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EAN : 9782330144623
112 pages
Éditeur : Actes Sud (03/02/2021)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Diane, qui a atteint un âge qu'on préfère taire, se rend dans une boutique de pompes funèbres pour acheter une concession et se retrouve avec un emplacement prévu pour «deux» cercueils...
Au fil de sa vie bohème, Diane a aimé des hommes, s'est lassée de certains, a été quittée par d'autres, a enterré celui qui comptait le plus. Bref, elle est seule, n'a même plus de chat, et il ne sera pas dit que cette solitude la poursuivra dans l'au-delà. La voilà qui cher... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
fanfanouche24
  19 avril 2021
Récit fantasque et déjanté de deux amies vieillissantes…tentant de tromper les chagrins de l'entrée dans le grand âge ; comme un pied de nez à la vieillesse et à la mort ! ...
Texte déroutant comparé aux textes « habituels » de cette auteure !
Comme une sorte de rire sardonique pour conjurer la peur du « grand voyage » !
Les deux amies, Hélène et Diane ont des moyens sacrément divergents pour affronter cette grande peur ; l'une, Diane, cherche un homme parmi ses connaissances pour l'accompagner « dans la tombe », Hélène, continue, quant à elle, de cultiver la joie de vivre , en cumulant les aventures amoureuses et sexuelles !
« Trouver un mort prêt à te tenir compagnie dans ton caveau n'excite plus Hélène.
— Tu ferais mieux d'embaucher un vivant, un grand costaud capable de réchauffer ton lit et tout le reste…
Tu égrènes dans l'ordre: ton arthrose cervicale, l'épanchement synovial de ton genou gauche, ta tendinite.
Tu tomberais en miettes si jamais on te touchait.
L'homme parti, on prend un chat.
Argument irréfutable.”
Le ton est donné, deux vieilles amies de longue date, fantasques, irrévérencieuses s'écrivent, s'encouragent dans leur « vies vieillissantes » et solitaires. L'une, Hélène cumule les hommes…pour oublier les atteintes de l'âge ! et la seconde, Diane, cherche le compagnon possible pour l'accompagner dans le lieu du « repos éternel »…
Diane, écrivaine, séductrice née, divorcée et séparée de ses compagnons successifs… se retrouve face à la Vieillesse et la hantise de mourir seule… Et cela va plus loin, elle ne veut pas être enterré seule… Alors elle cherche parmi ses anciens admirateurs et amis, eux-aussi vieillissants, un candidat pour l' »accompagner au cimetière » , dans la dernière demeure . Et bien évidemment, ce n'est pas évident de trouver le candidat idéal !!! Entre les "disparus" et les "candidats" potentiellement "acceptables"...cela se révèle une entreprise plus "coriace" que prévu !!!
J'apprécie beaucoup cette auteure, mais là, sincèrement, je suis restée quelque peu au bord de l'histoire.
Serais-je trop raisonnable ou effrayée par des sujets abominablement angoissants pour chaque quidam ??
Le mérite de ce court texte est qu'il possède une drôlerie, un humour grinçant, de l'autodérision, de façon éclatante, sur des sujets nous effrayant tous, à différents degrés : les dégâts de la vieillesse, cette volonté des femmes à séduire encore et encore, le refus que la sexualité s'absente irrémédiablement… la perte des gens aimés, et sa propre mort à envisager et à préparer… et sur ces sujets difficiles, Vénus Khouri-Ghata… réussit à faire rire et sourire , avec les mésaventures de ces « deux vieilles dames indignes », fort sympathiques , tour à tour, comiques, « pathétiques » et attachantes !
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Commenter  J’apprécie          293
bookpass
  13 février 2021
Deux amies, Diane et Hélène toutes 2 veuves en quête de compagnie, de douceur et d'espoir.
Diane ne voulant laisser les autres gérer ses obsèques le moment venu décide de réserver un emplacement au cimetière. Mas cet emplacement prévu pour 2 cercueils va l'amener à reconsidérer ces dernières liaisons amoureuses ; parmi ceux qui l'ont quitté n'y en a t-il pas un qui accepterait d'être enterré avec elle ?
Hélène n'a toujours pas fait le deuil de son mari abattu froidement dans leur maison de villégiature il y a 20 ans. Les assassins n'ont toujours pas été retrouvés et elle n'a pu se résoudre à se séparer de la villa tant que l'enquête n'est pas résolue.
