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ISBN : 2702438849
Éditeur : Le Masque (08/01/2014)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 226 notes)
Résumé :
Berlin, 1942. Bernie Gunther, capitaine dans le service du renseignement SS, est de retour du front de l'Est. Il découvre une ville changée, mais pour le pire.

Entre le black-out, le rationnement, et un meurtrier qui effraie la population, tout concourt à rendre la vie misérable et effrayante. Affecté au département des homicides, Bernie enquête sur le meurtre d'un ouvrier de chemin de fer néerlandais.

Un soir, il surprend un homme viol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  15 septembre 2015
Juin1941: opération Barbarossa: le troisième Reich envahit la Russie: avancée foudroyante, en trois mois les allemands ont avancés de 1500 km , ils ont pris kiev et encerclent leningrad.
Derrière le front, les "Eintzagruppen" ( police militaire ss) sont chargés d'éliminer tout reste de résistance: partisans, polonais, ukrainiens et surtout les juifs, femmes et enfants compris.
Bernie gunther , commissaire de la police criminelle à Berlin, est obligé d'y aller.
Il en revient, en octobre, complétement dégouté, honteux, déprimé, au bord du suicide, encore plus anti nazi qu'avant
Et puis, la routine reprend ses droits, il retrouve son poste et doit enqueter sur deux meurtres étranges, et il rencontre une jolie femme .... Et la vie reprend son cours.
Jusqu'au jour où le général Heydrich, ami intime d'Hitler, et nouvellement promu "Protektor de la Boheme Moravie" invite (ordonne) gunther à passer un week end à Prague avec la"crème" nazie de l'époque
A peine arrivé, un ss se fait assasiné .
Jubilatoire , jouissif, corrosif, " la vie est belle" passée au tamis de l'humour noir anglais. Un meurtre en chambre close, un espion à trouver,
une femme à sauver, tout ça au milieu d'une bande de nazis tous aussi pourris: comment ne pas se renier une fois de plus tout en restant en vie, tel est léquation de notre ami Gunther.
Intrigue palpitante, recherche historique méticuleuse, humour, émotion, action trés subtilement mélangés
Un super roman historique !
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andreas50
  09 juillet 2019
Septembre 1941. Dans un Berlin déjà crépusculaire, cible des premiers raids de la R.A.F, sur fond d'espionite et de marché noir, Gunther a repris sa chasse aux criminels, aux escrocs, aux délinquants sexuels. Mais cela a-t-il encore un sens dans une Europe à feu et à sang, où des des dizaines de milliers de gens meurent chaque jour ?
Bernie a le moral en berne depuis son retour de Minsk. Il pense sérieusement au suicide, attendant le moment favorable, il dort avec son Walther PPK, soigneusement nettoyé et huilé, qu'il glisse tous les soirs sous son oreiller. Son séjour en Ukraine n'avait rien d'un périple culturel et touristique. Comme tout bon flic de plus de quarante ans, il se trouve tiré au sort pour rejoindre un des quatre Einsatzgruppen qui sévissent à l'arrière du front. Lui l'antinazi, l'antimilitariste, a dû participer à des fusillades de prisonniers membres du NKVD.
Promu capitaine au SD, il est un jour prié par son chef Reinhard Heydrich de le rejoindre en son château à Prague. le Reichsprotektor a une mission pour le meilleur flic d'Allemagne. Il est victime d'un complot visant sa personne et met Bernie sur l'enquête, lui accorde tout pouvoir, toute liberté d'action.
L'instruction à peine entamée, un crime a lieu dans l'entourage direct de Heydrich. Au terme d'une soirée bien arrosée, l'un de ses officiers est découvert tué par balles dans sa chambre fermée à clef.
Tous les scénarios sont envisageables : vengeance, jalousie, coup de la résistance tchèque, règlement de compte dirigé par une taupe installée au Q.G. de l'Homme de fer...
Si les enquêtes restent des plus conventionnelles, sentent un peu le réchauffé, le monde dans lequel elles se déroulent, est un modèle de réalisme, de minutie, de vérité historique.
Philip Kerr, se fait éthologue, se révèle un observateur sans pitié de la sombre épopée nazie, de ses acteurs, de ses témoins. Il a dû faire preuve d'une certaine audace pour planter son héros ( ou son antihéros ) au coeur du Troisième Reich. L'auteur fait alors preuve de ses talents de funambule pour rendre crédible sa vision de la vie sous le nazisme sans tomber dans la caricature, le mauvais goût, voire l'apologie du régime.
