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Carl Gustaf Bjurström (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070764563
280 pages
Gallimard (14/11/2001)
3.67/5   44 notes
Résumé :
Quatrième de couverture
«Tout ce que je touche me fait mal, et, enragé des supplices que je veux attribuer à des puissances inconnues qui me persécutent et entravent mes efforts depuis tant d'années, j'évite les hommes, néglige les réunions, décommande les invitations, et éloigne les amis. Il se fait autour de moi du silence et de la solitude : c'est le calme du désert, solennel, horrible, où par bravade je provoque l'inconnu, luttant corps à corps, âme à âme... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
GeraldineB
  16 septembre 2021
La folie est comme une île qui s'enfonce lentement dans la mer. Elle vous isole et vous noie. Et si Sartre déclarait "L'enfer c'est les autres ", August Strindberg témoigne que son enfer à lui est surtout la peur irraisonnée de l'autre, de tous les autres, même les plus proches, les plus chers. Cette constante méfiance fait d'un homme, pour sa plus grande souffrance, un damné, un maudit, un être voué à une douloureuse solitude.
Inferno est le récit autobiographique de cette "damnation". Entre 1894 et 1896, Strindberg va traverser une profonde crise intérieure. Malgré l'amour, le couple qu'il forme avec sa deuxième épouse, Frida Uhl, est devenu pour lui une véritable prison. Ils sont alors établis à Paris où le dramaturge jouit d'un certain succès. Pourtant, cette reconnaissance qui devrait le combler ne suffit pas à le rendre heureux. Strindberg aspire à un idéal bien plus haut et le couple se déchire sans fin. Une séparation provisoire est alors décidée. Frida repartie en Suède, Strindberg éprouve un immense soulagement. Il va enfin pouvoir se consacrer à l'alchimie, science obscure et mystérieuse pour laquelle il se sent appelé. Totalement seul, dédaignant les quelques amis qui le réclament encore, il travaille à ses expériences.
Pourtant il se sent mal, plus mal que jamais. Persuadé d'être constamment surveillé, il perd le sommeil. La nuit, des courants électriques lui traversent le corps, le laissant exsangue. Des puissances occultes voudraient le châtier et des gens qu'il n'arrive pas à nommer souhaitent sa mort. Tout lui devient symbole et signe funeste. Il s'essaye même à la magie noire. Strindberg est en train de perdre la raison.
C'est une perte qui vient logiquement s'ajouter à toutes les autres. Car Strindberg a déjà perdu sa femme, sa fille, son désir d'écrire et sa foi. Cela est plus que suffisant pour ébranler l'âme d'un homme. Malheureux, sans cesse tourmenté, il se console en buvant de l'absinthe, ce qui ne fait qu'aggraver ses hallucinations. Se sentant persécuté, il fuit d'un logement à l'autre et même d'un pays à l'autre, en proie à des délires paranoïaques de plus en plus grands. Sa solitude lui est alors comme un poison qui le ronge. "La terre c'est l'enfer, la prison construite avec une intelligence supérieure, de telle sorte que je ne puis faire un pas sans froisser le bonheur des autres, et que les autres ne peuvent rester heureux sans me faire souffrir." Il voudrait retrouver sa fille, conscient que cette enfant lui permet d'exprimer le meilleur de lui-même, mais il se défie de sa belle famille et de sa femme. Cette expérience douloureuse lui inspirera d'ailleurs l'une de ses meilleures pièces, "Père".
Puis, viendra la découverte de l'oeuvre de son compatriote, Emanuel Swedenborg, scientifique et théologien dont les écrits feront basculer Strindberg dans le mysticisme et le repentir.
