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Dominique Peters (Traducteur)
ISBN : 2253151483
Éditeur : Le Livre de Poche (31/10/2004)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 809 notes)
Résumé :
La route 50 coupe droit à travers le désert du Nevada, sous un soleil écrasant. On n'y entend que le jappement lointain des coyotes. C'est là qu'un flic étrange, un colosse aux méthodes très particulières, arrête des voyageurs sous des prétextes vagues, puis les contraint de le suivre à la ville voisine Désolation. Et le cauchemar commence...

Après plus de vingt romans, best-sellers planétaires, Stephen King démontre avec éclat qu'il n'a rien perdu d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  16 juin 2018
Après de longues années d'abstinence, je retrouve un Stephen King qui parvient une fois de plus à maintenir le suspense au plus haut niveau: dès la troisième page, j'étais conquise, prête à affronter le pire tout en le redoutant avec effroi.
Pas un instant je ne me suis ennuyée auprès du jeune David, de l'écrivain nobélisable Johnny ou de Steve et Cynthia coincés dans cette ville cauchemardesque, Desolation, où les a coincés un flic-zombie de plus de deux mètres. J'ai retrouvé la narration propre à Stephen King parsemées d'extraits de paroles de chansons et de pensées invasives, son humour langagier dans les dialogues, ses personnages banals, tout ce qui rend sa plume reconnaissable entre mille.
Mais je n'étais pas habituée, ou bien j'ai oublié, à cet aspect gore omniprésent ici qui m'a au début rebutée mais auquel il a bien fallu me faire: la décomposition du flic, dans les premières pages, n'a pas été une partie de plaisir pour moi (alors j'imagine pour les personnages!). Il faut aussi accepter que ce roman tourne essentiellement autour de la religion et des miracles, mais pourquoi pas, ça apporte une autre dimension de lecture.
Bref, c'est un retour plutôt réussi et je n'exclue pas de revenir plus régulièrement vers cet auteur: il me reste l'embarras du choix, vu sa production impressionnante!
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kuroineko
  06 novembre 2018
"Ça commence comme dans un film noir
Un jeune couple embarqué dans une sale histoire"...
Les deux premières rimes de Rio Grande du grand Eddy Mitchell résument parfaitement le point de départ de Désolation, le pendant Kinguesque aux Régulateurs de Richard Bachman. En effet, tout débute avec le couple Jackson embarqué par un flic taillé comme une armoire à glace. On se voit tout de suite dans un thriller avec flic psychopathe enlevant des touristes sur la Nationale 50 qui traverse les plaines arides du Nevada pour les tuer. Après torture, imagine-t-on.
Il y a du vrai dans cette approche même si c'est loin d'être aussi simple.
Bienvenue à Désolation, bourgade minière paumée et à première vue seulement animée par les buissons d'amarante qui traversent la rue comme dans les westerns. le flic avec sa stature colossale et son comportement bizarre était déjà inquiétant. Mais cette espèce de ville fantôme augmente d'un cran la nervosité des Jackson. Et la mienne en même temps. Et ce n'est qu'un début.
Du thriller, l'histoire glisse vers un récit plus proprement kinguesque, avec des étrangetés qui apparaissent petit à petit. D'autres personnes prises dans les filets du policier vont s'agréger et devoir surmonter des événements douloureux (dans tous les sens du terme) qui ont de quoi faire vaciller le pragmatisme et la rationalité la plus cartésienne.
Le roman prend une dimension eschatologique à l'aune de la commune au nom si désespérant.
Comme toujours, Stephen King met l'accent sur la construction de son récit et de ses personnages. Chacun se voit étoffer de son passé, expliquant sa personnalité et éclairant sa conduite dans les événements qui nous intéressent. le côté prêchi-prêcha de certains passages est parfois redondant et fastidieux. La religion est souvent présente dans les livres de King car c'est une caractéristique importante de la société américaine. Là, il a à mon goût un peu trop forcé la dose.
Ça n'en reste pas moins un ouvrage très prenant, avec de nombreux retournements de situation que viennent tempérer des moments plus statiques, où des choses importantes se disent. Ou se taisent aussi. La question du libre arbitre est posée de façon prégnante. Quant aux forces maléfiques en oeuvre en ville, elles ont de quoi révulser plus d'un phonique. A commencer par moi. Il y a des scènes que je ne suis pas prête d'oublier.