Hélène s'amuse de la décision de Diane de convaincre un de ces ex de se faire enterrer dans son caveau. Puis lassée de cette quête insensée elle décide de se rendre dans sa villa sur la Riviera pour enfin tourner la page et organiser la vente.
Vénus Khoury-Ghata dépeint la solitude et le deuil avec beaucoup de finesse.
Avec humour et une certaine forme de dérision, l'autrice raconte l'esprit indépendant et parfois un peu provocateur de ces 2 amies qui tentent de faire parler leurs défunts maris en interpellant les esprits, qui font fis des racontars et qui malgré la douleur de la perte conservent une forme de légèreté.
Le style est fluide, les chapitres sont très courts. Les propos d'Hélène sont issus des lettres qu'elle adresse à Diane dès son retour à la villa abandonnée 20 ans plus tôt. La vie de Diane est racontée par une observatrice qui parle d'elle et de sa quête en la tutoyant.
L'alternance des 2 formes narratives est très agréable.
Un très bon moment de lecture
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maliroland
  02 mars 2021
Ce qui reste des hommes est un livre intrigant. Qu'est ce, en effet que cette histoire saugrenue et pourquoi Venus Koury-Ghata s'est elle lancée dans une telle entreprise ,
De quoi s'agit il ?
Diane, femme âgée, donnons lui par déduction dans les 65-70 ans, ce n'est pas précisé dans le livre, achète une tombe de deux places. Problème, elle est seule, elle a bien été mariée mais le conjoint mort il y a longtemps a déjà une place, la quatrième tout au fond d'un caveau d'amis, trop compliqué de le récupérer, bureaucratie covid française. Ne voulant être seule pour son dernier sommeil, qui mettre ? Et voilà Diane chasseresse en quête d'ex, c'est qu'elle en a eu moult, mais elle en retient quatre.
En parallèle nous avons Hélène qui après 20 ans regagne sur la côte d'Azur sa maison maudite où son mari a été assassiné. Mais la demeure est squattée. Et ne voilà t il pas qu'Hélène batifole avec ses envahisseurs au grand dam de la bonne conscience populaire. La pharmacienne, le boucher, la boulangère etc. .
Précisons, Diane et Hélène sont des copines de guéridons tournants, il s'agit quand même de ne pas trop oublier les maris.
Livre intrigant mais qui l'est moins lorsque l'on se penche sur la biographie internet de l'auteur. Elle est née en 1937, donc 83 ans à ce jour.
Cela éclaire un peu. Sans refermer sa pierre tombale, chaque chose en son temps, c'est justement le temps des bilans, des dernières éventuelles réparations et des fantasmes de ce qui aurait pu être et n'a pas été. Comme celui d'un dernier amour, avec un petit jeune ,tant qu'à faire, l'écrivain ayant la liberté d'écrire ce qu'il veut.
Ce qui reste des hommes aurait mérité plus de développement, des scènes un peu plus érotiques non interdites passé un certain âge sans tomber nonobstant dans le vulgaire et un humour un peu plus présent.
Quant aux hommes potiches, chacun son tour.
Et entre, Diane, Vénus et Hélène, mon coeur balance.
Et si j'osais une morale à ce livre fable :
Remplissez bien votre vie afin de ne pas vous retrouver confronté au terme de celle ci, à une tombe, vide que de vous même.
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mel_bouquine18
  17 mars 2021
“ 𝑁𝑒 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑢𝑥 𝑞𝑢𝑖 𝑜𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒 𝑎̀ 𝑠𝑒 𝑑𝑖𝑟𝑒. “
L'auteure, née au Liban et âgée de 83 ans, nous offre là un court roman empli de poésie sur la solitude, la mort, et porté par une plume qui se veut légère.
Vous serez contraint d'éprouver de l'empathie pour Diane. Sa peur de mourir, mais aussi (surtout ?) de mourir seule, vous touchera d'une douce mélancolie. Que reste-t-il au bout du voyage ? Quelle empreinte va-t-on laisser ? Qui se souviendra de nous ? Quels coeurs avons-nous touché ? Qui sera là pour nous accompagner ? Toutes ces questions font cogiter Diane, et l'amène à chercher un « encore vivant » prêt à partager son dernier voyage avec elle.
Quant à Hélène, de retour dans sa villa 20 ans après la disparition de son mari, elle fait preuve d'un grain de folie, leurre à elle-même, dans le but de combler la perte de l'être aimé dont le deuil n'a jamais été réalisé. Heurtant les croyances populaires, elle s'autorise à vivre un peu, à se laisser porter avant qu'il ne soit trop tard.
