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Jacqueline Odin (Traducteur)
EAN : 9782848050836
251 pages
Sabine Wespieser (06/05/2010)
3.85/5   114 notes
Résumé :
« Chaque fois que la femme heureuse en ménage partait, elle se demandait comment ce serait de coucher avec un autre homme. » Dès la première phrase de la nouvelle titre de son recueil, Claire Keegan ferre l’attention du lecteur. L’intrigue qu’elle met en œuvre en peu de pages ne le décevra pas.

Qu’elle décrive des histoires d’amour malheureuses – dans L’Amour dans l’herbe haute, l’héroïne vient attendre, neuf ans après qu’ils se sont quittés, son aman... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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sur 114 notes
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cicou45
  31 décembre 2012
Recueil composé de quinze nouvelles, je ne connaissais pas l'auteure jusqu'alors mais j'ai été attirée à la fois par son titre et sa quatrième de couverture. Etant passionnée par l'Irlande et ayant été envoûtée par ce pays lorsque je m'y suis rendus lors d'un voyage scolaire il y a une dizaine d'années de cela, j'avais envie de découvrir des auteurs de là-bas, et notamment Claire Keegan dont le livre m'avait paru prometteur.
Je n'ai effectivement pas été déçue ! Certes, certaines nouvelles m'ont plus passionnée que d'autres mais il y règne généralement toujours une onde de mystère, dans un pays où la nature est généralement ingrate en raison de son mauvais temps et où il faut se battre, travailler sans relâche afin de pouvoir survivre ! Mais pourtant, pays ô combien enchanteur ! Dans chacune de ces nouvelles, on y retrouve une trace de son Irlande natale, une intrigue et un petit plus qui fait que l'on a envie d'en savoir toujours plus. Avec une écriture simple et limpide, des nouvelles généralement courtes, le lecteur se laisse rapidement entraîné dans ce recueil. Si je n'ai pas accordé la note maximum à cet ouvrage, c'est tout simplement parce que j'ai été un peu frustrée par la fin de certaines nouvelles mais surtout, n'hésitez pas à découvrit ce fantastique ouvrage !
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Marylou26
  18 mars 2022
Je découvre Claire Keegan avec ce recueil de nouvelles, son premier livre, des nouvelles qui mettent en scène des femmes à la recherche d'une certaine forme d'émancipation, amenées à contempler où elles en sont, ou confrontées à l'âpreté de leur vie. Des femmes qui prennent (ou tentent de prendre) leur destin en main. La première nouvelle, qui donne le titre au recueil, est vraiment glaçante, et sans qu'elle donne le ton à celles qui vont suivre, il y a toujours une menace qui rôde dans la manière d'amener les choses, l'auteure faisant particulièrement ressortir le caractère violent des rapports humains, qu'il s'agisse de mépris, de cruauté, de lâcheté… Tout cela porté par une écriture précise de la vie quotidienne. Une belle découverte.
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Crazynath
  16 janvier 2022
La plume lumineuse de Claire Keegan, je l'avais découverte avec la lecture du magnifique « Les trois lumières ». Ce récit de même pas quatre-vingt-dix pages m'a permis de découvrir et de tomber sous le charme de l'écriture de cette talentueuse auteure irlandaise.
En général, je ne suis pas fan de nouvelles, mais il y a heureusement pour moi de temps de temps de très belles exceptions, il faut le dire…Je ne peux que citer Stefan Zweig et aussi Kathrine Kressmann Taylor avec son inoubliable « Inconnu à cette adresse » et l'excellent Ken Liu pour confirmer que certains auteurs excellent dans cet exercice et ce format d'écriture et laissent souvent une impression durable aux lecteurs. Il faut maintenant que je rajoute Claire Keegan dans cette catégorie de novellistes qui me plaisent
Revenons donc à Claire Keegan et son recueil nommé « l'Antarctique »
Ce livre rassemble quinze nouvelles. Quinze nouvelles toutes différentes, mais dont aucune ne m'a laissée indifférente…
Comment ne pas être soufflée ou ne pas sourire ( selon les histoires ) devant la puissance d'évocation des mots et des phrases de Claire Keegan, qui réussit, à petites touches à planter un décor et une atmosphère en quelques pages.
Une mention spéciale pour ma part pour « Brûlures », « Les soeurs » et « Osez le grand frisson ».
Une belle lecture !

