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EAN : 9782226315717
144 pages
Éditeur : Albin Michel (02/09/2015)
4.27/5   93 notes
Résumé :
La gouvernante de la princesse Elisabeth a bien du mal à la faire obéir. Avec l accord du roi de France, qui n est autre que le grand-père d Elisabeth, elle va engager une sous-gouvernante, madame de Mackau, qui aura pour mission de la « mâter ». Mais Elisabeth n est pas décidée à se laisser faire... Heureusement, elle va vite devenir inséparable d Angélique, la fille de madame de Mackau. Ensemble, Elisabeth et Angélique vont être amenées à résoudre une énigme bien ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Gwen21
  12 avril 2021
Cela fait des années que j'ai lu Annie Jay pour la première fois. Jeune adulte, elle avait su m'emporter à la (pour)suite de ses personnages adolescents dans un XVIIIème siècle très bien retranscrit et rendu accessible au jeune public.
Avec "Elisabeth, princesse à Versailles", elle inaugure un cycle de plus d'une quinzaine de tomes à découvrir dès 8/10 ans, en s'appuyant de plus sur le talent d'Ariane Delrieu, une illustratrice très au fait de l'esthétisme inhérent au Siècle des Lumières.
Elisabeth est petite-fille de Louis XV, soeur de Louis XVI et belle-soeur de Marie-Antoinette. Elle est une figure quelque peu oubliée de l'Histoire bien qu'enfermée au Temple avec la famille royale et destinée à connaître le même funeste sort, à trente ans, place de la Révolution. Mais pour l'instant, sous la plume d'Annie Jay, Elisabeth de France a dix ans et les fureurs révolutionnaires sont encore loin.
Enfant dissipée et considérée un peu comme la "cinquième roue du carrosse", elle a une réputation de petite peste dissipée ; sa gouvernante demande une assistante pour en venir à bout et Mme de Mackau et sa fille Angélique font ainsi leur entrée dans la vie de la princesse royale qui souffre surtout de solitude.
A travers une aventure mystérieuse de secret à percer, Elisabeth et Angélique permettent au jeune lecteur de découvrir l'histoire de France et le microcosme du château de Versailles. Bien documentée et explicitée, la narration est un régal, le rythme est vif, les centres d'intérêt nombreux. Idéal pour transmettre aux enfants le goût du roman historique.
Ce premier tome se referme sur une double page documentaire sur la coiffure au XVIIIème siècle qui n'est pas sans laisser perplexes les femmes et les hommes du XXIème !
Le remarquable travail d'illustration est à saluer également. Les dessins sont nombreux et beaux ; ils agrémentent joliment le récit et le rendent très vivant.

Challenge PLUMES FEMININES 2021
Challenge ABC 2020 - 2021
Challenge RIQUIQUI 2021
Challenge MULTI-DEFIS 2021
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grandiravecleslivres
  24 avril 2020
Je découvre la plume d'Annie Jay dont j'ai beaucoup entendu parler, avec ce titre.
Dans ce premier volume, on découvre Elisabeth, fillette de 10 ans, intrépide et espiègle mais très attachante. Petite dernière d'une fratrie de quatre enfants dont le futur roi Louis XVI. Elisabeth a beau être pourvu d'un coeur d'or, elle en a pas moins un caractère de chien. Mais par-dessus tout, elle déteste étudier.
“De nos jours, les princesses doivent être instruites, afin d'aider leur époux à diriger leur royaume!Vous devez apprendre vos leçons!”

Voilà le ton est donné, Mme de Marsan ne veut pas faire d'Elisabeth une princesse, mais une princesse parfaite ! Hors à 10 ans Elisabeth a d'autres préoccupations que celles de se marier ou bien même de diriger un pays.
Je l'ai entendue dire à ma mère qu'elle souhaitait te donner un enseignement digne d'un garçon. Elle désire que, avec ta soeur, vous deveniez les princesses les plus instruites d'Europe.
Sa gouvernante à bout, croit la punir en demandant à Mme de Mackau de devenir sa sous-gouvernante. Cette veuve a la réputation d'être une éducatrice, stricte qui arrive au bout des cas les plus pénibles.
Ce qui aurait dû être une punition sera une bénédiction. Mme de Mackau arrive avec sa fille. Offrant ainsi à Elisabeth ce qui lui manquait le plus, une amie ! Et de la considération.
Angélique est l'opposée d'Elisabeth, aussi gentille et obéissante que l'autre est colérique et capricieuse. Aussi élève modèle qu'Elisabeth est indisciplinée.

