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EAN : 9782505061076
220 pages
Éditeur : Dargaud (21/11/2014)
3.84/5   95 notes
Résumé :
Un centre d'accueil pour enfants en difficulté sociale abrite des personnalités fort différentes, mais tous portent en eux une solitude qu'ils gardent au fond de leur coeur. Leur lieu de prédilection : une vieille Nissan "Sunny". L'endroit où tout devient possible, où l'imaginaire n'a plus de limites !
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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jyrille
  10 juillet 2015
Sunny est une série en cours de Taiyou Matsumoto. Elle est publiée par Shōgakukan en VO et par Kana en VF.
Sur les cinq tomes disponibles en VO et sans doute dans d'autres pays européens (l'Espagne notamment est souvent en avance sur la France), seuls trois tomes ont été édités en VF pour l'instant.
Lorsque je me remis à la bande dessinée il y a une dizaine d'années, je me retrouvai dans la situation du junior, de l'étudiant découvrant le monde du travail, de l'adolescent qui se met à écouter du rock, du sportif en herbe qui commence à comprendre les résultats des pointures : un terrible sentiment de vertige devant la quantité existante à assimiler.
Et c'est peu de dire que dans le seul domaine du manga, une vie ne suffirait sans doute pas à en faire le tour. Il fallut donc faire un tri, et pour cela, je ne connais qu'une seule méthode efficace, celle de demander conseil aux personnes qui ont la même sensibilité que vous.
Je découvris ainsi Matsumoto, mangaka atypique très éloigné de la production à gros succès que peuvent être Naruto, Detective Conan ou Monster (l'article Monster sera prêt pour la rentrée, il était temps ! Ndlr) . Comme Taniguchi qui fut influencé par la bande dessinée européenne, Matsumoto trouva assez rapidement un style qui le démarque de ses compatriotes.
La première oeuvre qui lui valut une renommée conséquente fut en effet Amer Béton, qui a été éditée en France par Tonkham en un volume de plus de 600 planches. Mixant le style de Moebius à celui d'un Peter Bagge qui tord ses perspectives tels des fish-eye, Matsumoto y relate la vie turbulente et tragique de deux très jeunes adolescents en pleine jungle urbaine.
Ayant perdu leurs parents, Blanko et Noiro survivent dans la ville devenue leur terrain de jeu, sans domicile fixes terrorisant les malfrats comme les citoyens ordinaires. Derrière une ambiance de polar, le propos est limpide. Il s'agit de tirer le portrait d'une génération abandonnée, sans éducation ni repères. Malgré leurs méfaits, Blanko et Noiro occupent toute l'attention du lecteur qui s'attache immédiatement à eux et aimerait les sauver de leur condition.
Poursuivant sa carrière avec Gogo Monster, lui aussi édité en France en un seul tome et de même format que Amer Béton, Matsumoto devient plus précis en installant son intrigue très étrange de monstres invisibles au coeur d'une école. Cela fait un peu penser à la série The Kingdom (L'hôpital et ses fantômes) de Lars von Trier, mais avec des enfants comme personnages principaux.
Puis ce sera Number Five, son oeuvre la plus longue jusqu'à présent, et la plus déroutante. Des tueurs à gages évoluent dans un monde codifié à la fois magique et politiquement très semblable à ce qui peut se passer dans les hautes sphères du pouvoir. C'est totalement déjanté, largement psychédélique, et la patte de Moebius y est sans doute la plus présente.
Effectuant un virage à cent quatre-vingt degrés, il dessine ensuite les aventures du Samouraï Bambou, série que je n'ai malheureusement pas finie (mais ça viendra), qui met en scène un samouraï vagabond traditionnel mais qui préfère discourir de philosophie et utilise un sabre en papier.
En 2010, à l'âge de quarante-deux ans, il commence Sunny, une oeuvre intimiste sur le quotidien d'orphelins regroupés dans une maison d'accueil. Elle tranche avec tout ce qu'il a fait auparavant mais son style y est immédiatement reconnaissable. Et le thème de l'abandon, toujours en filigrane dans ses mangas précédents, apparaît ici au grand jour. Car Matsumoto a passé son enfance dans ce genre d'endroits, la maturité – ayant dû faire son office – a gommé toute fantaisie. Sunny présente un monde très réel.