Challenge ABC 2021/2022
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SeriallectriceSV
  09 mai 2021
Une plume découverte avec Ce genre de petites choses, le dernier opus en date de Claire Keegan, j'ai poursuivi ma découverte avec son deuxième roman Les trois lumières. Deux romans que j'ai beaucoup appréciés. J'en ai aimé la poésie et les silences.
Alors, je continue d'explorer l'univers de l'auteure, et avec L'Antarctique, son premier recueil de nouvelles, je suis une nouvelle fois admirative devant son travail d'écriture, cette façon qu'elle a de nous abreuver d'images, nous laissant libres de voguer et de composer avec elles. de nous en imprégner, de sentir la tension qui s'installe malgré les mots calmes et délicats distillés, de nous laisser happer par ces intrigues, ces tranches de vies plus ou moins complexes, ces expériences de vie plus ou moins secouées et les sentiments qui les accompagnent. Il y a de la douleur, de l'amertume, de la folie, des traumatismes, de l'adversité dans ces nouvelles. de la souffrance, de la culpabilité, de la vengeance, de l'amour aussi. La vie, quoi ?
J'aime définitivement l'univers singulier de l'auteure. J'aime sa vision des relations humaines, sans fioriture, si juste, et son écriture si précise.
Pas de doute, je guetterai avec plaisir les prochaines sorties de l'auteure.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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emmyne
  16 janvier 2012
Ayant été littéralement retournée par le récit " Les trois lumières " au point d'avoir renoncé à la chronique, il me semblait périlleux de me plonger dans le livre précédent de Claire Keegan tant le risque de frustration, de déception, me paraissait inévitable.
Et pourtant la curiosité l'emporte, la fascination pour l'écriture, l'étrange désir de se perdre encore dans cette émotion.
Quinze nouvelles, un véritable étourdissement, un recueil qui porte si bien son titre. Les femmes, dans ces textes, traversent une immensité froide, s'éloignent de leurs repères. Il y a quelque chose de redoutable, de rude et d'impérieux dans ces mots là. Des portraits qui égratignent. Et pourtant, le ton, s'il est incisif, n'est pas à l'introspection. C'est l'intensité des scènes, effrayantes de précision pour le moindre détail, l'incertitude d'une attitude, ces secondes de temps flottant, une densité saisie et saisissante en instantanés à la fois pudiques et prosaïques.
On peut être surpris, dérangée parce que c'est parfois dérangeant, par la violence des sentiments suggérés, par la crudité de certains mots après avoir lu " Les trois lumières ". Cependant, il s'agit bien du même style épuré qui dit l'essentiel, la même force d'évocation à travers des moments choisis au quotidien, la même pointe qui touche au plus juste, une tension sensible. Et ces phrases qui s'insinuent.
Ce recueil là, c'est une lumière blanche.

Lien : http://www.lire-et-merveille..
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critiques presse (1)
Telerama   21 septembre 2011
La nouvelliste ne hausse jamais le ton et son écriture maîtrisée lui permet de disséquer toute l'intranquillité du monde.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   27 mars 2015
La voix de la jeune fille a changé lorsqu'elle a parlé de son pays. Elle parlait comme si elle pouvait tendre le bras à travers le passé et le toucher du doigt.
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PiatkaPiatka   23 mars 2015
Bridie met du rouge à lèvres et de la poudre de riz, pourtant elle a des mains d'homme. Je trouve que sa tête ne va pas avec son corps, pareil que mes poupées quand j'échange leurs têtes.

Des hommes et des femmes
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PiatkaPiatka   26 mars 2015
Jusqu'à ce que la mort nous sépare, a dit le médecin. C'est toujours les gens mariés qui pleurent aux noces. Ils connaissent la différence entre les serments et la vie.
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TempsdelectureTempsdelecture   08 février 2018
Mardi, lorsqu’il rentre chez lui, le break est garé dans l’allée. Sa femme est dans la chambre de la fillette. Il l’entend la-bas. Elle a remonté le mécanisme du coffret à bijou de l’enfant. Il sait qu’elle est assise là-bas sur le lit de la fillette, qu’elle regarde la petite ballerine en plastique tourner sur son ressort, qu’elle se tourmente. Il entrebâille la porte et glisse un coup d’oeil à l’intérieur. Sa femme le transperce, le dépasse du regard, comme si elle voulait distinguer derrière lui une image dont il la prive. Il est devenu le mari invisible.

« Hé, ho » dit-il.

Il s’approche, s’assoit sur le lit et lui pose une main sur la cuisse. Elle rejette cette main à la façon dont elle chasserait un serpent de ses genoux, attrape le coffret à bijoux et quitte la chambre. Lorsque Franck se dirige vers le salon, il la voit assise dans la galerie, entend la musique, qui ralentit à mesure que le ressort se détend. Ce soir, il ne soucie pas de dîner. Il prend une bouteille de Scotch dans le placard des alcools et l’emporte dans sa chambre avec le journal. Il lit les manchettes, la page des sports et le carnet de deuil, puis va dans la salle de bains et s’assoit sur le siège des toilettes. Lorsqu’il lève les yeux, il voit, accroché au mur, un agrandissement de sa fille qui n’était pas ici la veille. C’est une photo d’elle en porteuse de fleurs au mariage de la belle-soeur de Franck. Elle a une robe en satin rose longue jusqu’aux pieds, leur extrémité pointe à peine sous le bas du tissu. Elle tient un bouquet de roses blanches entourées de gypsophiles. Franck Corso assis là sur les toilettes cache son visage dans ses mains et pleure.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   25 juin 2010
Je suppose que j’ai mes raisons personnelles pour venir ici. Peut-être que j’ai besoin d’un peu de ce qu’a ma mère. Juste un peu. J’en prends une petite dose afin de m’immuniser .C’est comme une vaccination. Les gens ne comprennent pas, masi il faut regarder le pire en face pour être paré contre tout .
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Videos de Claire Keegan (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Keegan
Claire Keegan & Camilla Grudova in conversation with Sinéad Gleeson
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Ce genre de petites choses

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