Durant cette période difficile pendant laquelle il faillit plusieurs fois être interné, August Strindberg tenait un journal. Inferno en serait, selon ses dires, une "reproduction". Il a choisi de l'écrire en français et bien qu'il ne possède pas parfaitement cette langue d'adoption, l'écriture est précise, fluide et le récit s'organise avec méthode, attestant probablement d'un travail de réécriture. Malgré toutes ces qualités, la lecture fut éprouvante parce que dérangeante. Plus le récit progresse vers un état de folie, plus les pauses deviennent nécessaires et j'ai dû souvent reprendre mon souffle pour venir à bout de ce récit oppressant. Car Strindberg ne nous épargne pas et  livre un vrai témoignage de ces années de souffrance psychique. On devine bien dans quel enfer il est descendu, dans quelle solitude il s'est enfoncé, poussé toujours plus loin par ses angoisses et ses peurs qui ont fini par le couper du monde.
Mais parallèlement au malaise, j'ai ressenti une profonde compassion pour cet homme qui se croit menacé de toutes parts et dont le pire ennemi n'est autre que lui-même. Durant ces années, Strindberg se détruit et fait le vide autour de lui. Ceux qui l'aiment encore n'ont d'autre choix que de le quitter, tant il leur fait du mal, sans toujours le vouloir. Et la conscience aiguë qu'il a de ce gâchis lui cause un chagrin profond. Il sait tout ce qu'il manque. Mais il est comme "à côté" des autres et les démons dont il sent sans cesse la présence autour de lui ne sont peut-être, au fond, que les tourments de sa culpabilité. 
Alors, bien sûr, il y a quelques considérations misogynes et aigrelettes qui parsèment le texte deci delà, fortifiant sa légende et faisant de lui un personnage parfois très irritant. Strindberg avait, semble-t-il, un don pour ne laisser personne indifférent, suscitant l'engouement ou le rejet. Mais lire Inferno nous le rend plus proche, presque plus "humain". C'est une vraie confession, que je pense sincère, et dont certains passages m'ont bouleversée car plus encore que la folie, l'enfer est peut-être la peur de devenir fou, la pleine conscience de ce lent enlisement. 

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belcantoeu
  14 juin 2021
Inferno (1897) est l'un des deux livres que le suédois August Strindberg a écrit en français, et si cet ouvrage est moins connu que ses oeuvres théâtrales, il est central pour connaitre l'écrivain car c'est l'autobiographie, l'autoportrait puissant en forme de roman, d'un homme qui a beaucoup souffert de sa paranoïa. Il a aussi écrit des dizaines d'articles dans des revues françaises entre 1883 et 1911, et déclara d'ailleurs en 1894, «Écrire en français dans Le Figaro fut la réalisation d'un rêve de jeunesse». Comme d'autres artistes de son époque, il rêvait de conquérir Paris.
Sa vie privée et ses écrits, notamment Mademoiselle Julie, ont suscité un tel scandale qu'il a été amené à quitter son pays. Et à l'hostilité réelle de la société suédoise conservatrice et pétrie de luthérianisme, s'est ajouté le harcèlement incessant de multiples ennemis imaginaires, sans compter l'échec de ses trois mariages, échec prévisible quand on sait qu'en 1895, il a écrit un article intitulé de l'infériorité de la femme. Ce délire paranoïaque de persécution se superpose à un fond d'instabilité qui l'ont conduit à être non seulement écrivain, mais aussi peintre, photographe, télégraphiste, chimiste, et même alchimiste. Il s'est installé à Paris et sa région (Versailles, Passy, Neuilly) en 1894, et a déménagé chaque fois qu'il croyait que ses ennemis avaient découvert son adresse, en partie - semble-il - intoxiqué par l'absinthe. Sa femme l'espionne, ses ennemis le jalousent et devinent ses pensées. Il même pensé qu'ils s'étaient installés dans une chambre voisine de la sienne pour le tuer avec une machine électrique. Comme ses ennemis arrivaient toujours à le retrouver, poursuivi par «les puissances», il a fui à Dieppe, puis est rentré en Suède chez un ami médecin qui l'a soigné un moment, et chez qui il a trouvé le réconfort, avant de s'en aller, persuadé que cet homme était jaloux de ses succès comme scientifique. Il part alors en Autriche, puis revient en Suède, et sa vie vagabonde l'a aussi amené à Berlin, en Suisse romande, au Danemark, et à Bruxelles.