La courroie de transmission Bernie Gunther a été avant tout imaginée pour promener le lecteur dans les lieux les plus emblématiques aux moments les plus sombres de cette époque.
Dans les mains de l'orfèvre Philip Kerr, L Histoire se fait roman, à moins que ce ne soit le roman qui rattrape L Histoire.
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Corboland78
  02 avril 2014
Philip Kerr, né en 1956 à Edimbourg (Écosse), est un auteur britannique de romans policiers et de littérature d'enfance et de jeunesse. Il étudie à l'Université de Birmingham, puis travaille un temps comme rédacteur publicitaire pour l'agence Saatchi and Saatchi avant de devenir journaliste indépendant puis écrivain de romans policiers en 1989. le succès de la Trilogie berlinoise, ayant pour héros Bernhard Gunther, un enquêteur privé dont les aventures ont pour cadre l'Allemagne nazie, le pousse à se consacrer à l'écriture à temps plein. Prague fatale, son dernier roman, est paru en 2013.
« Berlin, 1942. Bernie Gunther, capitaine dans le service du renseignement SS, est de retour du front de l'Est. Il découvre une ville changée, mais pour le pire. Entre le black-out, le rationnement, et un meurtrier qui effraie la population, tout concourt à rendre la vie misérable et effrayante. Affecté au département des homicides, Bernie enquête sur le meurtre d'un ouvrier de chemin de fer néerlandais. Un soir, il surprend un homme violentant une femme dans la rue. Qui est-elle ? Bernie prend des risques démesurés en emmenant cette inconnue à Prague, où le général Reinhard Heydrich l'a invité en personne pour fêter sa nomination au poste de Reichsprotektor de Bohême-Moravie. »
Second roman de l'écrivain que je lis et je reconnais tomber sous le charme de ce Bernie Gunther habilement créé par Philip Kerr. Un policier allemand opérant durant la seconde Guerre Mondiale au milieu des SS et Gestapistes, il fallait y penser. Si Bernie relève de la fiction, le roman est truffé de personnages ayant réellement existé comme ce Reinhard Heydrich, parmi d'autres, et l'intrigue policière se glisse avec maestria au coeur d'évènements historiques avérés, ce qui renforce l'épaisseur du roman. Philip Kerr connait parfaitement son sujet, outre les notions historiques, il parsème le texte de références à la culture allemande, le bouquin jouant alors sur deux tableaux, une enquête policière et un enrichissement de notre culture générale.
Pour ce qui est de l'intrigue, de bonne facture, Prague fatale s'inscrit dans la lignée des polars à la Agatha Christie ou mieux encore, Gaston Leroux, puisqu'il y est question d'un assassinat par balles dans une chambre close ! Donc, je résume, un décor historique riche et instructif, une intrigue policière bien menée où Bernie Gunther découvrira qu'il n'est qu'un pion au milieu d'un plan machiavélique, et j'ajouterai l'humour dévastateur de Kerr, noir et acerbe, d'autant plus paradoxal que l'époque et les lieux ne s'y prêtent pas à priori - le nazisme et l'extermination des Juifs – au travers de réflexions lâchées ici ou là comme « D'après nos services de renseignements, certains de ces Tchèques sont de sacrés pickpockets. J'opinai. Ca me paraissait de bonne guerre, étant donné que nous leur avions piqué leur pays. » Et je ne résiste pas à cet autre exemple « Mais elle avait quitté cet emploi – un excellent emploi – parce que, prétendait-elle, il n'arrêtait pas de la tripoter. Une situation fâcheuse que je comprenais parfaitement. Je ne pouvais m'empêcher de la tripoter moi aussi. »
L'impayable Bernie n'a certainement pas fini de me réserver de bons moments de lecture, ce dont je remercie par avance Philip Kerr.
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brumaire
  27 juin 2017
Je ne suis pas un familier de Philip Kerr. Imaginez qu'avant de lire Prague Fatale j'étais persuadé qu'il était de nationalité allemande... C'est en lisant une critique d'un de ses bouquins par Big Mamy de Babelio (qui tient cet auteur en haute estime), que j'ai sauté le pas.
Donc Philip Kerr est bien anglais et cela se voit immédiatement dans le ton de l'écrit. Sarcastique et teinté d'humour noir. Si tant est que l'on puisse faire de l'humour avec le nazisme et ses oeuvres...C'est d'ailleurs la principale critique que je ferai à ce livre. Il met le lecteur mal à l'aise, en porte-à-faux. Bernie Gunther le flic cabossé de la Kripo qui mène les enquêtes de Prague Fatale n'est certes pas un perdreau de l'année mais il m'a semblé difficile de m'identifier à lui alors qu'il représente, quand même, le camp du Bien.