— Moi aussi, Babet, j'ai perdu mon père. Ça ne m'empêche pas d'être bonne élève. Ma mère dit toujours qu'une fille doit apprendre autant qu'elle le peut, afin de ne pas dépendre des hommes. Mais les études coûtent si cher !

J'ai beaucoup apprécié ce point de vu. Qui malgré toutes ces années passées reste d'actualités. Ce n'est pas parce qu'on a les moyens financiers de pouvoir suivre des études qu'on aime ça.

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Vous, la princesse de France si orgueilleuse, vous êtes placée dans le registre de Dieu entre un fils de jardinier et une fille de servante.

Madame de Mackau est une prodigieuse pédagogue. Elle ne se contente pas de ressasser des leçons insipides qu'Elisabeth ne fera aucun effort pour retenir. Non pour cette femme, tout est prétexte à apprendre. L'éducation positive, bien avant l'heure.

D'ailleurs Elisabeth n'est pas prête d'oublier sa première leçon. Un jour où la princesse n'en faisait une fois de plus qu'à sa tête, la sous-gouvernante la traîne jusqu'à l'église afin de lui montrer le registre des naissances.

“Vous, la princesse de France si orgueilleuse, vous êtes placée dans le registre de Dieu entre un fils de jardinier et une fille de servante. Vous êtes leur égale… à la seule différence que vous vivez dans un palais et que vous êtes habillée de beaux vêtements.”

Mon passage préféré est celui où Elisabeth refuse de faire les opérations données par la sous-gouvernante.

“_Je m'en moque ! Allez-vous, vous aussi, m'assommer avec vos exercices qui ne servent à rien ?
_ Ils vous serviront un jour, Madame, répliqua calmement la gouvernante. Ne faites pas votre mauvaise tête et mettez-vous au travail.
_Autant me punir tout de suite, car je n'obéirais pas ! Savez-vous que j'écris des lignes comme personne ? Combien en voulez-vous ? Cent ? Deux cents ?
Au lieu de se mettre en colère, Mme de Mackau éclata de rire !
_Vous préférez donc subir cent lignes de punition plutôt que d'effectuer six malheureuses opérations ? Vous êtes pourtant intelligente. Je suis sûre que vous les auriez terminées en cinq petites minutes. Tandis que les lignes…

Parce qu'il montre deux points essentiels, croyant bien faire, Mme de Marsan à rebuté la fille de France. Elisabeth par dépit préfère se punir bêtement que d'obéir. Parce que cela lui donne le sentiment d'exister.
Il y aurait là matière à débattre des heures.
Car personnellement, je pense que ce genre d'éducation, et d'incompréhension est encore d'actualité.

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Angélique, Elisabeth et Théo, illustration d'Ariane Delrieux
J'ai adoré suivre l'enquête des filles essayant également de résoudre l'énigme en même temps qu'elles.
La désobéissance et la maladresse d' Elisabeth auront permis de mettre à jour le secret de l'automate.

J'ai également beaucoup aimé les valeurs véhiculées dans ce livre, bien sûr ceux sur l'éducation, mais ceux sur la famille, également. On y découvre une petite fille qui s'inquiète pour son “grand-papa roi”, nous sommes dans les années 1774, Louis XV est sur le point de mourir de la petite vérole. Elisabet a beau être une rebelle, elle n'en reste pas moins une enfant sensible et bienveillante pour le reste de sa famille.

La plume d'Annie Jay est parfaitement adaptée à son lectorat. Elle enrichit le vocabulaire de ses jeunes lecteurs, tout en expliquant les mots difficiles où ceux qu'ils pourraient rencontrer pour la première fois.

J'aurais pu commencer par n'importe quel autre livre d'Annie Jay, puisque j'en ai d'autres dans ma PAL (pile à lire.) mais j'ai choisi cette collection par rapport à ses illustrations que je trouve sublimes. Ariane Delrieu m'a vraiment subjuguée par son travail et son talent. Je n'étais plus confinée dans ma maison, en train de lire sur mon canapé. Mais à Versailles en 1774. le travail de l'auteure et de l'illustratrice m'a permis ce voyage dans le temps.

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1774 Louis XV se meurt de la petite vérole, Elisabeth et Mme de Mackau illustration d'Ariane Delrieux
BREF VOUS L'AUREZ COMPRIS.

