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Marie Hooghe (Traducteur)
ISBN : 2742733329
Éditeur : Actes Sud (09/05/2001)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
(1993 – De poorten van Damascus) - Au lendemain de la guerre du Golfe, le retour (dix ans après un premier voyage en Syrie) de Lieve Joris à Damas : un reportage au quotidien sur la vie dans une capitale syrienne sous haute surveillance militaire et religieuse.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ogusta
  04 avril 2016
Une petite hésitation pour ce livre très dépaysant et instructif acheté il y a un moment dans les rayons de ma librairie promenade : le coin des mots passants. Sans doute ai-je été attirée par le titre et le sujet. Je ne connais pas Lieve Joris, mais j'ai moi aussi une amie syrienne rencontrée lors de mes études.
Donc grosse curiosité !
L'histoire ressemble, au départ, à la notre. Les deux jeunes filles se rencontrent en Irak, elles sont jeunes et la vie se déroule devant elles. Elles s'y projettent à leurs façons, l'orientale et l'occidentale, différentes, parfois semblables. Elles échangent beaucoup : politique, famille, amour, espoirs.
Puis, passe le temps. Des années plus tard, vers 1995, Lieve, désormais adulte et écrivain, ressortissante européenne, célibataire et sans enfants (elle n'en veut pas) rejoint Hala à Damas. Cette dernière est maman d'une petite fille et femme d'Ahmed, détenu politique. Pendant six mois, les filles devenues femmes vont réapprendre à se connaître et découvrir ce que la simple naissance peut changer sur deux personnalités à priori semblables. Peut-on se construire de la même manière quand on réside à Amsterdam et quand on vit en Syrie ?
Ne cherchez pas la guerre dans ce livre, il se termine bien avant, dans les années 2000. L'auteur a cependant rajouté quelques mentions sur le sort de Hala et sa fille après le début du conflit. Il n'existe aucun jugement dans le récit de Lieve, elle se contente de relever les conséquences d'une certaine restriction des libertés, l'influence de la famille et de la religion sur la vie de son amie.
Les portes de Damas décrit aussi très bien les paysages et les villes de Syrie avant la guerre notamment Alep, Damas, Homs et Tadmur. Lieve va rencontrer des intellectuels, des représentants de toutes les communautés et nous révèle ainsi leurs craintes et leurs espérances. Sans totalement expliquer le conflit actuel, ce témoignage nous livre des clés de compréhension.
Hélas, j'ai trouvé le ton un brin journalistique. On a l'impression que les sentiments passent au second plan, que l'amitié Lieve et Hala est un prétexte pour plonger au coeur de la société syrienne.
Intéressant, mais le souffle de la passion manque un peu.
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clairejeanne
  08 juin 2016
Comment savoir ce qui se passe à l'intérieur des maisons, dans un pays comme la Syrie ? Aller vivre au milieu des gens, à Damas, et passer le quotidien avec eux pendant quelques mois ; il n'y a rien de mieux pour comprendre et apprendre.
C'est ce qu'a fait la narratrice qui nous livre l'histoire, passionnante et émouvante, de Hala et de sa fille Asma ; c'est donc l'amie européenne de Hala qui revient la voir et qui raconte, Ahmed leur mari et père prisonnier politique communiste pour des années, le reste de la famille très nombreuse, leur vie damascène, les problèmes de la Syrie. On est après la première guerre du Golfe, dans les années 90, sous le régime très autoritaire de Hafez al-Assad, le père de l'actuel président, Bachar al-Assad. La famille Assad est d'origine Alaouite, une branche du Chiisme ; les Alaouites sont un peuple des montagnes, minoritaire en Syrie, où les Sunnites sont de loin les plus nombreux.
L'auteure découvre chez son amie une vie de famille chaleureuse mais tiraillée : Hala a une soeur plus jeune, Shirin, qui est amoureuse d'un Alaouite, et un frère Salim, qui vit à Doha au Qatar pour "y faire de l'argent", et qui va se marier avec une baathiste (du parti politique Baas).