Sunny, c'est la vieille Nissan jaune qui elle aussi a été abandonnée dans la cour du foyer, comme la tire à Dédé de Renaud et tous les enfants qu'elle accueille. Elle ne démarre plus et le temps l'a bien abîmée, mais c'est le refuge de la dizaine d'enfants qui cohabitent cahin-caha, partageant ce sentiment de vide provoqué par l'absence de parents. Les encadrants n'y sont pas acceptés.
Dans Sunny, on peut fumer des cigarettes et se passer des magazines pornos. Mais on peut aussi aller sur la Lune, y mourir comme dans Thelma et Louise, ou plus prosaïquement retourner chez soi. Oui, aussi cruel que cela puisse paraître, certains enfants ne sont pas orphelins : leurs parents n'arrivent plus à s'en occuper.
C'est le cas de Sei, qui débarque comme nous dans le foyer, timide au look de premier de la classe, il est certain que sa mère viendra le rechercher. C'est aussi le cas de Haruo, dont les cheveux sont devenus mystérieusement blancs, élément perturbateur et presque incontrôlable qui protège les petits orphelins des enfants des maisons : « Ils ne sont pas comme nous. ». Les enfants des maisons, ce sont les enfants qui vivent avec leur famille, dans un cadre formaté et accepté par la société dans son ensemble.
Junsuke et Haruo provoquent tout le monde et font le plus de bruit possible. Seuls dans un univers où les adultes semblent absents, le directeur étant même enfermé et allongé dans sa chambre tel un vampire ou un cadavre, ils ne savent que faire pour s'inscrire dans un monde qui ne les désire pas. Tarô est un géant doux dingue, chantant à tue-tête des comptines pour enfants alors que sa masse s'expose le plus souvent aux intempéries. Alors non, ces orphelins ne sont effectivement pas les bienvenus dans la société des maisons.
Deux heures de télévision par semaine, une vie rythmée par les petites réunions pragmatiques quant au stock de papier toilette et les chapardages entre enfants, par les tentatives du lycéen sympa faisant partie du centre à tempérer ces enfants turbulents. Il faut aussi encadrer un Junsuke qui veut toujours jouer d'un instrument sans savoir en jouer, retenir Haruo de hurler, tenter de donner un peu de joie à tous ceux et celles qui n'ont plus que la tristesse comme meilleure amie.
Excepté une absence presque totale de fabuleux, Sunny présente tout le meilleur de Matsumoto : un trait européen, un rythme toujours changeant entre coup d'éclats d'enfants turbulents et décors quotidiens qui, selon le moment et les petits drames des pensionnaires, paraîtront somptueux ou dénués de tout avenir possible.
Matsumoto n'est plus Moebius, il est devenu un Baudouin, poète amoureux au trait gras, à la narration coupante, aux scènes de cinéma italien, les repas pris dans le salon miteux, la cour décatie, les parents irresponsables ou alcooliques.
Pourtant, n'ayant pas voulu forcer le trait, Matsumoto enlève un maximum de pathos. La joie existe, les sentiments amoureux débutent, la vie reprend toujours ses droits. Chroniques attendries mais réalistes de parias involontaires, Sunny possède un ton unique et une ambiance chaleureuse malgré ses dessins noirs et blancs et son sujet. Elle a une grâce intemporelle qui parle à tous, car ses petites histoires ne racontent pas grand-chose de spectaculaire ou d'exceptionnel, mais dépeint des personnages plus vrais que nature et dénués de malice.
Vivement la suite. Sunny me donne l'impression, a l'instar de la lecture d'un roman de Philip K. Dick, de me retrouver dans ma couette favorite.
