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EAN : 9782812939563
Editions De Borée (11/04/2024)
4.57/5   14 notes
Résumé :
François et Julien, des jumeaux que tout oppose et cependant très complices, vivent insouciants et heureux, encore épargnés par la menace ennemie. Loin des préoccupations de la guerre, ils profitent de leurs vingt ans, ressentant même les premiers frissons amoureux.
Bientôt, pourtant, ils doivent se rendre aux Chantiers de la jeunesse, auxquels ils prennent part sans rechigner. Mais quand le maréchal Pétain décrète le STO en Allemagne, ils décident cette fois ... >Voir plus
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L'histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale. On va suivre des frères jumeaux, François et Julien. Ils sont nés en 1922, et sont donc à peine sortis de l'adolescence lorsque la guerre éclate. Ils vivent dans un petit village D Auvergne avec leurs mère, Madeleine. Leur père Jules est mort jeune suite à une maladie. Les deux frères ne se ressemblent pas. L'un, François, est grand et costaud, brun, bagarreur et pas trop enclin aux études. L'autre, Julien, est l'inverse, de nature chétive, blond aux yeux clairs et très bon à l'école. Tout les sépare physiquement, mais ils s'entendent très bien, François défend Julien dans la cour d'école, ils s'entraident et sont inséparables. Ils vont tous les deux aller aux Chantiers de la Jeunesse où leur entraide sera encore plus forte. C'est ce qui remplace le service militaire, c'est une sorte de camp de scouts, où ils rendent des services et apprennent des métiers bien souvent agricoles. Une fois leur période faite, ils vont apprendre l'instauration par Pétain du STO, Service de Travail Obligatoire, qui se passe en Allemagne. Les deux jeunes hommes refusent d'y partir. Et pour échapper à ce service obligatoire, ils vont tous deux prendre des chemins très différents. La guerre et tout le contexte politique va changer la mentalité des deux frères. L'un s'engagera dans la Milice, l'autre dans la Résistance. Et au milieu, il restera leur mère, Madeleine, effondrée de voir ses fils divisés et apeurée de ce que le sort peut leur réserver. Que se passerait-il si l'un rencontrait l'autre ? le dénoncerait-il ? Jusqu'où peut aller leur engagement personnel ? Peut-on oublier toutes ces années de complicité pour une idéologie ?


Ce sont plein de questions que l'auteur pose au travers de ses personnages. J'ai trouvé l'idée plutôt originale, d'avoir ainsi deux visions différentes de la guerre et deux engagements si différents. Je me suis très vite attachée aux deux frères, ils forment une paire très complémentaire, et leur séparation est vécue comme une déchirure. Celui qui s'engage dans la Milice le fait par pulsion, par jalousie aussi, il se rendra compte au bout d'un moment de son erreur. J'ai aimé que cela se passe comme cela pour lui, je n'avais pas envie qu'il se transforme en méchant froid et calculateur. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Madeleine et celui de Marie. Deux femmes qui restent à la maison, qui tremblent, ont peur, sont parfois pleines d'espoir et veulent croire que tout se finira bien. Les événements tragiques leur font se rendre compte qu'il faut profiter de chaque petit instant de bonheur lorsqu'il se présente. J'ai aimé que l'auteur souligne justement cette notion importante pour les personnes de résister ainsi à la guerre et au malheur. 


J'ai vraiment tout aimé dans ce livre. Les descriptions de l'Auvergne, des montagnes, des villes, de la campagne sont très bien faites, sonnent juste, et j'avais l'impression d'y être en lisant. L'Histoire tient un rôle important, on s'en doute. Dans une note en début de livre, l'auteur explique qu'il a peut-être pris quelques libertés sur les dates, pour que son texte reste cohérent, mais qu'il a été très précis sur les lieux. Il a très bien retranscrit la vie à cette époque, et pour cela, il a été guidé par des personnes réelles qui ont bien connu cette période. Et ça se sent, tout est très précis dans les faits, que ce soit dans la Milice, dans la Résistance ou dans la vie de tous les jours des gens qui essayaient de survivre. Je ne peux qu'être admirative de l'immense travail qu'a dû effectuer l'auteur en amont afin de donner un récit si étayé et plausible. J'aime beaucoup quand mes lectures ont ce double pouvoir de me divertir et de m'instruire à la fois. Je m'attache encore plus aux personnages quand je sais qu'ils auraient pu exister, que d'autres personnes ont vécu la même chose qu'eux. Les émotions du coup, sont multipliés. J'ai eu peur pour les deux frères, j'avais envie de réconforter leur mère, c'est vraiment une lecture très immersive et émouvante. 


