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ISBN : 2755506520
Éditeur : 1001 Nuits (04/04/2012)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 15 notes)
Résumé :
« La nuit, Giacometti prenait ses quartiers dans des bars de Montparnasse. Chez Adrien avait sa préférence pour la jovialité des filles. Parmi celles-ci, il y avait Ginette et Dany, des demoiselles simples, un rien débauchées. Elles lui donnaient avec respect du “monsieur Albert”. Un soir, il n’avait pas tout de suite remarqué la petite dernière qui se prénommait Caroline. Elle se différenciait des autres par un éclat certain et un naturel désarmant. Elle était auss... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Malaura
06 janvier 2013
Beau comme un tableau, émouvant comme les couleurs délavées d'un vieil album photo, poignant comme une larme glissant sur une joue ridée, tel est « le dernier modèle », le roman biographique de Franck Maubert.
Il arrive qu'une toile marque profondément une vie. Pour Franck Maubert, ce tableau s'appelle « Caroline », une huile sur toile de 92 cm x 65 cm, datant de 1965, signée du célèbre peintre et sculpteur Alberto Giacometti.
Franck Maubert ne savait pas à l'époque où il contemplait cette oeuvre magnétique exposée dans les salles du Musée d'Art Moderne, qu'il rencontrerait, quelques trente ans après, la jeune femme ayant servi de modèle à l'artiste et dont l'intensité du regard l'avait hypnotisé, laissant son empreinte à jamais gravée au fond de sa conscience. Leur avenir s'était d'une certaine manière scellé ce jour-là et bien des années plus tard, Maubert allait retrouver Caroline, le dernier modèle et ultime grand amour de Giacometti.
C'est dans un appartement négligé proche de la Promenade des Anglais à Nice, que le romancier et critique d'art rencontre celle qui tourna la tête de l'un des plus grands peintres du XXème siècle.
La jeune femme de 20 ans pleine de vie et de tempérament est désormais une vieille femme chétive et chancelante, fatiguée et malade. En elle ne persiste que ce regard intense empreint de nostalgie lorsqu'elle évoque Alberto, « sa grisaille », cet homme qu'elle a aimé du plus fort de son âme, elle la petite vendéenne de 20 ans, de son vrai nom Yvonne, et lui, l'artiste de renom, son aîné de 40.
Fragile comme une porcelaine de Sèvres prête à se briser, elle raconte dans un murmure un passé lointain et révolu, un temps qui ne lui a laissé qu'un bonheur effleuré et à jamais perdu.
La première rencontre dans un bar de Montparnasse, les promenades dans le petit bolide rouge qu'il lui avait offert, les longues séances de pose où le peintre mécontent de lui-même, révélait ses failles et ses incertitudes, les sorties dans les musées et ses paroles qu'elle buvait en élève appliquée…
Qu'a-t-elle de plus que ces filles des rues qui fascinaient tant le peintre et qui traînaient dans les bars depuis que Marthe Ricard avait fermé les bordels ? Pour l'homme vieillissant elle est la vie même, elle incarne le risque et le mystère, il sait que «son visage d'ange dissimule bien des ombres » mais elle est devenue si essentielle qu'il n'hésite pas à dire à Annette, son épouse, sa légitime, « si je ne vois plus Caroline, je ne te verrai plus ». Même Diego, son frère cadet, l'homme de l'ombre, le fidèle assistant, ne peut rien contre cet amour impossible et sublime.
Elle est « l'as de trèfle qui pique son coeur »…
Parfois elle disparaît pendant des semaines ; Alberto alors est comme un lion en cage, irascible et nerveux, il attend son retour en prenant ses quartiers au bar « Chez Adrien » où les filles lui donnent du « Monsieur Albert ». Quand elle reparaît, pimpante et fraîche comme si rien n'était, son visage de chien battu s'éclaire. Il l'entraîne à l'atelier et le rythme des séances de pose reprend sans plus de commentaires. Leur idylle est de celle qui ne peut se rompre que dans la mort. Elle ne s'éteindra que huit plus tard, avec le décès de Giacometti sur un lit d'hôpital, Caroline à ses côtés.