Retrouvez cet article et bien d'autres en version intégrale et en image sur le blog comics-bd-mangas Bruce Lit (brucetringale.com)
Lien : http://brucetringale.com
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louji
  06 avril 2021
(Review de la série complète)
J'avais bien envie découvrir le travail de T. Matsumoto et j'avais pu voir quelque part que Sunny était une bonne oeuvre pour commencer sa bibliographie.
Sunny est un manga de genre tranche-de-vie en 6 tomes où l'on va suivre le quotidien d'un foyer pour enfants, foyer où la carcasse d'une vieille Nissan Sunny a donné son nom au manga. J'appréhendais un peu au début de "passer à côté" de quelque chose dans ce titre : soit le dessin, soit les personnages, soit le scénario… Mais, en fin de compte, pas de craintes car j'ai accroché à tout. Il m'a fallu quelques pages seulement pour me faire au style de Matsumoto qui, disons-le, n'est pas commun. Je l'ai même bien apprécié, car ça fait du bien de lire des mangas où les traits, les expressions, sont moins conventionnels. La mise en page a aussi quelques surprises en réserve, même si j'ai l'impression que c'est assez sage (par rapport à ce que pourrait faire Matsumoto).
En dehors de la forme, le fond m'a fait passer par un tas d'émotions différentes et, à la fermeture du T6, j'avais quand même une boule de nostalgie et de regret dans la gorge (en 6 tomes et 2 semaines de lecture, oui, oui !). J'ai pas encore l'impression d'avoir quitté les petits (et moins petits) monstres du foyer, j'ai encore plein d'images, de sons, de regards en tête. Et je trouve ça très chouette, que cette oeuvre ait cet impact visuel sur ma mémoire, à défaut d'un scénario grandiloquent (c'est pas vraiment ce qu'on recherche non-plus sur ce genre de thématique). J'ai l'impression que cette oeuvre pourrait se lire à plusieurs âges : celui des enfants du foyer, petits, pré-ados ou ados, celui des jeunes adultes (le petit-fils du directeur, l'amie de Kenji…) qui me concerne et celui des adultes plus âgés qui pourront s'identifier aux adultes qui s'occupent des enfants du foyer. Des catégories d'âges qui se confrontent et s'emmêlent, mettent en scène les liens intergénérationnels et les étapes pour passer d'un âge à un autre. le point fort de Sunny, c'est que malgré la position plus forte de quelques personnages (Haruo, Sei…), on a le droit à un tour d'horizon de la plupart d'entre eux (Kiiko, Adachi, les 2 frères…). Il devient donc difficile de ne pas s'attacher à tous ces garnements qui courent, hurlent, virevoltent et chantent au fil des pages. Leurs histoires personnelles sont plus ou moins dramatiques, graves ou solubles, mais chacun aura un statut défini à la fin de la série. Bref, j'aime trop les gosses habituellement (dans la fiction ou en général héhé), mais là je dois reconnaître qu'ils ont été traités avec brio. Pas de fioritures, pas de pitié, une grande justesse, une bande de gamins abandonnés et pourtant pas délaissés. Comme j'ai souvent un faible pour les relations parents-enfants traités en profondeur, j'ai beaucoup accroché à cet aspect !
Pour conclure, je dirais que c'est une oeuvre universelle pour peu qu'on se donne la peine de s'adapter au dessin de Matsumoto et de s'intéresser au genre de la tranche-de-vie.

Lien : https://littcentcinquante.wo..
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DragonLyre
  14 avril 2015
Il s'agit de ma seconde participation au prix de la BD d'Angoulême, organisé chaque année par Priceminister, et ce fut encore une fois une expérience très positive ! Pourtant, en feuilletant l'ouvrage à la réception, ce n'était pas gagné. Les dessins relèvent de la vieille école et les visages sont d'un trait si simple qu'il en paraît presque enfantin. Je pense malheureusement que ce point (conjugué au prix assez prohibitif de l'ouvrage) aurait suffi à me décourager de tenter l'aventure par moi-même, et ça aurait été bien dommage !