C'est en Suède, et donc en français, qu'il a rédigé son autobiographie Inferno, présentée comme un journal, mais en réalité journal retravaillé, et cela après avoir déjà publié également en français, outre ses articles, Plaidoyer pour un fou (1887) où il avait décrit les déboires du premier de ses trois mariages. Inferno aborde son instabilité, qui conduit à l'échec de son deuxième mariage, et à sa grande crise psychologique, morale, spirituelle et artistique des années 1895-1897. Sa deuxième épouse le quitte lorsqu'il se lance dans des expériences de chimie, voulant trouver l'or des alchimistes, et prouver que le soufre n'est pas un corps simple. D'autres articles expliquent que l'iode est un dérivé de la houille et que la terre n'est pas ronde. de protestant, il devient un athée virulent, puis tombe à Paris dans la superstition et le mysticisme, sans oublier une brève phase de catholicisme, passant chaque fois d'une certitude à l'autre. Dans son enfance, il avait déjà eu une phase de ferveur religieuse intense. Il correspond avec Nietzsche, et finalement, il croira trouver son port d'attache et une explication à ses maux dans les théories de son compatriote Emmanuel Swedenborg (1688-1772), curieux mélange à la fois de vrai scientifique et de théologien mystique imprégné des thèses illuministes. Swedenborg influença les débuts de la psychologie, et semble lui-même avoir été atteint de troubles psychiatriques. Son oeuvre, écrit-il, l'a été après dix-sept ans de conversations avec les anges. Il a été surnommé le Léonard de Vinci du Nord ainsi que l'Aristote de Suède. Strinberg a eu connaissance de ses travaux à la lecture à Paris de Seraphîta (1835), déconcertant récit De Balzac qui date de sa période gnostique, pas la meilleure !
Inferno commence par une introduction sous forme de courte pièce inspirée des théories de Swedenborg, qui annoncent la mort de l'Église, remplacée par une «Nouvelle Jérusalem» et un «Nouveau Ciel». Strindberg commence ainsi son autobiographie par planter le cadre mystique de sa crise et de ses croyances. Lucifer (étymologiquement porteur de lumière), y prend la tête d'une croisade contre Dieu, cruel manipulateur cynique, pour défendre les hommes, et cela sous le regard d'un esprit encore supérieur, l'Éternel. La «fin heureuse» de cette introduction, rassurante pour Strindberg, voit Dieu acculé à la repentance.
Le roman est ensuite divisé en une vingtaine de chapitres décrivant donc sa vie et sa paranoïa, les forces invisibles qui l'encerclent et décident de son destin, son obsession de trouver l'or des alchimistes, sa vaine recherche du sens des «signes» qu'il reçoit, sa peur d'être interné, son gout pour la liturgie, pour l'occultisme, son culte des symboles…
Plus tard, il écrira notamment La Danse de mort (1900), reprenant le thème du couple uni de manière inséparable, autant par la haine que par l'amour Pas découragé pour autant, semble—t-il, il se remariera encore en 1901.
Ne manquez pas de voir sa maison-musée si vous passez à Stockholm.
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laurentgui
  28 octobre 2016
Un livre difficile à catégoriser : autobiographie ? Roman ? le narrateur peut en tout cas être assimilé à l'auteur. Celui-ci est en fuite, dans une situation presque toujours précaire, au bord de la crise qui l'enverrait à l'asile d'aliénés. Angoissé, paranoïaque, il s'imagine poursuivi, persécuté et en danger. Au-delà des hommes, ce sont les forces occultes auxquelles il croit et par lesquelles il s'imagine persécuté ou mis à l'épreuve. Dans l'urgence de sa terreur, analysant et théorisant chaque détail, il apparait enclin à embrasser n'importe quelle doctrine susceptible d'expliquer ce qui lui arrive. Je n'ai pas été emballé par cet ouvrage, malgré une écriture très agréable.