La plume pudique avec laquelle Franck Maubert reconstitue le puzzle des fragments épars de la mémoire est comme celle d'un peintre qui apposerait ça et là sur sa toile des touches d'ombres et de lumières. Eminemment délicate et sensible, presque gênée parfois de s'immiscer dans l'intimité de cette femme qui vous serre le coeur par tant de dénuement. Car de cet amour partagé, hormis quelques photos, elle ne possède rien, ni tableau, ni croquis, ni lettres, que sa mémoire intacte et la mélancolie de quelques souvenirs qui lui font dire, avec ce petit sourire fugace et ces yeux emplis de nostalgie qu'ont les vieilles personnes quand elles évoquent leur amour de jeunesse : « C'était le bonheur avec un B majuscule, nous étions tous les deux enfermés dans l'atelier, sous la lampe, dehors il faisait nuit et c'était le bonheur…»
Troublé par ces lignes toutes en délicatesse et retenue, on ne peut s'empêcher de les imaginer en ombres effilées, tanagras longilignes comme les statues filiformes du maître, Alberto et Caroline, enlacés, serrés l'un contre l'autre, doucement étourdis et d'amour et d'alcool, un couple embrassé dans une dernière étreinte, déambulant sans bruit sur les trottoirs mouillés d'une nuit parisienne.
Dernier modèle, dernière image d'un film juste avant le mot fin, deux étoiles filantes que l'ombre enveloppe et peu à peu efface…
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Tempuslegendae
20 mars 2013
Les oeuvres littéraires naissent parfois de singuliers hasards, et de ces hasards jaillissent des nécessités, même longtemps après. Frank MAUBERT, en plein désarroi amoureux, s'est réfugié autrefois dans une salle du musée d'Art moderne de Paris et fut aimanté par un portrait dont le cartel indiquait: «Alberto Giacometti, Caroline, 1965, huile sur toile, 92 x 65 cm, collection privée». Comment pouvait-il d'ores et déjà imaginer qu'il rencontrerait cette muse au regard énigmatique?
Trente ans plus tard, il réussit à trouver l'adresse de cette femme et lui téléphone pour s'assurer d'un rendez-vous. Celle qui se faisait appeler Caroline habite aujourd'hui un appartement décati, non loin de la promenade des Anglais à Nice.
La vieille dame accepte, non sans réticence, de le recevoir et de lui confier quelques bribes de son histoire avec Alberto Giacometti, des débuts enfiévrés jusqu'à la mort du grand artiste. Un entretien entrecoupé de «petits rires nerveux» et de longs silences. La gêne et l'émotion parfois se confondent. Telle une âme traquée, elle redoute aussi celui qui peut à tout moment devenir agressif. Et là, on dirait que les estropiés de la vie se retrouvent pour se faire plus de mal encore.
Yvonne, de son vrai prénom, n'était qu'une jeune adulte quand elle rencontra le sculpteur, «déjà usé» comme sa râpe à polir. de petite extraction, cette vendéenne peu fortunée avait atterri dans un de ces bars de joie du quartier Montparnasse où les filles entraînaient les clients à boire avant de les attirer sans contrainte dans les chambres. Á la fin des années 50, Alberto se rendait la nuit dans ces rades; il aimait la gouaille des femmes de petite vertu et des souteneurs. Il fut tout de suite attiré par «la plus jeune» qui se distinguait des autres par «un éclat certain et un naturel désarmant». Est-ce un vil péché pour un homme que d'agir ainsi?
Entre deux cigarettes blondes légères, la muse avoue: «Je l'ai aimé à la folie, comme lui m'aimait à la folie.» Il ne faut pas oublier que, pour elle, il avait refusé les avances de Marlène Dietrich et restait sourd aux remontrances de son épouse, Annette, et de son frère, Diego, le «fidèle des fidèles». Quand elle débarquait avec son cabriolet rouge, il jubilait. Elle amenait dans son atelier sa jeune insolence. le désir était né.
