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ISBN : 2351785428
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Las Cruces n’avait rien d’une destination touristique. Mais après avoir ramassé sur le bord de la route un auto-stoppeur en sang, qui ne tarde part à mourir, Lew Archer se retrouve coincé là, à attendre l’ouverture de l’enquête. La victime, un employé d’une société de transport appartenant au notable local, s’est fait dérober un camion et sa cargaison d’alcool. Se proposant de remettre la main sur le tout, Archer se lance à la poursuite de la fille du propriétaire, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  11 septembre 2017
Pas de chance pour Lew Archer d'être tombé sur cet autostoppeur. Peinant à lever le bras, la bouche rouge de sang, le visage jaune. Alors qu'il tente de le mettre, tant bien que mal, dans sa voiture, il constate une blessure dans le torse. Aussitôt, il reprend la route et aperçoit les néons clignotants d'un hôtel, le Kerrigan's court. Dans le hall, il tombe sur le couple Kerrigan, Kate et Don. Lew leur demande de prévenir une ambulance. Malheureusement, celle-ci arrivera trop tard, l'homme décédant peu après son arrivée aux urgences. Obligé de rester sur place le temps de l'enquête, le détective privé apprend que la victime était Tony Aquista, un chauffeur qui travaillait pour l'entreprise Meyer, et que sa cargaison de bourbon haut de gamme a été dérobée. Lew Archer propose alors ses services à Meyer pour tenter de retrouver d'une part, les malfrats, d'autre part sa fille, Anne, gérante du Kerrigan's court, qui n'a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours...
À Las Cruces, bourgade au sud de la Californie, Lew Archer, détective privé, y fera une halte imprévue afin d'aider un notable local à retrouver l'assassin de son chauffeur, la cargaison de son camion ainsi que sa fille cadette. Lew se retrouvera empêtré au coeur de sombres histoires familiales et conjugales. Autour du détective cynique et détaché gravite une galerie de personnages plus ou moins retors ou inquiétants : un shérif borné, un mari infidèle, une chanteuse naïve, une femme blessée ou encore des hommes sans scrupules. Au fil des pages, chacun révèle ses failles et ses blessures et le mystère s'épaissit autour d'une enquête crapuleuse. Ross MacDonald nous offre un roman noir pertinent et bien ficelé habité par des personnages complexes et servi par une plume riche et descriptive.
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iris29
  27 juin 2018
Les romans de Ross MacDonald sont bourrés de charme, celui-ci ne fait pas exception. Publié en 1954, il a évidemment un petit côté vintage (Ici pas de téléphone portable, pas d'ordinateur, pas de traces ADN…) et je trouve ça reposant.
Mais il n'y a pas que ça, ils sont très bien écrit. Poésie et phrases percutantes se côtoient sans temps morts et surprennent le lecteur, l'entourloupent, le séduisent …
On retrouve son héros-détective, Lew Archer qui n'a vraiment pas de bol de tomber dans chaque roman, sur des cadavres… En voyage professionnel , il tombera sur un auto-stoppeur inconscient et gravement blessé , lequel le mènera vers un vol de camion. le temps d'un entretien avec le shérif local, il fricotera avec la femme d'un autre, croisera deux adultères , un père incestueux et des cadavres .
Au moins trois cadavres…
Las Cruces est une petite ville presque fantôme sous la plume de Ross Macdonald, seuls y évoluent une poignée de personnages . L'histoire est pleine de rebondissements mais curieusement ce n'est pas le suspens qui séduit le plus. Ce qui "claque " chez Macdonald, c'est l'écriture, c'est le style. Et du style , il en a à revendre.
Qui est la victime ? celle qui est morte ou celle qui est vivante mais , à qui on a fait du mal ?
Trouver une victime...Un roman noir classe, très très classe...
