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ISBN : 2843047609
Éditeur : Zulma (18/08/2016)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 312 notes)
Résumé :
Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin, d’instinct.
Alors commence l’épreuve du monde : la rencontre avec les hommes – les habitants d’un hameau perdu, Brabek, l’ogre des Carpates, lutteur de foire philosophe, Emma, mélomane et si vive, à la fois soeur, amante et mèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (135) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  28 août 2016
Marcus Malte est régulièrement catégorisé auteur de romans noirs. Il est pourtant bien davantage que cela et ce nouveau roman en est une preuve éclatante.
Dire que le garçon est un bijou littéraire est presque insuffisant, tant il est difficile de trouver les mots pour décrire l'immensité de ses qualités. Cette lecture m'aura laissé sans voix, ce qui est un comble lorsque l'on sait que le personnage central est mutique. Un garçon qui se complait dans le silence au point de se raconter à travers les paroles des autres.
Un héros du quotidien qu'on découvre à l'âge de 14 ans, alors qu'il n'est en contact, depuis sa naissance, qu'avec sa seule génitrice ; un jeune homme vierge de toute humanité ou presque. Une page presque blanche qui va commencer à s'écrire au gré des rencontres et d'un monde auquel il n'est pas préparé. Itinéraire d'un enfant pas toujours gâté.
Le garçon est une véritable fresque de 550 pages qui dépeint toute la première partie du XXème siècle ; monde en plein bouleversement.
Bouleversé le lecteur l'est régulièrement, à suivre ce garçon anonyme, observateur autant qu'acteur. Car cet homme qui se construit par mimétisme, va rencontrer ce qui se fait de meilleur et de pire.
C'est un tour de force qu'accomplit Marcus Malte à nous faire vivre ainsi la vie, les expériences et les émotions d'un personnage à travers ses yeux de conteur et ceux des autres protagonistes. le garçon est comme une éponge qui absorbe tant d'apprentissages, et comme un miroir qui nous renvoie l'image des gens qu'il croise et des évènements qui le promènent à travers tout le début du siècle dernier.
Je n'hésite pas à qualifier ce livre de roman initiatique ultime. Parce qu'il nous fait vivre l'amour au plus près. Parce qu'il nous fait supporter le pire également lorsque Marcus s'en va en guerre (de 14-18). Une narration protéiforme, qui évolue à l'image du personnage principal, emplie d'émotions, de tendresse, de bruits et de fureur.
Marcus Malte est un conteur doublé d'un écrivain exceptionnel. Sa qualité d'écriture est hors-norme depuis ses débuts. Avec ce roman, il passe une nouvelle étape dans sa carrière. Il y aura un avant et un après cette histoire ; leçons de vie proposées par un auteur qui ne nous fait pas la leçon pour autant.
Que sa plume nous narre des rencontres, nous plonge dans les horreurs de la guerre, nous susurre des passages érotiques ou nous amuse à travers des morceaux de texte un brin décalé, elle est si belle et si fouillée qu'on en reste bouche-bée.
Oui, Marcus Malte est un immense écrivain. Ce roman, qui nous touche par la candeur de son héros tout autant que par la beauté et le carnage des émotions qu'il vit, restera une lecture inoubliable. le genre de livre qui marque un lecteur profondément, intensément, durablement. Juste indispensable.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Stelphique
  16 octobre 2016
Le Garçon.

L‘intensité de ce livre, tient à son originalité
Et à ce garçon, belle âme vierge, qui part, de par le monde…
Grandiose est le choc de cette plume,
A la fois, poétique et sobre,
Renversante de beauté par moment, autant que
Cruelle et impitoyable… C'est un arc-en-ciel d'émotions bouleversantes…
On se confronte à nos plus grandes peurs,
Nos plus intenses passions instinctives.