Taiyou Matsumoto explore le quotidien d'un foyer mixte abritant des orphelins de tout âge et de tout horizon. Pour ce faire, il s'inspire de sa propre expérience passée et même s'il avoue lui-même avoir édulcoré certains aspects de cette vie en communauté, il dresse un portrait réaliste et percutant de ces jeunes en manque de repères, d'affection et de stabilité. le mangaka n'aborde que rarement les raisons ayant amené ces enfants au foyer. Ils ont tous une histoire différente, mais ils partagent pourtant un point commun : la vieille voiture Sunny qui trône au milieu du jardin. Si Haruo, le petit rebelle insolent qui aime chaparder les lunettes de soleil de ses aînés, se raconte au volant de l'engin mille histoires dont il est le grand héros, d'autres y viennent pour fumer en douce ou partager des magazines pornographiques. Quant aux filles, elles s'y réfugient comme dans un confessionnal pour évoquer leurs secrets les plus intimes. On trouve également entre ces murs Tarô, un garçon présentant un handicap mental, et Junsuke qui cherche en classe à s'intégrer aux enfants des maisons - ceux qui ont une famille et une vie normale - malgré sa morve au nez, ses manières de pie voleuse et son jeune frère lui collant aux basques.
Tout ce petit monde va accueillir Sei, un petit binoclard renfermé qui en est encore à fantasmer un retour parmi les siens. Les gamins du foyer vont lui faire visiter les lieux et lui enseigner les règles régentant cette communauté pour le moins hétéroclite, mieux que n'aurait pu le faire le directeur souvent alité. Malgré les chagrins et les menus conflits entre habitants de la maisonnée, il s'en dégage une réelle symbiose. Les titres originaux des chapitres plantaient le décor dès les premières pages et nous plongent dans des tranches de vie où de petits évènements (pas toujours aussi anodins qu'il n'y paraît) se succèdent pour nous montrer avec pudeur et nostalgie comment chaque orphelin gère l'abandon, le silence et la solitude. Ce premier tome est parsemé de non-dits très touchants, et derrière une rythme indolent se cachent des trésors d'humanité. Une oeuvre qui mérite assurément d'être connue !
Lien : https://dragonlyre.wordpress..
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Juliedlbrt
  23 août 2017
« Sunny » nous plonge dans les années 70, au coeur d'un foyer appelé « Les enfants des étoiles » dans lequel sont accueillis des enfants plus ou moins âgés, pour tout un tas de raisons différentes, orphelins ou non. Quand l'histoire commence, Sei, un jeune garçon, vient d'arriver et il ne pense qu'au moment où il pourra retrouver les siens… Il va faire la connaissance des autres enfants parmi lesquels Haruo, une jeune garçon insolent et turbulent, aux cheveux mystérieusement blancs ; Junsuke, attiré par tout ce qui brille et les jeux bruyants, ainsi que son petit frère Shôsuke ; Tarô, un grand gaillard à l'air un peu absent qui passe le plus clair de son temps à chanter des comptines pour enfants ; mais aussi Kenji, Asako ou encore Megumu.
Sei va également devoir apprendre à vivre en communauté et au rythme de la maison dans laquelle les éducateurs font tout leur possible pour donner un cadre de vie stable aux enfants, les rendre heureux, et leur donner toute l'attention et l'affection dont ils ont besoin.
Mais qui est Sunny ? Et bien c'est la voiture jaune dans laquelle les enfants de la maison se réfugient pour échapper à leur quotidien et rêver d'ailleurs. Elle est immobilisée et abandonnée dans le jardin mais ça ne les empêche pas de voyager. Dans son habitacle, ils peuvent fumer des cigarettes en douce, feuilleter des magazines pornographiques, se raconter des secrets, s'inventer un tas d'histoires ou tout simplement rêver de chez eux…
A travers cette galerie de personnages marqués par l'abandon, Taiyou Matsumoto nous propose des tranches de vie et nous plonge dans le désarrois que peuvent ressentir ces enfants, se raccrochant à tout ce qui peut leur rappeler leur vie d'avant et leur famille comme par exemple un trèfle à quatre feuilles ou l'odeur de la crème Nivea.
