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ISBN : 2756419001
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (11/10/2017)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 15 notes)
Résumé :
À Aurillac, le capitaine Malo Sinclair s’ennuie...
Il faut dire que Malo, jeune as prometteur de la police criminelle du quai des Orfèvres, avait tout pour monter vite et haut dans la hiérarchie… S’il n’avait eu la malheureuse idée de démolir le portrait d’un suspect, fils d’un ministre. Pour le protéger autant que pour le punir, son chef a décidé de le mettre "au vert ". Et pour ce faire, quoi de mieux qu’Aurillac, préfecture du Cantal, où l’on compte plus d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Enya75
  12 octobre 2017
Dès la première phrase du prologue le lecteur est happé jusqu'au dernier mot de l'ultime chapitre. Que dire ? Que ce roman est une pépite, une perle du genre, et même d'avantage, serait lui rendre seulement la moitié de l'hommage qui lui est dû. Une bonne dose d'humour, du suspens, un sens du mystère qui tient le lecteur en haleine, je suis ravie quand un roman m'emporte avec une telle maestria, une telle puissance, une telle intensité.
Il y a des auteurs "valeur sûre" dont on sait que l'on va aimer l'oeuvre, à plus ou moins de degrés d'intensité, mais on va aimer... Jean-Luc Marcastel fait partie de ces artistes-là. Mais je place ce roman quasiment en tête de sa production, à la même hauteur que Frankia, Les Enfants d'Erébus, la Saga de Louis le Galoup, elle-même ex-eaquo avec le Simulacre, romans qui tiennent le podium de tête dans "mon classement".
"Un Pape pour l'Apocalypse" est un roman extrêmement bien pensé, bien construit, et bien écrit, la plume de l'auteur s'en donne à coeur joie pour le plus grand plaisir du lecteur. L'auteur s'est basé sur plusieurs détails historiques de la vie du pape Gerbert, souverain pontife de l'An Mil sous le nom de Sylvestre II, mathématicien, alchimiste à ses heures, expert en bien d'autres domaines mais surtout célébrité cantalienne... Un mot sur la couverture car elle aussi a été savamment bien conçue, de plus, elle est très belle.
Notre héros se nomme Malo Sinclair, ancien policier du 36 Quai des Orfèvres, depuis trois ans débarqué à Aurillac, préfecture du département du Cantal, ville nichée au sud de l'Auvergne, pour avoir refait le portrait d'un sinistre violeur, hélas fils de ministre... Malo a fait ce que tout le monde aurait eu envie de faire, mais cet acte devait se payer par une expatriation avec le grade de capitaine... Notre flic parisien s'ennuie donc à Aurillac, ville bi-millénaire et berceau du pape Gerbert... C'est à ce moment là que l'on vient lui annoncer la disparition d'une tête en or fabriquée par Gerbert lui-même, tête découverte peu de temps auparavant dans les fouilles souterraines de l'abbaye où le pape avait vécu. A partir de ce moment vont s'enchaîner différents mystères et découvertes de cadavres liés à cette fameuse tête d'automate, elle-même attachée aux légendes qui émaillent la vie de Gerbert.
Plusieurs protagonistes vont venir soit épauler, soit contrecarrer les plans de notre ami Malo, dont son attachant "second", le dénommé Albert, rugbyman amateur de bonne chère et de gourmandises typiquement aurillacoises, et surtout fier d'être Cantalou, comme tout Cantalou est fier de l'être ! Albert, dont l'authenticité et la maladresse prêtent parfois à sourire, se révèle efficace et parfois touchant.
Nous rencontrerons également au fil de l'histoire, ses amis Karl et Fred, (accessoirement préfet du Cantal, ce dernier est une relation utile pour obtenir quelques passe-droits et facilités dans une enquête, mais il ne sera pas le seul à aider notre héros grâce à sa fonction). Sans oublier la sculpturale et corrosive mademoiselle Mignon, elle viendra se greffer à l'enquête afin d'apporter ses lumières de spécialiste en décodage de carnet secret ayant appartenu au pape Gerbert. Mais l'histoire fera voyager nos héros, bien loin d'Aurillac...
