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EAN : 9782226478375
624 pages
Albin Michel (31/01/2024)
4.22/5   36 notes
Résumé :
Né à même le sol d'un mobil-home au fin fond des Appalaches d'une jeune toxicomane et d'un père trop tôt disparu, Demon Copperhead est le digne héritier d'un célèbre personnage de Charles Dickens. De services sociaux défaillants en familles d'accueil véreuses, de tribunaux pour mineurs au cercle infernal de l'addiction, le garçon va être confronté aux pires épreuves et au mépris de la société à l'égard des plus démunis. Pourtant, à chacune des étapes de sa tragique ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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« - Waouh j'ai fait. J'étais pas au top niveau inspiration ».
Moi aussi j'ai dû en lâcher quelques-uns de Waouh et pas seulement à la fin, au moins autant de fois que j'ai fait une pause en m'abreuvant de ce que je venais de lire, ou en refermant le pavé pour reprendre mes esprits. C'est à dire un nombre insensé de fois.
« On m'appelle Demon Copperhead », c'est la petite musique intarissable d'un récit de jeunesse qui vous lancine le cerveau, un ton obsédant de tendresse à la mélancolie noire qui vous susurre d'y retourner voir ce qui va bien pouvoir lui arriver à ce gamin de Demon, Damon ou Diamant, c'est la voix magistrale d'un gosse sans famille mais bien câblé, plutôt très bien même, aux vérités insolentes et lucides, pleines de bon sens et de gouaillerie. La voix d'un personnage inoubliable, digne d'un Holden lu d'ailleurs par Demon, dont il découvre à la fin de son livre « que ce qu'il voulait vraiment au fond de de lui, c'était se planter au bord d'un champ et rattraper les petits garçons avant qu'ils se jettent de la falaise comme il l'avait fait ».
Même si Demon, lui, rêve plutôt d'aller voir l'océan, et même s'il a de qui tenir par ailleurs niveau culturel. Barbara Kingsolver s'est inspirée du David Copperfield de Dickens, l'idée lui étant venue à la visite de la maison dans laquelle il l'a écrit. Plus qu'un exercice littéraire, elle écrit un roman miroir à distance spatio-temporelle sûrement parsemé de références (notamment avec les personnages : les McCobb, Tommy, Mr Dick, Dori et son chien Jip, ….), mais elle écrit surtout un roman faste en visite guidée d'une Amérique de la misère et des inégalités sociales, via les services sociaux empêtrés dans la perfidie des familles d'accueil, mais aussi la violence ordinaire ou la crise des opioïdes.... de l'Angleterre victorienne à l'Amérique des Appalaches plus d'un siècle après le saut ne paraît pas si grand, qui fera dire à Demon au sujet de Dickens qu'il a lu aussi, que « putain, il les connaissait les gamins et les orphelins qui se faisaient entuber et dont personne avait rien à branler. T'aurais cru qu'il était d'ici »
On fait connaissance avec Damon et sa junkie de mère dans leur mobil-home du comté De Lee, avec pour voisins les Peggot et leurs cousins à l'infini. C'est déjà le temps de la misère pour lui, et pourtant c'est aussi un temps de l'enfance qu'il regrettera par moments, copain avec Maggot, aimé des Peggot. Un temps d'avant la violence d'un beau-père pervers, un temps d'avant les balbutiements des services sociaux et les ballotages en familles d'accueil pourries. Les premiers temps de ce récit sont rythmés par un festival de vacheries pour les démunis et les orphelins, mais la résilience pointera le bout du nez pour Demon, doué pour le dessin et le sport. Un récit noir avant l'espoir mais égrené aussi de rires, dont la lecture s'apparente au flux infatigable d'une histoire addictive à épingler de bons mots gouailleurs, habitée de personnages saisissants : Maggot et ses cils à rendre jalouses les cousines Peg, Fast-Forward, Emmy et tante June, Mr Dick sur son fauteuil roulant avec son cerf-volant imprimés de mots, Coach et sa fille Angus avec qui il passait des soirées complices, « allongés sur des poufs à se balancer des pop-corns de pénalité pour avoir pété hors-jeu »
« On m'appelle Demon Copperhead » a obtenu le Pulitzer 2023 (avec Trust d'Hernan Diaz). Sa noirceur et sa longueur seront peut-être des motifs de rejet pour certains, quand les amoureux d'une littérature fougueuse devraient ne pas être effrayés par le pavé, mettre de côté le bandeau, respirer un bon coup et se laisser emporter par la verve de cette voix magistrale. Une top lecture en ce qui me concerne.
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Il est probable que Demon Copperhead rejoindra, dans l'imaginaire des lecteurs, la cohorte des gamins maltraités, gouailleurs et incroyablement résilients comme David Copperfield, Gavroche et autres Poil de Carotte.
D'autant plus que Barbara Kingsolver revendique la paternité de Dickens dans la transposition de son David Copperfield à une autre époque et sur un autre continent. Comme si il y avait une continuité entre les bas-fonds londoniens à l'époque victorienne jusqu'aux campements de mobil-homes dans les Appalaches.