J'ai beaucoup aimé ce manga. J'y ai trouvé beaucoup de poésie, de sérénité et de contemplation ainsi que de mélancolie sans que cela soit triste. J'ai eu l'impression que l'auteur s'était beaucoup appliqué à donner de l'espoir et à rendre lumineuse son histoire : malgré les circonstances, de bons moments sont à vivre dans cet orphelinat. Je n'y ai pas trouvé de pathos, ni de noirceur, juste de l'humain et beaucoup de sentiments. J'ai adoré la tonalité de cette histoire qui, finalement, n'est pas exceptionnellement rythmée, mais semble très vrai. Cela s'explique très certainement par le fait que l'auteur se soit inspiré de sa propre expérience… Enfin, j'ai adoré son style graphique très original avec lequel j'ai tout de suite accroché, j'ai particulièrement aimé les planches en couleurs.
Lien : https://desflaneriesetdesmot..
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Yvan_T
  13 janvier 2017
Sunny est la nouvelle série du génialissime Taiyou Matsumoto. L'auteur d'Amer béton et de Ping Pong puise dans ses souvenirs d'enfance, en orphelinat, pour relater le quotidien d'un centre pour enfants forcés de grandir sans parents.
Le premier volet de cette chronique douce-amère emmène le lecteur dans les années 1970 afin d'y faire la connaissance des membres de ce foyer situé en pleine campagne, qui accueille des jeunes qui ne peuvent plus être élevés auprès de leurs parents. Si Haruo, Sei, Junsuke, Shôsuke, Kenji, Kiiko, Taro, Megumu et les autres ont des raisons diverses pour expliquer leur présence à l'orphelinat (une mère malade, un père alcoolique, …), ils partagent cependant tous le sentiment d'avoir été abandonnés. Heureusement, perdue au fond d'un terrain vague, l'épave d'une vieille voiture abandonnée permet aux jeunes de s'évader de cette réalité pesante. Une fois installés à bord de la vieille « Sunny », ils peuvent laisser libre cours à leur imagination et s'évader…
Délicatement, par petites touches, le mangaka brosse le portrait d'une galerie de personnages marqués par ce délaissement. Un pot de Nivea qui fait penser à l'odeur maternelle, un trèfle à quatre feuilles qui pourrait accélérer le rétablissement d'une mère hospitalisé… tant de petits détails parsemés au fil des chapitres, qui permettent de saisir les sentiments de ces gosses séparés de leurs parents. Empli de tristesse et de mélancolie, le récit se veut également positif. Ne cherchant pas à uniquement dépeindre la noirceur, Taiyou Matsumoto laisse suffisamment de place à la lumière et à l'espoir. Même dans un orphelinat, la vie réserve de beaux moments et vaut la peine d'être vécue…
Profondément humaine et touchante de sincérité et d'authenticité, cette nouvelle oeuvre du mangaka s'annonce donc très prometteuse… surtout que visuellement, c'est à nouveau un immense plaisir de retrouver le style personnel et immédiatement identifiable de Taiyou Matsumoto (Printemps bleu, Amer béton, Frères du Japon, Ping Pong, Number 5, Gogo Monster). On sent qu'il croque ses personnages avec grande affection… et les quelques planches en couleur sont somptueuses.
Vivement la suite de cette saga que l'auteur prévoit de terminer en six volumes.
Un tome que vous pouvez retrouver dans mon Top du mois, dans mon Top manga de l'année, ainsi que dans la Sélection Officielle du Festival d'Angoulême 2015.
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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critiques presse (5)
Bibliobs   30 janvier 2017
Avec un trait précis, mélancolique et poétique, il nous fait vivre le quotidien très réaliste de cet orphelinat, sans jamais tomber dans le pathos. Remarquable.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Telerama   21 janvier 2015
La carcasse d'une voiture, une boîte de crème Nivéa, un vieux refrain nous plongent soudain au cœur des petites histoires et des grandes douleurs de ces gamins rejetés par leurs familles. Pas besoin pour autant de préparer son mouchoir : Matsumoto évite les pièges du pathos avec la grâce et la légèreté d'un funambule. Remarquable !