Voilà, le décor est planté, et j'arrête là cette mise en bouche, je ne tiens absolument pas à dévoiler ne serait-ce qu'une once de plus de ce roman, afin de laisser au futur lecteur tout le plaisir que j'ai eu à lire ce thriller ésotérique. Car croyez moi, dès qu'on ouvre le livre, on ne le lâche plus ! A partir de quelques faits historiques et quelques légendes autour du pape Gerbert, l'auteur nous emmène là où il veut...
Si je puis me permettre de formuler un souhait à travers ma chronique, ce serait que l'auteur nous régale encore de ce genre de roman historico-ésotérique, celui-ci est son premier thriller, j'espère qu'il signera d'autres ouvrages dans ce registre, avec le même panache !
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Goewin
  10 avril 2018
Coup de coeur ! Un thriller ésotérique aux parfums du Da Vinci Code, Indiana Jones et Tomb Rider…
Le capitaine Malo Sinclair est au bord de la dépression. Il n'en peut plus d'Aurillac, de ses poivrots, de sa délinquance sans envergure et de ses crimes sans mystères. Lui, il était fait pour les enquêtes et les crimes compliqués qui nécessitaient du flair et de la réflexion. Seulement, voilà, ce jeune policier, plus que prometteur, du quai des Orfèvres s'est laissé emporter par une juste colère et il a refait le portrait d'une petite ordure de violeur qui, malheureusement pour lui, était le fils d'un ministre. Ce haut fait lui a valu un aller simple pour Aurillac. C'est alors qu'il reçoit la visite d'un archéologue au nom prédestiné de Lapierre qui vient déclarer le vol d'une relique sur le chantier des fouilles de l'Abbaye Saint-Géraud. Il s'agit de la tête mécanique dont la légende raconte que Gerbert d'Aurillac, le pape sorcier, l'aurait ramenée d'un de ses voyages d'Orient. Et l'instinct de Malo lui dit que c'est peut-être bien l'affaire qui lui permettra de retrouver sa place à la Crim'.
J'ai adoré ce thriller ésotérique, il y a tout ce que j'aime : des personnages attachants et hauts en couleur, de l'humour à chaque page, du suspense, une belle histoire qui plonge ses racines dans le passé, une enquête fertile en rebondissements, des dialogues savoureux et la plume pétillante de l'auteur, Jean-Luc Marcastel.
Malo déprime peut-être mais il a néanmoins deux bons amis pour le soutenir : Karl, le baroudeur, qui tient le bar L'Aventurier et qui réserve ses meilleurs alcools à ses amis et Fred qui n'est autre que le Préfet, ce qui lui sera bien utile pour se faire confier l'enquête. Leurs discussions et leurs chamailleries sont un régal. Et puis, nous avons Mademoiselle Mignon, une bombe dixit Albert, une belle femme mais une belle emmerdeuse d'après Malo qui flashe sur elle, une prof d'histoire-géo au regard qui tue et au caractère explosif. le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne faut pas la contrarier et qu'elle a du répondant. Les passes d'armes entre elle et Malo m'ont bien fait rire. Et surtout, il y a Albert, mon personnage préféré, celui qui fait que ce livre ne ressemble à aucun autre, Albert, “l'Attila des terrains de rugby” qui a la carrure d'un ours et l'âme d'un boy-scout, qui ne sait pas parler doucement et dont la moindre parole vous rend à moitié sourd mais qui a des éclairs de génie grâce auxquels Malo pourra progresser dans son enquête et qui a surtout un coeur énorme et la candeur d'un enfant. Tous vont vivre au rythme de l'affaire Gerbert d'Aurillac et quelle affaire ! Grâce à la découverte des Carnets de Gerbert, elle va les entraîner dans une sorte de jeu de piste où les morts s'accumulent de même que les énigmes. Scènes de crime et courses-poursuites vont les conduire d'Aurillac à Paris, puis à Londres, Madrid, pour s'achever à Rome et au Musée Pio Clementino au Vatican.
