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ISBN : 2253171816
Éditeur : Le Livre de Poche (10/05/2001)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Simon Kaplan est un survivant des camps de concentration nazis. Installé aux États-Unis et cultivant à présent l'art d'être grand-père, il a tissé des liens très forts avec sa belle-fille, Sok Bopah, rescapée des camps des Khmers rouges, devenue Isabel après son évasion du Cambodge. Dans le silence de l'indicible et de la souffrance, ils tentent de reconstruire une vie faite d'amour et de générosit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  07 juillet 2017
Sok Bopah a fait tout son possible pour laisser de côté son passé de rescapée de Tuol Sleng, le camp le plus meurtrier des Khmers rouges. Elle vit à présent aux USA, mariée à Isaac Kaplan. Elle a même changé son nom, et s'appelle à présent Isabelle. Elle vit en paix, avec ses deux enfants, son grand, Thomas, parti de la maison, étudiant, et Sam, la jeune ado insouciante et bien de son temps. Et elle s'entend bien avec son beau-père Simon, lui aussi rescapé de l'enfer des camps de concentration nazis.
Mais tout bascule lorsqu'un soir Sam ne rentre pas. La police et le FBI interviennent, et notemment John King, ancien prêtre ayant laissé tomber sa soutane pour enfiler le costume d'une sorte de profiler. Sam est retrouvée, tellement massacrée que c'est à sa chaussure qu'on la reconnait. Bientôt Isaac disparait à son tour. Et c'est l'enfer de retour dans les vies déjà bien malmenées d'Isabelle et Simon.
Les survivants des camps d'extermination peuvent-ils trouver la paix ? Ou véhiculent-ils, où qu'ils aillent et quoi qu'ils fassent, l'horreur à laquelle ils ont échappé ? Avec le silence des survivants, Andréa H. Japp délaisse les traductions de P. Cornwell et les romans policiers historiques pour nous offrir un roman noir moderne qui revient sur deux grandes tragédies du siècle dernier : les camps de concentration, ceux d'Hitler, et ceux de Pol Pot.
L'écriture légère et cristalline de cet auteure accompagne aussi bien la délicatesse des sentiments des principaux personnages que les évocations des tortures passées et présentes. L'histoire racontée est dure et crue, mais pourtant difficile à interrompre. Comme toujours avec A. H. Japp, les personnages principaux, tout en finesse, sonnent parfaitement justes.
Le silence des survivants nous invite à réfléchir sur la vie et la mort, et sur ce Dieu (ou l'autre) qui admet l'existence de monstres capables de perpétrer des génocides. Un court roman coup de poing par l'auteur de la très jolie série La dame sans terre.
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ladesiderienne
  02 décembre 2018
Isabel est très proche de son beau-père Simon car ils sont unis par un passé similaire. Elle, a réussi à s'évader des camps des Khmers rouges alors que lui a échappé à la barbarie nazie en s'enfuyant d'un camp de la mort. Installée près de Boston, toute la famille mène une existence paisible d'américains modèles. Mais quand Sam, la fille d'Isabelle et petite-fille de Simon, est retrouvée assassinée et atrocement mutilée, rapidement ils se rendent compte qu'ils se trompaient en croyant que le pire était derrière eux. Les fantômes de leurs bourreaux sont réveillés et après d'autres meurtres atroces commis, dont celui d'Isaac, le mari d'Isabel et fils de Simon, tous deux vont se lancer sur les traces du tueur.
Moi et ma vilaine manie de lire les séries de livres dans le désordre... J'ai découvert ce titre après avoir lu "Le denier de chair" qui en est la suite. le personnage mystérieux de John King, prêtre défroqué et agent du FBI, qui y apparaissait m'avait donné envie d'en savoir plus sur son passé. J'avoue que je ne l'ai toujours pas vraiment cerné, malgré cette lecture. Difficile de classer ce titre dans les polars car j'ai trouvé l'intrigue policière moyenne : le meurtrier se laisse deviner et le FBI n'est pas très efficace : il laisse Isabel et Simon servir d'appâts. Et pourtant ce roman quelle claque ! Par rapport à sa suite "Le denier de chair" que j'avais moyennement appréciée, cet opus a une dimension humaine autrement plus approfondie. Les personnages d'Isabel et de Simon, ces deux survivants de l'horreur, sont magnifiques. Leur complicité est basée sur leur passé, leurs souffrances séparées mais semblables les ont unis sans qu'ils soient obligés d'y accoler des mots. Après avoir fait preuve de beaucoup de résilience pour se reconstruire, ils seront prêts à replonger ensemble dans un combat sans fin contre la barbarie humaine.