Mais, peu importe si tout ce qui est dit est vrai ou l'est de façon partielle. Ces propos, échangés dans la plus élégante des simplicités, conjuguent l'émoi de celui qui écoute et de celle qui se livre. Autre réussite non négligeable: la description de cette vieille dame qui, tout au bout de sa vie, chancelle, et qui, comme non assujettie à la pesanteur, finit par ressembler aux statuettes de l'artiste. Aérienne et fragile, mais surtout ailleurs. Bel hommage à Giacometti, qui cherchait à extraire la beauté de toutes choses en brisant la distance entre le modèle et lui-même. La cohérence s'insère dans toutes les pages de l'oeuvre. le hasard n'est plus du domaine du hasard. Et la nécessité se formule et se comprend. Celle du peintre, de la muse, du spectateur. Frank MAUBERT a voulu rendre visible ce qu'il ressentait, et il y est parvenu; il a creusé les mots, comme Giacometti un amas de glaise, pour arracher aux êtres leur secret d'émotion. Ce roman est sans nul doute une fresque encrée d'aujourd'hui.
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patatipatata
27 juillet 2012
En se rendant à Nice pour rencontrer Caroline, dernier modèle du sculpteur, ce n'est pas le portrait de Giacometti, l'homme des musées, que Franck Maubert nous laisse entrevoir. Mais Alberto, l'homme de l'atelier, l'homme des bars de nuit, l'homme qui aimait la compagnie des prostituées et sa fascination pour l'une d'entre elles dont il tombera fou amoureux. Au point de renoncer à la grande Marlène Dietrich pour ce «visage d'ange (qui) dissimule bien des ombres», celui de la mystérieuse Caroline. L'Insaisissable. La femme à risque.
Et le risque, c'était de voir débarquer deux gros bras qui réclament de l'argent, et cassent tous les plâtres de l'atelier. «peu importe, ils n'étaient pas bons se console t'il».
Caroline que Diego détestait, et qui «en viendra aux mains» avec Annette qui le voulait pour elle toute seule. "Ce n'est pas possible (lui dira t'il ). Si je ne vois plus Caroline. Je ne te verrai plus non plus."
C'est l'histoire de cette passion amoureuse que Franck Maubert décrit au travers des mots de celle dont le mystère le faisait tant rêver.
Les «Ecrits» d ‘Alberto Giacometti viendront combler les oublis et les blancs du récit de Caroline, donnant cette impression étrange de renouer entre eux un dialogue au-delà de la mort.
C'est aussi le portrait en creux de cette femme, devenue vieille, « une cigarette allumée d'un geste élégant, par habitude. /.../ qui ramène à des jours enfuis, ceux des bars de Montparnasse qui remplaçaient les maisons de rendez-vous fermés après la guerre par Marthe Richard
"Il me manque, mon ami, il me manque, mon amour, ma grisaille."
Très émouvant.
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Lali
10 janvier 2013
Elle a 20 ans, lui 60, au moment de leur rencontre en 1958. Celle qui fut le dernier modèle de Giacometti et qui ne s'appelait pas Caroline à la naissance se retrouve le temps d'un récit une héroïne alors qu'elle ne le fut pas du temps du vivant de celui qu'elle appelait et appelle toujours, avec beaucoup d'émotion, « ma grisaille ».
Où est le vrai, où est le faux, dans cette histoire qu'elle déploie à l'auteur, intrigué par un tableau qu'il a vu au Musée d'art moderne de Paris? Est-il besoin de le savoir alors que celle qui fut une muse est devenue une vieille dame un peu excentrique retirée à Nice? Tant pis si elle invente un peu, si elle gomme certains détails parce qu'ils sont moins beaux, si elle en enjolive d'autres pour se donner de l'importance.
Caroline n'était pas une sainte, loin de là. Giacometti non plus. Il aimait les filles de joie, elle en était une. L'histoire aurait pu durer un soir, une semaine, voire un mois. Elle dura des années. Mais c'est une histoire dont on ne connaîtra jamais les détails, l'héroïne n'ayant jamais dévoilé à Franck Maubert ce qui ne regarde personne d'autre qu'elle. On ne saura que ce qu'elle a voulu montrer et dire dans le désordre : ses canaris, les cigarettes au menthol qu'elle fume en buvant du Campari, sa rencontre avec Francis Bacon, sa visite du Louvre.
Cela donne un récit impressionniste assez décousu — mais non dénué d'intérêt — duquel le narrateur semble se détacher, ou auquel il semble de moins en moins s'intéresser à mesure qu'il partage avec nous ce qui se dégage de Caroline, ce qui enlève beaucoup au Dernier modèle, lequel a pourtant reçu le prix Renaudot Essai 2012. Je demeure donc un peu mitigée, insatisfaite du contenu, mais ravie par la forme.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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liratouva2
16 août 2012
Ce roman a été inspiré à l'auteur par un tableau de Giacometti vu au Musée d'art moderne de Paris : Caroline, 1965.
