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Anne Coldefy-Faucard (Traducteur)
EAN : 9782207257388
96 pages
Éditeur : Denoël (17/11/2005)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 21 notes)
Résumé :

Nikolaï Maslov poursuit son étonnant voyage. La France idéalisée de son premier album lui a tendu la main. Invité en résidence à Angoulême, il a consacré un an à prolonger et à approfondir les thèmes abordés dans son succès de 2004, Une jeunesse soviétique. Avec une assurance graphique encore accrue et un sens de la narration toujours plus elliptique, il donne à voir, par-del&... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
seblac
  02 mai 2016
Que sont devenus les fils d'octobre ? Que sont-ils devenus ces fils de la révolution et des lendemains qui chantent…Telle est l'histoire que dresse Nikolaï Moslov dans ce second ouvrage faisant suite à une jeunesse soviétique. Un récit composé de petites séquences de vie très brève. Comme dans le livre précédent peu de mots. Encore moins même...Car là encore que dire ? Que dire ?...
Dans la forme on retrouve le crayonné gris du premier volume. Un trait à la fois nette et vaporeux. Vaporeux comme un lendemain de cuite. Et de cuite, il en est souvent question ici. La cuite comme moyen d'abrutissement des masses. La vodka comme moyen de gouvernement. Telle me semble être l'idée que Maslov nous donne ici :
« Dans mon pays, la vodka n'apporte pas la joie mais l'abrutissement, le chagrin, la déprime. Elle anéantit tout. « 
Cette phrase, écrite en début d'ouvrage, me semble bien résumer l'ensemble de ce qui nous est montré ici. Un pays où la vodka s'est imposée partout et s'est insérée dans le sang de toute une population (surtout la population masculine).
Un pays où la vodka transforme les hommes en esclave, en démon, tel cet ami ne pouvant s'empêcher de boire avant de prendre son avion. Une vodka qui finit par vous défigurer et à vous réduire au rang d'esclave, d'animal...
La vodka qui vous fait oublier une mère malade et mourante. Une ivrognerie généralisée  avec son cortège de violences et surtout d'abrutissement. La vodka comme outil d'un pouvoir voulant anéantir la pensée...car si les magasins soviétiques étaient peu achalandés en nourriture...il y avait toujours à boire. Toujours. A foison même visiblement.
Alors que sont-ils devenus ces fils d'octobre ? Des ivrognes, des saoulards, des abrutis, des pauvres types.
La seule lueur d'espoir ? Les femmes...à l'image de cette jeune fille revenue au village et qui, elle, n'a pas changé et est restée humaine.
Un livre incontestablement sombre. Un livre à charge. le livre d'un homme revenu lui-même du plus profond de l'abrutissement éthylique. le livre d'un homme que l'on sent aussi triste qu'en colère face à la décrépitude de son pays. Glaçant et amer.
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Epictete
  08 octobre 2017
La révolution d'octobre 1917 qi devait amener tant d'espoir et de bonheur... Qu'en reste-t'il cent ans plus tard, quand on habite le pays ? Quid de ces belles illusions ?
Nicolaï Maslov livre une description de la Russie que l'on pourrait qualifier de profonde toute en dureté, à travers une série de nouvelles dessinées, de petites histoires du quotidien presque sans texte, avec comme personnage principal la vodka, seul échappatoire au désarroi de chacun.
L'auteur nous dépeint une Russie de l'intérieur, que les touristes ne voient pas, avec un dessin au crayon naïf, incisif.
Une BD d'un genre bien différent de ce que l'on connait, et qui mérite une découverte.
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Pris
  30 janvier 2021
C'est la première oeuvre de Maslov que je lis, je découvre donc enfin cet artiste. J'ai beaucoup aimé le dessin, au crayon, en noir et blanc, pour représenter aussi bien la Sibérie, les usines que les chars et qui donne une tonalité plutôt sombre à l'album.
C'est une succession de nouvelles graphiques qui nous présentent les lendemains de l'ère soviétique: les guerres qui ne servent à rien avec les chars qui tournent et errent sans fin, les enfants qui sont partis, laissant leurs mères seules dans les villages sibériens, et l'alcool omniprésent, opium du peuple qui défigure les hommes et qui les asservit.
Un album sombre où peu d'espoir subsiste, si ce n'est à travers quelques personnages qui conservent leur humanité comme ce jeune cheminot qui donne tous ses vivres à deux enfants abandonnés et qui, peut-être, va réveiller quelque chose chez son collègue et supérieur, vétéran de la guerre d'Afghanistan au regard éteint, ou la jeune femme empreinte de douceur qui rend enfin visite à sa mère.
Une belle découverte, j'espère pouvoir mettre la main bientôt sur Une jeunesse soviétique.