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UnDernierLivre
  27 mai 2016
Angoisse, délire, paranoïa, remise en question spirituelle et dérive psychique : telles sont les épreuves subies par l'un des plus grands hommes de lettres suédois et racontées dans un récit autobiographique : Inferno.
Critique complète à lire sur le webzine.
Lien : http://www.undernierlivre.ne..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
GeraldineBGeraldineB   15 septembre 2021
Le feu de l'enfer, c'est le désir de parvenir; les puissances éveillent le désir, et permettent aux damnés d'obtenir l'objet de leurs vœux. Mais, dès que le but est atteint et que les souhaits sont remplis, tout apparaît comme sans valeur, et la victoire est nulle! vanité des vanités, tout n'est que vanité. Alors, après la première désillusion, les puissances soufflent le feu du désir, et de l'ambition, et ce n'est pas l'appétit inassouvi qui tourmente le plus, c'est la convoitise repue qui inspire le dégoût de tout.
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GeraldineBGeraldineB   09 septembre 2021
Un enfant me demandait une fois: "Pourquoi les fleurs, si belles, ne chantent-elles pas comme les oiseaux?
- Elles chantent, lui repondis-je, mais nous ne savons pas les entendre."
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MedelieMedelie   14 décembre 2012
Arrivé au Café de la Régence, je m'assis à la table que j'avais occupée auparavant avec ma femme, ma belle geôlière qui guettait jours et nuits mon âme, devinait mes pensées secrètes, surveillait le cours de mes idées, jalousait mes aspirations vers l'inconnu...
Rendu à la liberté, une expansion subite s'empara de moi et m'emporta au-dessus des petitesses de la grande Ville, théâtre des combats intellectuels, où je venais de remporter une victoire, en soi futile, pour moi immense, et qui constituait l'accomplissement d'un rêve de jeunesse, nourri par tous mes contemporains et compatriotes littéraires, et réalisé par moi seul : être joué sur une scène de Paris. Le théâtre me dégoûtait comme tout ce que l'on a obtenu, et la science m'attirait. Ayant à choisir entre l'amour et le savoir, je m'étais décidé pour les connaissances suprêmes, et le sacrifice de mes affections me fît oublier la victime innocente immolée sur l'autel de mon ambition, ou de ma vocation.
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MedelieMedelie   14 décembre 2012
Deux pas me conduisent aux grands boulevards, que je descends. L'horloge du Théâtre marque six heures et quart. Justement l'heure de l'apéritif, et mes amis attendent au café Napolitain, comme d'habitude. Je descends, en hâte, oubliant l'hôpital, les chagrins, la pauvreté. Or, en passant devant le café du Cardinal, je heurte une table derrière laquelle un monsieur est assis. Je ne le connais que de nom ; mais lui me connaît et en seconde ses yeux me disent : « Vous ici ? Vous n'êtes donc pas à l'hôpital ? La bonne blague que la charité ! »
Et je sens que cet homme est un de mes bienfaiteurs anonymes, qu'il m'a fait la charité et que je suis pour lui un mendiant qui n'a pas le droit d'aller au café.
Mendiant ! C'est le mot propre qui sonne aux oreilles, et me brûle les joues de honte, d'humiliation et de rage.
Pensez donc ! Six semaines auparavant je m'attablais ici : mon directeur de théâtre recevait mes invitations, m'appelait cher Maître ; les journalistes venaient solliciter de moi des interviews, le photographe me demandait l'honneur de vendre mes portraits... Et maintenant : mendiant stigmatisé, banni de la société !
Fouetté, éreinté, réduit aux abois, je longe le boulevard comme un rôdeur de nuit, et me retire en mon repaire chez les pestiférés. Là, enfermé dans ma chambre, je suis chez moi.
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belcantoeubelcantoeu   14 juin 2021
Ainsi va le monde : quand les dieux s’amusent, les mortels en abusent !…
On n’ose pas me tuer, on veut seulement me rendre fou, par des artifices, puis me faire disparaître dans une maison blanche.