L'heure du bilan a presque sonné, et ne reste à Diane et Hélène qu'une solitude à combler, quelques dernières expériences à vivre.
Les chapitres sont courts, le style raffiné. Les passages d'Hélène sont écrits sous forme de lettres adressées à Diane ; les passages concernant Diane sont racontés par un narrateur inconnu qui s'exprime en la tutoyant. le tout forme un récit agréable. Je regrette simplement qu'il n'y ait pas plus de développements, pas plus de descriptions. Mais après tout, écrire sur la solitude ne demande pas d'élaborer de grandes scènes d'action. Peut-être même qu'arrivé à un âge certain, on ne s'embarrasse plus des choses superficielles…
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nineentreleslignes
  24 février 2021
Diane et Hélène, deux dames aussi irrévérentes que fantasques abordent le dernier virage d'une vie bien remplie.
Diane a été aimé, a quitté et a été quitté, elle a aussi enterré celui qu'elle aurait voulu pour compagnon éternel.
Pragmatique, elle cherche parmi les hommes de sa vie encore debout celui qui, pourrait l'accompagner vers l'au-delà, partager sa sépulture, ce dernier voyage qu'elle n'entend pas faire seule.
Son amie Hélène est veuve, et se retrouve face aux possibles assassins de son mari – situation cocasse mais non dénuée d'intérêts. Depuis la Riviera où elle est revenue afin de vendre sa villa de famille, elle échange avec Diane, la pique un peu et lui raconte aussi Angelo et Luca, ces deux paumés finalement sympathiques, qui squattent la villa respectueusement tout en sirotant la cave du défunt.
Dans cette fable légère aux premiers abords, ce sont des messages sérieux, graves et profonds qui sont véhiculés, tels que la mort, la solitude, l'envie de vivre et l'espoir…
Ce sont de magnifiques portraits de femmes, encore vivantes, libres avant tout, magnifiques et singulières.
Un livre qui n'est pas sans rappeler les joyeuses « Les grand-mères » de Doris Lessing.
Une agréable lecture, une courte parenthèse qui vous poursuit une fois la dernière page tournée.
Une auteure que je découvre et que je relirai avec Plaisir.
Venus Khoury-Ghata, née au Liban, vit à paris. Elle est romancière et poète.
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critiques presse (2)
LeFigaro   18 février 2021
Une dame âgée part à la quête d’un homme pour partager sa tombe.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Actualitte   26 janvier 2021
Un roman aussi grave que fantasque, qui mêle la vie et la mort, l’amour et la solitude, l’émerveillement et le chagrin.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   19 avril 2021
Ecrire tant que le jour est jour. Ne s'arrêter qu'à la tombée de la nuit et de tes paupières. Ecrire tant qu'il y aura une goutte de sang dans tes doigts, jusqu'à l'ultime ligne de ta vie et du jour, quand le ciel s'affale sur le bitume et que te jettes sur ton lit avec le bruit d'une pierre lancée dans un puits.

Ton ordinateur refermé, tu butes sur le même silence et la même angoisse face à la nuit. Personne à qui parler. (p. 111)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 avril 2021
Les hommes qui t'ont aimée gardent le souvenir d'une femme penchée des journées entières sur ses pages, au point d'oublier de remplir le frigo, les horaires des repas et à quelle blanchisserie elle a confié leurs chemises. (p. 57)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 avril 2021
Le rêve, seul moyen de retrouver tes morts. (p. 19)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 avril 2021
Les femmes de ta génération n'ont droit qu'à plus vieux qu'elles, quand les hommes du même âge s'exhibent avec des nymphettes, des lolitas. Et personne ne trouve à redire. Croyances archaïques, enfoncées dans les têtes comme clous dans le couvercle d'un cercueil. (p. 98)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 avril 2021
Avec quels mots lui expliquer ta frénésie d'écrire chaque fois qu'on te quittait ou que tu partais ? L'écriture chassait le silence entre tes murs. Tu écrivais pour ne pas sombrer (....) (p. 114)
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Videos de Vénus Khoury-Ghata (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vénus Khoury-Ghata
Murielle Szac présente "Le Printemps des enfants", à l'occasion du Printemps des Poètes ! Aujourd'hui, lecture de textes extraits de "Lune n'est lune que pour le chat", de Vénus Khoury-Ghata.
/ "Lune n'est lune que pour le chat", Vénus Khoury-Ghata & Sibylle Delacroix, coll. Poés'histoires, Éditions Bruno Doucey, 2019.
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