Magnifique ode à l'Art et à l'Amour,
Apprécier chaque mot posé devient évidence, quintessence…
Remarquable reflet de ce début de siècle,
Chaque date devient Histoire, et en
Un seul personnage mutique qui se raconte
Seulement, dans les yeux des autres, le Garçon,
Magistralement, devient, propre Légende de sa vie…
A l'origine même, de ce sentiment
Libérateur et existentiel, d'appartenance
Typique, au genre humain, même sans Nom.
Etoile brillante et sublime de cette rentrée littéraire!

Lien : https://fairystelphique.word..
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michfred
  18 décembre 2016
Mon premier Marcus Malte, et aussi le plus abouti des quatre que je viens de lire quasiment à la suite ! Last but not least : je me suis gardé sa chronique pour la bonne bouche - prix Femina oblige !
Un joyau, une pépite, un trésor…comment faut-il vous le dire ?
Une vraie réussite que ce Garçon-là, et qui, tout sauvage qu'il soit, vous en apprend plus que le plus savant, le plus distingué des intellectuels sur la civilisation et la compagnie des hommes.

Dans une langue magnifique, pleine de trouvailles qui ne sont jamais des trucs, des afféteries stylistiques à la Gaudé, par exemple, - vraiment je lui en veux de ces « Défaites » tarabiscotées et surlignées à l'envi !-, Marcus Malte nous emporte de l'orée de la première guerre à celle de la seconde, sur les traces de son héros, un vrai « enfant sauvage », tôt orphelin, muet, jeté sans ménagement dans le vaste monde, incapable de verbaliser ou de conceptualiser ses émotions, vivant tout au ras de ses sensations, de ses affections et de son corps.
Tandis que défile le siècle - avec ses menus événements, ses tragiques erreurs, ses héros scientifiques, ses têtes couronnées et ses généraux homicides, ses si jeunes morts anonymes - passent aussi les étapes d'une initiation. Celle du Garçon.
D'abord, la socialisation- mais la petite société campagnarde qui l'adopte, l'exploite et le chasse à la première catastrophe, selon la tradition séculaire du bouc émissaire.
Puis la filiation : un « monstre » au grand coeur donne à ce jeune monstre sans voix sa force, son savoir-faire et sa parole, épique et chaleureuse, pour enchanter un monde jusqu'alors sans tendresse et sans mots. Mais les filiations sont des passations, et toute affection porte en elle son apogée et sa fin.
Puis l'amour - quel amour ! Sensuel, libre, nourri d'expérimentation hardie et de culture sulfureuse, grand braveur d'interdits, grand inventeur de voluptés. L'amour seul donne leur nom aux choses ; le garçon reçoit de lui un prénom : Félix. L'heureux. Pas pour longtemps.
Car voici la guerre, celle de 14, qui est vraiment le baptême du feu.
Épreuve maudite, qui transforme l'or en fer, et le fer en plomb, comme dans les vieilles mythologies.
Le Garçon y découvre la mort et le sombre plaisir de tuer. Protégé, comme par un talisman, par le nom de famille, mythique et musical, que lui a trouvé son Emma, - « Mazeppa »- , il échappe à la mort, garde la vie, mais perd son innocence, son goût du plaisir et, bientôt, parce que souffle un vent mauvais, Emma, son amour.
Il accède enfin à l'ultime étape, la cinquième : celle de la déréliction, celle de l'errance. Il accède alors à une vie machinale, qui ressemble à celle d'où il est sorti. Une vie privée de sens, une vie surréaliste, une juxtaposition de faits, de lieux, d'images.
Sans le code de l'amour ni celui de l'amitié pour lui donner une signification. Paradise Lost.
Les étapes de cette initiation sont entrecoupées de « listes » -variées, amusantes, ironiques ou atroces- qui renvoient aux événements du siècle et éclairent, de leur lumière historique et universelle, le récit de cette existence particulière et symbolique.