Son parcours ne plaide pas pour lui, nous qui savons maintenant les atrocités commises à l'est lors de la progression de la Wermacht. Dans le récit il revient justement de "là-bas" , il ne nous explique pas ce qu'il a du y faire mais ses nuits sont hantées par l'idée du suicide ; on s'imagine....
Certes l'on comprend immédiatement que Bernie n'est pas Nazi pour un sous. Il n'a pas pris sa carte au Parti. Il fulmine contre les décisions de ses supérieurs, il méprise les apparatchiks , les "faisans dorés" qui se pavanent dans le luxe et le stupre. Il n'empêche , il oeuvre toujours dans la Kripo. Accessoirement , et cela n'est pas le dessein du livre, sa position interpelle. Qu'aurions nous fait à sa place, à l'époque, dans une même position ? c'est très facile de transposer à la France : Vichy, la guerre d'Algérie...Moi qui compte dans ma famille quelques traineurs de sabres, je pourrai vous faire en quelques lignes un topo dont je sais par coeur les éléments pour les avoir trop entendus dans les dîners de famille . Eléments qui se résument souvent (trop ?) à cette phrase : " il fallait bien vivre".
Pour revenir au corps du livre , Bernie Gunther de retour de missions à l'est, donc, est confronté à deux meurtres commis à Berlin. Alors qu'il tente de les élucider il est convoqué à Prague par Reinhard Heydrich le nouveau "protecteur" de la Bohême-Moravie totalement inféodée à Berlin. Heydrich veut avoir près de lui un policier efficace ( c'est la réputation de Bernie Gunther) et totalement dévoué. Là aussi un trouble m'a saisi. Philip Kerr fait dialoguer Gunther et Heydrich et j'ai trouvé la situation pour le moins étrange. En 1943 , le second de Himmler (c'est ce qu'était Heydrich) aurait-il pu faire confiance à un policier aussi mal noté, aussi nostalgique du régime de Weimar, disons tout le net, à un démocrate ? Mais bon, admettons.... (moi j'aurais plutôt pensé a l'envoi immédiat à Dachau au sortir de l'entretien...).
Introduit dans le sein des seins du quartier général de Heydrich près de Prague,Bernie Gunther est donc chargé d'élucider le meurtre d'un capitaine SS. C'est "Dix petits nègres" chez les nazis ou " le mystère de la chambre jaune " chez les fachos ; le meurtre ayant été commis dans une chambre fermée à clef ! L'occasion pour l'excellent Philip Kerr de nous montrer une superbe galerie de monstres en cohabitation forcée, puisque notre Bernie Gunther a haute main sur l'enquête et la totale confiance du Chef ! (là encore qu'un simple commissaire de la Kripo puisse avoir autorité sur des sommités nazies de la SS me paraît....curieux. ). Mais ne boudons pas notre plaisir en ergotant sur la vraisemblance de l'intrigue. Kerr fait montre dans ces chapitres d'une belle connaissance de l'époque et du milieu. En effet , même si Bernie Gunther est une "création" de Kerr, tous les autres personnages du roman sont des personnages "ayant réellement existé". C'est à une petite étude sociologique du petit milieu des "happy few" nazis que se livre l'auteur. Il nous fait son Pinson-Charlot quoi....
D'où les descriptions croquignolesques des rivalités d'amour propre de ces messieurs, les jalousies recuites, les haines, les amours "défendues" aussi par la "morale" SS et pourtant bien présentes dans ce milieu de beaux mâles ! Ah on en apprend de belles ! Pourrai-je un jour pardonner à Kerr d'avoir contribuer à déboulonner l'idole de mes vingt ans ? Elisabeth Schwarkopf. Mais oui Elisabeth Schwarkopf , la grande diva allemande, la reine du festival d'Aix en Provence, la "Maréchale" du Chevalier à la Rose de Richard Strauss....la blonde allemande d'après-guerre épouse de Walter Legge le grand producteur anglais de chez EMI....
