du petit frère du commissaire ainsi que sur sa fille Eva Lind, sur leurs difficultés relationnelles et les questions que sa fille se pose sur ce père trop taiseux.
"La femme en vert" avait des chapitres alternés, nous faisant découvrir la vie d'une famille, pareil pour "La cité des jarres" qui nous parlait de la guerre froide… Ne voyant rien venir ici, j'avais pensé que ce roman n'aurait pas cette profondeur qui m'avait plu dans les autres.
Et bien, je me trompais, il y avait de la profondeur et beaucoup de tristesse dans le personnage de Gudlaugur, dans son enfance et sa vie. Je regrette de n'avoir connu ce personnage qu'au travers de sa mort.
— Non, plus personne ne se rappelle qui était Gudlaugur, regretta Erlendur.
Claustrophobe, attention, ce roman est un huis-clos entre les murs de l'hôtel… Erlendur, n'en ayant rien à faire des fêtes de Noël, va se louer un chambre dans cet hôtel qui se veut luxueux mais dont le chauffage est défectueux et où le personnel n'est pas toujours aussi clean que ses chambres.
Roman glauque aussi de par ses sujets abordés : meurtres, prostitution, pédophilie, drogues, jalousies, et coups bas chez les têtes blondes.
Les fausses pistes sont au menu aussi, et j'ai adoré me faire mener en bateau.
Ce roman m'a aussi surpris par son coupable, habituée que j'étais à ressentir de l'empathie pour les meurtriers des romans d'Indridasson.
Et puis, événement international, il y a quelques touches d'humour qui m'ont bien fait sourire… [Voir mes citations]
Ainsi que de nombreux moments qui m'ont plus touchés.
Pas aussi merveilleux que "La femme en vert", mais ce roman possède des qualités qui font de lui un très grand roman fort sombre.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Didili
  02 octobre 2016
Voici mon deuxième opus de cette série si connue et reconnue de l'écrivain Arnaldur Indridason et de son commissaire, le très célèbre Erlendur Sveinsson.
Ma première découverte se fît avec " La femme en vert ". Ma lecture remonte déjà à mars 2010 : Lisez plutôt mon billet ICI et j'avais apprécié beaucoup cette histoire.
Lors du dernier QDP 2016, j'ai eu la chance de croiser Arnaldur Indridason et de me faire Didicacer "La voix". La table de cet auteur était bien garnie, il faut dire que Erlendur à du succès auprès des lecteurs.
J'ai opté pour un des premiers car j'aime quand il y a des personnages récurrents avancer à leur rythme dans les différentes enquêtes et dans leur histoire personnelle.
Très vite dans ma lecture j'ai refait connaissance avec Erlendur et son équipe rapprochée : à savoir Sigurdur Oli et Elimborg.
J'avais gardé pendant tout ce temps (6 ans quand même) l'image de cet homme au lourd passé. Ce passé qui façonne Erlendur en policier tenace et efficace, à la vie quelque peu désenchantée...
Dans cette enquête au coeur de la période de Noël, Erlendur se retrouve presque seul dans cet hôtel où à lieu un étrange meurtre, celui du Père-Noël.
Enfin je veux dire celui du portier de l'Hôtel puisque celui-ci s'était déguisé pour distribuer des cadeaux aux enfants des clients de l'hôtel.
L'homme est mort dans une bien fâcheuse posture et dans un cagibi dans lequel il vivait.
Cette enquête nous mène avec toute l'équipe sur les traces d'un enfant choriste, un enfant star à la voix sublime.
Ce sera alors l'occasion de plonger dans le passé de cet homme qui fût un enfant adulé, de faire la connaissance de sa famille, du moins ce qu'il en reste.
On vit à l'intérieur de l'hôtel où la façade grand luxe recèle bien des secrets et chaque personnels et clients sont potentiellement les auteurs du crime.
Il y a aussi, le monde des collectionneurs qui spéculent sur des produits rares comme le sont les quelques disques enregistrés par Gudlaugur lors de sa gloire si éphémère...
Comme dans "La femme en vert" Indridason nous dresse grâce à cette enquête le portrait de son commissaire. Chercher dans l'histoire familiale de la victime va faire remonter chez Erlendur cette lourde culpabilité vis à vis de son frère disparu dans une tempête alors qu'il étais enfant.
En tant que père, Erlendur est aussi bousculer et essaye d'être là (enfin) pour sa fille Eva Lind qui a bien des tracas ...
J'ai donc suivi avec plaisir cette enquêtes et toujours apprécié l'écriture de l'auteur (même si parfois on a quelques répétitions dans les situations).
Je connais de plus en plus Erlendur et j'ai très envie de poursuivre encore plus avant sa connaissance.
Une histoire où le passé s'imprime indubitablement sur le présent. Très souvent pour le pire.

Il me reste encore pas mal de livres ! J'essayerais de réduire le temps entre deux lectures de cet auteur.
Quant à vous, laissez vous conter l'histoire
du destin de cette voix si belle et si fragile.
Accompagnés du commissaire Erlendur.

