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EAN : 9782072828379
144 pages
Éditeur : Verticales (22/08/2019)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 66 notes)
Résumé :
«Je me dis que si la station-service explosait par accident, si je mourais sur mon lieu de travail et qu'un archéologue découvrait, dans cent ans, sur les ruines de son chantier, les morceaux de mon squelette d'athlète, mon crâne atypique, ma gourmette en or, à moitié calcinée, agrégée de pétrole et d'acier, il me déclarerait trésor national et je serais exposé au musée des Arts premiers.» Pour tromper l'ennui de son héros pompiste, Alexandre Labruffe multiplie les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  27 novembre 2019
Si vous voulez faire le plein…
…d'histoires cocasses, philosophiques, économiques, sentimentales, alors rendez-vous dans la station-service de la banlieue parisienne où travaille le narrateur du premier roman de Alexandre Labruffe.
Quoi de plus banal et de plus ennuyeux que le travail dans une station-service? Comme le dit le narrateur de ce roman très original, la plupart des automobilistes ignorent jusqu'à l'existence de l'employé qui n'est plus pompiste. Mais à bien y regarder, cet endroit offre un point d'observation privilégié sur le monde, à condition d'élaborer une stratégie pour tromper la routine et l'ennui. Car, que l'on soit riche ou pauvre, en déplacement professionnel ou pour touriste, que l'on soit seul au volant ou en famille, tous se retrouvent un jour à devoir faire le plein ou effectuer un achat de dernière minute et laissent transparaître un bout de leur vie derrière les pompes à essence.
Le jeune homme que met en scène Alexandre Labruffe aime autant l'odeur de l'essence que son poste situé en banlieue parisienne, près de Pantin. Il se voit comme une «vigie sociétale» qui voit passer le monde devant lui «partir ou arriver, excité ou épuisé». La galerie de personnages qui défile là nous donne en effet de quoi nous divertir ou nous faire réfléchir sur des sujets aussi variés que la famille, la politique, l'environnement, les médias ou encore les relations hommes-femmes.
Plus pu moins sérieuses, les notations sur le Coca zéro, le plus produit qu'il vend le plus, sur les films de série B ou de science-fiction qu'il passe en boucle sur son écran ou encore sur les manies des habitués vont le rapprocher de son mentor, lui qui aurait aimé être Baudrillard.
Les mini-chroniques, qui sont autant de choses vues, vont prendre un tour plus intime quand apparaît la jeune femme asiatique: «Cette femme est un mirage. Elle vient probablement d'une autre galaxie. Tous les mardis à la même heure, vers 18 heures, habillée invariablement de talons hauts, de collants (noir ou chair) et d'une jupe à pois (ce qui renforce son innocence et son éclat), elle achète un paquet de chips à l'oignon et repart. Tétanisé, je la regarde pénétrer dans le magasin. Je retiens mon souffle. Tout se contracte, se fige. le temps. La station. L'espace. Mon coeur.» Que les lecteurs à la recherche d'un plan de drague infaillible passent leur chemin… À moins qu'ils cherchent la confirmation que pour peu que la volonté soit là, il est possible que des miracles se réalisent. Mais je vous laisse découvrir les charmes de la relation qui va se nouer avec Seiza pour en venir aux autres relations de notre employé-sociologue, Ray, Jean Pol, Nietzland et les autres. Cet ami qui divorce sans vouloir quitter sa femme, ce patron qui voit d'un mauvais oeil ses initiatives artistiques – transformer la station en galerie d'art – ou encore cette Cassandre qu'il retrouve dans son lit. Un vrai régal de «choses vues», avec un oeil pétillant de malice.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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LePamplemousse
  21 juin 2020
Le protagoniste de ce très court roman est pompiste dans une station service de la banlieue parisienne.
Il passe son temps à regarder en boucle des films, il se fait l'observateur des gens qui passent furtivement dans sa station, le temps de faire le plein d'essence, de boire un café ou d'acheter du soda allégé et des chips grasses et outrageusement salées.
Il organise régulièrement des expos photos en douce de son patron, il joue aux dames avec un ami ou tente de séduire une mystérieuse femme japonaise.
