AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2213606137
Éditeur : Fayard (12/04/2000)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 99 notes)
Résumé :
"A Versailles, souvent je tends l'oreille, rêvant de retrouver une amitié, une conversation quotidienne et qui dura trente-cinq ans. Entre Louis XIV et André Le Nôtre. Le monarque le plus puissant à qui tout doit céder, même le temps. Et l'homme de la terre, le saisonnier, celui qui reste du côté de la nature, même s'il la force comme personne avant lui. "Ensemble ils ont écrit le plus grand livre du monde - mille hectares -, le roman du Soleil incarné. La seule his... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
carre
  02 juin 2013

Voilà une agréable plongée dans le Versailles de Louis XIV, à travers l'un de ces plus fidèles serviteurs le bien nommée le Notre. Sous la plume d'Erik Orsenna cela donne un portrait attachant, l'histoire d'un homme fidèle à sa passion et à son roi, une déambulation littéraire plus qu'une biographie avec comme guide un Orsenna à l'écriture légère et talentueuse. Sous le génie, un homme simple loin de toute ambition sauf celle de consacrer tout son talent à ces jardins à la française. Un homme humble, génial créateur, en recherche permanente de trouvailles pour offrir à son roi un lieu éternel. le livre d'Orsenna se lit d'une traite et nous invite avec le retour des beaux jours à programmer une visite à Versailles, pour flâner dans ces jardins plein de charme et de quiétude. Mais le travail de Dédé ne s'arrête pas à Versailles bien sur, on peut retrouver son génie dans une trentaine d'endroits (Chantilly, Vaux-Le-Vicomte, les Tuileries, Wattignies etc.) n'en jetez plus les jardins sont pleins. le votre je sais pas, mais le Notre était drôlement doué. Ok je sors, si on me cherche je suis au jardin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          551
Epictete
  04 mars 2015
J'ai acheté ce livre dans la boutique du château de Vaux le Vicomte, lieu inspirant que j'aime fréquenter et faire découvrir.
André le Nôtre, issu d'une famille de jardiniers (Aux tuileries en particulier), va mener une carrière exceptionnelle organisant entre autre les jardins et leur architecture de Vaux le Vicomte, Versailles, Les tuileries, Fontainebleau, Chantilly…
Et tout cela en conservant l'estime de Louis XIV ce qui à l'époque était plutôt rare.
Erik Orsenna écrit bien (Nous le savions….) raconte parfaitement, en vrai français et cette biographie se lit comme un polar.
On peut d'ailleurs se demander, tellement on insiste sur les influences à la cour, si l'auteur n'a pas transcrit quelques aspects de ses propres relations avec l'appareil du pouvoir (Années 1980)
En tous cas, ce petit livre est une réussite. Il faut le lire et profiter du printemps qui revient pour organiser quelques visites de jardins et de parcs pour les beaux jours à venir.
Commenter  J’apprécie          230
lecassin
  31 mars 2013
« Portrait d'un homme heureux… » ou Petit essai de reconstitution d'un morceau vie d'André le Nôtre. le Nôtre, jardinier (avec un grand J) du dix-septième siècle, créateur de Versailles, Chantilly, Vaux et tant d'autres merveilles.
Erik Orsenna nous conte ici une existence hors du commun : celle d' André le Nôtre, à la fois créateur dominant de son époque et loyal serviteur de Louis XIV qu'il aidera toute sa vie à réaliser ses projets, à exprimer sa magnificence.
Ce texte est à classer dans les friandises tant la plume de l'auteur se fait légère. Attention, prévoir tout de même deux heures devant soi avant de commencer... On peu se trouver entraîné...
Commenter  J’apprécie          210
lutinielle
  24 octobre 2012
Je l'ai lu comme une balade dans un matin d'hiver: la lente réflexion des pas qui vient petit à petit remplir l'incongruité d'être là, seule, à marcher dans son haleine blanchie. Un mélange étrange d'histoire, de personnages brossés rapidement en silhouettes, les buis semblant plus vivants dans le monde de le Notre. C'est avec bonheur que j'ai suivi les allées de ce roman et réfléchi sur la vraie ou fausse profondeur des terrasses et perspectives dessinées dans la vie de le Notre. Il faut dire aussi que j'aime cette époque et les jardins, ou tout du moins la marche, que cela soit dans les dessins de parterres travaillés ou dans le faux fourbis que semble être la nature. Il m'a semblé que ce livre contait avant tout la marche, posée et solitaire, de l'amoureux des jardins, marche étendues à la vie et à la pensée, comme un jardinier parfait nietzschéen.... Mais c'est déjà là trop réfléchir sur un roman distillant du ressenti plutôt que le figeant dans des mots, le contournant pour mieux le désigner... Au fond, il y a un André le Notre dans chaque vieux faisant pousser des tomates...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
ileana
  16 juin 2018
