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Nathalie Castagné (Traducteur)
EAN : 9782020557917
192 pages
Seuil (01/05/2003)
4.5/5   2 notes
Résumé :
En 1938, une petite fille s'embarque avec ses parents pour le Japon, où son père est appelé comme anthropologue. Une existence aventureuse, retracée par le journal intime de la mère. Des années après, la petite fille, devenue écrivain, se retrouve en possession du précieux document et décide de la publier, avec une courte préface. "Mais quand j'ai commencé à écrire, ma main est partie toute seule et ne s'est plus arrêtée." Résultat : un livre incomparable, où les ém... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Dacia Maraini se remémore, grâce aux carnets de sa mère rédigés de 1938 à partir de la traversée en bateau pour Kôbé jusqu'en 1941, trois années heureuses de son enfance au Japon qu'ils font renaître. Elle les relie à ce qu'elle a vécu adulte, à d'autres souvenirs qui reviennent à la surface, et elle nous offre ainsi un récit très attachant, un brin nostalgique et plein d'intérêt de sa vie d'enfant au milieu des japonais, des souvenirs de ses grands parents, de sa vie de femme dans le milieu artistique, compagne de Moravia et des événements historiques qu'elle a traversé. Elle interrompt ce récit juste avant qu'elle, ses parents et ses deux soeurs nées au Japon ne soit dirigés vers un camp japonais en raison des positions anti-fascistes de son père qui refuse de reconnaître la république de Salo. Il avait quitté l'Italie avec Topazia sa femme et Dacia suite à «sa rupture avec son père qui lui offrait un travail et une carte du Parti fasciste, immédiatement déchirée en mille morceaux sous ses yeux» et en 1941 la famille se retrouve dramatiquement confrontée à ce même choix y opposant le même refus.
Dacia Maraini conclut : « Mais cela est une autre histoire, qui n'appartient pas aux journaux pleins d'amour écrits par ma mère et ressuscités par hasard des tiroirs florentins de mon père»

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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
24 novembre Shanghaï. Où nous resterons une semaine.
C'était une façon de voyager beaucoup plus humaine que celle d'aujourd'hui. On s'approchait du lieu d'arrivée avec lenteur, en s'arrêtant pour réfléchir, et assez longuement pour apprécier les haltes. On avait le temps de savourer la conquête d'un nouveau pays, de comprendre les distances, de rêver du futur, en se laissant bercer par les vagues.
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Epigraphe

On apprend l'eau par la soif
La terre par les océans traversés.
La joie, par la douleur.
La paix, par les récits de bataille.
L'amour, par une empreinte de souvenir.
Les oiseaux, par le navire.

Emily Dickinson, Poèmes
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Tant de villes, tant de maisons que j'ai aimées mais que j'ai perdues pour toujours. Le nomadisme est un torrent qui coule dans les veines de ma famille et je crois que je ne pourrai jamais vraiment faire une halte sans projeter un voyage pour tout de suite après.
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Video de Dacia Maraini (1) Voir plusAjouter une vidéo

Dacia Maraini : La vie silencieuse de Marianna Ucria
Olivier BARROT présente le livre de Dacia MARAINI, "La vie silencieuse de Marianna UCRIA" publié chez Robert LAFFONT. Il parle de d'MARAINI, compagne d'Alberto MORAVIA, née en Sicile où se situe son roman. L'action se déroule au début du 18ème siècle, Marianna UCRIA est sourde et muette. Ce livre, tout en nuances, retrace son accession à une certaine liberté et prend le parti des femmes.
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