Hé bien Philip Kerr nous le dit tout net : elle a couché pour réussir ! Si. Et pas avec n'importe qui , avec le "boucher" de la Pologne" : Hans Franck. Celui qui devait prendre la succession de von Neurath à Prague mais qui a été évincé par Heydrich (d'où HAINE ! ). Bien sûr je savais que ,comme nombre d'artistes allemands, Elisabeth Schwarkopf n'était pas blanc-blanc ; elle a pris d'office sa carte au parti nazi même si d'autres se sont plus impliqué dans l'idéologie (n'est-ce-pas Mr Karajan...) . Mais coucher avec Hans Franck ! et peut-être même d'après Kerr, avec Goebbels himself ! j'ai bien envie de réduire en miettes tous mes vieux vinyles....
Mais ne nous égarons pas. Revenons à nos nazis.
Je ne développerai pas plus avant l'intrigue du roman, et ceci pour deux raisons. D'abord parce que j'ai trop tendance à sortir des rails de la narration pure, et secundo parce que celle ci (l'intrigue) sans être compliquée fait intervenir moult rebondissements , et cela ne se fait pas de vendre la mèche d'un roman policier.
Sachez simplement, et ceci est de notoriété publique, que Heydrich décédera des suites d'un attentat commis par la résistance tchèque et que Bernie Gunther , une fois le fameux crime élucidé ( que de coups de théatre ! ), sera rappelé à Prague pour enquêter sur les circonstances réelles de la mort de Heydrich ! car ses proches soupçonnent quelques envieux dignitaires nazis d'avoir "hâté" le trépas du Reichprotector en l'empoisonnant. C'est une thèse que défendent d'ailleurs certains historiens. Bernie a tôt fait de botter en touche en reprenant le premier train pour Berlin. A trop s'approcher du panier de crabes on risque la morsure des pinces....
Un polar très original donc, dont l'époque et le milieu sont les principaux atouts. Je lirai certainement d'autres Philip Kerr. Comme je l'écrivais au début de cette page j'ai ressenti durant presque toute la lecture un malaise diffus (rassurez vous je n'ai pas consulté...) en ce sens que Kerr nous montre les dignitaires SS comme des hommes "normaux" . Reste à définir ce qu'est la "normalité". Je ne dirai pas que j'étais à deux doigts d'empathie avec certains des copains d'Heydrich, mais....Kerr dessine quelques portraits nuancés d'officiers nazis dont, hélas, pourraient se saisir quelques satanés révisionnistes. ( vous voyez bien qu'ILS n'étaient pas tous comme ça...). Mais ceci est une autre histoire et nous emporterait trop loin. Contentons nous de recommander cet excellent polar crépusculaire.
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nescio667
  28 octobre 2014
A peine rentré d'Ukraine (où l'on devine qu'il a dû s'acquitter de tâches atroces, tant l'envie de se suicider le tenaille) le capitaine Bernie Gunther retrouve Berlin en septembre 1941. Bien qu'il fasse partie du service de renseignement SS, il se voit ré-affecté à ce qui fut, avant, dans ce qui lui semble une autre vie, son premier métier : inspecteur de police. Ce boulot-là, au moins, il le fait bien. Ses supérieurs le savent, et parmi eux, Reinhard Heydrich, sulfureux ami de Himmler, ayant participé à la mise en place de la Shoah et initiateur des Einsatzgruppen. Pour une raison qui lui échappe, tant il exècre le nazisme, Gunther est protégé de loin par Heydrich, et c'est sans doute lui qui l'a redirigé vers la Police Criminelle. Mais, en ces temps où la vie ne tient qu'à un fil, Bernie sait qu'il doit jouer profil bas, ne pas étaler trop largement ses opinions anti-régime, si tant est qu'il tienne encore à la vie. Découverts à quelques jours d'intervalle, et à deux endroits différents dans Berlin, ce sont deux cadavres qui vont occuper ses premiers jours dans la capitale. le premier est celui d'un ouvrier hollandais, retrouvé dans une station de métro, et dont les supérieurs de Bernie semblent se laver les mains. le second est celui d'un Tchèque, gisant dans un parc. Il se fait que, par un hasard malencontreux, Bernie avait déjà rencontré la seconde victime : il l'avait surprise le soir précédent en train de malmener une jeune femme, l'avait mis en fuite, ce qui avait occasionné son télescopage avec un taxi quelques mètres plus loin. L'homme avait encore réussi à s'échapper, mais ses blessures devaient être plus graves puisqu'il était mort dans ce parc. Alors qu'il progresse dans la résolution des deux affaires, Gunther reçoit une invitation de Heydrich à passer le voir dans sa nouvelle demeure, en Bohème-Moravie, dont il vient d'être nommé gouverneur. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Bernie prend le train, accompagné de sa nouvelle conquête, Arianne, la jeune femme qu'il avait sauvé des griffes du tchèque. À peine arrivé au château occupé par Heydrich, une nouvelle affaire criminelle lui est assignée.
