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Jean Rosenthal (Traducteur)
ISBN : 222111065X
Éditeur : Robert Laffont (28/02/2008)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Ce que nous raconte Norman Mailer dans ce livre, c'est la vie, les amours et la mort de Gary Gilmore, un assassin qui fascina l'Amérique. Meurtrier de deux étudiants à sa sortie de prison, Gilmore devait ensuite littéralement exiger son châtiment par fusillade... Le peloton d'exécution fut composé de volontaires, car cela se passe dans l'Utah, le pays des mormons, dernier réservoir de prophètes et d'anges vengeurs. Gilmore lui-même faisait partie de l'Église de Jésu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  27 septembre 2015
Tout au long de ma lecture, je me suis demandé pourquoi ce livre maintenait sur moi de bout en bout, en dépit de ses longueurs et du foisonnement de personnages propre à brouiller la focale de lecture, un tel pouvoir de fascination.
Dans la première partie qui va de la libération du pénitencier de Gary Gilmore après 22 ans quasi ininterrompus de captivité jusqu'à sa condamnation à mort quelques mois plus tard suite aux deux assassinats commis de sang-froid, j'ai eu d'abord le sentiment de plonger en totale immersion dans un grand roman américain au coeur de l'Utah mormon, sans vraiment d'empathie pour Gilmore, personnage antipathique, frondeur, impropre à la vie en société. Et pourtant d'emblée fascinant, dans sa manière de se débattre contre ses propres démons, dans son histoire d'amour trash et solaire avec Nicole, femme-enfant paumée, et pour le caractère inéluctable de sa trajectoire vers la violence et la mort.
La seconde partie, qui couvre l'incarcération de Gilmore jusqu'à son exécution, m'a d'abord perdue au milieu de la constellation de protagonistes du monde légal, de l'Etat, de l'église mormone, de la presse, de la société civile s'agitant dans un foisonnement de détails parfois fastidieux autour du prisonnier et du bien-fondé ou non de sa mise à mort.
Mais dans cette agitation, la figure immobile d'un Gilmore déterminé, dérangeant, et d'une acuité intellectuelle stupéfiante se détache de plus en plus fortement, au point de littéralement m'aimanter comme un soleil noir.
Il va sans dire que « le chant du bourreau » est un brillant réquisitoire contre la peine de mort. Mais il en irradie également tout un spectre de lumières sombres et troublantes qui m'ont subjuguée et dont la portée dépasse largement le fait de société.
Ce livre m'a été mis dans les mains un peu par hasard par un bouquiniste de Morlaix, et je suis d'autant plus heureuse de l'avoir découvert qu'il me semble que l'on n'en écrira plus de semblables.
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caro64
  24 juillet 2009
Prix Pulitzer en 1980, le Chant du bourreau dresse le portrait de Gary Gilmore connu des Américains comme étant le premier condamné à être exécuté après le rétablissement de la peine capitale en 1976.
Le Chant du bourreau est une des oeuvres phare de ce genre littéraire américain appelé New Journalism. Ni un document ni tout à fait un roman, un travail très particulier sur la fiction dans sa puissance à rendre le réel, le mettre en perspective, à en exploiter les détails. Dans ce texte fleuve, Mailer sonde, retranscrit, exploite le matériel énorme, expliquant sa méthode dans le chapitre qui clôt le roman (" en guise de posface "). " le récit est aussi exact que possible (…), un récit fondé sur les faits – cette histoire vraie d'une vie, j'ose le dire (…) – comme s'il s'agissait d'un roman ".
Au long de 1300 pages, Norman Mailer retrace le parcours de cet américain moyen privé de liberté pour avoir commis des petits larcins durant son adolescence. Après sa sortie de prison cet homme broyé par l'univers carcéral réapprend à vivre une existence banale comme les autres. Mais la parenthèse se ferme lorsqu'il assassine sans raison et de " sang froid " deux jeunes hommes sans histoire, ce qui le renvoie aussi sec en prison. Il est jugé et condamné à mort au terme d'un procès bâclé. Refusant tout recours, luttant contre les abolitionnistes, sa propre famille, certains de ses avocats, les croyances religieuses, politiques et morales, Gilmore choisira la mort, choisira de se faire fusiller dans un pénitencier de l'Utah en 1977.