D'ailleurs, la lecture s'est faite rapidement. J'avais beau essayer de la freiner pour rester le plus longtemps possible avec Julien et François, les pages défilaient rapidement. L'auteur a su m'emmener dès les premières phrases sur les traces de cette famille, et je n'ai relevé la tête qu'une fois arrivée à la fin. le dernier chapitre est bouleversant, je ne vous dirai pas pourquoi, mais il m'a énormément touchée. J'ai une nouvelle fois pu apprécier la plume de l'auteur, la fluidité de son style, ses descriptions qui ne sont pas trop envahissantes afin de ne pas alourdir la lecture. Tout est très bien construit, les années passent, et on arrive petit à petit à la fin de la guerre avec toutes les joies et les drames qu'elle va amener avec elle. 


L'auteur fait passer de très beaux messages et de belles valeurs sur la famille, les liens fraternels, la résilience, l'amour des siens, la fidélité en ses valeurs justement. Il parle très bien de la guerre, de la folie des hommes, de ce qu'ils ont fait à tout un peuple. On va fêter les 80 ans du débarquement cette année, il reste très peu de personnes vivant à ce moment là pour pouvoir nous raconter ce qu'ils ont vu et vécu. Et pourtant il ne faut surtout pas oublier, car malheureusement, les humains n'apprennent rien de leurs erreurs passées, et recommenceraient les mêmes âneries très vite. Alors des romans comme celui-ci, outre l'histoire d'une famille, ils nous montrent aussi la folie des hommes, et surtout, nous permet de ne pas oublier ces années où nos aïeux se sont battus pour notre liberté actuelle. 


Mais revenons à nos moutons comme on dit, j'ai à nouveau beaucoup aimé ce livre de Alain Léonard. J'ai passé un très bon moment en compagnie des deux frères. Je crois que je ne les oublierai pas de sitôt. J'avais déjà pu apprécier son talent d'écrivain et de conteur dans ses autres romans, ce nouveau livre me conforte dans mon envie de continuer à lire ses livres. Je garde par exemple, un très bon souvenir d'un de ses précédents livres, Un ange dans la tourmente, je me rappelle très bien de l'histoire, et je crois que Julien et François vont rejoindre Armand et Aurélia, les autres personnages du roman que je viens de citer. C'est la force des livres de cet auteur et de cette maison d'édition aussi d'ailleurs. 


C'est pour cela que je ne peux que vous recommander de lire les livres d'Alain Léonard. Vous verrez en lisant les résumés, qu'il y en a pour tous les goûts. Certains se passent pendant la guerre, d'autres dans des périodes plus anciennes. Leur point commun, ce sont les lieux, l'Auvergne. Je connais un peu, pour y être passée lors d'autres pérégrinations, c'est une belle région qui mérite qu'on s'y penche un peu plus.


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Un roman touchant sur les conséquences de la Seconde Guerre Mondiale sur la vie dans la campagne auvergnate.

Billom, petit village D Auvergne.

Julien et François sont deux jumeaux fusionnels. Leur vie d'adulte commence avec la guerre. En 1941, ils sont incorporés pour une durée de huit mois aux chantiers de la jeunesse, créés à la place du service militaire. A la fin de cette période, les deux jeunes gens doivent intégrer les STO (Service du Travail Obligatoire) et partir travailler en Allemagne. Mais ils vont décider de prendre une autre voie : François intègre la milice française, et Julien prend le maquis. Deux destinées totalement opposées.

« – Les collabos ne vont pas être à la fête, avait-elle entendu. Les miliciens seront les premiers à y passer. C'est certain. de beaux salauds, ceux-là. Il y a un paquet de gars qui veulent leur faire la peau. »

L'Auvergne, bien que loin des zones de combat direct, a joué un rôle important dans la résistance. C'est cette vision de la guerre depuis les campagnes en zone libre que nous découvrons. Avec Julien, on en apprend plus sur le rôle des villages ayant servis de refuges pour les résistants et les fugitifs. En suivant François, c'est l'autre volet de la guerre qui se dévoile sous nos yeux : celui de ces français favorables à l'occupation allemande et chargés de traquer les résistants tout en collaborant avec les forces d'occupation nazies. Nos deux personnages si complices ont donc pris deux voies différentes.

