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ISBN : 2070375927
Éditeur : Gallimard (07/06/1984)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 19 notes)
Résumé :
L'enfance et la jeunesse d'Adrien Zograffi se situent dans une misérable banlieue du port de Braïla, sur les bords du Danube. Adrien devient le protégé de Codine, le bon géant. Puis il se fait vagabond et, pendant huit ans, a Mikhaïl pour inséparable compagnon. A Alexandrie, Le pêcheur d'éponges lui raconte sa vie. Chacun de ces textes pourrait lui aussi s'appeler Mes départs. Avec ces quatre titres, qui composent La jeunesse d'Adrien Zograffi, Panaït Istrati, qui r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pancrace
  07 juillet 2018
Préambule : Ce livre contient quatre romans regroupés sous le titre :
« La jeunesse d'Adrien Zograffi ». Ce commentaire est issu du premier roman : « Codine »
Et voila, je me suis fait une nouvelle fois ensorceler par ce sorcier roumain, conteur et humaniste. Je vais être dithyrambique, dégoulinant de compliments.
Panaït enfile les phrases comme des perles nacrées de sentiments sur la corde sensible de la vie.
Non, bien trop sirupeux et bien lourd ça !
Il faut dire : avec Panaït les tournures glissent comme crème. C'est juste jeun's comme expression.
Codine : C'est le prénom d'un bagnard, d'un forçat au coeur gros « comme ça », laid comme un chimpanzé, poil compris, avec des valeurs humaines comme il n'y en a plus.
Dans ce monde de « laisser pour compte », l'amitié se mesure à la croix tracée sur le bras à la pointe du couteau où le sang gouttant vient abreuver l'ami à la vie à la mort, désigné.
Adrien : C'est un jeune garçon égaré mais ébloui par un nouvel univers où sa mère maintenant, est tenue de loger.
Leur rencontre mêlera deux castes sociales, enrichira l'un et l'autre pour notre plus grand plaisir.
« Dieu tout-puissant ! Hurla-t-il, ouvrant ses bras. Ça vaut encore la peine d'être un homme, même quand on a une gueule de singe, si on peut se faire aimer, à tel point, par un enfant. »
Ce gamin protège de ses débordements un énergumène que la vie a pollué.
« Je me dirigeais vers mon but, vivant des minutes éternelles. »
De son côté, Codine est le rempart puissant de la mère et l'enfant des dangers de ce monde agressif et cruel.
Que j'aime les phrases de Panaït avec de l'honneur dedans et de l'amour qui mouille les yeux.
A chaque ligne son lot d'étonnements, à chaque strophe son lot de catastrophes.
Maintenant, s'il vous plait, laissez-vous vous enivrer des pleins et des déliés de ce roman qui se savoure et se déguste comme du petit lait.
Les vrais « bons sentiments » sont tellement difficiles à exprimer qu'il faut savoir en profiter.
Défaire sa cuirasse, avancer l'âme nue que l'on pourrait voir les gènes de la bonté tatoués dessus.
La palette de ces élans est à présent compactée par : Respect cousin ! Autre temps, autre moeurs.
Ecrit en 1926, lu en 2018.
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PiertyM
  11 février 2014
Dans ce premier volume des aventures d'Adrien Zograffi, il est question de sa jeunesse. Une jeunesse remplit de rencontres mais vraiment pas ordinairement qu'on arrive à se demander pourquoi depuis son enfance Adrien bénéficie incroyablement de l'amitié et la confiance des hommes que la société pourrait traiter d'anormaux. Face à trop d'injustice, ces hommes se sont poser des gardes fous contre le genre humain. A défaut de devenir misanthropes, ils se méfient des hommes à tous les niveaux ou accomplissent des insensés une manière certaine de déprécier leur dépression.
Adrien rencontre son oncle Dimiqui le préfère à ses propres enfants. Ainsi tous ses actes mêmes les plus absurdes ou sont connus de son neveu. Quand ses crises de nerfs éclatent, à défaut de taper sur tout ce qui bouge, il tape sa femme. Codine est celui qui, ayant été victime de l'injustice depuis son enfance par ses parents, n'a fait que colleter des injustices sous diverses forme tout le long de son parcours. Alors il se révolte contre la race humaine. Il est le plus vilain, eh alors? Il est aussi le plus fort, ça compense. Il commence d'abord, prendre sa rechange, par taper sa mère chaque soir, petit, celle-ci lui rouait de coups quand il refusait d'aller voler. Codine n'hésite pas à tuer les amants de sa mairesse. Mais quand il rencontre Adrien et le petit s'engage à devenir son frère de croix, il a tant essayé de faire grâce à la race humaine, trop tard, la barre est trop haute, la gangrène a déjà tout nécrosé...
Un livre de jeunesse qui est bien remplit de sagesse et beaucoup d'interrogations que peut vraiment se poser un adolescent. Ce livre est presque une épreuve!
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
PancracePancrace   06 juillet 2018
Il a la bonté dans les yeux, et je crois au langage du regard, l'homme peut tout feindre par la parole, rien par le regard.
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PiertyMPiertyM   11 février 2014
Du bon génie, le milieu social ne fera jamais un mauvais génie ni une fripouille ; de l’homme-pantin, il pourra faire à volonté un marchand de vin ou un stupide avocat. Sur celui-ci l’influence du milieu exercera tous ses caprices ; sur l’autre, elle ne pourra absolument rien. Et ainsi, rien ne sera changé, ni dans un cas ni dans l’autre.
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PiertyMPiertyM   11 février 2014
Le destin de l’homme n’est rien autre que sa propre personnalité, et il se manifeste dès sa sortie du berceau. On a beau prétendre que le milieu social influence et façonne l’être humain, il ne change rien. Qu’il soit né dans la pourpre et qu’il soit élevé par des Fénelon, celui qui est destiné à diriger une épicerie restera épicier, aura âme et intelligence d’épicier, même si son milieu social le hisse à la direction d’un royaume. Il a pu venir au monde sur un tas de fumier, vivre parmi les voyous et rester illettré toute sa vie, cet autre qui, dans le brasier mystérieux des conceptions, a reçu les trésors de la pensée et des hauts sentiments, il sera toujours un penseur et un foyer de haute existence.
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PancracePancrace   06 juillet 2018
Mon enfant, le coupable n'a qu'un péché : celui qu'il a commis ; mais l'accusateur en a mille : tous ceux dont il accable à tort son prochain.
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LucieLu29LucieLu29   11 août 2019
Mikhaïl s'interrompit, roula une autre cigarette et, plongeant de nouveau son regard dans les yeux d'Adrien, lui demanda brusquement :
- As-tu jamais perdu la liberté ?
- Non, jamais.
- Je te souhaite de la perdre un jour, pour un moment, un dur moment... C'est une nécessité vitale pour des hommes comme nous : celui qui n'est jamais sorti de son pays ne connaît ni son pays ni les autres, et celui qui n'a jamais perdu sa liberté ne connaît ni les ressources de son âme ni ses défaillances. Ah, tout n'est pas bien fait sur cette maudite terre, mais tout est bon à sentir, jusqu'à la rupture de l'équilibre !
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