La puissance du roman tient dans la démesure : Norman Mailer s'attarde sur la personnalité de cette figure de meurtrier, fouille les détails de sa vie.
Gary Gilmore apparaît comme un personnage complexe, doté d'une intelligence et d'une culture supérieure à la moyenne, qui oscille perpétuellement entre le bien et le mal dont la culpabilité est avéré mais qui se présente comme une victime d'une société refusant le mal dont elle est rongée.
Lorsqu'il essaie de mourir dans la dignité et qu'il grandit dans sa lutte pour finir sa vie, le cirque va se mettre en place, les médias vont s'engouffrer dans cette affaire, ainsi que les affairistes qui vont l'exploiter avec des contrats d'Hollywood et des ventes de tout type (lettres, tee-shirt,…). L'auteur peint avec un humour corrosif toute cette pantomime de l'hypocrisie. Gary deviendra une star exhibitionniste du fond de sa cellule et mènera même la danse.
Mailer n'enferme pas Gilmore dans une image unique : il est à la fois détestable et admirable, criminel et artiste – il dessine remarquablement mais tenait " à un grand succès, à devenir un artiste renommé, pas un manoeuvre de l'art commercial " .
L'auteur met en scène toute une galerie de personnages stupéfiants. Chacun d'eux est l'objet d'une notice biographique, de quelques lignes à plusieurs chapitres , Norman Mailer montrant combien chaque vie s'imbrique à celle d'autrui, change son cours, façonne des pensées, des comportements. Il peint une Amérique profonde avec ces gens perdus, incultes, pathétiques mais aussi attendrissants. Derrière le portrait de Gary Gilmore, il y a aussi une formidable photographie de la société américaine des années 1970 et d'une communauté mormone très conservatrice.
Et puis, on ne peut pas lire ce roman sans être touché par la terrible histoire d'amour qui le traverse, celle unissant Gary Gilmore et Nicole Baker, jeune fille de 19 ans, paumée, rencontrée quelques semaines avant de commettre l'irréparable. Cette passion, faite de sexe, de coups, de rupture et de retour, de lettres enflammées (quand les deux amants sont séparés au cours de la détention) apporte une dimension tragique supplémentaire. Car l'union de ces deux destins brisés se révèle impossible.
Le Chant du bourreau est d'une force et d'une tension hypnotique, une fois commencé on a du mal à le lâcher. Ces 1300 pages se lisent facilement, d'autant plus qu'on est accroché à l'histoire dès le début. C'est merveilleusement bien écrit. Ce "roman" pourrait se décomposer en plusieurs récits tant il est riche. C'est une comédie humaine, un roman social, un roman politique, un roman d'amour.
Un livre qui secoue. J'ai trouvé cette histoire fascinante, époustouflante et je pense que le visage de Garry va me hanter un certain temps... La scène de l'exécution de Gilmore, dans les derniers chapitres du roman, celle de sa crémation, ensuite, sont magistrales. Un livre à découvrir !