Les autres ne peuvent rester heureux sans me faire souffrir.
Me voilà tombé de l’athéisme dans la superstition la plus complète.
Ce livre est celui du grand désordre et de la cohérence infinie..
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Videos de August Strindberg (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de August Strindberg
« Rares sont les auteurs suédois qui ont joué un rôle dans la littérature mondiale. Swedenborg (1688-1772) fut l'un d'eux […]. Un autre fut le Strindberg (1849-1912) des dernières années […]. » (Kjell Espmark)
« La voix de Tomas Tranströmer (1931-2015) est celle d'un homme de notre temps, un homme dont les poèmes nous apprennent qu'il a voyagé […] ; un homme qui est surtout très ordinairement père de deux enfants, qui prend sa voiture pour se rendre à son travail, dort parfois dans des hôtels, et plus souvent encore dans sa propre maison en Suède. […] Rien là qu'un lecteur de cette fin de siècle n'ait pu vivre lui-même. […] […] ses poèmes nous semblent […] un « parti pris des choses ». […] Un monde complexe s'étend sur la page : ainsi la nature suédoise, rugueuse sans être inhospitalière - des fortes profondes, des racines tortueuses, des fjords semblables à des déchirures dans la terre, des pierres partout, la neige surtout. […] Tranströmer ne se voue pas, en le recensant, à la banalité du monde contemporain. […] Trop humble, Tranströmer, c'est-à-dire trop rieur ; il déclarait discrètement éprouver ce litige en évoquant toutes ces « choses qu'on ne peut écrire ni passer sous silence » […] Qu'elle soit métaphore, analogie ou comparaison, l'image redouble la chose, la sort de cette indifférence où le langage que Tranströmer dit « conventionnel » la tient ; la sort de son idiotie en lui donnant un reflet, cette différence dont notre regard nécessairement la doue. Sans doute ce langage « conventionnel » suffit-il à désigner les objets que nous plions à nos usages : leur silence, c'est-à-dire leur façon d'être absents des mots, signale assez notre familiarité avec eux. Mais lorsque soudain nous réalisons leur présence dans son épaisseur et sa différence véritables, alors leur altérité radicale nous apparaît. Ni les noms communs ni nos usages quotidiens n'épuisent ce surplus […]. Ce surplus est l'appel auquel l'image répond […]. Réaliser, c'est prendre conscience et rendre réel ; c'est réponde à la nécessité que deux vérités s'approchent, « l'une de l'intérieur, l'autre de l'extérieur », l'une dicible, l'autre visible, et dialoguent par-delà leur séparation. […] Tel est le sens du face-à-face que crée la poésie. […] le pouvoir infini de création verbale qu'exprime l'image poétique est la métaphore de notre rapport infini au monde. Par lui, nous accédons à la conscience de ce qui nous dépasse. […] » (Renaud Ego)
« […]
Un an avant ma mort, j'enverrai quatre psaumes à le recherche de Dieu. Mais cela commence ici.
Un chant sur ce qui nous est proche.
Ce qui nous est proche.
Champ de bataille intérieur où nous les Os des Morts nous battons pour parvenir à vivre.
(Tomas, Tranströmer, Un artiste dans le nord) »
0:00 - Les pierres 0:45 - Kyrie 1:19 - de la montagne 2:03 - Sombres cartes postales II 2:20 - Haïkus I 2:31 - Haïkus X 2:45 - Générique
Référence bibliographique : Tomas Tranströmer, Baltiques, traduit par Jacques Outin, Éditions Gallimard, 2004
Image d'illustration : https://sis.modernamuseet.se/objects/83349/tomas-transtromer
Bande sonore originale : So I'm An Islander - Lonely Secrets We Had Lonely Secrets We Had by So I'm An Islander is licensed under a CC BY-SA 3.0 Attribution-ShareAlike license.
Site : https://www.free-stock-music.com/soimanislander-lovely-secrets-we-had.html
#TomasTranströmer #Baltiques #PoésieSuédoise
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