L'auteur a un don pour nous faire ressentir les ambiances, nous décrire les lieux et il ne peut s'empêcher de nous faire saliver en nous parlant des spécialités culinaires d'Aurillac et de sa région… On sent la passion qui l'anime lorsqu'il écrit et il sait nous la transmettre. La légende de Gerbert d'Aurillac est d'autant plus fascinante qu'il a réellement existé : devenu pape sous le nom de Sylvestre II, c'est un scientifique, un mathématicien hors pair, un technicien, mais également un alchimiste, soupçonné de sorcellerie et Jean-Luc Marcastel a créé une magnifique histoire à partir de cette base. Il nous donne également à réfléchir sur l'Homme, le Mal, la crainte de la mort et sur notre extraordinaire capacité à tout détruire.
Je pourrais encore vous parler longuement de ce livre que j'ai lu pratiquement d'une traite et j'espère vous avoir donné envie de le découvrir ainsi que son auteur. J'ajouterai que Jean-Luc Marcastel est machiavélique et qu'il nous a concocté une fin digne de tout le reste. J'ai un dernier souhait que je lui adresse, celui de retrouver le commandant Malo Sinclair et Albert dans une nouvelle aventure.
Lien : http://au-pays-de-goewin.ove..
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Derfuchs
  01 décembre 2018
Lors de fouilles à l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac, on découvre une tête mécanique et qui parle. Cette tête daterait de l'époque de l'an mil, époque de Gerbert d'Aurillac, pape sous le nom de Sylvestre II. Aussitôt découverte, aussitôt volée.
L'archéologue découvreur demande de l'aide au capitaine Malo Sinclair, capitaine de police à Aurillac. Pensez, comme cet homme et néanmoins flic s'ennuie, voilà une aubaine pour se redorer le blason, d'autant que l'intellectuel du coin, spécialiste de Gerbert se fait repasser et que la tête s'en va direction la capitale.
Malo ne peut que la suivre, aidé par un fidèle second du nom d'Albert, grand garçon bâti comme un deuxième ligne de rugby, qu'il est et à la voix tonitruante à réveiller un mort, qui chuchote comme un supporteur, supportant son équipe favorite, braille. La dame, Mignon, c'est son nom, demoiselle de son état, amie du feu spécialiste, se joint au duo pour former un trio.
Le périple les amènera à Rome, musée Pio Clementino du Vatican, en passant par Paris, Londres et Madrid.
Je peux dire que le récit de cette poursuite, cette aventure est époustouflant à vous essouffler de lecture, c'est dire. A chaque étape un moment fort, entre les deux, Dame Mignon, dans l'avion, traduit les carnets du Gerbert, qu'elle lit, ensuite à ses deux acolytes et, de fait, aux passagers assis à côté ou en face du trio. On est décoiffé par le passage à Paris se situant dans le musée Grévin, que dire de Londres ou encore Madrid où Malo nous fait une interprétation, tout en logique, du tableau « Les ménines » de Diego Velàsquez. L'arrivée à Rome et l'épilogue , tout en descriptions, est aussi un moment fort et pour cause car c'est là que l'auteur nous explique le comment du pourquoi, donc à lire avec attention.
Bref, on l'aura compris, voilà du bon et du beau. L'auteur JC Marcastel est un magicien surtout dans un tel roman, mêlant vérités semi historiques et ésotérisme avec acuité, élégance et vigilance car il ne faut pas prendre le lecteur pour un élève de CM1 !
Personnages aux petits oignons, Malo le capitaine commissaire tout en doute et en interrogations, certain qu'il est de jouer son retour, sa mutation à Paris. Albert, ah, Albert le compagnon, le benêt soi-disant, le cantalou au bon sens paysan, délivreur de maximes en patois toujours à propos, la force de la nature, le garde du corps du patron qui, en dernier recours, saura trouver ou aider à trouver les énigmes posées par les différentes rencontres, Albert, oui est une réussite pour le lecteur tant il y a de la saveur à lire ses exploits sans pour autant qu'il se départisse de sa timidité. La dame Mignon, cultivée, prof, jolie comme un bonbon enrobé de papier doré, au caractère plus que trempé, aidante dans la traduction du latin au français, réserve bien des surprises, dans tous les sens du terme, à ses compagnons.
J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre que je recommande.