Je me suis forcée à ralentir le rythme de ma lecture pour savourer la force des images, la magie du style, les trouvailles multiples,- ah, l'extraordinaire suite de bribes et variations sur les paroles de la Marseillaise !- pour goûter pleinement le sel de ce récit à la fois linéaire et lyrique qui est un peu l'épopée de l'humanité tout entière.
Un autre petit plaisir secret que je livre, pour les amateurs: j'ai reconnu, au passage, dans ce caporal à la main coupée qui prend le Garçon en amitié, Blaise Cendrars, le baroudeur humaniste, poète auteur de « La Guerre au Luxembourg » , et j'ai vu dans l'errance finale du Garçon au coeur de la jungle amazonienne celle de l'avatar de Moravagine, ce héros dont le caporal Cendrars, peut-être, entrevoit la genèse, en regardant le Garçon : « -Tu me rappelles quelqu'un, Mazeppa, lui dit-il un autre jour. Un type qui n'existe pas. Il n'est pas encore né. Pour le moment il est ici (posant un doigt sur son front). Il pousse. Il grandit. Il se nourrit de tout ça, toute cette dégueulasserie. Il engrange. ..Mais faudra bien que j'accouche un de ces quatre. Ce qu'il y a, c'est que ça risque d'être un type terrible. Un bon Dieu de sale type! le pire des rejetons... Qu'est-ce que je peux y faire? Les chiens ne font pas des chats. »
J'aime avoir rencontré dans ces pages solaires et sanglantes Blaise Cendrars, l'auteur du plus féroce écrit contre la boucherie de 14-18 que j'aie lu : « J'ai tué ».
J'aime imaginer que le Garçon perdu par la guerre est devenu ce fou de Moravagine.
Rencontrer Cendrars et un de ses héros les plus marquants dans un roman du XXIè siècle est bien le signe que, chez Marcus Malte, on est en bonne compagnie…
(A Gruz, avec reconnaissance!)


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LydiaB
  21 janvier 2017
Mes enfants, je commence à m'inquiéter pour ma santé mentale ! En effet, je pensais avoir déjà fait la critique de ce livre et je me rends compte qu'il n'en est rien. Dépitée que je suis !!! Allez, on va mettre ça sur le compte des fêtes (merci de me soutenir) !
En lisant la quatrième de couverture, j'ai pensé à deux autres oeuvres (oui, je sais, j'aime l'intertextualité) : le Jour des corneilles de Jean-François Beauchemin, roman québécois dans lequel un père et son fils se débrouillent seuls dans une forêt et le film de Truffaut, L'Enfant sauvage. Ceci dit, même si j'ai pu retrouver quelques éléments, le style de ce roman est suffisamment particulier pour en faire une oeuvre à part. J'ai même du mal à trouver les mots pour en parler tant ce livre est à la fois puissant et déroutant.
Décrire le monde dans sa splendeur et son horreur à travers les yeux d'un garçon vierge en tous points, voilà qui est plutôt original !
Je ne regrette pas d'avoir suivi les différents avis sur les blogs car c'est la première fois que je lis un écrit de Marcus Malte et tomber ainsi sur une pareille pépite est une chance.
Lien : https://promenadesculturelle..
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fanfanouche24
  24 novembre 2016
Découverte absolue de cet écrivain de romans noirs, dont j'ignorais jusqu'au nom, alors qu'il a déjà réalisé une oeuvre originale et significative...
Au demeurant, en parcourant les thèmes de ses précédents écrits, ce roman possède un ton et des thèmes très différents, atypique en soi !
Le premier chapitre offre d'emblée le ton, la couleur de ce roman initiatique, récit d'apprentissage , universel et insolite: une sorte d'"enfant sauvage", jeune garçon, sans identité, s'épuise à marcher, portant sur son dos, sa mère agonisante, qui souhaite voir la mer...
Elle meurt, et on retrouve le jeune garçon assurant tous les gestes recommandés par cette dernière pour ses funérailles...
