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EAN : 9782268101293
210 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (02/01/2019)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes)
Résumé :
De retour en Bretagne avec sa fille, le temps d'un été chez ses parents, l'auteur se souvient du début des années 90. La guerre du Golfe et le départ de son père, médecin militaire, pour l'Arabie saoudite. Une époque qu'il avait balayée de son esprit. Remplacée par les fiancées éphémères, la griserie des nuits, les écrivains fantaisistes. Relisant les lettres que son père envoyait depuis le Moyen-Orient, il retrouve les traces d'une adolescence perdue.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  28 janvier 2019
Tout fout le camp.
Et notre jeunesse avec …
Le roman d'Arnaud le Guern se veut nostalgique mais optimiste à la fois à travers un récit qui fait de jolis allers retours entre aujourd'hui et hier.
Aujourd'hui, c'est cet homme qui écrit un livre. Qui amène ses filles à la plage. Qui regarde les femmes. Qui parle de son père.
Hier, c'est une jeunesse dans les années 90. L'absence de ce père justement le temps d'une guerre au Moyen Orient. Qui attend son père. Ces souvenirs qui appartiennent à l'auteur et ceux plus universels dans lesquels nous nous retrouvons tous.
Hier, ce sont les filles. Sur papier glacé et dans les couloirs du collège.
Hier, qui résonne dans la plume de l'écrivain et dans le coeur du lecteur. Comme une douce musique un peu nostalgique à la radio.
Une jeunesse qui défile. Emouvante, terrible et simple. Comme celle de la plupart d'entre nous. Une jeunesse qui émeut.
Un hommage à son père. Un hommage à une certaine jeunesse. Un hommage à l'acte d'écrire pour se rapprocher de ceux que l'on aime. Pour se rapprocher de ce temps disparu. Cette folle jeunesse.
Dans un style parfois caustique, souvent émouvant, Arnaud le Guern nous entraîne à sa suite et on ne peut le lâcher. Il s'agit du type d'ouvrages que j'aime particulièrement où on suit une plume, juste parce que les mots nous touchent et nous embarquent.
Récit émouvant donc d'un homme comme les autres. Avec ses failles et ses faiblesses. Avec ces lueurs de véracité et ses pieux mensonges. le portrait d'un garçon comme vous et moi.

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hcdahlem
  10 janvier 2019
Arnaud le Guern nous revient avec sa plume acidulée pour explorer ses années d'adolescent, à l'époque où son père partait pour la Guerre du Golfe. Il faut certes attendre la page 162 et le rendez-vous du narrateur-écrivain avec son éditeur pour trouver résumé ce livre. Mais cette patience nous apporte une belle récompense puisque Arnaud le Guern raconte très bien son livre (et m'évite de la faire !): « Le narrateur, de retour en Bretagne avec sa fille, Louise, le temps d'un été près de ses parents, se souvient de la fin de son adolescence. Il a alors quinze, seize ans. Son père, médecin militaire, est parti en Arabie saoudite. L'Irak, dirigé par Saddam Hussein, a envahi le Koweït. La France, à la suite des États-Unis, s'apprête à entrer en guerre. François Mitterrand, président de la République, et Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, sont à la manoeuvre. Début janvier 1991, la guerre est déclarée. Opération Tempête du désert. le narrateur apprend la nouvelle à la radio. Dans son oreille: les voix des reporters et le bruit des missiles qui zèbrent la nuit orientale. Scud irakien contre Patriot américain. L'angoisse ancrée en lui, le narrateur poursuit sa vie de lycéen, rythmée par les lettres d'Arabie que son père envoie, dans une époque où la légèreté, déjà, n'est plus une affaire sérieuse. Il s'agit, des années plus tard, de raconter un père, retenir les derniers souvenirs d'une jeunesse, les confronter au bel aujourd'hui troublé.»
Voilà pour le scénario. Reste l'essentiel, à savoir un style qui emporte le lecteur dans une farandole de souvenirs. Car la nostalgie habite cette villa du Trez-Hir où il retrouve ses parents en compagnie de sa fille Louise et de Matéa, la copine de cette dernière. Et les drames côtoient la légèreté des vacances balnéaires. En tentant de consoler son père qui vient de perdre sa chienne, il combien son chagrin est immense. Tout remonte en fait à l'époque de cette Guerre du golfe qui a cassé. Il avait quelque chose chez ce médecin militaire peu expansif. Il va alors chercher dans les lettres qu'il envoyait d'Irak pour tenter de comprendre ce qu'il avait zappé à l'époque. Il faut dire qu'il avait alors fort à faire avec les copains, les copines qu'il n'osait pas toucher, du moins au début, le film porno de canal+ qu'il regardait en cachette, et l'équipe de basket où il occupait le poste de pivot.