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Marie-Nel
  17 novembre 2017
C'est la couverture qui m'a tout de suite attirée et le résumé par la suite. Fan de thriller, je ne pouvais que succomber à la lecture de ce roman, à moitié policier, à moitié ésotérique. L'histoire par elle-même pourrait faire penser au célèbre Da Vinci Code de Dan Brown, mais c'est sans compter sur ce que l'auteur a rajouté de piquant pour faire très vite oublier cette référence ! Je ne connaissais pas encore Jean-Luc Marcastel, j'ai toujours un peu peur lorsque je lis un nouveau policier, et j'ai été agréablement surprise par le style et la façon de captiver le lecteur et rendre ainsi la lecture passionnante et haletante ! Pas un moment d'ennui ni de lassitude, alors que le roman papier dépasse les cinq cents pages, je suis vraiment conquise !
Pour parler un peu plus du contenu maintenant, l'auteur nous plonge directement dans l'action dès les premières pages avec un meurtre commis sur une personne détenant une boite mystérieuse. Ce crime a lieu à Aurillac dans le Cantal, ville où il ne se passe quasiment jamais rien, puisque le capitaine de police Malo Sinclair s'y ennuie fermement ! Sa carrière avait pourtant bien commencé puisqu'il était tout d'abord posté à Paris, au quai des Orfèvres, mais après un mauvais geste envers le fils d'un ministre, il s'est vu rétrogradé à Aurillac. Il est donc surpris et « content » lorsqu'on lui annonce un vol sur un chantier où des fouilles sont menées et ont révélé l'ancienne abbaye de Saint-Géraud. Ce vol concerne une tête mécanique qui aurait été fabriquée vers l'an Mil par Gerbert d'Aurillac, qui deviendra le pape Sylvestre II. Cet homme, très érudit et en avance sur son époque, est le détenteur d'un lourd secret enfoui avec lui dans son tombeau et qui refait surface plus de mille ans plus tard avec le vol de cette tête. Se rajoute à cela un crime hors du commun lui aussi avec une fois de plus la disparition d'un objet important et ayant rapport avec le premier vol. Malo va donc partir sur la piste de personnes ayant toutes sans le savoir directement un lien avec Gerbert d'Aurillac. Il sera accompagné dans son périple de son collègue Albert et d'une professeure d'histoire, amie du premier homme assassiné, Melle Mignon. Celle-ci porte bien son nom d'ailleurs et Malo ne peut s'empêcher de tomber sous le charme de cette femme au corps parfait et à la tête bien remplie. Ce périple va les mener jusqu'à Rome en passant par Paris, l'Angleterre et l'Espagne.
On se laisse très vite prendre au jeu de cette énigme, au décryptage du manuscrit de Gerbert fait par Melle Mignon. Une enquête passionnante menée par des personnages hauts en couleur ! Comment résister à l'humour apporté dans cette sinistre affaire par le personnage d'Albert ! C'est une histoire à lui tout seul ! Un solide gaillard, joueur de rugby, un colosse à la voix tonitruante, ayant peur de l'avion mais pouvant vous réciter des pans de vie de personnages anciens car il retient tout ce qu'il voit ou entend à la télé. J'ai vraiment adoré cet Albert, qui malgré sa rusticité et son franc parler, peut se montrer très attachant et protecteur de son capitaine ! Malo peut d'ailleurs compter sur lui en toutes circonstances.
Cette histoire hors du commun pourrait nous sembler tellement réelle, tellement l'auteur a dû fournir un travail de documentation sur le sujet, sur le personnage de Gerbert d'Aurillac qui a réellement existé, et également sur l'art en général car chaque oeuvre est très bien décrite et renseignée. Je suis vraiment épatée par l'exactitude et la précision des faits, j'ai appris beaucoup de choses en lisant ce roman ! Une lecture très complète, du suspense à revendre, un final apocalyptique, des personnages hors du commun, avec en plus beaucoup d'humour, j'ai vraiment passé un très agréable moment en compagnie de Malo et d'Albert, je ne suis pas prête d'oublier ce Cantalou plus vrai que nature !
Je remercie vivement Jean-Luc Marcastel pour ce très agréable moment de lecture
Lien : http://marienel-lit.over-blo..
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Nenvyal
  31 août 2018
Le Capitaine Malo Sinclair est à Aurillac où il s'ennuie. Il a atterri à cet endroit après avoir fracassé un suspect. (Personnellement, bien fait pour Malo, MOUHAHAHA). Dans ce village, quand une tête de métal datant du Moyen-Âge et un meurtre, premier d'une longue série, commencent à dire « bonjour » à Malo, c'est que les choses intéressantes commencent !