Il a la « nonchalance d'un zombie mélancolique », comme il le dit lui-même et ses réflexions sur les gens, la vie, la société de consommation, la ville, l'amour, le cinéma et bien d'autres choses encore sont un régal à lire, tantôt drôles, tantôt philosophiques, tantôt absurdes ou incompréhensibles, tantôt profondes, cyniques ou hilarantes, mais souvent justes.
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LiliGalipette
  06 septembre 2019
« Je suis au sommet de la pyramide de la mobilité en quelque sorte : le rouage essentiel de la mondialisation. (Sans moi, la mondialisation n'est rien.) » (p. 7) Beauvoire est pompiste dans une station-service de la région parisienne. En courtes phrases, il raconte son quotidien. « Rares sont les clients qui me voient ou me parlent. Je suis transparent pour la plupart des gens. Certains se demandent sans doute pourquoi j'existe encore, pourquoi je n'ai pas été remplacé par un automate. Des fois, je me le demande aussi. » (p. 6 & 7) Les automobiles qui s'arrêtent le temps d'un plein, d'un café, d'un sandwiche ou d'une miction. Les habitués qui viennent partager une partie de dames ou un verre. Beauvoire est un observateur essentiellement passif, mais qui parfois, de bon gré ou à contrecoeur, se retrouve acteur. Sans savoir pour qui ni dans quel but, il fait passer des messages. Il ose aussi aborder la sublime cliente japonaise qui passe une fois par semaine. Il se rebelle contre son patron en organisant des expositions sauvages sur les murs de la station. Quant au temps qui coule, poisseux comme l'essence, le pompiste le trompe en lisant, en regardant des films ou en pensant à Jean Baudrillard, philosophe qui semble donner à toute chose un sens plus profond, pour peu qu'on accepte de renoncer aux évidences. Avec la lueur vacillante des néons et des enseignes pour seules étoiles, Beauvoire rêve à plus grand, plus loin, mais pour quitter sa station-service, il faudrait un éclat, un coup de tonnerre qui peut-être jamais ne viendra.
Non-lieu par excellence, la station-service est un espace étrange : on ne s'y arrête que pour mieux repartir, regonflé, rempli, reposé. Ce lieu de passage où l'on ne laisse rien porte un nom trompeur. Une station, c'est là où l'on s'arrête, mais la finalité de la station-service n'est pas l'arrêt, c'est le renouvellement du mouvement. de fait, produire des chroniques sur l'impermanence, c'est paradoxal, c'est un pari pris sur l'éphémère. C'est vouloir écrire la répétition là où rien ne revient ni ne perdure. C'est parfaitement vain. Et donc totalement sublime. À l'image du premier roman d'Alexandre Labruffe.
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MarianneL
  13 avril 2020
"1
Dans le brouillard, comme un phare, à peine visible : le néon HORIZON bleu déglingué du hangar qui clignote devant moi."
Le décor est planté d'emblée, une station-service en banlieue parisienne, isolée dans les moutons de brume, dans la solitude d'une nuit qu'on dirait américaine. Sous le signe d'Amérique de Jean Baudrillard et de Wim Wenders.
Face à une société contemporaine hors-sol, le narrateur de Chroniques d'une station-service, pompiste nonchalant, offre une forme de résistance à l'hyperréalité. Volontairement immobile dans ce lieu dédié à la mobilité, individu complexe mais invisible pour la plupart des clients, il regarde des films d'auteurs ou bien Mad Max en boucle, joue aux dames et débusque la poésie du lieu, à contrecourant des clients qu'il regarde passer, à rebours de l'univers complètement pourri de marchandise obscène, de vanité technologique et d'indifférence dont il est le spectateur.
Situé dans les marges périurbaines, dans un lieu en déréliction emblématique de la fragilisation du monde et de l'appauvrissement de l'expérience, «coincé entre un périphérique, un hôtel CAMPANILE et un HLM promis à la démolition», voisin des zones blanches de Philippe Vasset, Chroniques d'une station-service est un récit mélancoliquement joyeux, paru en août 2019 aux éditions Verticales, composé de fragments numérotés et finement articulés qui parlent avec sel, humour et poésie de la consommation et du saccage du monde.