J'ai beaucoup aimé le contraste intéressant entre François et Julien, et leur opposition d'opinion. Vont-ils réussir à maintenir toutefois une relation fraternelle ? Alain compose avec la dynamique complexe de la fraternité. Il souligne comment la Guerre a pu éloigner des membres d'une même famille, ajoutant de la profondeur et une certaine tension au récit.

« Elle tremblait pour François. Elle tremblait pour Julien. Quel que soit le vainqueur, un des ses fils avait choisi le mauvais camp. »

Madeleine tremble chaque jour pour ses fils, espérant les revoir en vie à la fin du conflit. Marie, la fiancée de Julien, attend son retour. La propagande fait rage, attisant la haine du juif, les présentant comme responsables de tous les maux. L'atmosphère est toxique, anxiogène pour les habitants. de nombreuses interrogations restent sans réponses. La famille Cohen, de confession juive, est emmenée et personne ne les reverra.

François va vite s'apercevoir qu'il a fait le mauvais choix. Réceptif à toute cette propagande, il a développé une véritable aversion pour les juifs, mais il ne cautionne pas du tout toute la violence et la barbarie auxquelles il est confronté au sein de la milice.

La plume d'Alain est fluide, descriptive, agréable à lire. le rythme est tranquille, le lecteur se laisse porter et découvre une région, une atmosphère riche et immersive. Alain nous transporte directement en Auvergne dans cette période tourmentée. J'ai aimé la petite virée clermontoise à « La boule d'or » et le clin d'oeil à son précédent roman.

J'ai beaucoup apprécié les détails historiques, cette immersion dans le quotidien des personnages. J'ai mieux compris cette époque, j'ai appris des choses, l'air de rien, tout en passant un très bon moment de lecture. J'ai approfondi certains éléments en allant fouiner sur le net. Ce roman résonne avec le présent et notre actualité, malheureusement, on se rend compte que les leçons du passé n'ont pas été tirées. Cette réflexion suscite l'intérêt du lecteur.

« Puis sont venus les jours sombres » est un roman que je vous conseille pour l'authenticité du récit, l'immersion à la fois historique mais aussi dans le quotidien de personnages riches et attachants.

« Avec les anciens, c'était toujours la même rengaine, aussi bien lors de parties de cartes que pendant les banquets de vétérans. Si tu n'avais pas pourri quatre ans dans les tranchées, si tu n'y avais pas laissé une partie de ta chair ou de ton esprit, tu n'étais qu'un incapable ou, encore pire, un planqué. Et la nouvelle génération, en général, se composait de bons à rien. »

Je remercie Alain et les Éditions De Borée pour cette lecture.

#Puissontvenuslesjourssombres #AlainLéonard #DeBorée
Lien : https://soniaboulimiquedesli..
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Julien et François Marcenat sont jumeaux. Pourtant, ils ne se ressemblent pas. le premier est blond, chétif et est bon élève. le second est brun, costaud et est dissipé en classe. Malgré ces différences, ils sont inséparables et s'aiment éperdument. Hélas, la guerre les éloigne, sans amoindrir leurs sentiments.

Avant que leurs chemins se divisent, ils sont incorporés dans les Chantiers de la jeunesse. Pendant huit mois, ils effectuent des travaux d'intérêt général. Au moment de leur libération, Pétain instaure le STO, en Allemagne. L'un décide de rejoindre la Résistance, l'autre intègre la milice française. C'est un déchirement pour leur mère. « Elle tremblait pour François. Elle tremblait pour Julien. Quel que soit le vainqueur, un de ses fils avait choisi le mauvais camp. » (p. 216)

J'ai été émue par Madeleine : ses fils ont fait des choix divergents et elle tremble pour chacun d'eux, pour des raisons différentes. Elle sait que c'est une succession d'évènements qui a déterminé leur décision. En tant que mère, elle ne peut rejeter celui qui a pris la mauvaise, pourtant, elle souffre de ce qu'elle implique. A travers Madeleine et Marie (une jeune fille qui vit avec elle), j'ai aimé approcher la perception de la guerre, au coeur des campagnes.