Je suis vraiment fan des histoires du genre. Une relique mystérieuse remettant l'histoire de l'Humanité au placard, suivi de légendes prenants vie ainsi qu'une uchronie qui ne demande qu'à être dévoilée. C'est vraiment le genre d'éléments où je fonce sans regarder. Est-ce que ça va être prenant ? C'est prenant mais ce sont les remarques, les descriptions de Mlle Mignon qui gâche tout. Ouais, je sais, je ne peux pas me la saquer ni cette aura sexuelle complètement hors contexte et surtout qui n'a pas sa place dans le livre. le problème, comme je suis obsessionnelle et quand un truc m'énerve, je vois que ça. Je n'ai pas savouré le livre comme il fallait. Bref, « Un pape pour l'apocalypse » a une histoire entraînante. le prologue nous met de suite dans le bain avec cette atmosphère pesante, angoissante pour le personnage. Après, on découvre Malo, Albert et les autres. Un suspense qui se croise et recroise limite à chaque page avec son aura mystérieuse. le côté Histoire et Légende m'a énormément plus. J'étais vraiment à fond au début avec ces énigmes, ces révélations qui se délivrent au compte-goutte. Découvrant avec Malo et Albert (l'autre je ne la cite pas, elle m'agace), l'histoire de Gerbert d'Aurillac, cet énigmatique personnage devenu pape sous le nom de Sylvestre II. Jean-Luc Marcastel a mis ces aspects (mystère, histoire, légende) pour nous les rendre vivants. Les révélations sont faites petits à petits et j'avais les yeux plein d'étoiles. le côté historique m'a énormément plus. Je sais que je me répète. L'écriture de l'auteur a donné du vivant au récit, au « conteur ». C'est vivant. Des petits pics de temps en temps pour lancer le tempo. Mais plus je me rapprochais de la fin, plus je voulais que ça se termine à part l'histoire de ce groupe secret. Ce qui fait que je suis un peu déçue du final. Certes, le plus gros des révélations était fait mais cette scène qui conclut tout ce qui tourne autour de Gerbert était trop rapide pour moi. Une conclusion pas à la hauteur de l'histoire mais à la hauteur des personnages (pensée pour Albert). C'est ponctué d'humour mais les remarques de Malo gâchent aussi. La dernière page m'a fait sourire en me disant que certains êtres sont des idiots sur patte.
Il y a un ramassis de questionnement sur l'être humain et sur le féminisme. On dirait que c'est rajouté comme ça et ça casse tout le roman. C'est vraiment dommage...
Je ne me suis pas vraiment attachée au protagoniste, Malo. Il a ses défauts, ça s'est sûr. En tout cas, il nous entraîne dans une histoire prenante. C'est un personnage qui aime beaucoup critiquer. Ce que j'ai aimé est qu'il évolue, progresse dans sa façon de penser, sauf concernant Mlle Mignon. Il est fin limier, son cerveau n'arrête pas de réfléchir pour découvrir ce qui se cache derrière les meurtres. Un enquêteur quoi.
En finissant le roman, je ne sais pas comment prendre véritablement le rôle de Mlle Mignon. Elle m'a gonflée dès le départ avec son air soit disant charmant et qui manipule les hommes très facilement. D'ailleurs, rien qu'en voyant comment Malo l'a décrit, c'est très soulant. Malo est la version masculine de la version féminine disant « il est beau », sauf ici « elle est belle ». Pas dans ces termes, j'avoue. Mlle Mignon, m'a énervé tout au long du livre, MADAME ne veut pas qu'on regarde ailleurs, veut qu'on l'écoute quoi qu'il arrive. Elle fait sa putain de gamine pour rester polie et il n'y a que le lecteur qui ne tombe pas dans le panneau. Pour la fin, c'est vraiment dommage, j'étais réjouie mais tristesse que ça ne soit pas restée comme ça.
Ce roman aurait pu être meilleur sans les remarques pourries concernant le physique d'une personne. Je suis vraiment mitigée. J'ai beaucoup aimé les côtés historique et mystérieux, mais plein d'éléments gâchent l'histoire.
Lien : https://de-fil-en-histoire.b..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   15 septembre 2018
Dans ce pays, certains tenaient l’alcool de manière ahurissante. Il avait eu un jour le cas d’un type qui s’était cassé une cheville en sortant de chez lui compètement rond. On l’avait ramassé et ramené au poste pour dégriser. Par acquit de conscience, on avait fait une prise de sang… Elle était revenue avec la note « Record ! Sept grammes ! ».