Dans ses remerciements elle déclare : "Je suis reconnaissante à Charles Dickens d'avoir écrit David Copperfield, critique fervente de la pauvreté systémique et de ses effets dévastateurs sur les enfants de la société de son temps. Ces problèmes n'ont pas disparu. En adaptant son roman à ma propre région et ma propre époque, en travaillant des années durant accompagnée par son indignation, son inventivité et son empathie, j'en suis venue à le considérer comme un génie ami. "

Il faudrait sans nul doute relire David Copperfield pour percevoir toute la saveur et la justesse de cette réécriture, mais on peut reconnaître, outre le jeune orphelin et ses terribles mésaventures, des personnages comme M. Dick qui écrit des textes sur des cerfs-volants ou Tommy qui passe son temps à dessiner de petits squelettes.
Mais le roman n'est pas qu'un jeu de piste brillant pour amateurs éclairés, il est avant tout un excellent page-turner, un roman pétulant et débridé sur la pauvreté dont les enfants sont les premières victimes, une gigantesque galerie de portraits qui provoquent successivement effroi et éclats de rire.

Barbara Kingsolver nous lâche au plus près de la conscience d'un enfant de onze ans au bagout étonnant qui va être le narrateur sans complaisance de son enfance malheureuse pendant plus de 600 pages.
" Déjà je me suis mis au monde tout seul. Ils étaient trois ou quatre à assister à l'événement, et ils m'ont toujours accordé une chose : c'est moi qui ai dû me taper le plus dur, vu que ma mère était, disons, hors du coup."
Le ton est donné d'emblée et révèle le talent d'une autrice capable de façonner une telle voix, une voix percutante du début à la fin et toujours authentique.

L'autrice souhaitait évoquer à la fois la crise des opioides et comment la région des Appalaches a été particulièrement affectée par cette épidémie. Elle décrit certaines parties du Kentucky, de la Virginie et du Tennessee qui ont été sur-exploitées par les industries charbonnières puis laissées à l'abandon, sans possibilité de travail ni d'éducation. Elle dénonce les compagnies pharmaceutiques qui ont particulièrement ciblé cette région en raison de l'incidence élevée de blessures chroniques parmi les mineurs qui y vivaient et du faible accès aux soins de santé.
Rapidement la dépendance aux analgésiques a décimé la population des Appalaches et de nombreux enfants sont devenus orphelins en raison d'overdose des parents ou ont été placés dans des structures d'accueil parce que la famille ne pouvait pas être maintenue.

Elle veut également défendre les habitants de cette région qui ont façonné leur identité sur l'image négative que le reste de l'Amérique leur renvoyait. Demon raconte les séries télé, les sketchs d'humoristes qui les présentent constamment comme des péquenauds et font rire à leurs dépens.
"Y en a pas mal finalement de ce genre de mots. Au fil du temps ils ont été balancés comme du fumier, avant de se retrouver collés avec fierté sur un pare-chocs de pick-up genre Va te faire foutre. Rednecks, pedzouilles, bouseux, ploucs, péquenauds. En bref, les Déplorables. "

Avec cette allusion à la déclaration d'Hilary Clinton qui déclarait les" hillbillies" ( électorat de Trump) " racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes ", Barbara Kingsolver veut aller plus loin dans l'analyse et tenter de comprendre l'immense sentiment d'humiliation de ces américains qui pensent qu'être" blanc est la dernière chose qui leur reste".

La narration accorde une large part à la force de résilience d'une partie de ces populations. On découvre des personnages qui échouent, qui s'effondrent puis rebondissent et parfois s'effondrent à nouveau. Demon Copperhead appartient à cette catégorie. Devenu orphelin, il est placé dans des familles d'accueil qui l'affament et l'exploitent sans la moindre compassion. Alors qu'il pourrait s'en sortir grâce au football, il se blesse et tombe dans la dépendance aux opioides.