François et Julien partagent les angoisses de leur mère : ils ont peur de se retrouver l'un en face de l'autre. Ils oeuvrent dans deux camps opposés, aux desseins antagonistes. Si un affrontement a lieu, l'un sera responsable de la mort de l'autre. Or, l'amour entre eux n'est pas éteint. J'ai été touchée par la réflexion provoquée par Alain Léonard. François a intégré la milice, aussi, notre premier réflexe est de rejeter ce qu'il est devenu. Or, l'auteur montre que les faits ne sont pas aussi tranchés. le jeune homme ne semble pas réaliser ce que cet engagement impose. C'est au fil des actions menées qu'il le comprend et prend alors conscience de ses actes… Julien a rejoint la Résistance. Quel aurait été son destin sans la menace du STO ? Tous deux pensent agir pour leur patrie. C'est affolant, car ce sont des détails qui déterminent leur manière d'atteindre le même objectif.

Enfin, j'ai aimé les clins d'oeil aux livres précédents de l'auteur. J'ai adoré Puis sont venus les jours sombres.

Lien : https://valmyvoyoulit.com/20..
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🛩🌒Puis sont venus les jours sombres🌒🛩Alain Leonard.
Éditions De Borée

Paru le 11 avril 2024

Service Presse
256 pages.

Je suis une incontournable lectrice des Éditions De Borée. Et d'Alain Leonard. J'avais vraiment adoré "La Maison des âmes perdues", une oeuvre marquante.
Je remercie infiniment Alain Leonard et Virginie pour les Éditions De Borée, pour la confiance qu'ils m'ont accordé quant au service presse de ce très beau roman régional.

Une chose est sûre, Alain Leonard a l'Auvergne dans le coeur, et ses récits s'en ressentent.
L'amour de cette région se lit par de très belles descriptions qui rendent les paysages vivants et mouvants durant la lecture. Un plaisir d'imagination pour nos yeux et notre esprit.

Julien et François, deux frères jumeaux que tout oppose, jusqu'à leur physique, mais ô combien inséparable, ne sont que de grands adolescents quand la Seconde Guerre mondiale éclate. Habitué à arpenter la campagne, en compagnie de leur père, à la chasse, et si éloigné des soucis du monde diplomatique et économique.
Et pourtant, c'est une réalité, c'est la guerre. Aux Chantiers de la Jeunesse, leur amour fraternel est infaillible, ils se soutiennent et ne se quittent pas. A leur retour, ils sont convoqués pour le STO, Service de Travail Obligatoire en Allemagne, et l'heure des choix va sonner pour Julien et François ! Leur esprit fraternel survivra-t-il aux divers choix et chemins qu'ils vont suivre ?

C'est ce que je vous propose en découvrant leurs parcours respectifs, un dans la Résistance, l'autre dans la Milice, à la solde de l'ennemi. Et que va devenir leur complicité, cette protection mutuelle qu'ils s'offraient ?
Au sein même d'une famille, la guerre divise, déssime. Son rôle n'est que destructeur.

L'auteur, Alain Leonard, allie ses récits avec L Histoire, et c'est ce qui rend pour moi ses récits très passionnants, et qui justifient d'un incroyable travail de recherche. Les romans en sont réellement empreints, donc très travaillés.
La plume est toujours aussi agréable à lire, fluide, belle, prenante et captivante, descriptive, pas de trop, juste ce qu'il faut pour nous télé porter dans le roman, l'époque, et avec les protagonistes.

Les émotions sont aussi présentes. J'ai ressenti un immense amour fraternel entre Julien et François, un de ses amours duquels on ne peut se mettre en travers. C'est beau, et fort ! L'amour de sa patrie également, certes perçu et prouvé différemment, puisque vécu soit dans la Résistance, soit dans la Milice, mais dans le seul but de la France espérée par un idéal.

Patriotisme, famille, régionalisme, des termes chers aux gens de la Terre d'Auvergne.

Note 5/5
Bonus : Merci, Merci, encore Merci !