S'en est suivie la rencontre, à Nice, du romancier biographe avec cette dernière muse qui posait chaque jour pour l'artiste et qui sera son dernier modèle et son dernier amour.
Aperçue en 1958 dans un bar de Montparnasse, Caroline a 20 ans et lui 60. Ils ne se quitteront plus jusqu'à la mort de Giacometti, 8 ans plus tard, en 1966. D'elle il reste deux portraits à l'huile: «Caroline en larmes» et «Caroline avec une robe rouge»
C'est la journée de sa rencontre avec la désormais vieille dame qui a repris son vrai nom d'yvonne, la vendéenne, que raconte Franck Maubert. Réticente au départ, elle se dévoile peu à peu et revit ses séances de pose difficile, vue l'insatisfaction constante du peintre, leurs visites aux musées , un voyage à Londres et leur dîner-rencontre avec Francis Bacon que l'ivresse rend violent.
Rien n'est simple dans leur histoire, elle est volage, il est marié , elle aurait voulu un enfant, elle reçoit une voiture de luxe mais n'a jamais eu ni tableau , ni dessin , encore moins de sculpture de celui qu'elle appelait : «ma grisaille».
Difficile de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas totalement dans ce récit confession mais ce n'est pas désagréable à lire. C'est un roman court, pudique et nostalgique. A lire même si on ne connaît pas forcément bien l'oeuvre de Giacometti.
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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Les critiques presse (2)
Bibliobs08 novembre 2012
De [la] rencontre sur la baie des Anges avec une diablesse fatiguée, Franck Maubert a tiré un roman modianesque où l'on voit Alberto et Caroline marcher la nuit dans les rues de Paris, comme de longues sculptures en mouvement, et c'est très émouvant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Bibliobs11 juin 2012
De cette rencontre sur la baie des Anges avec une diablesse fatiguée, Franck Maubert a tiré un roman modianesque où l'on voit Alberto et Caroline marcher la nuit dans les rues de Paris, comme de longues sculptures en mouvement, et c'est très émouvant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
liratouva2liratouva216 août 2012
La nuit, Giacometti prenait ses quartiers dans des bars de Montparnasse. Chez Adrien avait sa préférence pour la jovialité des filles. Parmi celles-ci, il y avait Ginette et Dany, des demoiselles simples, un rien débauchées. Elles lui donnaient avec respect du “monsieur Albert”. Un soir, il n’avait pas tout de suite remarqué la petite dernière qui se prénommait Caroline. Elle se différenciait des autres par un éclat certain et un naturel désarmant. Elle était aussi beaucoup plus jeune, vingt ans à peine.
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patatipatatapatatipatata17 août 2012
«On ne réussit que dans la mesure où l’on échoue» sentiment qui rappelle la sentence de son ami Beckett : « Etre artiste, c’est échouer comme nul autre n’ose échouer.»
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patatipatatapatatipatata17 août 2012
De cette première confrontation avec son oeuvre, Caroline me dit : «je ne me rappelle pas tous les moments passés avec Alberto, mais là, j’ai été soufflée, je n’imaginais pas que les sculptures pouvaient s’imposer à ce point ; elles se tenaient debout comme des personnes, elles donnaient l’impression de respirer encore. /.../
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CsylCsyl05 mars 2016
Ce portrait-là précisément me parlait. Un rayon de soleil oblique tombait sur le visage du modèle et étincelait d'un effet d'émail doré.
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CsylCsyl05 mars 2016
Les lignes se croisent, se juxtaposent, s'effacent, jusqu'à se confondre en un même lacis. Faire et refaire. Ainsi va le lent cheminement de l'écriture des signes.
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Vidéo de Franck Maubert
Franck Maubert - Les uns contre les autres .Franck Maubert vous présente son ouvrage "Les uns contre les autres" aux éditions Fayard. Rentrée littéraire automne 2015. Retrouvez l'ouvrage : http://www.mollat.com/livres/maubert-franck-les-uns-contre-les-autres-9782213686615.html Notes de Musique : ?The Life and Death of a Certain K. Zabriskie, Patriarch? (by Chris Zabriskie). Free Musique archive. Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/
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