Un livre très noir, empreint de gravité, qui questionne sur la foi, sur l'être humain, dans lequel je n'ai pas retrouvé les lourdeurs de style que j'avais pu précédemment reprocher à l'auteure. Beaucoup plus qu'un simple polar en fait. 18/20.
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KrisPy
  20 novembre 2015
Un étrange petit livre... Une histoire qui fait froid dans le dos.
Cet étrange thriller s'attache à suivre une famille atypique de Boston : Sok Bopah, une cambodgienne rescapée des Khmers rouges, qui s'appelle désormais Isabel, est mariée à un juif dont le père, Simon, a survécu à l'Holocauste... Ils ont deux enfants : un fils, Thomas, la vingtaine, et Samantha, 14 ans.
Puis Sam disparait... et est retrouvée morte, assassinée.
John King, un ancien prêtre très empathique, devenu profiler pour le F.B.I., est chargé de l'enquête. Il va mettre à contribution Isabel et Simon, qu'il sent capables, au vu de leur passé, de supporter l'insupportable...
Un bien étrange thriller donc, où l'on suit l'enquête du point de vue des victimes pour une fois, jusqu'à un dénouement un peu trop évident, mais qui clôt parfaitement ce petit livre non dénué d'intérêt.
219 pages - Challenge petits plaisirs 2015.
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pyrostha
  01 février 2011
4eme de couverture
Isabel vit aujourd'hui aux États-Unis. Autrefois, elle s'appelait Sok Bopah et elle a survécu aux Khmers rouges. Mère de deux enfants, elle est particulièrement proche de son beau-père, Simon, survivant des camps de la mort. Entre eux, un point commun supplémentaire : le silence concernant leur passé. Mais lorsqu'un tueur s'attaque à la fille d'Isabel, les deux survivants s'unissent et retrouvent de vieux réflexes qu'ils croyaient pourtant à jamais disparus..

C'est un livre dur ,cruel.Peu de mots sont échangés entre la mère et son beau père! pas besoin quand on se comprend à demi mots puisque tout a été vu,vécu...ça fait quelques années que j'ai lu ce livre mais il m'a marquée profondément .Il pose les questions sur le bien ,le mal.Ce mal est il acquis ou inné? comment peuvent se situer les "survivants" de l'horreur au sein de la société dite "normale" de celles et ceux qui n'ont pas connu de grandes tragédies?
oui c'est un livre policier mais qui pose tellement de questions importantes ,qui suscite tellement de réflexions qu'il vous marque pour longtemps.
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angelita.manchado
  21 juillet 2012
Isabel est Cambodgienne. Elle vit avec son mari, Isaac, son beau-père Simon, rescapé des camps, sa fille et son fils.
Ses enfants ne savent pas ce qu'elle a subi sauf Simon.
Son fils a été élevé très durement au contraire de sa fille, à qui les hommes de la famille passaient tout.
Mais un soir Samantha ne rentre pas et on découvre son corps gravement mutilé.
Un tel crime horrible nécessite une enquête du FBI surtout que les crimes ne s'arrêtent pas là avec ces meurtres en série où des filles sont massacrées.
Avec du concis et de courts polars, Andrea H Japp sait nous emmener loin dans le domaine de l'horreur et de l'insoutenable surtout lorsque les principaux personnages ont connu les camps et autres, des évènements tous aussi insoutenables les uns que les autres.
Andre H Japp sait aller à l'essentiel en nous racontant une histoire, en nous faisant vivre cette quête du tueur.
Elle sait également trouver les mots pour que nous les accompagnions tout le long de leur périple, tout le long de leur douleur. Une douleur qui doit absolument s'exprimer pour qu'elle ne reste pas tapie au plus profond de soi.
C'est l'histoire donc d'une femme et de son beau-père qui vont tout faire pour retrouver, eux seuls, l'assassin et qui ont décidé de le tuer sans l'aide d'Isaac. Sauf qu'ils auraient dû lui en parler car il a tout compris mais c'est trop tard. On a l'impression qu'Isabel et Simon veulent donc venger de ce qui lui a été fait mais aussi ils veulent se venger de tout ce qu'ils ont subi. Mais eux sont déjà morts dans leur corps et ils tentent de survivre
C'est une histoire d'amour également entre un homme et une femme mais pas une histoire d'amour charnelle. Isabel et Simon se sont trouvés.