Le secret de l'automate est le premier tome d'une excellente saga jeunesse. Je n'ai pas pour le moment de coup de coeur particulier pour un tome, mais un gros coup de coeur pour la saga prise dans son intégralité.
Je ne pense pas me tromper en vous disant de la mettre entre toutes les mains des jeunes lecteurs. Une excellente façon de découvrir, ou de redécouvrir l'histoire de France, notamment, celle qui précède la révolution.

A lire si vous aimez : Les beaux livres historiques, les héroïnes attachantes.

Fuyez si : Vous n'aimez pas le style très jeunesse.
Vous ne trouvez pas que cette couverture est attirante ?

Lien : https://grandiravecleslivres..
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Ambages
  25 octobre 2015
Premier tome très intéressant, j'attends la suite avec impatience afin de résoudre cette énigme en compagnie de Madame Elisabeth, petite-fille de Louis XV. Cette petite fille, seule et dotée d'un fichu caractère, découvre les joies de l'amitié avec la fille de sa nouvelle gouvernante, cette dernière appliquant des méthodes pédagogiques efficaces.
S'adressant à un jeune public, je trouve le roman et les illustrations agréables, ainsi que les renvois en bas de page judicieux pour des définitions.
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LesDemoisellesdeChatillon
  28 janvier 2019
Voici une véritable pépite de la littérature jeunesse !!!
Tout est parfait dans ce petit roman.
Les illustrations sont absolument charmantes, pleines de délicatesse et de douceur.
Le vocabulaire est vraiment très riche et les mots les plus compliqués sont parfaitement expliqués.
Ce livre est très bien documenté pour une vraie plongée dans le XVIIIè siècle.
Un roman jeunesse intelligent et passionnant.
L'héroïne est Elisabeth, petite-fille de Louis XV et soeur cadette de Louis-Auguste, futur Louis XVI passionné d'horlogerie et marié à Marie-Antoinette.
Elisabeth a un caractère bien trempé. Franchement rebelle, elle refuse d'obéir à sa sévère gouvernante.
Cette dernière décide donc de faire entrer Mme de Mackau au service de Madame afin de la discipliner.
Elisabeth n'est surtout qu'une petite fille de 11 ans pour qui le poids de l'étiquette est bien trop lourd.
Elle s'épanouira auprès de cette sous-gouvernante patiente et pleine de bienveillance.
Elle se liera surtout d'amitié avec Angélique, fille de Madame de Mackau.
Et cette amitié mènera les deux demoiselles sur la piste du mystère de l'automate.
En cassant son joli automate, Elisabeth découvre à l'intérieur un message secret.
Les petites filles vont donc remonter une piste.
Ce premier tome est surtout introductif. Les jalons sont posés pour résoudre l'enquête.
Les personnages sont terriblement attachants. Marie-Antoinette jouant avec Madame, Louis-Auguste si doux, Louis XV grand-père farceur, Madame de Mackau si douce, Angélique si mature, Clotilde soeur ainée d'Elisabeth qui prend conscience que ce n'est pas simple d'être princesse.
Et surtout Elisabeth, jeune effrontée à qui on a trop souvent répété qu'elle était colérique et stupide. Cette enfant qui a surtout besoin d'amour et de bienveillance dont elle a si cruellement manqué.
J'adore les romans jeunesse qui allient Histoire et histoire.
Celui-ci est particulièrement réussi. Un vrai coup de coeur !
A lire dès 8 ans.
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LesCahiersdeCorinne
  19 mai 2016
1774, la princesse Élisabeth, soeur du futur Louis XVI, est une jeune fille un brin rebelle qui s'ennuie au château de Versailles et fait des siennes. Sa gouvernante, Madame de Marsan, fait donc venir une nouvelle, Madame de Mackau et Élisabeth va très vite se lier d'amitié avec sa fille Angélique. Ensemble, elles vont enquêter sur une énigme : celle de la disparition depuis plus de trente ans d'un précieux tableau : La Dame à la rose. Heureusement pour elles, elles peuvent compter sur l'aide du page Théo, qui est imbriqué dans l'affaire…