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Renod
  25 avril 2017
Lew Archer traverse le sud de la Californie en voiture quand soudain il aperçoit un homme ensanglanté sur le bas-côté. Il le secourt mais le blessé décède peu après son arrivée aux urgences. L'homme était chauffeur pour une compagnie locale et avait pour mission de transporter une importante cargaison d'alcool. Son camion a disparu. Un cadavre, de la marchandise volée, un accueil hostile… Il n'en faut pas plus pour aiguiser la curiosité de notre détective. le voilà plongé dans la petite société de Las Cruces, une communauté où les liens conjugaux et familiaux sont particuliers. Lew Archer a fort à faire avec la faune locale : truand chevronné, sheriff coriace, mari prodigue, entrepreneur incestueux… Plus l'enquête avance, plus le mystère s'épaissit et plus l'intrigue devient retorse. Heureusement, Ross Macdonald parvient à capter sans relâche l'attention de son lecteur. le détective se déplace en permanence, ce qui offre du rythme au récit. La violence côtoie la poésie : on trouve des combats à la dure, version « free fight », et des descriptions lyriques du paysage. le crochet du gauche et les remarques acerbes du détective ne doivent pas vous tromper, il peut être d'une humanité débordante, capable de prêter son épaule à une épouse éplorée ou de se montrer respectueux pour une prostituée héroïnomane. Et n'ayez crainte, il reste le preux chevalier plongé dans les méandres de la Californie : pur et incorruptible. L'auteur esquisse avec pudeur ses blessures secrètes : un divorce et la guerre du Pacifique. Ce cinquième opus de la série Archer est excellent même si je ne suis pas persuadé qu'il en existe de médiocre. Un roman très bien écrit et désormais édité dans une bonne traduction. Une friandise de 280 pages dont tout amateur de roman noir aurait tort de se priver.
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strummer
  25 juin 2014
Reçu dans le cadre de masse critique et lu très rapidement tant l'histoire est joliment menée. Bouquin suranné, il date de 1954, il n'en dégage pas moins de chouettes qualités, ici la psychologie des personnages est soignée, le rythme est soutenu sans être débridé, et les progrès de la science de l'époque évitent de noyer le lecteur sous des pages et des pages de descriptions de scènes de meurtre. Ici on tue à l'ancienne au 38 et on pique un camion d'alcool, binaire, mais du coup les mêmes questions ressurgissent : à qui profite le crime, qui a fait le coup et tutti quanti. du coup certains auteurs d'aujourd'hui semblent biens vains une fois qu'on retire la chantilly balistique, les cerises sanguinolentes et qu'il ne reste qu'un vieux twist pétard mouillé.
Les amateurs de polar s'y retrouveront, les nouveaux venus au genre, trouveront sûrement le rythme un peu à la grand-papa, un peu comme si on comparait Lost à l'île au trente cercueils.
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Corboland78
  02 juillet 2014
De son vrai nom Kenneth Millar, Ross Macdonald est un écrivain américain de romans policiers né en Californie en 1915 et où il décédera en 1983. Il est célèbre pour ses polars (une petite vingtaine) dans lesquels figurent le détective privé Lew Archer. Les Editions Gallmeister continuent de rééditer l'oeuvre de l'écrivain dans de nouvelles traductions intégrales. Certains de ces romans ont été chroniqués ici comme, Cible mouvante (1949) et Noyade en eau douce (1950). Trouver une victime qui vient de ressortir, date de 1954.
« Las Cruces n'avait rien d'une destination touristique. Mais après avoir ramassé sur le bord de la route un auto-stoppeur en sang, qui ne tarde part à mourir, Lew Archer se retrouve coincé là, à attendre l'ouverture de l'enquête. La victime, un employé d'une société de transport appartenant au notable local, s'est fait dérober un camion et sa cargaison d'alcool. Se proposant de remettre la main sur le tout, Archer se lance à la poursuite de la fille du propriétaire, que certains n'hésitent pas à accuser de complicité dans cet étrange vol. » Je ne dirai rien de plus que l'éditeur de l'intrigue, si ce n'est cette remarque anodine, citée en début d'ouvrage par l'un des acteurs « Tout le monde est de la famille de tout le monde, dans cette ville. Ca complique parfois un peu parfois les choses. »
J'irai droit au but, j'ai beaucoup aimé ce roman, plus encore que les deux précédents que j'avais lus, ce qui est assez logique, l'écrivain s'améliorant avec le temps. Tout m'a séduit, l'intrigue comme l'écriture. Ross Macdonald utilise un langage imagé ou lyrique durant les scènes de transition, « Les faisceaux des phares qui me suivaient se plantaient dans le fossé comme des avirons de lumière brisés » ou bien trouve de jolies formules, « Je m'assis sur le lit. L'amour, ou quelque chose d'approchant, lui avait brisé les reins. » Mais c'est le ton général qui enlève le morceau, cet humour particulier aux grands maîtres du polar d'hier, froid quand le héros est en mauvaise posture pour signifier la force tranquille (on pense à Robert Mitchum), basique quand l'auteur veut rappeler au lecteur que tout cela n'est qu'un roman.