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manoes
  17 mai 2012
Quoi que l'on fasse, on revient toujours à ses fondamentaux. Ici, l'Amérique et sa littérature. Depuis quelques années, je cherchais le chant du bourreau qui n'était plus édité depuis longtemps. Et puis voilà, un jour, le miracle arrive à la librairie du coin tandis qu'Un long silence s'achève. le chant du bourreau de Norman Mailer n'est certes pas une nouveauté mais quel livre magistral sur l'Amérique. D'un fait divers hors norme, Mailer extrait le sang, le pus, ce que l'on cache. A l'opposé du de sang froid de Truman Capote qui glace le sang mais dont l'écriture garde le vernis mondain propre à l'auteur, Mailer plonge corps et âme dans cette histoire folle pleine de sang, de sexe, de fureur, de cris. En 1976, Gary Gilmore, 36 ans, tue de sang froid deux jeunes hommes mariés et père de famille. Il a déjà passé plus de la moitié de sa vie en prison. Enfermé à 13 ans dans un centre de rééducation, il en ressort pour s'enfoncer encore plus dans la délinquance. Dans plus de 1 500 pages que l'on ne peut lâcher tant la tension va crescendo, Mailer raconte donc ce crime et ce qui a suivi. Condamné à mort dans un Etat qui n'applique plus cette peine, Gilmore va tout mettre en oeuvre pour que la sentence soit appliquée. Et par là, déclencher une formidable tempête médiatique et juridique aux Etats-Unis comme dans d'autres pays. L'histoire peut se séparer en deux temps comme le titre du beau film de Douglas Sirk : celui d'avant les crimes, le temps de l'amour et celui d'après, le temps de mourir. L'histoire d'amour est à la fois fascinante et répulsive qui met en scène deux êtres fragiles et cabossés. Mailer glisse dans son texte les lettres des amoureux, des textes pleins de poésie.
La seconde partie est un véritable thriller juridique, haletant, ponctué de rebondissements, de coups de théâtre avec d'innombrables avocats tantôt nuls, tantôt épuisés, un procureur inflexible, un directeur de prison sensible, des associations contre la peine de mort, des journalistes charognards ; chacun a un avis sur la question, le tout en terre mormone. Ce qui n'est pas rien. La peine de mort, les longues peines de prison, l'enfermement des jeunes délinquants, la place des journalistes autant de sujets de réflexion pour le lecteur. Pourtant Mailer ne s'arrête pas à poser telle ou telle question : il avance à sa manière, celle d'un ogre. L'un des personnages-clé du roman peut se permettre quelques états d'âme : Lawrence Schiller. On peut croire que ce livre existe grâce à ses interviews et aux liens tissés avec les principaux protagonistes de l'histoire. Il y a enfin, le personnage central, Gary Gilmore, fascinant parce que mystérieux… comme la majorité des êtres humains. Très intelligent, cultivé, l'amoureux de Nicole est aussi un être violent, probablement brisé par les années d'enfermement et une enfance sombre. Dont il ne parlera que pour dire du bien de sa mère, Bessie. Quelques années plus tard, son plus jeune frère se chargera du portrait de leurs parents et racontera ses souvenirs d'enfance dans Un long silence.
Le chant du bourreau est une grande lecture, de celle qui vous marque définitivement.

Lien : http://manoes.canalblog.com
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Philemont
  27 février 2013
Classique du Nouveau Journalisme, et lauréat du prix Pulitzer en 1980, le chant du bourreau est consacré à la vie de Gary Gilmore, tout particulièrement à ses six derniers mois. Petite frappe depuis son enfance, à trente-cinq ans l'homme a passé plus de temps en prison qu'en liberté. En juillet 1976, alors qu'il est en conditionnelle, il attaque une station-service et un motel pour quelques dollars dans la caisse, et abat deux hommes. Très vite arrêté et jugé, il est condamné à la peine capitale. Mais le cas Gilmore est singulier puisqu'il refuse de faire appel, ainsi que tout recours en grâce, alors même que sa peine aurait pu aisément être commuée en prison à vie. Les Etats-Unis ont en effet instauré un moratoire de fait sur la peine capitale, aucune exécution n'ayant eu lieu depuis 1967 dans le pays. Quand Gilmore gagnera sa bataille, le 17 janvier 1977, il y mettra brutalement fin, les exécutions reprenant progressivement un peu partout dans le pays.
Pour mettre en scène une telle histoire, Norman MAILER s'est appuyé sur trois années d'enquête. Il a ainsi recueilli une multitude de témoignages, allant de la famille de Gilmore aux gardiens de prison, en passant par ses amis et ses avocats, mais aussi par les proches de ses victimes et les acteurs des mondes judiciaire et médiatique. Parmi tous ces personnages, la maîtresse de Gilmore, Nicole Baker, joue un rôle prépondérant dans l'évolution de la personnalité de ce singulier anti-héros en se posant comme une pauvre jeune femme totalement paumée dans un monde impitoyable.