En conclusion, Désolation ne fera pas partie de mes lectures préférées de l'auteur tout en m'ayant procuré beaucoup de satisfaction. Me reste à lire son pendant sous pseudo, Les Régulateurs. Tak!
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LiliGalipette
  13 décembre 2014
Roman de Stephen King.
Mary et Peter roulent tranquillement sur une route perdue du Nevada quand ils sont arrêtés par un policier de taille impressionnante. le contrôle du véhicule vire rapidement au cauchemar. Ralph, Ellen et leurs enfants Kirten et David reviennent de vacances dans leur camping-car quand un policier anormalement grand leur fait de grands signes. La famille Carver n'aurait pas dû s'arrêter. Johnny est un auteur sur le déclin qui tente de renouer avec le succès en faisant un grand voyage à moto à travers l'Amérique, façon Hemingway. Si seulement il n'avait pas traversé le Nevada, ni croisé la route de ce gigantesque policier bien inquiétant. « Me lèche pas les bottes. […] Ton destin n'en sera que pire. » (p. 100)
Vous avez compris, il y a quelque chose de pourri sur les routes du Nevada. Cette chose, c'est Collie Entragian, shérif de Désolation, ville perdue du Nevada dont la population semble avoir été décimée par un tueur fou. « Ne me dites pas qu'un homme, même fort comme un orignal, a pu faire le tour de la ville et tuer deux cents personnes […] parce que, excusez-moi, mais je ne le crois pas. » (p. 295) Et dans Collie Entragian, il y a Tak, antique démon venu des profondeurs de la terre via la mine de cuivre à ciel ouvert de la région.
Tout ce que le désert compte d'horrifique est convoqué dans ce roman : busard, coyote, scorpion, serpent à sonnette et autres vermines répondent aux ordres de Tak, dans un ensemble grouillant qui n'est pas sans rappeler les terribles plaies d'Égypte. Et de fait, le roman regorge de métaphores bibliques puisque le jeune David, foi chevillée au corps s'oppose au grand Tak et qu'un personnage, celui que l'on soupçonnait le moins d'un tel acte, se sacrifie pour tenter de sauver les pauvres pécheurs qui l'accompagnent. Stephen King se plaît à faire s'affronter le mal le plus abject et le bien claudiquant d'humains que la spiritualité a plus ou moins quitté. « Pour que ça marche, il faut qu'on reste tous. Il faut qu'on abandonne notre libre arbitre au profit de la volonté de Dieu, et il faut qu'on soit prêts à mourir. Parce que c'est ce qui risque d'arriver. » (p. 434)
Ce roman est loin d'être mon préféré de Stephen King. S'il est toujours réjouissant (oui, oui, réjouissant !) d'assister à la débauche de violence mise en scène par l'auteur, le texte est un peu long et parfois bavard, notamment dans les dialogues et les récits des différents personnages. L'intérêt principal de ce texte est son roman jumeau, Les régulateurs. On y retrouve les mêmes personnages face au même monstre, mais selon un scénario totalement différent. À noter que les deux romans ont été publiés le même jour, le second sous le pseudonyme de Richard Bachman. le maître de l'épouvante est aussi un maître du marketing et de l'évènement !
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greg320i
  16 janvier 2012
Une grande attention à été porter à ce livre par l'auteur, et pour cause ! Il s'est carrément lancé un défi à lui-même en écrivant une version similaire appelé "Les régulateus" paru sous Bachmann. le but ? Voir qui de nom à le + de succès (sachant qu'on ne connaisser pas alors la véritable identité du dernier)
Challenge gagné dans ce livre qui apporte un coup de tonnerre dans cette route déserte qui mène là où rien ne semble subsister,où les incohérences sont redoutables et redouté par ceux qui ont eu le malheur de se faire enfermer par TAK. Qui est-il vraiment et que porte-t-il au fond de lui pour être comme cela? Entre folie pure et passage d'angoisse dosé de forte adrénaline ,nous risquons bien de laisser des heures entières s'écouler pour voir enfin de quoi il s'agit . Car là est le talent de l'ouvrage:il distille et écoule le suspense comme un sablier,un lent processus meublé de moments critiques et assaissoné d'une dose d'incertain qui laisse songeur mais surtout qui donne envie de ne plus refermer ce livre une fois ouvert. Mention à certain passage fort drôle dans l'humour noir souvent méconnu du maître KING .