Ce jeune garçon, sans prénom, ni histoire, ne connaît rien du monde des
hommes, ayant vécu complètement isolé, avec comme seul repère, sa mère, quasi- mutique...
Nous, lecteurs, allons accompagner durant trois décennies ce jeune garçon, qui va devoir intégrer le monde des hommes, et passer seul, par tous les apprentissages nécessaires, imaginables...pour se construire !
Comme il est différent, sans défense, il tombera tour à tour sur de vrais malfaisants, mais aussi sur des êtres généreux, désintéressés qui lui tendront la main...le protégeront, l'enrichissant de nouvelles connaissances, qui lui donneront des forces afin d'affronter, de comprendre et vivre avec ses semblables !
C'est un texte sublime [ n'ayons pas peur des qualificatifs] car le talent de l'écrivain, son style prodigue nous remet, nous, lecteurs, dans une âme et un oeil innocents, vierges, dans une même ignorance que le "garçon", de la civilisation et de la société des hommes !!!
Nous allons nous-mêmes à la découverte de tout ce qui nous paraît aller de soi, en temps ordinaire, dans notre quotidien !
Difficile d'en rendre fidèlement compte tant ce roman ressemble à une polyphonie: A travers le premier regard de "notre garçon" nous redécouvrons notre monde,les mots, le Langage, le Vivre-ensemble, la politique, l'Amour, l'appréhension de l'Art, l'Agressivité éternelle des Hommes, la guerre à travers la "Boucherie de 14-18"... les destins brisés et les têtes gouvernantes, dans l'impunité de leurs décisions souvent arbitraires !!

Une grande histoire d'amour absolu, un jeune homme , orphelin va aller à la découverte du monde, sans défense...des portraits exceptionnels d'humanité, auxquels nous nous attachons et quittons à regret, à chaque étape d'apprentissage...
Des chapitres alternent en présentant les actualités , événements survenus aux quatre coins du monde...[entre la première guerre et la montée du nazisme]...et le lecteur revient ensuite au sort du "Garçon"... Mosaïque d'émotions entre la joie, la douleur, le deuil, les horreurs de la guerre...les
emportements idéaux de l'Amour...et parfois la lassitude , le désabusement de la condition humaine, avec ses éternels recommencements, et éternelles répétitions des d'horreurs !!
Notre "anti-héros"... découvrira l'amour, la musique, l'Art, toutes les flamboyances de la civilisation et ses revers: l'agressivité envers les êtres différents, la guerre, la cupidité, le Mal sous toutes ses facettes !!
Une phrase de Camus me vient à l'esprit : "Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre "... L'ombre et la lumière, L'espérance et la désespérance, l'amour et la haine, le désintéressement et l'âpreté... Tout... et son contraire négatif, qui accompagne toute existence humaine !!!
Je reviens au style, à l'écriture même, qui sont éblouissants, imprégnés d'une fluidité poétique et d'un vocabulaire "multicolore"...
Un roman coup de poing, dont on ne peut ressortir complètement indemne... un pincement au coeur, causé par le regret de quitter ce texte... J'en ai retardé l'échéance, savourant cette fiction, parabole éblouissante, bouleversante, universelle de l'humaine condition !
J'avais débuté ce roman , avant qu'il ne reçoive le Prix Fémina...ne prenant pas systématiquement les prix littéraires pour argent comptant... mais celui est grandement mérité... Je prendrai le temps...dans un futur pas trop lointain, de découvrir les autres facettes de l'oeuvre de cet auteur.

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Les critiques presse (1)
LaPresse   05 décembre 2016
Une grande épopée humaniste.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (217) Voir plus Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   21 octobre 2017
Vous vouliez du pittoresque ? Vous aurez de la crasse. L'authentique est là, dans ces cloaques, dans les arrière-salles des tripots asiatiques où les anciens bagnards à la peau tatouée jouent, et perdent, et se disputent, et s'entretuent, où, devant les comptoirs poisseux des Noirs venus de la Hollande voisine, à la peau de suie, au pagne en loques, boivent jusqu'au dernier sou l'or qu'ils ont gagné.