Quant à ce monde c'est celui de l'Amérique profonde, celle des gens pauvres et déshérités de l'Ouest (toute l'histoire se déroule dans l'Utah où se concentre une forte communauté mormone). A ce titre la première partie du roman est particulièrement réussie, Norman MAILER se concentrant sur la vie personnelle de Gilmore et de ses proches. La seconde partie en revanche est empreinte de quelques longueurs, l'auteur s'attachant à décrire avec minutie la bataille judiciaire anachronique de Gilmore, notamment comment il convainc ses avocats du bien fondé de son objectif, et la façon dont il utilise les médias pour arriver à ses fins. Cela est certes riche d'enseignements sur le fonctionnement de la justice et le pouvoir de la presse aux Etats-Unis, mais à l'échelle de cette oeuvre massive (plus de 1 300 pages), c'est aussi parfois répétitif.
Reste que le chant du bourreau est une oeuvre forte, tant pour son sujet principal, que pour son aspect sociologique. de plus, même si elle relate des faits relativement anciens, elle demeure aujourd'hui terriblement d'actualité.
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Shan_Ze
  19 février 2013
Ce livre est plus que l'histoire de Gary Gilmore, le célèbre criminel américain, c'est un document sur sa vie et sa mort.
A travers ces 900 pages et ses 1100 grammes de livre, on apprend comment Gary Gilmore pensait. Ses regards mettaient mal à l'aise sa famille et son entourage, ses paroles m'ont mise mal à l'aise. Norman Mailer réussit bien à nous faire découvrir cet étrange personnage. Ca ne m'a pas empêché de ne pas comprendre cet homme.
J'ai eu du mal aussi à comprendre les sentiments de Nicole Barker, ils sont ensemble depuis deux mois, puis elle ne l'aime plus et après ces meurtres, elle se rend compte qu'en fait, elle l'aime. Hein ? l'amour ?
Au delà du personnage, on apprend beaucoup de choses : la peine de mort aux États-unis, la vie pénitentiaire, le système judiciaire (même s'il m'a laissé assez perplexe !), la communauté mormone… La longue partie sur les droits autour de Gary Gilmore m'a aussi un peu ennuyée. Mais c'est intéressant de voir toute cette bataille autour de cette affaire même si, par ce fait, on doit rentrer dans un tas de détails…
J'ai beaucoup aimé l'écriture de Norman Mailer, toute l'histoire est divisée en parties, chapitres, sous-chapitres… On suit Gary mais aussi Nicole, Brenda ou son patron ou untel. Il décrit les vies de chaque personnage qui a fait partie à un moment ou à un autre de la vie de Gary Gilmore.
Connaître quelqu'un comme Gary Gilmore, ça ne fait pas envie et pourtant, ce livre est vraiment intéressant. Je n'arrivais à comprendre sa personnalité complexe, je me suis dit qu'il était seulement… mauvais.
J'ai été un peu étonnée de ne pas trouver de mention des fameux cinq trous dus aux balles au lieu de quatre) lors de son exécution (vu sur Wikipedia).
Pour résumer, c'est un livre qui vaut vraiment le coup d'être lu (malgré quelques longueurs). Je ne regrette pas les autres livres de Mailer que j'ai acheté (impulsivement) avant de découvrir sa plume.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   08 septembre 2015
Bébé, je ne sais pas au juste ce qui se passe quand on meurt sauf que ce sera pour moi quelque chose de familier. Ce qu'il y a dans le fait de mourir c'est qu'il faut garder le contrôle. Ne pas se laisser distraire par des esprits esseulés et perdus qui t'interpellent au passage.
Quand cela nous arrive, nous devons chacun penser à l'autre. Je ne sais comment, mon ange, mais c'est une de ces choses que je SAIS. Quand on meurt, on est libre comme jamais on ne l'a été dans la vie - on peut voyager à une vitesse formidable. C'est une chose naturelle et on s'habitue - c'est juste la conscience qui n'est plus encombrée du corps.