Hala pense que son frère est influencé par les moeurs du Qatar, il n'apprécie pas que sa nièce Asma joue au foot dehors avec de jeunes garçons ni que ses tenues soient peu discrètes.
Extrait : "Qui sommes-nous en train d'introduire dans notre famille, une baathiste et un Alaouite ! Si mon père l'apprenait, il se retournerait dans sa tombe." (p 166)
Tout au long du livre il est question d'une éventuelle libération de prisonniers politiques, comme Ahmed ; peut être à l'occasion de l'élection - truquée - d'Hafez al-Assad. le gouvernement n'a jamais reconnu l'existence de ces prisonniers politiques qui ont passé de longues années enfermés à cause de leurs idées et qui seront libérés au compte-gouttes.
Le monde extérieur est si peu fiable que chacun se retire dans le cocon familial ; l'omniprésence des agents des mukhabarat (services secrets) crée une atmosphère de peur, de crainte qu'une conversation soit écoutée, de méfiance vis à vis de l'autre. D'où une vie presqu'en huis clos, un peu étouffante. Aussi l'auteure se rend dans différentes villes, dont la très ancienne Alep, ainsi qu'à Tadmur, à Palmyre, et dans le désert, et nous donne alors des visions différentes de ce pays très complexe.
Une immersion intense et très intéressante dans la Syrie d'il y a vingt-cinq ans et qui éclaire les troubles actuels et leurs terribles répercussions.
Extraits : "Le grand monstre qui nous gouverne a fait de chacun de nous un petit monstre. Mais après un moment, elle semble se raviser : ma vision est peut être fausse, ce sont peut-être tous ces petits monstres qui ont engendré le grand monstre." (p 117)
"Bien que nos vies aient pris un cours différent, bien que je me sois souvent heurtée aux limites de notre amitié, Hala fera toujours partie de moi. Dans notre jeunesse, nous nous sommes toutes deux révoltées contre le monde dans lequel nous grandissions. J'ai été récompensée de ma rébellion, elle en a été punie. Ma société a fait de la place pour moi, la sienne l'a forcée de plus en plus dans ses retranchements..." (p 374)

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Flodopas78
  24 novembre 2015
Lieve Joris, écrivain voyageur connu pour ses récits sur l'Afrique, se rend à Damas au lendemain de la guerre du Golfe pour passer quelques mois chez Hala, une amie rencontrée à Bagdad douze ans plus tôt. Son mari, membre du parti communiste, a été arrêté il y a 11 ans. Depuis, elle vit avec sa fille Asma, partageant son temps entre les visites à la prison, son travail d'enseignante à l'université et une famille parfois envahissante. Lieve Joris a du mal à admettre les changements intervenus chez son amie qu'elle a connue pleine d'enthousiasme et de projets d'avenir. La solitude, la pauvreté, le poids des traditions familiales et le climat de psychose créé par le régime d'Hafez al-Hassad ont eu raison des rêves d'indépendance d'Hala.
A travers ce journal, réédité en 2015, l'auteur nous fait partager l'extrême complexité de la société syrienne composée de différentes factions hostiles les unes aux autres et dont la haine est entretenue par un régime autoritaire et répressif. La présence continuelle de la police politique, les mukhabarat, fait peser sur le pays une chape de plomb. Se mettent en place, insidieusement, les conditions d'un affrontement qui mènera la Syrie au chaos le plus total.
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Villebard
  30 octobre 2015
Très intéressant reportage, surtout quand on est allé sur place. Description de la sinistre situation de la femme dans l'oppression musulmane.
Sans doute de l'islamophobie dirait les pisse copie de la presse bobo-gaucho.
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estrellou
  14 octobre 2013
La vie quotidienne en Syrie sous le règne d'Hafez el Assad.
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Videos de Lieve Joris (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lieve Joris
Lieve Joris - Sur les ailes du dragon A l'occasion des Correspondances de Manosque 2014, rencontre avec Lieve Joris autour de son ouvrage "Sur les ailes du dragon, voyages entre l'Afrique et la Chine" aux éditions Actes Sud. Récit traduit du néerlandais par Arlette Ounanian.
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