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ISBN : 2253186082
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.82/5 (sur 110 notes)
Résumé :
« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
mcd30
  17 décembre 2017
Depuis que j'ai fermé La puissance de la joie, j'ai trouvé cette citation parmi mes notes : Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre. Lao-Tseu.
Encore une citation en accord avec ce livre, voyageons léger, prenons l'essentiel, ne nous encombrons pas.Trop de matérialité nuit à cette légèreté nécessaire à la joie.En effet, nous sommes les artisans de notre joie, nous et nous seuls.Pourquoi vouloir faire comme les autres et s'imposer un fardeau qui n'a aucun intérêt pour nous. Ce désir de posséder à tout prix, l'être aimé, nos enfants où des objets finit par prendre le dessus et détruire notre joie. C'est pourquoi dans son livre, avec l'aide de philosophes et des exemples tirés de sa vie quotidienne Frédéric Lenoir nous donne la marche à suivre. Il passe de l'abstrait au concrêt. L'amour, la bienveillance, la compassion nous permettent de donner, de prendre soin des autres et d'en tirer une grande satisfaction personnelle à voir des gens heureux ou réconfortés. de plus en cette période festive, ne prenons nous pas un grand plaisirà faire des cadeaux à ceux que nous aimons.
Donc une fois de plus, Frédéric Lenoir nous invite à nous recentrer sur nous-même et sur nos attentes. Alors même si ça fait quelques temps que je la tiens, je vais poursuivre la liste de mes bonheurs.
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OlivierH77
  10 décembre 2017
Premier essai de lecture d'un Frédéric Lenoir…concluant ! Je redoutais un ouvrage plein de bons sentiments, un peu tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…C'est que je ne m'étais pas renseigné sur le parcours de vie du bonhomme. Certes, ses interventions télévisées assez récurrentes me plaisaient pour leur clarté et l'empathie dégagée…mais j'étais circonspect.
Heureuse surprise, ce livre concilie à mon sens plusieurs grandes qualités : structuration, concision, et sous une apparente simplicité d'argumentation, s'appuie sur des bases philosophiques solides et tout à fait respectables comme Nietzsche, Spinoza, Bergson, Montaigne, Tchouang-Tseu…mais aussi, et c'est une de ses forces, par un éclairage, une illustration par l'exemple, notamment sur les expériences de vie de l'auteur.
Frédéric Lenoir distingue au préalable le plaisir (« éphémère et dépendant de causes qui nous sont extérieures »), le bonheur (l'individu est en quête de durabilité, de sagesse au sens des stoïciens, c'est une forme d'auto-limitation pour éviter la souffrance) et la joie, « source d'un immense contentement dans la vie ».
Cette notion de joie, nietzschéenne et surtout spinoziste, qui a aussi les faveurs d'un Michel Onfray, est « une expérience à la fois mentale et physique intense, en réaction à un événement, et de durée limitée ». La joie nous tombe dessus, répondant généralement à un stimulus extérieur. C'est une sorte de plaisir décuplé, plus intense, plus global, plus profond. La joie touche l'être dans son ensemble, elle rayonne et irradie, elle a même le pouvoir de se propager, de gagner l'entourage du joyeux, elle est empathique.
L'auteur distingue avec Spinoza les joies actives des joies passives, aux effets plus nuancés lorsque par exemple nous idéalisons sans bien la connaître une personne dont nous venons de tomber amoureux. Il faut donc aller vers la connaissance, de soi, de l'autre, qui procure des joies actives. Pour nous y aider, décuplons notre attention, notre présence aux autres, à la nature (ouvrons nos sens lorsque nous nous baladons en forêt et ne pensons plus à rien d'autre qu'à cette immersion !). On y ajoutera la méditation, la confiance, l'ouverture du coeur, la bienveillance, la gratuité, la gratitude, la persévérance dans l'effort, le lâcher-prise, la jouissance du corps.