Page 519
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Commenter  J’apprécie          140
gavarneurgavarneur   20 octobre 2017
-Sinon une existence avérée, quelle différence entre Dieu et Guillaume II ? lance Blumenfeld. Entre Dieu et Napoléon ? Entre Dieu et Attila ? Pour l'un comme pour les autres, il y a toujours à la clé des milliers, des millions de victimes, et ceci dans le seul but de répandre leur gloire, d'asseoir leur toute-puissance et assurer leur hégémonie.
-Pas Dieu, mon vieux, réplique le caporal. Il ne s'agit pas de Lui mais seulement de ceux qui se prétendent Ses représentants. Ceux qui parlent en Son nom et ne font en réalité que détourner Sa parole. Tu confonds le général et son estafette, Blum.
-Il n'empêche. Sans le général, l'estafette n'aurait pas lieu d'être. Tu admettras qu'au nombre des morts, la religion, quelle qu'elle soit, est le pire fléau de l'humanité. Et j'ai dans l'idée que c'est loin d'être terminé.
Page 419
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gavarneurgavarneur   19 octobre 2017
[En 1908] En Seine-et-Oise, dans le secteur de Vigneux, Draveil et Villeneuve-Saint-Georges, les ouvriers des sablières lancent une grève qui durera cent jours et fera dans leurs rangs six morts et des centaines de blessés dus aux sabres et aux balles des gendarmes et dragons que leur envoie Georges Clémenceau, dit le Tigre, socialiste radical, ministre de l'Intérieur et président du Conseil, lequel fera également arrêter et emprisonner dans la foulée tous les principaux dirigeants de la Confédération Générale du Travail (CGT).
Georges Clémenceau sera élu à l'Académie française en 1918 à l'unanimité.
Page 54
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RITABRITAB   20 octobre 2017
Enfin elle s’assoit, s’adosse à l’émail avec un de ces soupirs qu’arrachent les souffrances délicieuses. Elle ne bouge plus. L’onde un instant agitée, se calme. Le clapotis meurt au long des berges incurvées, et sous la surface claire, étale, le corps de la jeune femme transparaît comme sous le verre d’une gigantesque loupe. Vois : le fond des océans, où débuta l’humaine odyssée, n’est-il pas fait sur le même modèle ? Il y a tout : un banc de sable blanc, un fouillis d’algues brunes au creux duquel se dissimule le rouge corail d’une coquille, et les flancs larges, évasés, l’arche abyssale, et la côte douce qui monte vers les cimes, celles-ci déjà à demi émergées, les dômes fertiles, les îles jumelles, rondes, pleines, nourricières, crevant la poche aqueuse de leurs pointes érectiles pour indiquer le ciel, l’air, …(p486)
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RITABRITAB   20 octobre 2017
Ils courent. Il court. Mitrailleuse à droite ! Courbé, dos rond. Les bras encombrés du fusil, une main serrée sur la culasse, une main sur la crosse. Il ne tire pas. Il court. Sur place ou presque. Comme dans les nuits de fièvre. Tant d’efforts, coûtent chaque pas. La terre grasse qui veut le retenir, qui s’accroche, qui l’aspire, lui suce les semelles. Il faut s’arracher. Un kilo sous le pied, deux kilos. Chaque foulée vaut son pesant de glaise. Il glisse. Il chute. Il se relève. Il court. Il ignore vers quoi. Cent mètres au-delà ce n’est que fumée, et des cerveaux de feu et des gerbes de cette glèbe sale qui jaillissent et s’élèvent et leur pleuvent en grumeaux sur le dos. (p345)
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Videos de Marcus Malte (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcus Malte
Marcus Malte interviewé par Luc Widmaier de la librairie Bisey. Il présente son roman le Garçon, qui a obtenu le prix Fémina 2016.
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