Le fragment 35 nous apprend que Beauvoire, le narrateur, a toujours aimé les notes de bas de page. Les marges peuvent devenir le centre du monde, le lieu des possibles où réhabiliter l'aventure et les fantasmes. le devenir incertain de la station-service et de son employé agit comme une porte ouverte sur le potentiel de fiction qui existe dans ce type de lieux, familiers à Éric Chauvier.
Maniant la poésie et l'ironie, Alexandre Labruffe tente d'épuiser ce lieu des marges en le plaçant au centre du monde ; contemplatif merveilleux, son pompiste déphasé rêve d'une mutation dans une station-service du Texas, sommet de la civilisation, et rapporte ce qui rythme ses journées – les discussions de comptoir des adolescentes, des cadres déprimants, les messages codés que s'échangent les clients, les apparitions attendues d'une divine cliente japonaise d'une beauté irréelle.
Sous l'égide de Roland Barthes, définissant l'utilisation du romanesque comme «un mode de notation, d'investissement, d'intérêt au réel quotidien, aux personnes, à tout ce qui se passe dans la vie», Alexandre Labruffe compose, avec les observations d'un pompiste qui, depuis sa capsule dans la station-service, semble être un alien en ce bas monde, un éloge savoureux, très cinématographique, de l'envers et de l'imagination.
Retrouvez cette note de lecture et beaucoup d'autres sur le blog de la librairie Charybde :
https://charybde2.wordpress.com/2020/04/13/note-de-lecture-chroniques-dune-station-service-alexandre-labruffe/
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Norfeuille
  23 août 2019
En quête d'originalité et de romans légers mais intelligents pour la rentrée littéraire ? Sautez sur ces chroniques truculentes, pleines d'humour et d'humanité.
Grâce à son écriture fluide, ce petit roman, aux chapitres très courts (certains ne contiennent qu'une seule phrase), nous embarque immédiatement dans le quotidien de son héros pompiste, qui travaille de nuit dans une station-service de la banlieue parisienne. Au fil des pages, on s'attache sans s'en rendre compte à ce personnage distrait, tellement tête en l'air qu'il en devient parfois agaçant, mais plein de poésie. Son nom, que je vous laisse découvrir, lui va comme un gant ! Les références cinématographiques, littéraires et les jeux de mots s'enchaînent avec les clients pour notre plus grand plaisir. le thème de la fin du monde fait des apparitions régulières dans l'esprit du protagoniste, qui semble la guetter avec une "attente curieuse" : une apocalypse que l'on imagine pourquoi pas joyeuse ou farfelue, à l'image de ses rêveries intempestives.
J'ai trouvé le travail de l'auteur d'autant plus intéressant qu'il aborde l'air de rien et avec humour des idées sur l'écologie et la société de consommation. On peut même passer à côté, que le roman ne perd en rien son aspect déjanté, ses petites intrigues délicieuses ou banales, toujours inventives. En revanche, comme dans la vie, il ne faut pas s'attendre à un dénouement idéal ou parfaitement clair, une question notamment demeure en suspens, mais c'est ce qui rend cette histoire si crédible, tendrement moqueuse, à mi-chemin entre le fantasme et la réalité.
Cela donne presque envie de s'arrêter dans la prochaine station-service pour discuter avec le pompiste, tant qu'il en est encore temps, tant que l'automatisation n'a pas encore touché la profession. Dans cette vision élargie du quotidien, l'imagination du héros-narrateur nous invite à réinventer l'ordinaire.
Je vous conseille vivement ce roman ! C'est avec le sourire qu'on referme le livre d'Alexandre Labruffe.