Andrea H Japp insiste également sur ce que la barbarie humaine peut faire aux autres humains et entendre les hurlements de ceux qui souffrent doit être quelque chose que l'on ne peut pas oublier, mais il faut arriver à hurler.
Mais il y a aussi le silence de ceux qui ont peur, qui ont fini par abdiquer, qui affrontent la mort ou le silence pour survivre.
Ce sont des choses que tout être humain qui n'a pas souffert moralement ou physiquement ne connait pas, donc nous ne pouvons pas réellement savoir.
Mais comme personnage important il y a aussi King, un prêtre devenu un agent du FBI. Un homme secret dont on ne connait pas grand chose et dont on n'en apprendra guère. Mais sa mission est d'arrêter cet assassin et surtout de faire en sorte que Simon et Isabel en sortent vivants. A-t-il compris, lui aussi, qui était le tueur avant d'être face à lui ? On a tout de même l'impression qu'Isabel et Simon sont seuls face à cette bureaucratie.
Personnellement, concernant la fin du roman, j'ai été surprise mais sans l'être. La mort est annoncée dès le départ. Une mort violente s'il en est ou une mort due à la maladie.
Lien : http://angelitamblog.com/201..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   20 novembre 2015
Note- Voici un extrait du "Silence des survivants", que je viens d'achever, et qui résonne étrangement avec les évènements de la semaine passée... La discussion porte sur la prolifération des gangs à Boston dans les années 2000... Mais elle semble étrangement intemporelle et universelle...
- (...) On tente de convaincre les familles des plus jeunes de nous aider, mais c'est très dur. C'est né dans les ghettos : les ghettos ne parlent pas et se serrent les coudes face aux "étrangers", les extérieurs. On a beau leur expliquer que tous leurs gosses vont se faire exploser d'une façon ou d'une autre, ils préfèrent se taire pour la plupart.
- Tout ça sur fond de chômage et de crise économique ?
- Non, John, non. C'est ce qu'écrivent les journaux qui n'y comprennent rien et qui ont une colonne vide à remplir. C'est beaucoup plus grave.
- C'est quoi selon toi ?
- Le fric, John, le Saint Pognon. Au début du mouvement, ou plutôt au moment où il a explosé, c’était sans doute le chômage, le ras-le-bol qui les poussait. « Bouger son cul, pour quoi faire et pour aller où ? » : c’est ce qu’ils disaient et ils n’avaient pas tort. Mais plus maintenant. Imagine, John. Tu vois ton père qui trime toute sa vie, qui arrive à peine à faire vivre sa famille, qui ne pourra jamais offrir l’université à ses gosses. Ta mère, même modèle. Elle vit dans la terreur d’une catastrophe domestique : la machine à laver, la bagnole qui tombe en panne, ou un gosse malade, parce qu’il faudra choisir. Tout l’argent économisé sous à sou ne suffira pas à payer les trois. Ta petite sœur, si brillante, ne deviendra jamais médecin parce que c’est trop cher. Et puis, il y a en face la télé, les magazines. Et on te tartine la saga de petits jeunes qui ont monté une start-up, et qui en trois mois ont ramassé des millions de dollars, en se « marrant » avec leur ordinateur. Ce sont eux les nouveaux héros, et le monde occidental s’incline et se pâme. Ils passent sur CNN, font la couverture de tous les canards. Et ils sont mignons : « Ils vont acheter une hacienda à maman, au Nouveau-Mexique, et elle aura des domestiques. » Tout le monde se fout du nom du mec ou de la nana qui a traversé l’Atlantique à la rame pour des clopinettes, de la mort de ce médecin de brousse dont les quarante années passées à soigner des gamins avec ce qu’il trouvait lui ont valu un entrefilet de trois lignes.
« Mais les jeunes seigneurs du sport ou de la Bourse qui gagnent en quelques mois ce que d’autres mettront leur vie à gratter, ça fascine tout le monde. Ça les fait baver devant leur téloche à crédit. Alors voit-tu, John, de l’autre côté de ta rue, il existe une alternative, une seule. C’est le mec hyper-sympa, le frère d’un copain, avec ses Ray-Ban, sa casquette en cuir noir et sa Corvette, sa Porsche, ou même sa Lotus, flambant neuve. Les plus jolies gonzesses lui tombent dans les bras. Et il n’a pas l’air d’en branler une de la journée. Tu regardes une dernière fois ta mère, ta sœur, ton vieux et tu choisis quoi ? Le fric, le pouvoir et la fascination qui va avec.