Et puis il y avait les films et les belles actrices qui le faisait fantasmer, les livres, les chansons. La bande-son de ce roman couvre trois générations, de la discographie paternelle aux chansons qu'écoutent les filles. Il y avait aussi Bernard Pivot et son Bouillon de culture.
Aujourd'hui il est avec sa fille et son amie sur la plage, regarde les femmes en maillot tout en pensant à sa femme Mado restée à Paris.
Il lira les lettres plus tard. Il veut d'abord terminer le roman de Cecil Saint-Laurent qu'il a avec lui, un auteur qui figure dans la liste de ces écrivains disparus qu'il aimerait rééditer. Chassé-croisé entre aujourd'hui et cette époque, ce délicieux roman fleure bon la légèreté en n'oubliant jamais les questions essentielles. Si l'auteur cite François Weyergans et Bernard Frank, j'y vois aussi du Jean d'Ormesson qui, notamment dans ses premiers romans, aspirait aussi à ne rien faire. On s'amuse beaucoup, notamment dans la galerie des premiers flirts, de Catherine «Non, pas tout de suite. Sois patient», à Hélène et Céline, jalouses l'une de l'autre, puis de la rencontre avec Kristen un soir de réveillon, sans oublier les sportives, Roxane la basketteuse et Nathalie la gymnaste. Plus tard viendront les brunes Christelle, Sophie, Caroline et Mado qui partage désormais sa vie.
La lecture d'Une jeunesse en fuite est une excellente manière de bien débuter l'année!

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Bazart
  15 février 2019

Dans son nouveau roman "Une jeunesse en fuite", paru aux éditions le Rocher en janvier dernier Arnaud le Guern tisse un roman touchant sur la filiation.
Au gré de vacances estivales, le narrateur renoue par le biais de lettres retrouvées avec ses quinze ans, au début des années 90, lorsque son père, médecin militaire, est parti à la guerre du Golfe. Ces missives qui racontent le quotidien d'un homme confronté à ses angoisses.
Avec un récit qui alterne entre présent et passé, le roman très autobiographique d'Arnaud le Guern- qui est également un très bel hommage à son père- parlera à tous ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les années 90, même au-delà de la région bretonne où se situe l'intrigue de ce roman.


Ceux qui – comme votre humble serviteur- ont eu la quinzaine pendant le début des années 90 seront forcément sensible à cette ‘Opération Tempête du désert dont il est fortement question dans le roman, ou des autres références politiques et culturelles (Roland Dumas, Jean Pierre Chevènement, Danse avec les loups, Vanessa Paradis, Bouillon de culture..).
Un roman doucement nostalgique, qui fait déferler devant ses yeux un flot de souvenirs émouvants, et où la vie pour la jeunesse de l'époque semblait plus légère et inconséquence qu'à celle d'aujourd'hui.
Une sorte de mélancolie tendre et rieuse imprègne l'ambiance de cette jeunesse en fuite, une couleur qu'on pourrait rapprocher du recueil de nouvelles d'Éric Neuhoff- qui a d'ailleurs le même éditeur (Cqfd).
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Livresque78
  30 janvier 2019
Voici le second roman d?Arnaud le Guern, Paru aux éditions du Rocher Une jeunesse en fuite est un très joli retour dans les souvenirs de l?auteur. Arnaud le Guern a le même âge que moi à quelques mois près, j?ai donc ici fais moi-même une incroyable introspection dans mes souvenirs d?adolescence. Un retour aux sources qu?Arnaud utilise afin de reprendre contact avec cette période de sa vie, en faire un roman, pouvoir découvrir ou redécouvrir son père, cet homme qui se dévoile peu mais qui depuis qu?il a perdu Tess, sa chienne n?est plus tout à fait le même.
https://livresque78.wordpress.com/2019/01/30/une-jeunesse-en-fuite-de-arnaud-le-guern/
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Affranchie
  12 septembre 2019
Le nouveau roman d'Arnaud le Guern ressemble à un éternel refrain estival surgit d'on ne sait où au coeur de notre hiver profond.