Et surtout...Rendez-vous en librairie, sur internet, qu'importe ! Mais lisez Alain Leonard🥰🥳.
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Une fois de plus, Alain Léonard tape juste ! Spécialiste des romans historiques avec ancrage dans un territoire précis, il pose cette fois sa machine à écrire à Billom dans le Puy de Dôme et nous narre l'histoire de ces deux jumeaux, dont l'avenir aurait pu être simple et tout tracé, mais que la guerre va éloigner et déchirer.

François et Julien n'ont pas d'opinions bien arrêtées au moment où le conflit éclate. Trop jeunes, trop provinciaux, trop centrés encore sur leur propre personne. Petit à petit, la guere va s'immiscer jusque dans les moindres recoins de la petite ville tranquille et tout va changer.

Après une présentation de leur enfance riante et du premier traumatisme (la mort du père), l'auteur dépeint les premiers temps du conflit et ses répercussions sur la population. À mesure que la guerre dure et que les nazis se livrent à de plus en plus d'exactions, les deux frères vont se trouver écatelés entre ce que chacun pense être son devoir et leur amour fraternel. L'un entre dans la milice et l'autre rejoint le maquis, laissant une mère doublement effondrée derrière eux. Car, à l'inquiétude légitime qu'elle ressent pour ses fils s'ajoute la douleur de les voir séparés par leurs idéologies respectives.

Une bien belle histoire de famille !

Mais le roman ne se résume pas à cela. Alain Léonard ajoute une vision très juste et très documentée des ressentis populaires en province, de l'incompréhension face aux rafles, aux déportations, à la haine gratuite qui vise n'importe qui. Comme la plupart des gens, les citoyens de Billom ne demandent qu'une chose : vivre en paix. Hélas, L Histoire ne laisse jamais bien longtemps de répit aux hommes...

Sans manichéisme, il nous entraîne dans cette période trouble et troublée, offrant même une certaine forme de compassion à des persnnes comme François, milicien pour de mauvaises raisons. Et il n'oublie pas de rappeller, dans un épilogue d'une tendresse poétique à faire pleurer, que même si on se trouve du côté des gagnants, une guerre n'en finit jamais de faire souffrir ceux qui l'ont vécue.

Pour ne rien gâcher, sous sa plume, que l'Auvergne est belle ! Laissez-vous entraîner, vous ne le regretterez pas.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Avec les anciens, c’était toujours la même rengaine, aussi bien lors de parties de cartes que pendant les banquets de vétérans. Si tu n’avais pas pourri quatre ans dans les tranchées, si tu n’y avais pas laissé une partie de ta chair ou de ton esprit, tu n’étais qu’un incapable ou, encore pire, un planqué. Et la nouvelle génération, en général, se composait de bons à rien.
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– Les collabos ne vont pas être à la fête, avait-elle entendu. Les miliciens seront les premiers à y passer. C’est certain. De beaux salauds, ceux-là. Il y a un paquet de gars qui veulent leur faire la peau.
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Elle tremblait pour François. Elle tremblait pour Julien. Quel que soit le vainqueur, un des ses fils avait choisi le mauvais camp.
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Vidéo de Alain Léonard
Rencontre avec Alain Léonard, auteur de "Enfants e la liberté", qui raconte les aventures d'une jeune femme sous la Révolution française (Éditions De Borée, coll. "Vents d'Histoire", avril 2017).
1783. La vie est rude pour ceux qui cultivent la terre, tributaires du climat, des mauvaises récoltes et accablés d'impôts. Catherine, fille du puisatier du village, se voit forcée de quitter sa famille acculée à la misère, et d'entrer au service des nobles locaux, les Saint-Val. Elle suivra ses maîtres à Paris où la colère populaire, qu'attisent la faim et des décennies d'injustices, sera à l'origine des événements de 1789 qui conduiront à des changements radicaux dans la société française. du statut de femme de chambre, puis de fugitive à celui d'héroïne de la Bastille, Catherine, jeune fille au caractère entier et rebelle, connaîtra un destin hors du commun. À travers son épopée, entre joies, peines et amours, c'est un pan de la Révolution française et de la société du XVIIIe siècle qui nous est dévoilé.
Après une carrière militaire en France et à l'étranger, Alain Léonard est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois. À 52 ans, il débute l'écriture avec ce premier ouvrage dans lequel se mêlent histoire de France et souffle romanesque. Depuis 2006, il collabore au quotidien La Montagne en tant que correspondant local de presse. Un second tome est en cours d'écriture.
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