Bonne lecture !
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Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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Aline1102
  17 juillet 2013
Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli sont à nouveau confrontés à une enquête difficile. Quelques jours avant Noël, le trio est appelé dans un hôtel plutôt luxueux de Reikjavik. le portier qui étant chargé d'y jouer le Père Noël pour animer le goûter des enfants du personnel vient d'être assassiné dans le cagibi qu'il occupe depuis près de vingt ans.
Qui a tué cet homme apparemment sans histoire ? Pourquoi est-il si seul, sans ami et brouillé avec sa famille ?
L'ambiance morose de l'enquête rejaillit sur le moral d'Erlendur, rattrapé par ses vieux démons. Il se souvient de la disparition de son frère et de ses problèmes relationnels avec ses enfants.
Que j'aime cette série !
Découvert avec Hiver arctique (qui, chronologiquement, se passe avant La Voix) Erlendur et sa personnalité si atypique est parvenu à me surprendre et à m'intéresser.
Cet opus des enquêtes d'Erlendur est très surprenant, en ce sens qu'il ne s'y passe pas grand chose. Elinborg et Sigurdur Oli sont peu présents, trop occupés à préparer Noël, et c'est surtout autour d'Erlendur que tourne le récit. On nous parle une fois de plus de son petit frère et de ses enfants, Eva Lind et Sindri Snaer et de leurs difficultés relationnelles. On en apprend beaucoup plus sur la vie d'Eva et sur les conséquences de son addiciton à la drogue. Marion Briem, l'ancienne supérieure d'Erlendur fait quelques apparitions et la rencontre avec Valgerdur (la petite amie d'Erlendur) a lieu dans ce roman.
Mais malgré cela, le personnage principal reste un mystère. Pourquoi décide-t-il de s'installer à l'hôtel pendant la durée de l'enquête au lieu de rentrer chez lui pour préparer le réveillon de Noël, comme ses collègues ? Il ne le sait pas lui-même. Pourquoi cette personnalité aussi secrète, aussi solitaire ? Est-ce uniquement dû au drame de son enfance, la disparition de son petit frère ?
Erlendur n'est d'ailleurs pas le seul solitaire du roman. Gudlaugur, la victime, était également un solitaire. Cet homme de près de 50 ans a été, dans sa jeunesse, un enfant-star. Petit chanteur doté d'une voix angélique (d'où le titre du polar), Gudlaugur était promis à un brillant avenir, pour la plus grande satisfaction de son père. Malheureusement pour le petit garçon, sa voix a mué alors qu'il faisait sa première grande présentation en public.
L'enfant prodige s'est disputé avec son père et avec sa grande soeur et il est devenu portier dans un grand hôtel. Sans ami et sans famille, il vit dans une pièce minuscule où il a regroupé quelques possessions terrestres : le peu de vêtements qu'il possède, deux disques qu'il a enregistrés quand il était enfant et une affiche du film La petite princesse avec Shirley Temple. Cette dernière intrigue beaucoup Erlendur et se révèlera d'une grande importance pour comprendre la personnalité de Gudlaugur.
La Voix était donc un excellent polar. Assez lent, le récit permet de suivre pas à pas l'histoire de Gudlaugur, qui se dessine sous nos yeux. Si certains éléments de sa vie passée se devinent facilement, l'identité du meurtrier, en ce qui me concerne, était totalement imprévisible. Comme pour Hiver arctique, les motivations du coupable étaient d'ailleurs très étonnantes : je m'attendais à quelque ressentiment personnel du meurtrier envers Gudlaugur, à une vengeance quelconque. Eh bien, pas du tout ; le motif de ce meurtre est particulièrement banal. Un grand bravo à M. Indridason pour ce dénouement imprévu.
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Citations & extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili   02 octobre 2016
" Oh, où suis-je donc,
Maintenant que s'abat l'hiver
Et où ont fui les fleurs
Le soleil
Et l'ombre rafraîchissante de la terre ?
Résonnent les murailles,
Muettes et glaciales,
Grincent les girouettes
Dans la tempêtes. "

Extrait de Au milieu de la vie Friedrich HÖLDERLIN
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belette2911belette2911   30 juin 2014
Il [le directeur de l'hôtel] l'attrapa, fermement décidé à la jeter dehors.
— Fiche-moi donc la paix, répondit Stina en se levant. Je suis en train de discuter avec ce monsieur.
— Faites attention à ses seins, cria Erlendur qui ne voyait pas ce qu'il aurait pu dire d'autre. Le directeur de l'hôtel le regarda, interloqué. Ils sont tous neufs, ajouta Erlendur en guise d'explication.
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SeraphitaSeraphita   14 juin 2010
L’homme était assis sur le lit et adossé au mur. Il était vêtu d’un costume de Père Noël rouge vif et avait encore sur la tête le bonnet qui lui avait glissé sur le visage. Une barbe blanche fournie dissimulait son visage. Il avait détaché la grosse ceinture qui lui enserrait le ventre et déboutonné sa veste. Il ne portait rien d’autre qu’un maillot de corps en dessous. Il avait une blessure mortelle à l’endroit du cœur. Son corps portait d’autres blessures mais celle qu’il avait au cœur lui avait été fatale. Il avait les mains couvertes d’égratignures, comme s’il avait essayé de se défendre pendant l’agression.
Son pantalon était baissé. Un préservatif pendouillait sur son membre.
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pilepile   04 novembre 2011
Ils ne parlaient jamais du temps, ni des prix qui augmentaient dans les magasins, ni de politique, ni de sport, ni de mode ni de toutes ces choses auxquelles les gens consacraient du temps à discuter mais qui n’étaient à leurs yeux que du bavardage insipide. Seuls eux deux, leur passé et leur présent, cette famille qui n’avait jamais vu le jour parce qu’Erlendur l’avait abandonnée, la tragédie d’Eva et de son frère Sindri, la haine que leur mère portait à Erlendur ; seules ces choses-là avaient de l’importance dans leur esprit et donnaient le diapason à toutes leurs relations.
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emi13emi13   25 mai 2017
Vous savez que vous êtes en train de creuser votre tombe. Je pèse cent- vingt-quatre- vingts kilos , répondit le directeur. Les porcs d'élevages dépassent rarement ce poids. J'ai toujours été gros. Je n'ai jamais rien connu d'autre , jamais suivi de régime. Je n'ai jamais pu imaginer changer d'hygiène de vie. (P37)
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