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critiques presse (1)
Actualitte   19 novembre 2019
À l’heure où le monde ne jure plus que par la mobilité, le livre résonne, par le prisme de ce personnage au nom évocateur de Beauvoire, comme une invitation à la contemplation. D’une acuité mordante.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   27 novembre 2019
Alors que je suis en train de décrocher les cadres, en équilibre précaire sur un escabeau, une jeune femme asiatique arrive à vélo et se parque devant la vitrine de la capsule. C’est mon moment de grâce. Mon épiphanie hebdomadaire, extrême-orientale. Cette femme est un mirage. Elle vient probablement d’une autre galaxie. Tous les mardis à la même heure, vers 18 heures, habillée invariablement de talons hauts, de collants (noir ou chair) et d’une jupe à pois (ce qui renforce son innocence et son éclat), elle achète un paquet de chips à l’oignon et repart. Tétanisé, je la regarde pénétrer dans le magasin. Je retiens mon souffle. Tout se contracte, se fige. Le temps. La station. L’espace. Mon cœur. p. 26
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hcdahlemhcdahlem   27 novembre 2019
1
Dans le brouillard, comme un phare, à peine visible : le néon HORIZON bleu déglingué du hangar qui clignote devant moi.
2
C’est la nuit. Un client ivre, au comptoir, titube, éructe :
— Où on va, merde? Où sont les poètes, putain?
Que répondre? Que dire? Il a raison. Où sont passés les poètes? Deux clients qui cherchent leur bonheur au rayon FRAÎCHEUR lui jettent un coup d’œil suspicieux. L’homme hurle :
— Barbara! Reviens! Au secours!
Alors qu’ils étaient en train de saisir un sandwich au poulet, les deux autres clients se figent. L’homme ivre me paie son plein et sa bière, en marmonnant je ne sais quoi. Je l’observe partir. Via les écrans de vidéosurveillance : sa démarche de flamant rose claudicant. Chuintement des portes automatiques. Il zigzague jusqu’à sa voiture, qui se trouve à la pompe nº 5.
Le chiffre 5, en Chine, c’est le chiffre du Wu, du rien, du vide. À l’origine et à la fin de toute chose. C’est le chiffre du non-agir, du non-être, du pompiste.
3
Il démarre et part en trombe. Sa Land Rover disparaît dans la nuit américaine qui enveloppe la banlieue de Paris.
4
Je fume une cigarette dehors. Sans client. Libéré. Léger. Enfin désœuvré. Il est minuit. J’aperçois, malgré tout, dans la brume, la forme d’un 35 tonnes. Un camion garé sur le parking poids lourd, au fond de la station-service.
 Brusquement : un meuglement. C’est une vache. Une vache meugle dans la nuit. Puissance étrange et poétique de ce meuglement dans la ouate. Je m’immobilise. À l’affût. Des volutes de nuages bas se déplacent lentement, se posent sur le toit de la station. Un autre troupeau de moutons de brume caresse la pompe nº3, recouvre les halos des lumières, des néons, des réverbères, engloutit le tout.
La station n’est plus qu’un souvenir, enfoui dans le brouillard.
 Passé quelques minutes, deux vaches meuglent à nouveau. Cela provient du 35 tonnes qui les convoie. Le bruit des voitures filant à toute allure sur le périphérique : étouffé. Un souffle. La fumée de ma cigarette, à mes lèvres, suspendue. Nouveau meuglement. Je me dis que c’est déchirant une vache qui meugle dans la nuit, que c’est comme une bouteille à la mer. J’ai presque envie de pleurer. Je souris. J’exhale un nuage de fumée. Je suis trop sentimental.
5
Aujourd’hui, c’est un jour comme un autre. Il est 17 heures. Je ne fais rien de particulier. Sur le téléviseur installé derrière le comptoir, j’ai mis Mad Max, la version de 1979, que je regarde en boucle depuis ma prise de fonction, essayant d’en extraire sa quintessence, ses enseignements métaphysiques, philosophiques, religieux. 
Un client boit un café, absorbé lui aussi par le film. Le soleil se couche. Un rayon lèche l’écran. Une Renault Espace se gare devant la pompe no 2. Je suis disposé de telle façon que je peux regarder et la télé et l’entrée, les gens qui débarquent.  
Musique Max Decides On Vengeance.