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cocomiladycocomilady   24 octobre 2018
"Chapitre 1

Il y a tant de mystères…

Göbekli Tepe est le plus ancien site architectural jamais découvert au monde ; il est du moins considéré comme tel par les spécialistes.

Et il est monumental.

Impressionnant, magnifique, sacré et écrasant comptent parmi les adjectifs qui échouent lamentablement à lui faire honneur. J'ai passé les deux dernières heures à déambuler à l'intérieur avec le responsable des fouilles, le professeur Klaus Schmidt, et j'en sors complètement ahuri.

— Quelle sensation cela fait-il, je lui demande, d'être l'homme qui a découvert le temple qui récrit l'histoire ?

Archéologue allemand rubicond au torse puissant et à la barbe grisonnante, Schmidt, pieds nus et sales dans ses sandales, porte un jean délavé et une chemise bleue dans le même tissu et à la manche boueuse. Nous sommes en septembre 2013, trois mois avant son soixantième anniversaire, et même si nous l'ignorons l'un et l'autre, il sera mort dans moins d'un an.

Alors qu'il réfléchit à ma question, il essuie une goutte de sueur sur le sommet de son front luisant. Nous sommes encore en début de matinée, mais le soleil est déjà haut dans le ciel sans nuages du sud-est de l'Anatolie ; la crête des monts Taurus sur laquelle nous nous trouvons est une vraie fournaise. Il n'y a pas de brise, pas le moindre souffle d'air, et nulle ombre où s'abriter. En 2014, un toit sera érigé pour couvrir et protéger le site, mais seules ses fondations sont en place en 2013, si bien que nous nous tenons en plein cagnard sur un sentier en bois bricolé. En contrebas, dans une série d'enceintes murées à moitié enfouies et plus ou moins circulaires, se trouvent les dizaines de colonnes mégalithiques en forme de T que Schmidt et son équipe de l'Institut archéologique allemand ont mises au jour. Avant le début du chantier, les lieux avaient l'allure d'une colline arrondie – d'ailleurs, Göbekli Tepe signifie colline du nombril1, parfois aussi traduit colline du ventre2 –, mais les fouilles ont retiré l'essentiel de ce profil initial.

— Bien sûr, nous ne pouvons pas affirmer de Göbekli Tepe qu'il s'agit d'un temple, finit par répondre Schmidt en choisissant ses mots avec soin. Appelons-le plutôt un sanctuaire de colline. Et je ne prétends pas qu'il récrit l'histoire. Je dirais plutôt qu'il ajoute un chapitre important à l'histoire existante. Nous pensions que la transition entre les chasseurs-cueilleurs et les fermiers avait été lente et progressive, mais nous découvrons avec surprise que des monuments passionnants ont été érigés à cette période3 …

Je l'encourage :

— Mais il n'est pas seulement question des monuments. Au début, les habitants de la région étaient des chasseurs-cueilleurs, et il n'y avait pas le moindre signe d'agriculture."
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Dionysos89Dionysos89   07 novembre 2019
— Ils sont tous comme ça, là-bas ?
— Non… Albert est un modèle unique… Je pense qu’on a cassé le moule à la naissance quand on a vu ce qui en sortait.
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Enya75Enya75   13 août 2018
- Je veux savoir !
Cela faisait peut-être dix fois que la délicieuse emmerdeuse lui répétait ces mots, accompagnés de ce regard aux pupilles en tête d'épingle qui s'enfonçaient dans les vôtres comme une chignole, à vous vriller la cervelle. Pour un peu, il en aurait louché.
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Vidéo de Jean-Luc Marcastel
Jean-Luc Marcastel nous a accordé une interview aux Aventuriales 2019 dans le cas du Mois de l'imaginaire.
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