Si on peut parfois avoir l'impression que l'autrice tombe dans la surenchère niveau catastrophes, on comprend néanmoins que le contexte socio-économique autorise cette escalade et que le personnage hors du commun qu'elle a choisi de représenter lui permet de saturer son récit en rebondissements.
" Je suis né comme ça, j'en veux toujours plus. Pas de petit coin de pêche pour Demon, il veut l'océan tout entier. Et sauter par dessus bord. J'en ai mis du temps à comprendre ce qui tournait pas rond chez moi, et peut-être que j'y suis pas encore vraiment arrivé. Cette histoire que je raconte, c'est pour y voir plus clair. "

Ce roman audacieux et militant qui se soucie de justice sociale, qui porte des accusations fondées contre les laboratoires pharmaceutiques, qui accuse les États-Unis d'institutionnaliser la pauvreté est aussi un magnifique roman, de ceux qui génèrent des personnages inoubliables.
A lui donc de conclure par cet hommage à Dickens :
“Pareil pour le bouquin de Charles Dickens, un type hyper vieux, mort depuis un bail et étranger en plus de ça, mais putain, il les connaissait, les gamins et les orphelins qui se faisaient entuber et dont personne avait rien à branler. T'aurais cru qu'il était d'ici.”
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Quel remarquable tour de force littéraire ! A près de deux siècles de distance, Barbara Kingsolver offre une réécriture contemporaine du David Copperfield de Dickens et par-là même une peinture dramatique et stupéfiante de la réalité de la misère systémique dans une région délaissée du Sud-Est des États-Unis. Sa région natale, dont elle fait le décor d'une société aveugle, engagée dans une course qui laisse sur le bas-côté ceux qui n'ont pas les moyens de suivre, une société qui n'a pas de temps à perdre avec les "péquenauds" ou autres appellations tout aussi sympathiques. Son Demon est de tous les plans, normal, c'est lui qui raconte avec un ton qui embarque aussitôt par sa lucidité, sa force et son humour à toute épreuve. Né Damon Fields sur le plancher du mobile-home où sa très jeune mère a trouvé à se loger après la mort accidentelle du père, il doit justement son surnom aux légendes qui entourent le passé de celui qu'il n'a pas connu. Ceux qui ont lu David Copperfield pourront s'amuser à reconnaître les grandes lignes du parcours du héros - arrivée d'un beau-père, décès de la mère, début de la dégringolade... - , les figures qui l'entourent d'une rare affection, celles qui au contraire ignorent ses souffrances et se moquent de son sort ; mais si ce n'est pas le cas, l'histoire de Demon Copperhead existe par elle-même, ancrée dans un contexte contemporain malheureusement très réaliste. L'incurie des services sociaux dans la prise en charge des orphelins, le trafic intéressé et sans pitié des familles d'accueil, les ravages du trafic des anti-douleurs le plus gros scandale sanitaire des années 2000. Barbara Kingsolver installe ses personnages sur cette toile de fond et ose un ou deux clins d'oeil à Dickens faisant dire à Damon qui découvre ses livres "un type hyper vieux, mort depuis un bail et étranger en plus de ça, mais putain, il les connaissait, les gamins et les orphelins qui se faisaient entuber et dont personne avait rien à branler. T'aurais cru qu'il était d'ici." L'autrice en profite pour explorer le passé, remonter aux sources et remuer un peu la boue sans jamais perdre son héros de vue. Son Damon est d'une loyauté à toute épreuve et révèle une certaine fraîcheur malgré les épreuves. Comme son célèbre modèle c'est un talent artistique qui sera sa bouée de sauvetage ; avant cela il nous aura tenu en haleine, avec l'envie de le réconforter les jours de désespérance - même s'il n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort - et de l'encourager face à son peu d'estime pour lui-même. Tout au long des 600 pages on ne veut qu'une chose : que Demon réalise enfin son rêve de voir l'océan, et si possible bien accompagné.