Lettre à Nicole de Gary Gilmore, condamné à mort
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caro64caro64   25 juillet 2009
...J’espère que ça ne fait pas mélo, mais j’aimerais me retrouver sous les yeux de Dieu. Savoir que je suis juste, droit et pur. Quand on est comme ça, on le sait. Et quand on ne l’est pas, on le sait aussi. Tout cela est en nous, en chacun de nous – mais je crois que j’ai fui ça et que quand j’ai essayé de m’en approcher, je m’y suis mal pris. Je me suis découragé, ça m’a ennuyé, j’ai été paresseux et finalement inacceptable. Mais qu’est-ce que je dois faire maintenant ? Je ne sais pas. Me pendre ?
Ça fait des années que je pense à ça, il se peut que je le fasse. Espérer que l’Etat m’exécute ? C’est plus acceptable et plus facile que le suicide. Mais on n’a exécuté personne ici depuis 1963 (c’est à peu près la même année pour des exécutions légales où que ce soit). Qu’est-ce que je vais faire, pourrir en prison ? Devenir vieux et amer et finir par ruminer ça dans mon esprit jusqu’à penser que c’est moi qui me suis fait baiser, que je ne suis qu’une innocente victime des foutaises de la société ? Qu’est-ce que je vais faire ? Passer toute une vie en prison en recherchant le Dieu que j’ai envie de connaître depuis si longtemps ? Me remettre à la peinture ? Ecrire de la poésie ? (…) Qu’est-ce que je vais faire ? On a toujours le choix, n’est-ce pas ? (...)
Mon Dieu Nicole, que je t'aime.»
(Lettre à Nicole, 3 août 1976)
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caro64caro64   25 juillet 2009
Nicole lut et relut la lettre de Gary. Elle avait dû la lire cinq fois, et les mots entraient et tourbillonnaient dans sa tête comme un vent déchainé.

3 août
Rien dans mon expérience ne m’a préparé au genre d’amour sincère et sans réserve que tu m’as donné. J’ai tellement l’habitude des saloperies et de l’hostilité, de la duperie et de la mesquinerie, du mal et de la haine. Ça, c’est mon environnement naturel. C’est ce qui m’a formé. Je regarde le monde avec des yeux qui se méfient, qui doutent, qui craignent, qui haïssent, qui trichent, qui raillent, qui sont égoïstes et vains. Les choses inacceptables, je les considère comme naturelles et j’en suis même venu à les accepter comme telles. Je regarde cette horrible et abominable cellule et je sais que je suis à ma place dans un endroit aussi humide et sale car où devrais-je être ailleurs ? ...
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AllantversAllantvers   27 août 2015
- On n'arrête pas de m'emmener pour être interrogé par des psychiatres, dit Gilmore. (...) Je leur explique que les meurtres n'avaient pas de réalité. Que j'ai tout vu à travers un brouillard d'eau. C'est comme si j'étais au cinéma, je leur dis, et que je ne pouvais pas arrêter le film.
- C'est comme ça que ça s'est passé? demanda Gibbs.
- Merde, non, dit Gilmore. Je suis tombé sur Benny Buschnell et j'ai dit à ce gros fils de salaud : "Ton argent, mon garçon, ET ta vie".
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caro64caro64   25 juillet 2009
Une fois de plus, Schiller changea d'avis au sujet de l'apparence physique de Gilmore. On aurait dit que cet homme pouvait retirer un masque, l'accrocher au mur et en prendre un autre. Aujourd'hui, Gary n'avait pas l'air d'un concierge, d'un démarcheur ou d'un tueur au sang de glace. Ca faisait dix jours qu'il faisait la grêve de la faim et ça l'avait rendu pâle. Son visage s'était creusé et on distinguait mieux les cicatrices. Il était beau et frêle. Comme rongé. Il ne ressemblait pas à Robert Mitchum ni à Gary Cooper, mais à Robert DeNiro. La même impression de torpeur, mais la même force derrière cette torpeur.
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