La joie, c'est finalement une puissance d'exister, de vivre pleinement en prenant tout de la vie, même de ses drames que nous connaîtrons et qui nous ferons grandir dans cet apprentissage du devenir soi. Découvrir, se découvrir, notamment en apprenant à dire non lorsqu'on n'est pas en phase avec ses valeurs intérieures profondes, se déconnecter et reconnecter ainsi avec le monde (avec les humains, mais aussi avec les animaux)…
Au final, un livre lumineux sans les niaiseries archi-formatées des bouquins bien-être qui envahissent le commerce et n'ont sans doute jamais vraiment aidé personne. Rejoignant sans le citer, et probablement sans le vouloir, tant la comparaison peut sembler étonnante (mais je l'assume) des références chères à Michel Onfray, jusqu'à même reprendre la formule titre d'un de ses livres-clés « la puissance d'exister «, il s'en distingue à mon sens sur au moins deux points.
Frédéric Lenoir a l'immense mérite de ne pas encombrer sa réflexion de scories politiques. Et quand Onfray assène à l'emporte-pièce des vérités qui parfois ne sont que les siennes, critiquant et cassant les mythes, Lenoir ne juge pas, c'est un authentique gentil.
En revanche, et il ne s'en est jamais caché, Lenoir a une foi religieuse, et j'ai été un peu plus dubitatif sur l'arrivée de Jésus dans cette réflexion, à l'issue du déroulé des philosophes de référence. L'agnostique, voire l'athée en moi se retrouve davantage sur ce point avec Onfray.
Une belle découverte cependant, que je compte approfondir avec sa lettre ouverte aux animaux.
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Fortuna
  31 octobre 2016
Si le plaisir est fugace et ses excès destructeurs, le bonheur, bien que plus durable, est rarement atteint. le bonheur est le plus souvent, chez les philosophes, la recherche de l' équilibre d'une vie bonne. La notion de joie quand à elle est peu abordée en philosophie. Seuls quelques philosophes dont Spinoza, Bergson et Nietzsche principalement l'abordent. La joie est essentielle également dans le message des Evangiles et la pensée taoïste.
Mais qu'est ce que la joie ? C'est en s'appuyant sur les textes de ces derniers que Frédéric Lenoir va tenter d'y répondre et de nous donner quelques clés pour retrouver cet état d'innocence, de lâcher-prise, de détachement, d'acceptation de la vie qui est celle de la joie de vivre de notre enfance.
Plutôt qu'une philosophie de l'ascèse prônée par le bouddhisme, l'épicurisme, le stoïcisme, c'est à une sagesse du détachement, à la suite de Spinoza, Jésus, Montaigne et les taoïstes qu'il nous invite. Une sagesse qui peut nous aider à lutter contre l'insatisfaction qui ronge les sociétés modernes, à retrouver l'amour des autres, de la nature, le respect de la vie, et pour finir un état de joie durable malgré les épreuves de l'existence.
Une fois encore, avec des mots simples, Frédéric Lenoir nous transmet le message d'une sagesse, qui si elle semble naïve au premier abord, est en fait très profonde et source d'une véritable révolution intérieure. A nous de ne pas le laisser s'envoler, vite oublié dans la course folle qui est celle de notre monde.
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QueLire
  06 février 2016
Savoir cultiver l'art d'être heureux
Frédéric Lenoir a décidé de nous enseigner l'art d'être heureux. Pour commencer, il est nécessaire de bien différencier le plaisir et sa sensation immédiate et temporaire de bien-être, de la joie, sentiment permanent qui résulte plus d'un état d'esprit que d'une action.
Être heureux, pleinement heureux, comme quand on était enfant, sans rien attendre en retour, juste profiter de l'élément pourvoyeur de joie et se laisser transporter jusqu'à atteindre cette sensation de plénitude apaisante. La joie, c'est se lever chaque matin en mesurant combien nous avons de la chance dans la vie, en étant conscient que la somme de nos bonheurs est plus importante que celle de nos malheurs. En acceptant la tristesse aussi, car un homme qui ne connaît pas la peine, peut difficilement apprécier à sa juste valeur le bonheur.