Digressions lyriques ou lénifiantes, alternant avec des formules inspirées. A part l'adoration de le Notre pour le Roi et sa conviction de faire une oeuvre pour l'éternité, qu'est-ce que je vais retenir ? L'esprit de l'époque ; c'est déjà ça.
Un extrait :
Le Nôtre est déjà âge, il ne dessine plus.
« Chaque fois qu'il voit arriver Le Nôtre, vieillissant, courbé, perclus, Louis XIV in petto lui rend grâce.
[ Les deux vont visiter le tout nouveau site de Marly, oeuvre de Jules Hardouin-Mansart] L'automne précédent, ce n'étaient que prairies et terres labourables. Six mois plus tard, voici des bosquets, des bois touffus. Jamais personne, avant Louis XIV, n'avait à telle échelle pratiqué la transplantation d'arbres trentenaires. ‘A vingt lieues, raconte Desgots il dépeuplait les campagnes de marronniers et de tilleuls'.
‘[Le Roi] monta dans sa chaise couverte trainée par des Suisses et voulut que cet illustre vieillard [Le Nôtre] prit place dans une autre chaise à peu près semblable. [ ] le Nostre, les larmes aux yeux, se voyant à côté du Roi, et remarquant M Mansart, Surintendant des bâtiments [son ancien rival, beaucoup plus jeune et ambitieux] qui suivait à pied, s'écria : ‘Sire, en vérité, mon bonhomme de père ouvrirait de grands yeux s'il me voyait dans un char auprès du plus grand Roi de la terre : il faut avouer que Votre Majesté traite bien son Maçon et son Jardinier' »
P138.
Le dernier paragraphe est tiré d'un témoignage de Desgots, le neveu du grand jardinier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
tynntynn   30 avril 2014
D'ordinaire, les jardiniers plaisent aux femmes. Leur intimité avec la nature, leurs connaissances un peu mystérieuses, parsemées de mots latins, leur respect du temps, des saisons et des lenteurs nécessaires, leur préoccupation du plaisir: autant de traits qui les séduisent. Sans oublier quelques données physiques qui en ont troublé plus d'une: des mains larges et calleuses, des visages burinés par le grand air, certains fumets qu'ils engendrent, sueur et terre, quand le travail fut rude, au bout de la journée...je n'oublie pas le cadre propice aux êtreintes inédites: un enclos de haies ou de contre-espaliers donne plus d'idées neuves que les murs de la chambre conjugale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
emi13emi13   18 octobre 2017
D'ordinaire les jardiniers plaisent aux femmes. Leur intimité avec la nature , leurs connaissances un peu mystérieuses , parsemées de mots latins , leurs respect du temps , des saisons et des lenteurs nécessaires , leurs préoccupation du plaisir.
P129
Commenter  J’apprécie          90
paulotletpaulotlet   06 janvier 2014
Notre Grand Siècle porte en lui une énigme: comment la discipline de fer que faisaient régner sur les Arts Louis XIV, Colbert et leurs sbires de la petite Académie, comment cette hagiographie permanente et minutieusement programmée ont-elles pu engendrer tant de chefs-d'oeuvre? D'ordinaire, la contrainte, et moins encore la propagande politique, s'allient mal avec la création.
Le secret de cet âge d'or, il faut peut être le chercher dans l'amitié. Ces gens-là s'aimaient, depuis la jeunesse. Ce sentiment était leur refuge et leur exigence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   14 septembre 2011
Derrière leurs façades austères, les palais résonnent de passions douloureuses. Les puissants en leurs conseils ont l'âme tourmentée des jeunes filles au dortoir. Comme dans tous les bureaux, des idylles naissent entre collègues. Mais les seules flammes véritables brûlent pour lr chef, surtout s'il dirige le pays. A ce sortilège, tous succombent, j'en témoigne, même les plus laïcs, les plus républicains. (p.131).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
sylvie2sylvie2   02 juillet 2013
L'amour et un cheminement d'apparence en apparence, jusqu'à la peau nue dont le grain n'est pas celui qu'on attendait. Malheur à celui ou celle, jardin ou femme, qui ne surprend pas son visiteur.
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Erik Orsenna (117) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erik Orsenna
Erik Orsenna présente son livre « Géopolitique du moustique. Petit précis de mondialisation IV » (Fayard)
Plus de vidéos sur notre chaine YouTube : http://bit.ly/1O4GDiv
Facebook : http://bit.ly/2d5hcEn Twitter : http://bit.ly/1Vpd4yd
L'émission Au Fil Des Mots, présentée par Christophe Ono-dit-Biot, est diffusée le samedi à 17h00 et à 23h00 et le dimanche à 16h00 sur LCI. Elle est également rediffusée le lundi en troisième partie de soirée sur TF1.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie: artistes et sportifs (789)
autres livres classés : versaillesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Erik Orsenna, presque...

Erik Orsenna est un pseudonyme ?

vrai
faux

5 questions
78 lecteurs ont répondu
Thème : Erik OrsennaCréer un quiz sur ce livre
.. ..