OUI, Mais encore.. Avis personnel :
Je trouve magnifique le combat que S. King se livre à lui même avec Désolation VS Les régulateurs : 2 romans à similitudes voulues pour comparer qui de lui ou de son pseudo ( Bachmann ) vaut vraiment dans le coeur des lecteurs.
"Ne suis-je qu'un commercial ou un vrai auteur qui mérite attention même si je ne m'appelle pas KING?" Réponse en la demeure avec ce défi qui n'ira pas plus loin après la révélation du nom d'emprunt .
Pour aimer ce livre, il n'est pas nécessaire d'aimer le reste ,voilà la vérité.
Une lecture rapide car plaisante, une trame efficace et bien sanglé, le roman plait et nous sommes satisfait .
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Croquignolle
  24 avril 2016
Je n'avais plus lu de Stephen King depuis des années. Et me replonger dans cette ambiance de Désolation, de bout du monde, glauque à souhait, peuplée de monstres issus du coeur du Mal m'a fait retrouver les frissons d'une époque. La description des abominables araignées, des séduisants serpents, des blattes croustillantes et des coyotes agressifs a transformé mon sourire légendaire en grimaces tordues et mes gorgées de thé en déglutitions malhabiles.
Le maître du suspense a une fois de plus frappé. Son imagination débordante, son sens du retournement de situation et sa dextérité à jongler avec les mots a su une fois de plus m'entraîner dans une aventure angoissante et palpitante. Jusqu'à la dernière page.
Seul petit bémol : le Bien et le Mal - Dieu et le Diable - s'affrontent dans une lutte pleine de clichés. Les voix dans la tête et le coeur des personnages y sont téléguidées, presque agaçantes parfois.
Un très bon King pour des instants de lectures peu agréables mais dépaysants et glaçants à souhait.
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
CroquignolleCroquignolle   18 avril 2016
Ralph sortit et serra son fils dans ses bras, sans barreaux entre eux, cette fois. Et quand David l'embrassa sur sa joue gauche gonflée, Ralph Carver poussa un cri de douleur puis éclata de rire. Johnny trouva que c'était un des sons les plus extraordinaires qu'il eût jamais entendus, un son que jamais on ne pourrait expliquer dans un livre : son intensité, comme celle de l'expression sur le visage de Ralph Carver quand il regarda son fils, serait toujours indicible.
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kuroinekokuroineko   04 novembre 2018
L'une d'elles arborait une pancarte disant :

JE SUIS UN FILS DE PUTE QUI PORTE UN FLINGUE,
BOIT DE LA GNÔLE, LIT LA BIBLE
ET CASSE DU CLINTON!
LE CHIEN, C'EST RIEN,
FAITES PLUTÔT GAFFE À SON PROPRIÉTAIRE!


[Ça donne envie d'aller se balader dans le Nevada, non?]
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MllePeregrineMllePeregrine   24 septembre 2012
Etes-vous quelqu'un de gentil? demanda-t-elle.
-Oui, répondit Steve après y avoir réfléchi. Je crois. Je fume deux ou trois cigares par jour, mais jamais je n'ai frappé un chien qui soit plus petit que moi, et j'envoie de l'argent à ma maman toutes les six semaines.
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Aline1102Aline1102   24 avril 2012
Tu as dit "Dieu est cruel" de la même façon qu'une personne qui a vécu toute sa vie à Tahiti pourrait dire "la neige est froide"… Sais-tu à quel point Dieu peut être cruel, David ? D'une cruauté fanatique ? Parfois il nous laisse vivre.
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greg320igreg320i   16 janvier 2012
Défila alors dans son esprit une rapide séquence d'évenements, comme un clip en accéléré : l'énorme flic sort son énorme flingue et tire, éclaboussant en une giclée gluante le toit de l'acura avec la cervelle d'intello de Jackson, puis extirpe Mary de la voiture, lui ecrase le visage sur le capot du coffre fermé, se penche sur elle et la viole au bord de la route, sous le soleil brûlant du desert, son chapeau toujours planté sur la tête, hurlant : tu veut un don d'organe, ma belle ?Le voilà ! Prends ça !
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