 Une famille sort de l’Espace. Deux enfants, un couple. Ils semblent heureux, rentrent dans la station. La femme achète une bouteille de Coca Zéro tandis que le père accompagne les enfants aux toilettes. Elle dicte, en chuchotant, quelque chose à son téléphone. Envoie ce qu’elle vient de chuchoter. Range son portable à la hâte. Le père et un des enfants reviennent. Elle paie. L’autre enfant surgit en courant. Ils s’en vont.
À la télé, Mad Max : «I’m gonna blow him away!» 
Je me dis que la Renault Espace, c’est une certaine idée érodée de la famille.
Une voiture utilitaire se range devant la pompe no 1. Un homme obèse en sort, au téléphone, il entre, prend une canette de Coca Zéro, vient me payer et repart, toujours sur son portable. M’a-t-il seulement vu ? 
Rares sont les clients qui me voient ou me parlent. Je suis transparent pour la plupart des gens. Certains se demandent sans doute pourquoi j’existe encore, pourquoi je n’ai pas été remplacé par un automate. Des fois, je me le demande aussi. 
Max : «They say people don’t believe in heroes anymore.»
6
Lieu de consommation anonyme, la station-service est le tremplin de tous les instincts.
Ce que je vends le plus: le Coca Zéro.
 
Le Coca Zéro. Les chewing-gums. Les chips. Les magazines érotiques ou d’automobiles. Les cartes de France. Les sandwichs. L’alcool. Les barres chocolatées (Mars en tête). Et évidemment l’essence.
Une certaine idée du monde en fait : un monde totalement junkie, dont je serais le principal dealer.
6 bis 
Je pense à la cocazéroïsation de l’humanité.
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LiliGalipetteLiliGalipette   06 septembre 2019
« Rares sont les clients qui me voient ou me parlent. Je suis transparent pour la plupart des gens. Certains se demandent sans doute pourquoi j’existe encore, pourquoi je n’ai pas été remplacé par un automate. Des fois, je me le demande aussi. » (p. 6 & 7)
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oiseaulireoiseaulire   06 décembre 2019
Aujourd'hui c'est un jour comme un autre. Il est dix-sept heures. Je ne fais rien de particulier. Sur le téléviseur installé derrière le comptoir, j'ai mis Mad Max, version 1979, que je regarde en boucle depuis ma prise de fonction, essayant d'en extraire la quintessence, ses enseignements métaphysiques, philosophiques, religieux.
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rkhettaouirkhettaoui   31 août 2019
fait, il n’y a pas plus humain que Superman. Il n’y a pas plus fanatiquement et farouchement humain que Superman, qui, par amour, change le cours de l’Histoire, en désaxant la Terre, tournant autour, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, pour remonter le temps, faire revivre sa dulcinée, la sauver.
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Vidéo de Alexandre Labruffe
Emmanuel Macron a annoncé hier, en pleine épidémie de coronavirus : la fermeture des établissements scolaires, la libération de places dans les hôpitaux ou encore des mesures pour « protéger les salariés et les entreprises ». Dans le même temps, il a choisi de maintenir les élections municipales de dimanche. Comment interpréter le discours du chef de l'Etat sur la nation et son appel à la solidarité ? Comment Emmanuel Macron incarne la fonction présidentielle en temps de pandémie ? Que peut le politique face à cette crise sanitaire ?
Pour en parler, nous recevons (en studio) Alexandre Labruffe, attaché culturel de retour de Wuhan (et auteur de "Chroniques d'une station-service" Verticales), Frédéric Worms (en liaison par skype en raisons de mesures de confinement), philosophe, professeur à l'ENS, (producteur de l'émission Matières à penser sur France Culture), Gérard Courtois (en studio), journaliste, ancien chroniqueur au Monde. Ils seront rejoints à 8H20 par Jean Paul Engélibert (par Skype), professeur de littérature comparée à l'Université Bordeaux-Montaigne, (auteur de "Fabuler la fin du monde, la puissance critique des fictions d'apocalypse", éd. La Découverte).
L'Invité des Matins de Guillaume Erner - émission du 13 mars 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/saison-26-08-2019-29-06-2020
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