J'aime beaucoup les livres jeunesse historiques et si Odile Weulersse est une de mes auteures favorites depuis toujours (vous pouvez retrouver mes chroniques sur ses ouvrages, ici et là), je ne connaissais pas ceux d'Annie Jay qui est pourtant très célèbre en la matière. Encore une fois, le hasard de la déambulation en bibliothèque m'a permis d'y remédier et je suis ravie de cette découverte !
On retrouve dans ce récit tous les ingrédients qui fondent à mon sens l'attraction que l'on peut avoir enfant et adolescent pour ce type d'ouvrages : une intrigue qui tient le lecteur en haleine, des descriptions efficaces permettant de bien comprendre l'époque, de s'immerger, notamment de par l'usage d'anecdotes et des dialogues venant apporter le peps nécessaire pour créer une proximité avec le lecteur. Ainsi que des personnages forts auxquels on s'attache.
Élisabeth est en effet une pré ado avec un sale caractère mais son bon coeur, sa curiosité et son enthousiasme permettent au lecteur de ne pas la considérer comme une peste finie. Elle se dévoile, évolue au fil des événements et des rencontres et quand on achève le tome, on sait que l'on n'est pas au bout de nos surprises avec elle. Car il y a en effet une suite ! On termine ce livre avec tout le suspens des balbutiements de l'enquête et personnellement, j'ai bien envie de continuer la série.
Pédagogique, l'ouvrage propose au début un récapitulatif des personnages et à la fin, l'opportunité de poursuivre l'aventure avec une double page dédiée aux coiffures sous Louis XVI, ainsi qu'une autre présentant le plan du château de Versailles. À consulter avant ou après la lecture, elles favorisent une plus grande compréhension de certains aspects de cette période historique et permettent d'éveiller l'intérêt des lecteurs qui pourront chercher à en savoir davantage.
Mon seul regret : j'aurais aimé un récit plus dense et long, mais j'ai parfaitement conscience que le calibrage est pensé avant tout pour un public jeune qui peut avoir des degrés de passion plus ou moins élevés envers la lecture. Mieux vaut donc faire plus court, retenir l'attention et donner envie d'en savoir plus !
Roman historique jeunesse comme je les aime, Élisabeth, princesse à Versailles est une jolie découverte, mettant en scène la vie à la cour de Versailles sous la fin du règne de Louis XV avec finesse grâce à la force d'une intrigue qui donne envie page après page d'en savoir plus. Instructif et divertissant, il se parcourt rapidement, et ses jolies illustrations viennent donner davantage vie aux personnages et aux lieux. Vivement la suite !
Lien : http://wp.me/p12Kl4-Jq
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
grandiravecleslivresgrandiravecleslivres   24 avril 2020
“_Je m’en moque ! Allez-vous, vous aussi, m’assommer avec vos exercices qui ne servent à rien ?

_ Ils vous serviront un jour, Madame, répliqua calmement la gouvernante. Ne faites pas votre mauvaise tête et mettez-vous au travail.

_Autant me punir tout de suite, car je n’obéirais pas ! Savez-vous que j’écris des lignes comme personne ? Combien en voulez-vous ? Cent ? Deux cents ?

Au lieu de se mettre en colère, Mme de Mackau éclata de rire !

_Vous préférez donc subir cent lignes de punition plutôt que d’effectuer six malheureuses opérations ? Vous êtes pourtant intelligente. Je suis sûre que vous les auriez terminées en cinq petites minutes. Tandis que les lignes…
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AmbagesAmbages   25 octobre 2015
— Moi aussi, Babet, j'ai perdu mon père. Ça ne m'empêche pas d'être bonne élève. Ma mère dit toujours qu'une fille doit apprendre autant qu'elle le peut, afin de ne pas dépendre des hommes. Mais les études coûtent si cher !

p. 33
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LesDemoisellesdeChatillonLesDemoisellesdeChatillon   28 janvier 2019
Vous, la princesse de France si orgueilleuse, vous êtes placée dans le registre de Dieu entre un fils de jardinier et une fille de servante. Vous êtes leur égale... à la seule différence que vous vivez dans un palais et que vous êtes habillée de beaux vêtements.
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grandiravecleslivresgrandiravecleslivres   24 avril 2020
— Moi aussi, Babet, j’ai perdu mon père. Ça ne m’empêche pas d’être bonne élève. Ma mère dit toujours qu’une fille doit apprendre autant qu’elle le peut, afin de ne pas dépendre des hommes. Mais les études coûtent si cher !
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grandiravecleslivresgrandiravecleslivres   24 avril 2020
“Vous, la princesse de France si orgueilleuse, vous êtes placée dans le registre de Dieu entre un fils de jardinier et une fille de servante. Vous êtes leur égale… à la seule différence que vous vivez dans un palais et que vous êtes habillée de beaux vêtements.”
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