De retour dans sa Bretagne natale avec sa fille Louise, l'auteur replonge dans son adolescence le temps d'un été. Bond en arrière: nous voici à l'aube des années 90. C'est l'époque où Gainsbourg fume sa dernière cigarette, où Muriel Moreno chante l'Amour à la Plage, et où Patrick Bruel tapisse les murs des chambres adolescentes. On ne sait pas encore que Freddie Mercury a le sida, «il attendra la fin de l'année pour mourir». La langue de Vanessa Paradis fourche à la remise des Césars.
Mais les années 1990, c'est aussi la Guerre du Golfe. le Koweït est envahi par l'Irak de Saddam Hussein, le «méchant d'exception dans une mauvaise série B hollywoodienne.» Les Etats-Unis de Bush le père et la France de Mitterrand, épaulé par Roland Dumas, sont à deux doigts de rentrer en guerre. Puis survient 1991: opération tempête du désert, voix de reporters grésillant à la radio, lointaines épopées orientales. le père de l'auteur, médecin militaire, est envoyé dans le Golfe. Absence mémorielle et mémorable, lettres du père éparpillées dans une adolescence en pleine floraison.
Trente ans plus tard, Arrnaud le Guern se replonge dans ces lettres que leur envoyait le père depuis le front. Au fil de ses lectures, l'auteur se laisse envahir par les souvenirs de cette jeunesse en fuite. C'est le début d'un roman en mosaïque, un poème tiraillé entre le présent et le passé, une explosion des sens où les frontières temporelles s'évanouissent en plein vol.
Quinze ans et «un coeur d'artichaut breton», voici notre auteur dans ses baskets de lycéen. Au programme ? Premiers flirts et babyfoot, basket ball et film X du samedi soir regardé en cachette, virées à la Sonothèque et dérives scolaires. Puis, du roman de sa jeunesse, Arnaud le Guern brosse le tableau d'une époque. Au fil de son esprit sur lequel il nous entraîne, c'est une vague de noms qui déferlent : Nastassja Kinski et Eric Neuhoff, Charles Bukowski et Bernard Franck, François Weyergans et Cecil Saint-Laurent. Ses lectures divergent entre France Football et L'Idiot International. de cette toile surgit du passé, les fragrances du présent viennent s'imposer. le rire de Louise entre deux vieilles musiques, le manque de Mado, sa femme, au-delà de ses souvenirs d'aventures, la sensation des lettres qui ont survécu au temps, l'agonie de ses chats, la mort de Tess, la chienne de son père. C'est un hommage à cet adolescent qu'il a été, à toutes ces filles qu'il a aimées, de Catherine à Mado en passant par Roxane et Christelle, à sa famille entre une mère « garde du coeur » et un père « toujours lointain, insensible ». Pourtant, la figure du père se fait de plus en plus prégnante à mesure que les souvenirs reviennent. Sur fond de parfum de tabacs et de fêtes passées, l'auteur laisse se dessiner un portrait touchant et humain, un père marqué par les douleurs de la guerre, un père pudique qui n'a jamais dit « je t'aime » mais dont les mots et les regards laissent deviner les bribes d'amour.
Le nouveau roman d‘Arnaud le Guern est un hommage aux mélodies de nos jeunesses. de page en page, l‘auteur joue avec le temps et les sentiments. le présent devenu flou laisse la place aux vagues du siècle précédent ; la nostalgie épouse l‘impertinence ; et de la plume de l‘écrivain surgit un tableau maître où époques et sentiments se confondent. Une mosaïque de soi-même, en quelques sortes. L'auteur a su se faire poète des temps modernes : puisque nous ne pouvons pas retourner dans le passé, il laisse à la plume le soin de gouverner la vie. Juste le temps de quelques pages ; le temps de se souvenir et le temps d'aimer. Et malgré les élans de nostalgie qui surviennent sur les flots du texte, comme des aigrettes sincères, le roman d'Arnaud le Guern est porté par une écriture tiraillée entre nostalgie et impertinence, rires et larmes, chagrin des êtres disparus et souvenirs acidulés.
Lien : https://combat-jeune.com/201..