Dirai-je aussi que j'ai apprécié retrouver ces scènes où l'on se bat à mains nues, comme des hommes, « … et j'enchainais avec un petit direct du droit à la mâchoire. » Tout respire le vieux polar des pionniers du genre dans ce roman – et c'est bien de cela qu'il s'agit, d'ailleurs. Ayant débuté dans la carrière de lecteur par ce type de biberon, je m'en suis délecté, au point d'accepter ici ce que je regrette ailleurs, des dialogues parfois improbables pour nos oreilles d'aujourd'hui, mais le lecteur éventuel (surtout s'il est très jeune) ne devra jamais perdre de vue que le roman a soixante ans ! Je ne suis pas certain que les écrivains historiques du genre aient cherché la véracité ou la crédibilité à tout prix, ce qui leur autorisait une marge de manoeuvre que nos auteurs modernes n'ont plus.
Et puis, comment résister à Lew Archer, archétype du détective privé comme on les fantasme : costaud, doué du sens de l'humour, fataliste et philosophe, psychologue et foncièrement honnête. le mec parfait, non ? Un livre bien écrit avec une intrigue bien menée et une longue autant qu'émouvante confession finale. Un polar à l'ancienne, sans ordinateurs évidemment, sans poursuites haletantes ou rebondissements abracadabrants, sans sexes déballés.
Si vous me demandez pourquoi il faut lire ce roman, je vous répondrez tout simplement, parce qu'il est rafraichissant !
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   11 septembre 2017
- La solitude, il y en a de toutes sortes, monsieur...comment avez-vous dit déjà ?
- Lew Archer.
- De toutes sortes, répéta-t-il. La meilleure étant celle qu'on se construit pour soi. Il y a de la satisfaction à vivre seul, sans avoir besoin de personne, surtout quand vous êtes vieux.
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iris29iris29   27 juin 2018
Je m'étais dit puérilement que je pourrais m'enfuir, tout laisser derrière moi, recommencer une autre vie ailleurs.
- Donc vous voilà.
- Me voilà. J'ai compris que je ne pouvais pas me laisser derrière moi-même.
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Corboland78Corboland78   02 juillet 2014
Je suais avec lui, à essayer de deviner les contours de la vie qui allait avec son casier judiciaire. Moi aussi, j’avais volé des voitures quand j’étais gosse. Moi aussi il m’était arrivé de partir en équipée sauvage, de me retrouver à faire le coup de poing en compagnie de la jeunesse perdue, dans les infinis dédales de stuc de la cité des anges. Jusqu’à un certain point, j’avais eu la même vie que Bozey. Et puis un flic en civil puant le whisky m’avait pris en train de voler une batterie dans la réserve d’un grand magasin de Long Beach. Il m’avait collé contre le mur et m’avait expliqué ce que ça signifiait et où ça allait me mener. Et ne m’avait pas coffré. Je l’ai haï pendant des années et je n’ai jamais plus rien volé.
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marina53marina53   16 septembre 2017
Elle me fit penser à une fillette se mouvant gauchement, dans un corps trop grand pour elle, entre les arêtes dangereuses des angles de notre monde.
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iris29iris29   27 juin 2018
Je fis feu trop rapidement et loupai l'homme. Une brève rafale grêla le mur derrière moi, plus proche à chaque impact. C'était la mort qui me caquetait à l'oreille.
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Videos de John Ross MacDonald (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Ross MacDonald
Trois romans comme autant de variations sur les codes du polar. Ancien officier du renseignement israélien, Dov Alfon joue, avec un humour ravageur, des grammaires de l'espionnage et du thriller, entre Paris, Tel Aviv, Jérusalem et Macao. L'Américain William Gay, figure majeure de la littérature du Sud, interprète à sa manière les standards du hard boiled et de la country, sur les traces de Ross McDonald. Quant au Français Olivier Norek, il revisite pied au plancher l'enquête à l'ancienne, dans un village de l'Aveyron, façon Agatha Christie sous amphets.
"Unité 8200" de Dov Alfon (Liana Lévi) "Stoneburner" de William Gay (Gallimard) "Surface" de Olivier Norek (Michel Lafon)
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