Huitième volet du cycle consacré à Bernie Gunther par Philip Kerr, cette tranche de vie sous le drapeau nazi ne manque pas d'attraits et, pour le dire clairement, se révèle très vite passionnante, en tous cas pour un lecteur que ni cette période (la 2e Guerre mondiale) ni ce genre (le roman policier) ne rebutent. Précisons d'emblée qu'il n'est pas du tout nécessaire d'avoir lu les 7 autres aventures de Bernie pour apprécier celle-ci, Philip Kerr excellant -notamment- dans l'art de la contextualisation et de la présentation de ses personnages. Historique, certes, mais jamais pédagogique, « Prague fatale » dépeint par petites touches la vie quotidienne de la population allemande de l'époque -privations en tous genres, restrictions touchant tous les services au public- sans pour autant verser dans le misérabilisme. Parallèlement, Kerr montre que dès qu'il s'agit de préserver les apparences d'unité nationale, par exemple via une répression féroce de toute parole discordante, les plus grands moyens peuvent être débloqués. Il donne ainsi un éclairage inhabituel sur la période et surtout sur l'arrière du front, côté allemand. Aussi important soit le soin que l'auteur apporte à son cadre historique -et on le sent passionné- pour autant n'en oublie-t-il pas de fignoler son intrigue policière. Conviant espionnage, vengeance, affaire de coeur et meurtre en chambre close -avec un clin d'oeil appuyé à tante Agatha- Philip Kerr nous offre un condensé captivant du genre, un véritable régal, un texte que l'on oublie pas facilement et que l'on se passe entre potes. Voilà qui est fait, bonne lecture!
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critiques presse (3)
LaPresse   15 décembre 2014
Une magistrale leçon d'histoire et une intrigue captivante, avec un personnage principal complexe qui ne cesse de nous étonner.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   17 février 2014
Un autre volet passionnant de cette série culte dont l'intérêt ne se dément pas.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos   03 janvier 2014
Une fois de plus, Philip Kerr, dont l’érudition concernant le IIIe Reich et l’humour noir sont sans faille, nous tient en haleine.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   07 juillet 2019
Beaucoup d'officiers de la Gestapo aimaient bien porter des vestes et des chapeaux de cuir ; et comme un grand nombre d'entre eux étaient mieux nourris que le reste d'entre nous et donc plus gras, on les appelait des ballons de foot. Mais leur flanquer des coups de pied était exclu.
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andreas50andreas50   04 juillet 2019
Tout le monde à Berlin avait une trouille bleue de la police, y compris la police elle-même. Parce que, quand vous disiez « police », chacun pensait à la Gestapo et, quand vous vous mettiez à penser à la Gestapo, vous aviez du mal à penser à autre chose.
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fannyvincentfannyvincent   20 mai 2015
Alors que je me levais pour partir, mon regard glissa vers le portrait sur le mur. Le Fuhrer me dévisageait, triomphant, mais pour une fois il ne la ramenait pas trop. Si quelqu'un avait besoin d'une étoile jaune, c'était lui ; et cousue juste au-dessus du coeur, à supposer qu'il en ait un ; un point de visée pour un peloton d'exécution.
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andreas50andreas50   02 juillet 2019
Aujourd'hui, tout est interdit. Le seul moyen de savoir si quelque chose est autorisé, c'est de le faire et de se débrouiller pour ne pas se retrouver en taule.
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fannyvincentfannyvincent   22 mai 2015
Les fleurs, dans les massifs bien entretenus du château du bas, étaient principalement des dahlias roses, des asters blancs et de soucis rouges, toute une explosion de couleurs d'automne - et probablement le seul genre d'explosion que les SS étaient susceptibles de tolérer.
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La trilogie berlinoise - Philip Kerr - Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur
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Bernie Gunther, un privé chez les nazis...

"Je ne suis pas un nazi. Je suis un Allemand. Ce n'est pas la même chose. Un Allemand est un homme qui arrive à surmonter ses pires préjugés. Un nazi, quelqu'un qui les change en lois" On m'a viré de la Kripo en 1934, et comme il faut bien vivre, je me suis retrouvé déguisé en privé dans l'établissement le plus select de Berlin :

Hôtel Savoy
Hôtel Berlin
Hôtel Regent
Hôtel Adlon
Hôtel Otto

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