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critiques presse (1)
LeFigaro   18 janvier 2019
Arnaud Le Guern est l'illustration parfaite de tout ce qu'il ne faut pas écrire si l'on veut entendre du bien de soi dans la presse du soir vendue par Pigasse aux oligarques tchèques.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   15 février 2019
Ceux qui – comme votre humble serviteur- ont eu la quinzaine pendant le début des années 90 seront forcément sensible à cette ‘Opération Tempête du désert dont il est fortement question dans le roman, ou des autres références politiques et culturelles (Roland Dumas, Jean Pierre Chevènement, Danse avec les loups, Vanessa Paradis, Bouillon de culture..).

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Un roman doucement nostalgique, qui fait déferler devant ses yeux un flot de souvenirs émouvants, et où la vie pour la jeunesse de l’époque semblait plus légère et inconséquence qu’à celle d’aujourd’hui.

Une sorte de mélancolie tendre et rieuse imprègne l’ambiance de cette jeunesse en fuite, une couleur qu’on pourrait rapprocher du recueil de nouvelles d’Éric Neuhoff- qui a d’ailleurs le même éditeur (Cqfd).
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hcdahlemhcdahlem   10 janvier 2019
Le narrateur, de retour en Bretagne avec sa fille, Louise, le temps d’un été près de ses parents, se souvient de la fin de son adolescence. Il a alors quinze, seize ans. Son père, médecin militaire, est parti en Arabie saoudite. L’Irak, dirigé par Saddam Hussein, a envahi le Koweït. La France, à la suite des États-Unis, s'apprête à entrer en guerre. François Mitterrand, président de la République, et Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, sont à la manœuvre. Début janvier 1991, la guerre est déclarée. Opération Tempête du désert. Le narrateur apprend la nouvelle à la radio. Dans son oreille: les voix des reporters et le bruit des missiles qui zèbrent la nuit orientale. Scud irakien contre Patriot américain. L'angoisse ancrée en lui, le narrateur poursuit sa vie de lycéen, rythmée par les lettres d’Arabie que son père envoie, dans une époque où la légèreté, déjà, n'est plus une affaire sérieuse. Il s'agit, des années plus tard, de raconter un père, retenir les derniers souvenirs d'une jeunesse, les confronter au bel aujourd'hui troublé. 
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hcdahlemhcdahlem   10 janvier 2019
Mon père a retrouvé ses mots ; son débit s’est accéléré :
« Depuis mon retour de la guerre du Golfe, je me sens déphasé, incompris parfois. Je me sens seul avec ce que je vis, ce que je ressens.
— La guerre du Golfe ?
— À mon retour, plus rien n’a été pareil. J’ai mal vécu le temps que j’ai passé là-bas. Vous ne l’avez pas perçu. Tout ceci, pour vous, était peu de choses. Moi, je n’étais plus le même. Votre vie s’était poursuivie et j’étais mis de côté. Une distance nous séparait. Mon diabète n’a rien arrangé. La guerre et la maladie m’ont isolé. J’ai eu peur dans le Golfe et j’ai eu peur ensuite, avec la maladie. L’arrivée de Tess m’avait permis de me sentir moins seul. Maintenant, elle n’est plus là… »
La guerre du Golfe. Pendant des années, je n’y avais plus pensé. Le départ de mon père, l’angoisse, le théâtre des opérations : aux oubliettes. Cette période était sortie de mon esprit. Remplacée par les filles à effleurer, les premiers verres, les écrivains que je découvrais chez les bouquinistes. Ensuite : Louise, Mado, ma vie de patachon. Puis la guerre du Golfe avait fait sa réapparition, les derniers mois, alors qu’étaient abattus des journalistes satiriques, les spectateurs d’un concert de rock, des passants ou les fêtards de novembre, qui inventaient des étés indiens en trinquant en terrasse. L’État islamique, à la suite d’Al-Qaïda, était né sur les ruines de l’Irak de Saddam Hussein. Il suffisait de tirer le fil de l’histoire pour comprendre. Humiliation orientale, revenue comme un boomerang vengeur. La guerre du Golfe avait allumé la mèche de Daech et des attentats récents. J’en avais le cœur net. La guerre du Golfe : les derniers souvenirs de ma jeunesse, que je tentais de retenir. »
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hcdahlemhcdahlem   10 janvier 2019
INCIPIT
« Mon père a perdu sa chienne: Tess. Comme Nastassja Kinski dans le film de Polanski. Un airedale terrier noir et fauve. Elle avait douze ans. Mon père est touché, coulé. Jusqu’à ce week-end de printemps, je ne l’avais jamais entendu pleurer. C’était bizarre. J’ai beau fouiller mes souvenirs : rien. Il m’a fallu attendre quarante ans pour deviner le grondement de ses sanglots, comme un orage qui couve, avant l’explosion à l’autre bout du sans-fil, fin de la terre, la voix noyée.