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   08 janvier 2015
Reconnaissable entre mille, la patte de Taiyou Matsumoto est ici sur la retenue. Précise et mélancolique.[...] Sunny finit d’établir Matsumoto comme un auteur précieux, empruntant au manga ses méandres créatifs et industriels pour bâtir une œuvre atypique.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   08 décembre 2014
Le trait audacieux et mélancolique de Matsumoto, la pudeur de son ton, l’empathie qu’il porte à ses personnages touchent tout simplement au sublime.
Lire la critique sur le site : LeMonde
BoDoi   19 novembre 2014
Vivantes, délicates, ces planches portent les sentiments complexes qu’éprouve l’orphelin, figurés par un dessin aussi pudique que tourmenté, composé de lignes instables et de profonds lavis.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Yoda_BorYoda_Bor   29 juillet 2015
- C'est où Yokohama ?
- J'en sais rien, moi. Près de Tokyo, non ?
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Stephanie39Stephanie39   17 février 2020
Quand on n'a pas de parents, personne ne s'inquiète vraiment de nous.
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Ah, les fêtes de fin d'année ! le moment idéal pour replonger en enfance. Ca tombe bien, ce mois-ci on vous emmène à la rencontre de Jeff Kinney, l'auteur jeunesse américain traduit dans plus de 60 langues, qui a vendu près de 250 millions d'exemplaires de son ‘Journal d'un dégonflé' (Seuil Jeunesse). Nous avons pu le rencontrer et lui poser quelques questions à l'occasion de son passage à Paris, où il a donné un spectacle devant des centaines d'ados surexcités. On en aussi profité, bien sûr, pour demander leur avis à quelques collégiens invités.
C'est aussi l'heure des bilans de 2019, avec non seulement le classement des 19 livres les plus populaires sur Babelio, mais aussi le top des coups de coeur de l'équipe ! On vous laisse découvrir tout ça dans cette longue vidéo…
0:15 Reportage lors du spectacle de Jeff Kinney au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, le lundi 9 décembre Jeff Kinney sur Babelio : https://www.babelio.com/auteur/Jeff-Kinney/57630
6:05 Les 19 livres les plus populaires de 2019 L'article avec le classement à retrouver sur le blog : https://babelio.wordpress.com/2019/12/19/ou-lon-vous-presente-les-19-livres-les-plus-populaires-de-lannee-2019/
9:04 Les coups de coeur 2019 de l'équipe de Babelio
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Maïlys : ‘La Fracture' de Nina Allan (Tristram) https://www.babelio.com/livres/Allan-La-fracture/1153808
Nathan : ‘Cent ans' de Heike Faller et Valerio Vidali (Seuil Jeunesse et éditions du Sous-sol) https://www.babelio.com/livres/Faller-100-ans-Tout-ce-que-tu-apprendras-dans-la-vie/1162523
Nicolas : ‘Borgo Vecchio' de Giosuè Calaciura (Notabilia) https://www.babelio.com/livres/Calaciura-Borgo-Vecchio/1149501
Octavia : ‘Ceux que je suis' d'Olivier Dorchamps (Finitude) https://www.babelio.com/livres/Dorchamps-Ceux-que-je-suis/1156209
Charlotte : ‘Le Bateau de Thésée' de Toshiya Higashimoto (Vega) https://www.babelio.com/livres/Higashimoto-Le-Bateau-de-Thesee-tome-1/1143568 ‘BL Métamorphose' de Kaori Tsurutani (Ki-Oon) https://www.babelio.com/livres/Tsurutani-BL-Metamorphose-tome-1/1148072
Guillaume : ‘Number 5' de Taiyou Matsumoto (Kana) https://www.babelio.com/livres/Matsumoto-Number-5-Integrale-tome-1/1117557
Pierre Fremaux : ‘Montagnes d'une vie' de Walter Bonatti (J'ai Lu) https://www.babelio.com/livres/Bonatti-Montagnes-dune-vie/55567
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