« La puissance de la joie », entre théorie et pratique
Frédéric Lenoir a construit son livre comme un guide mêlant des scènes de vie et des exemples concrets à des théories philosophiques. Un aperçu de la pensée des plus grands philosophes ayant écrit sur la joie nous est offert, Spinoza, Nietzsche, Confucius... En même temps, Frédéric Lenoir nous parle de sa vie, de son rapport à la joie, de l'époque où il s'est égaré, pensant qu'une vie dédiée à Dieu était l'unique moyen de se sentir heureux, utile et vivant. En s'imposant une telle tâche, il pensait trouver la voie vers la sérénité constante, pourtant, c'est en y renonçant et en suivant une quête du bonheur plus personnelle, moins dogmatique, qu'il a trouvé la paix intérieure. Son but, devenir un sage, chose plus en phase avec les religions ou croyances orientales qu'avec l'Église catholique, qu'il juge trop directive.
Un livre instructif qui pousse à la réflexion
Cette lecture m'a été utile. Aborder, sur un thème unique, la pensée de tous ses philosophes, avoir la possibilité de comparer leurs idées, est une bonne façon de voir vers quelle idéologie on tend. J'ai apprécié l'explication donnée sur la différence entre le plaisir, sentiment qui tend à retomber et qui, telle une drogue, nécessite d'être renouvelé pour continuer son effet euphorisant et la joie, sentiment de bien-être permanent qui nécessite un entretien constant de notre capacité à s'émerveiller, mais aussi à accepter le mal comme faisant partie de la vie, passage obligé pour mieux apprécier les instants de félicité.
Je n'ai pas lu « La puissance de la joie », mais l'ai écouté en version livre audio. La voix de David Manet, que j'ai trouvée au début de l'écoute trop neutre, voire sans vie, est parfaite pour ce type de lecture. Pour moi, l'absence de jeux se marie parfaitement avec le texte, car elle nous permet une bonne introspection. En effet, j'écoutais sa voix tout en écoutant la mienne qui, bien qu'intériorisée, faisait des rapprochements entre le texte et ma situation personnelle. C'est une expérience de prise de réflexion, de prise de conscience, presque de méditation qui émane de cette écoute. J'ai trouvé le support bien adapté à ce titre bien que je regrette de ne pas avoir pu noter quelques passages que je trouvais intéressants.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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Roggy
  11 juin 2017
Frédéric Lenoir est un grand sage, un philosophe comme il en existe peu.
L'amour est sa seule partition et il signe cette fois un extraordinaire hymne à la bienveillance ainsi qu'une généreuse divagation philosophique qui célèbre un état d'esprit : la joie.
Il trouve à en redire sur l'art de la joie sans se répéter mais surtout en apportant un éclairage différent sur notre perception de cet état d'esprit, ou de ce mode de vie qui habite les grands penseurs qui ont compris qu'on ne doit pas se compliquer la vie si on veut atteindre le nirvana de la joie.
Il nous fait prendre conscience que la joie n'est pas un état permanent mais qui on peut essayer de la trouver n'importe où et n'importe quand. On peut la provoquer, l'intérioriser comme un puits de lumière et aller y puiser en nous-mêmes dans les jours et les moments sombres.
Ce livre fait du bien ! Même s'il n'y a rien qu'on ne le sache déjà, c'est dit avec beaucoup de simplicité et de justesse. De Spinoza en passant par Nietzsche, Descartes, les Evangiles ou Kant, c'est une jolie balade dans la recherche de l'allégresse !