Mon père est médecin. Anesthésiste-réanimateur. Longtemps au sein du Service de santé des armées, aujourd’hui au CHU de Brest. Toujours en poste, alors qu’il a l’âge de la retraite. La retraite pour un général : pas au programme. Pire qu’une désertion. Il n’arrive pas à décrocher. Il a essayé ; y retourne en bon soldat. Fidèle à son poste vacant. Il n’y a pas assez de praticiens hospitaliers dans sa spécialité ; on lui demande de dépanner. Juste pour quelques mois. Puis encore quelques mois. Mon père ne refuse jamais. Je le soupçonne de proposer ses services. Son excuse : il coûte moins cher que la jeune génération. Ma réplique : « Tu casses les prix du marché. » Mon père fait mine de s’offusquer. Il n’est pas dupe de ses tours de passe-passe.
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AgathethebookAgathethebook   17 janvier 2019
La guerre du Golfe. Pendant des années je n’y avais plus pensé. Le départ de mon père, l’angoisse, le théâtre des opérations : aux oubliettes. Cette période était sortie de mon esprit. Remplacée par les filles à effleurer, les premiers verres, les écrivains que je découvrais chez les bouquinistes. Ensuite, Louise, Mado, ma vie de patachon.
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Videos de Arnaud Le Guern (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Arnaud Le Guern
Emission a découvrir sur : https://www.web-tv-culture.com/emission/arnaud-le-guern-une-jeunesse-en-fuite-51339.html
D'Arnaud le Guern, on pourrait dire que c'est un poète, un doux rêveur, une sorte de dilettante. Lui-même se qualifie comme un flâneur littéraire. Une chose est sûre : les mots, l'écrit, la littérature font partie intégrante d'Arnaud le Guern, sont sa raison d'être, une sorte de respiration. Arnaud le Guern connaît bien les écrivains, ses confrères, ses consoeurs puisque lui-même évolue dans le monde de l'édition. On doit à Arnaud le Guern trois romans mais aussi des ouvrages biographiques consacrés à Roger Vadim, Jean-Edern Hallier, à Paul Gégauff ou encore Frédéric Beigbeder. Ici, c'est le romancier qui nous intéresse, le romancier Arnaud le Guern dont nous avions déjà été séduit par l'écriture sensible dans ses précédents romans « le souffre au coeur » et « Adieu aux espadrilles ». Il récidive avec ce nouveau titre aux éditions du Rocher « Une jeunesse en fuite ». Ici, dans cette histoire, le narrateur, qui n'est autre que le romancier, vient passer quelques jours de vacances dans la maison de famille en Bretagne chez ses parents. Dans cette maison, sur cette plage, dans ces paysages qui l'ont vu grandir, les souvenirs affluent, les souvenirs de son adolescence. Une adolescence marquée par la guerre du Golfe à laquelle son père pris part en tant que médecin militaire. Dès lors, la grande histoire se télescope avec l'histoire familiale. Dans ce roman, Arnaud le Guern évoque la guerre du Golfe des années 90 mais tout ce qui en a découlé, jusqu'aux attentats des années 2015-2016 qu'a connus la France. Il évoque également les relations familiales, la difficulté parfois de se dire que l'on s'aime, de se dire que l'on tient aux autres entre parents, enfants, frères et s?urs et enfin Arnaud le Guern évoque l'enfance, l'adolescence et les souvenirs qui y sont attachés. Même si le roman est très largement autobiographique, chaque lecteur pourra s'y retrouver avec ses propres souvenirs d'adolescence, ceux qui forgent, ceux qui construisent l'être que l'on devient plus tard. Voilà un de mes coups de c?ur de cette rentrée littéraire de janvier 2019. Une écriture d'une grande finesse, d'une grande délicatesse, d'une grande sensibilité. C'est une petite pépite que ce nouveau roman d'Arnaud le Guern, « Une jeunesse en fuite » aux éditions du Rocher.
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