Soufflée par la performance, totalement conquise par Demon et enchantée par ma lecture.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Un nouveau livre magnifique de Barbara Kingsolver. Une réécriture de "David Copperfield", située dans les Appalaches dans les années 1990. Les dégâts de la pauvreté générée par le système minier et la crise des opiacés nouent le ventre. Mais l'élan de vie de Demon et l'humanité immense de certaines des personnes qu'il rencontre nous emportent. Et contrairement à toutes attentes c'est une lecture pendant laquelle on rit !
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Barbara Kingsolver est décidément une conteuse hors pair. Elle le prouve une nouvelle fois avec « On m'appelle Demon Copperhead », Prix Pulitzer 2023, un roman qui vous happe pour ne plus vous lâcher malgré ses six cent vingt pages.
« Je me suis mis au monde tout seul » confie le narrateur né « d'une gamine de dix-huit ans […] vautrée dans sa pisse et ses cachetons ».
Le gosse grandit dans un mobil-home auprès de sa mère junkie et alcoolique qui meurt d'une overdose. de son père melungeon disparu il a hérité la peau mate, la tignasse rousse et les yeux verts.
Le comté De Lee, coin de Virginie situé dans les Appalaches, où se déroule l'histoire est un repaire de rednecks, des bouseux oubliés des gouvernements successifs.
En faisant le récit poignant d'un garçon de sa naissance à son entrée dans l'âge adulte, « On m'appelle Demon Copperhead » est un roman d'apprentissage qui, sans misérabilisme, avec une grande justesse de ton entre trivialité et poésie ainsi qu'un humour désabusé, souligne la force des déterminismes sociaux dans la construction d'une personnalité.
Mais malgré les maltraitances, les obstacles et les plongées dans la drogue, Demon, avec son intelligence, son talent pour le dessin, des rencontres providentielles et des rêves qu'il pense parfois trop grands pour lui, fera preuve de résilience pour s'extraire d'un destin tout tracé.
En transposant le « David Copperfield » de Charles Dickens à notre époque, Barbara Kingsolver fait le portrait d'une communauté de laissés-pour-compte du rêve américain qui trouve l'oubli dans les opioïdes distribués en toute légalité par le système de santé américain.
Cent mille personnes en meurent chaque année.
Glaçant !

EXTRAITS
Ce paradis pourri où tous les maux du monde avaient élu domicile.
Nous les gens des collines on était les souffre-douleurs de l'Amérique.
Lien : https://papivore.net/littera..
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critiques presse (2)
LesEchos
20 février 2024
La grande romancière américaine Barbara Kingsolver a obtenu le prix Pulitzer pour « On m'appelle Demon Copperhead », transposition du chef-d'oeuvre de Dickens dans l'Amérique rurale contemporaine. Drogues, pauvreté, violence des hommes et résilience des femmes : une remarquable mise en abîme des injustices de notre temps.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique
16 février 2024
Dans "On m'appelle Demon Copperhead", Barbara Kingsolver imagine un David Copperfield d'aujourd'hui, au cœur des Appalaches.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Les premiers jours qui avaient suivi ma rencontre avec Dori, j'avais dépensé tellement d'énergie à penser à elle jour et nuit, à connaître l'extase, à calculer comment la retrouver. J'étais défoncé au désir. Maintenant je l'avais, et je m'étais comme vidé de tout mon air. Je vivais ma vie tel un pneu crevé.
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Le plus extraordinaire, c'est que tu peux commencer ta vie avec rien, la finir avec rien, et perdre tant de choses entre-temps
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Je voulais rentrer à la maison. C'est-à-dire nulle part, mais c'est un réflexe qu'on garde, même quand y a plus aucun endroit où aller.
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J'ai collé mon visage contre la vitre pour que personne voie, si jamais je craquais. Alors j'étais ça maintenant, pour la vie ? À prendre de la place là où les gens ne voulaient pas de moi ? À un moment j'étais quelque chose, et puis soudain j'avais tourné, comme du lait caillé. Le gamin de la junkie morte. Un petit morceau pourri du rêve américain dont tout le monde aimerait être, enfin vous voyez. Débarrassé.
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Cet automne-là j'avais fait une liste de tout ce que je raconterais un jour à mon petit frère. Mais avec le temps, j'ai fini par n'avoir plus qu'une seule chose en tête, pour ce qui est de l'enfance. Dire à tous ceux qui ont la chance d'en avoir une : prends-la, cette merveilleuse enfance et cours. Cache-toi. Aime-la de toutes tes forces. Parce qu'elle va te quitter pour ne plus jamais revenir.
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Videos de Barbara Kingsolver (35) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Barbara Kingsolver
À l'occasion de la traduction française de son onzième roman, "On m'appelle Demon Copperhead", prix Pulitzer 2023, l'autrice, essayiste et poétesse américaine Barbara Kingsolver nous parle de ce mal qui ronge la société américaine : les addictions liées à la consommation d'opioïdes. Elle est l'invitée de Géraldine Mosna-Savoye et Nicolas Herbeaux.
Visuel de la vignette : San Francisco Chronicle/ Hearst Newspapers / Getty Images
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