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Marti94
  01 juin 2017
Avec "Les fils d'octobre" Nikolaï Maslov poursuit sa surprenante description de la Russie soviétique rurale, celle des différentes générations habituées au froid de Sibérie.
Ce deuxième album a été réalisé après "Une jeunesse soviétique" et s'ils se ressemblent sur la forme, ils sont construits différemment. Ici il y a plusieurs petites histoires et j'ai beaucoup aimé le résultat et les qualités graphiques de cette bande dessinée.
On retrouve les dessins au crayon en noir et blanc très naïfs qui entretiennent les sentiments de nostalgie ou les aspects sombres des personnages. Car il y a des traumatismes chez ces gens pauvres de Sibérie vivants dans des villages isolés et terrorisés par l'armée. Les hommes, quand ils ne sont pas morts, ont des blessures de guerres dont celles en Afghanistan.
Et puis il y a l'alcool et les beuveries comme exutoire pour la jeunesse dont le regard se tourne parfois vers l'immensité (il y a beaucoup de paysages dessinés) comme vers un avenir rêvé. Il semblerait que pour Maslov seuls les garçons sombrent dans la débauche, l'image des filles étant réduite à celle d'une fille aidant les anciens du village pendant que les garçons cuvent le trop plein de Vodka. Mais il semblerait que toutes ces histoires soient du vécu.
Lu en mai 2017
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BVIALLET
  06 mai 2012
Un jeune homme retrouve le village de Sibérie où il a passé son enfance dans un état d'abandon et de dégradation inquiétant. Quelques photos suffisent pour que la milice le prenne pour un espion. Deux amis doivent prendre un avion qui a du retard. L'un deux boit tellement qu'il faut le placer une nuit en cellule de dégrisement avant de le laisser partir. Un garçon revient au village pour revoir une dernière fois sa mère qui est sur le point de mourir. En chemin, il rencontre d'anciens amis qui l'invitent à boire un coup, puis deux, puis trois. Trop ivre, il couche sur place et remet ça le lendemain, sous prétexte d'anniversaire, puis de rinçage pour effacer la précédente cuite. Tant et si bien que quand il arrive enfin chez sa mère, celle-ci est déjà morte...
Une série de toutes petites histoires simples et émouvantes sur la vie quotidienne des russes de Sibérie en proie à un terrible fléau : l'alcoolisme. Peu de mots, beaucoup d'images. Un grand sens du raccourci et du récit court qui suggère plus qu'il ne décrit. Un dessin parfois un peu naïf voire enfantin mais qui touche souvent au sublime dans le dépouillement quand il représente des paysages enneigés. Une BD au charme désuet, toute en noir et blanc. Blanche comme la neige, noire comme les esprits embrumés par la vodka !
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Huit nouvelles, huit instants de vie au cours desquels les personnages font face à la réalité de la Russie contemporaine. Dans un pays trop grand, dans une Sibérie sauvage et désertée ou dans l’anonymat des grandes villes, les plus jeunes tentent de gérer la solitude, le vide, la pauvreté, l’ennui et de construire leur vie. Ils semblent bien souvent n’être que de passage – village qu’on traverse, aéroport, usine désaffectée. Avec Une jeunesse soviétique (2004) l’auteur évoquait, par le biais de l’autobiographie, un demi-siècle d’histoire. Il choisit ici de dresser huit portraits singuliers, ancrés dans le présent. Il nous conduit au plus près de ces personnages – gestes décomposés, gros plans sur les visages – et nous suivons leurs déambulations et hésitations. Son trait étonnant – crayon de papier – crée un univers lumineux et tout entier construit autour de lignes de fuites. L’espoir est donc là. Nikolaï Maslov dit ici, avec justesse et sincérité, la perte de repères, l’absence, la difficulté à être; son univers trouvera un écho certain auprès de jeunes lecteurs. Hélène Sagnet
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Marti94Marti94   29 mai 2017
Il n’empêche que, si j’avais eu une bouteille de vodka au lieu d’un appareil photo, personne n’aurait fait attention à moi. Seulement, je ne bois plus depuis longtemps : dans mon pays, la vodka n’apporte pas la joie mais l’abrutissement, le chagrin, la déprime. Elle anéantit tout.
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Marti94Marti94   01 juin 2017
Longtemps, on est resté sans rien dire.

Moi aussi, Serioga…
… avant l’Afghanistan, je passais des heures à la fenêtre…
… à contempler sans fin cette immensité.
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Marti94Marti94   01 juin 2017
« … Tant que je suis en vie, ne tarde pas mon fils. .. »
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Video de Nikolaï Maslov (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nikolaï Maslov
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