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   16 février 2016
Dans "La puissance de la joie", sur les pas de Tchouang-tseu également, l’écrivain-philosophe s’en est allé quérir une sagesse qui transcende toutes les peines de l’existence.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   15 février 2016
La puissance de la joie
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   29 décembre 2015
Ma première grande émotion d'amour, je l'ai connue enfant, non pas avec une petite camarade de classe, mais en me promenant dans la forêt: c'était une joie contemplative. Je devais avoir huit ou neuf ans. Ma tante, Antoinette, qui était ethnologue au Cameroun, m'avait rapporté un arc et des flèches. Mon père m'avait proposé d'aller chasser le faisan dans la forêt voisine du lieu où nous habitions. C'était un dimanche matin, de bonne heure. Je me souviens d'une très douce lumière qui filtrait à travers les branchages des arbres. J'avançais lentement avec mon arc, tandis que mon père me suivait, quelques mètres derrière moi. Soudain, un énorme faisan, aux couleurs somptueuses, s'est envolé juste devant moi. Je suis resté figé de stupeur. Mon père m'a hurlé: "Tire, tire!". J'ai regardé l'animal déployer ses ailes et s'élever vers le soleil. Puis un deuxième faisan, et bientôt un troisième et un quatrième se sont envolés à leur tour, devant mes yeux ébahis. J'ai alors laissé tomber au sol mon arc et mes flèches pour contempler ce spectacle, bouleversé. Mon coeur était rempli de joie. Mon père a compris et a posé sa main sur mon épaule, lui aussi ému par la beauté de la nature. J'ai su à cet instant que je ne serais jamais chasseur.
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QueLireQueLire   06 février 2016
Le problème du plaisir, et les philosophes en discutent depuis l’Antiquité, c’est qu’il ne dure pas. (...) Le deuxième problème, que nous avons tous expérimenté, est que certains plaisirs nous font du bien dans l’immédiat, mais du mal à plus long terme. (...) Ces deux écueils posent une question sur laquelle les sages d’Orient et d’Occident se sont penchés : existe-t-il une satisfaction durable qui aille au-delà du caractère éphémère et ambivalent du plaisir ? Une satisfaction qui ne soit pas limitée dans la durée, qui ne dépende pas de circonstances extérieures, et qui ne devienne pas, in fine, un mauvais compagnonnage ? En quelque sorte, un plaisir plus global et plus durable. Pour définir cet état, un concept a été inventé : celui de bonheur.
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mcd30mcd30   14 novembre 2017
La pensée taoïste est une philosophie de l'opportunité. Le non-agir qu'elle prône ne consiste pas à ne jamais agir, mais à agir en épousant le mouvement de la vie - sans perdre de vue ses propres objectifs, ses propres intentions, sans chercher à les réaliser immédiatement et à n'importe quel prix. Si la vie s'y oppose, laissons nous porter par son flux. Cet objectif, nous l'atteindrons plus tard, voire jamais si, entre-temps, nous avons changé d'objectif.
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FortunaFortuna   30 octobre 2016
Pour gagner en liberté, et donc en joie, il faut apprendre à briser les chaînes de notre esclavage intérieur. Car, bien souvent, nous sommes d'abord esclaves de nous-mêmes, et savoir cela est un antidote à la victimisation. Il est tellement plus simple d'incriminer les autres de tous nos problèmes !
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OlivierH77OlivierH77   10 décembre 2017
La joie parfaite réside dans ce grand "oui sacré" à la vie, dans la force du consentement. Ce n'est pas en refusant les souffrances de la vie qu'on trouvera le bonheur, mais en les acceptant lorsqu'elles sont inévitables et en comprenant que nous pouvons aussi grandir à travers elles. Notre conscience du bonheur vient de notre connaissance du malheur, et la plupart de nos joies viennent de tristesses dépassées.
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Videos de Frédéric Lenoir (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Lenoir
Retrouvez ici la version audio intégrale de la conférence de Frédéric Lenoir "Apprendre à vivre ensemble", organisée par le Furet du Nord et avec le concours des éditions Albin-Michel, éditeur du récent livre du philosophe : "Philosopher et méditer avec les enfants". Conférence qui a eu lieu au Théâtre Sébastopol de Lille le 28 novembre 2016 en présence d'un public nombreux: 1200 personnes. Une partie des bénéfices de cette soirée a été reversée à la Fondation SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) http://www.fondationseve.org/
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