- Mais ils vont mourir.
- Bien sûr, la plupart d’entre eux. Mais ils s’en foutent. Ils sont à un âge où la mort est une notion très abstraite, presque cinématographique, héroïque même.(…) Tu comprends ce que je veux dire mon ami, c’est nous qui les avons créés. Notre admiration, notre dévotion à Saint Pognon. C’est presque comme si la richesse devenait la seule preuve que Dieu t’a élu. Nous en sommes là. Comme dit une chanson de Leonard Cohen, je crois : « j’ai vu le futur, mon frère, et c’est l’enfer. » L’Occident a le cul scotché sur une gigantesque poudrière et tout le monde s’en fout. Les riches deviennent de plus en plus riches, de plus en plus vite, adulés, et les pauvres crèvent, de plus en plus minables.
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KrisPyKrisPy   06 novembre 2015
- (...) Les mutilations de Mr Kaplan sont des "mutilations de jeu"...
Simon avala sa salive. Il pouvait lui coller son poing sur la figure pour avoir prononcé un tel mot. Mais justement, Jerry Martin ne l'avait pas prononcé, il l'avait craché, comme quelque chose de sale et qui pue. Simon articula :
- De jeu ?
- Oui, de jeu. Imaginez. La bande. Ils sont tous bourrés, défoncés. Il existe des substances si rapides, si efficaces que vous n'avez pas le temps de reposer la pipe : "Vous voyez les crabes sortir de votre tête pour aller dévorer le cerveau de l'autre." Je cite. Il n'existe plus rien. Que le groupe et l'obéissance au chef, parce qu'il est dingue et que c'est pour cela qu'il l'ont choisi. Il tue lentement, sauvagement, et tous chient dans leur froc dès qu'il a ses vapeurs. Mais il les fascine parce qu'il n'a peur de rien, qu'il fait reculer la mort, pour tous. Vous voyez, Mr Kaplan ?
Isabel lâcha :
- Merci, il sait tout ça encore mieux que vous, Mr Martin. Voyez-vous, les nôtres, on les payait et on leur donnait des médailles. Continuez.
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ladesiderienneladesiderienne   02 décembre 2018
- J'ai suffisamment pataugé dans l'âme humaine pour en connaître tous les recoins, des plus sublimes aux plus terrorisants. Une expérience sur le tas, en quelque sorte.
Elle répliqua, mauvaise :
- Et dans ce tas, avez-vous déjà rencontré ça ?
- Oui. Parfois. Allons Isabel, vous aussi. Simon aussi. Mais que croyez-vous ? Qu'il s'agit d'idéologie ? Non. Tous les mouvements idéologiques ont recruté dans leurs rangs des serial killers même s'ils ne se nommaient pas ainsi à l'époque. Les exécuteurs des basses œuvres, depuis l'Inquisition jusqu'au nazisme, en passant par le Cambodge, l'Argentine, l'Afrique, partout où l'on peut torturer et tuer en toute impunité. Tuer est relativement facile : une peur, une rage ; mais torturer, durant des heures, sans autre raison que son propre plaisir, c'est autre chose. C'est hors de l'humain.
- Et pourtant, je n'y ai vu que des humains, lâcha Simon.
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ladesiderienneladesiderienne   02 décembre 2018
- Vous savez, lorsque la guerre a été finie, lorsque tout le monde a appris l'holocauste, les chambres à gaz, l'extermination organisée de dix millions d'êtres humains, les tortures, j'ai cru... Enfin, j'ai espéré que nous avions payé le prix du sang pour que cette horreur reste à jamais gravée dans les mémoires et qu'elle en décourage d'autres. Je me suis trompé. Les hommes ont la mémoire si courte lorsque ça les arrange...
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ladesiderienneladesiderienne   30 novembre 2018
Pourquoi avait-elle résisté ? Elle avait eu cent fois l'occasion, mille fois l'envie de mourir. Ils étaient presque tous morts, des plus forts qu'elle. Pourquoi avoir survécu ? Cela signifiait-il qu'elle avait été choisie ? Sélectionnée, mais pour quoi faire et par qui ? Dieu ? Foutaises. L'ombre de Dieu s'arrête aux barbelés des camps.
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