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ISBN : 2213680752
Éditeur : Fayard (20/08/2014)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Été 1976, été de canicule, à Paris. Mao-Mao, vingt ans, passionné d’art, survit en exerçant des petits boulots. Dans le quartier des Halles, il croise tout un monde d’écrivains, d’acteurs, de galeristes, de musiciens, de prostituées et de punks.

Parmi eux, Robert, un artiste, un vrai, un pur. Leur amitié a la fulgurance de l’évidence, de celle qui unit les rêveurs lucides et les paumés déterminés. Robert a deux fois son âge. Il n’est plus l’artiste e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  06 octobre 2014
Franck Maubert, entre ses multiples activités dans le domaine de l'art et des médias n'en n'est pas à son premier portrait. Mais avec cet ouvrage, il va au-delà de la biographie, même romancée et nous offre le portrait d'une époque, d'un milieu, d'une évolution sociétale.
Soyons honnêtes : C'est un ouvrage que sans Babelio et les éditions Fayard, je n'aurais pas spontanément acheté ni abordé. Qu'ils soient remerciés de cette opération « Masse critique ». D'autant que j'ai reçu un bien bel objet, bien relié, avec une belle mise en page. (Malgré quelques rares mais regrettables fautes d'accord…)
Peut-on résumer une biographie, surtout aussi riche que celle-ci ? Cela n'a pas de sens, sinon de nous conduire à débiter des généralités passe-partout.
Cependant, quelle vie que celle de Robert Malaval et donc de Mao-Mao, le narrateur. Que de rencontres extraordinaires Ce livre est un vrai catalogue des intervenants qui ont influencé ces années 60/70.
Là, l'auteur utilise une astuce intéressante : Pour nous conter l'histoire de Robert Malaval, artiste aux multiples compétences, visionnaire et créateur, précurseur et acteur de la mouvance « art moderne », il invente ( ?) un narrateur qui rencontre le "héros", et tout en vivant une amitié teintée d'une forte admiration, va nous expliquer de façon plus ou moins romancée la vie de ce personnage hors du commun.
Au début, on a un peu de mal à mettre en place les personnages, la situation, puis on se rend compte que l'histoire racontée est aussi celle d'une époque, d'un mouvement artistique, musical, littéraire… d'un vrai changement de société.
On navigue, avec ce livre entre la biographie, la rencontre, l'autobiographie, la description, l'histoire contemporaine. D'un style à l'autre l'auteur arrive à nous faire vivre une période, des démarches artistiques que nous avions frôlées, mais pas toujours approfondies.
Ce récit à la force du vécu.
En tout cas, ce texte est bien écrit, très agréable. Ces morceaux de vie sont plein de poésie
Je vous assure que la passion et l'intérêt montent tout au long de la lecture. Au début on a peur de s'ennuyer, et plus on insiste, moins on peut poser facilement ce bouquin.
On pourrait souhaiter que dans une autre édition, on puisse trouver quelques illustrations aussi bien des personnages que des styles cités . Cependant, comme toute oeuvre un peu riche, ce livre mérite que nous fassions nous-même un effort, un travail de recherche et je vous conseille de retrouver Robert Malaval sur internet et en particulier une interview disponible sur le site de l'I.N.A.
Vous aurez compris que j'ai beaucoup aimé ce livre, et bien sûr que même si au milieu de la production littéraire 2014 il a été assez peu médiatisé, j'en ai appris beaucoup de choses.
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Commenter  J’apprécie          240
Sharon
  21 septembre 2014
Quand j'ai commencé à lire Visible la nuit, j'ai failli ne pas dépasser les premières pages. L'auteur a en effet choisi de commencer par le suicide de Malaval, et la description, clinique, de l'acte, m'a bouleversée. J'ai continué à le lire, parce que j'avais vraiment désiré lire ce livre, à chaque fois que je l'avais rencontrée en librairie, et si on me l'a prêté, ce n'est pas pour craquer au bout de dix pages.
Dans ce roman-biographie, il est question d'un artiste, Robert Malaval, de ses créations, de ses excès, de son jusqu'au boutisme aussi. le narrateur, un jeune homme qui découvre ce milieu dont il est un des ouvriers (au sens propre du terme) raconte son parcours avec le regard de l'amitié, mais aussi la lucidité de celui qui voit l'autre se détruire et ne peut rien faire pour l'en empêcher. D'autres ont tenté avant lui.
Pas de jugement moral, pas ou peu de jugements esthétiques - Robert Malaval refuse de s'enfermer dans une forme qui a fait son succès, il désire se renouveler sans cesse, et peu lui importe, ou presque, que d'autres s'inspirent de ses travaux ou exploitent à fond ce qui les a fait connaître. Robert brûle sa vie, brûle sa "carrière artistique" - mais peut-on vraiment parler de carrière, dans l'art ? Après, il peut être blâmé, critiqué, jugé, il n'en reste pas moins que la personne à laquelle il a fait le plus de mal au cours de ses recherches artistiques, c'est lui-même.
Visible la nuit, un roman hommage à découvrir.
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Chipiecat78
  11 septembre 2014
Visible la nuit est un roman qui se déroule en 1976, durant l'été caniculaire. A Paris, dans le quartier des Halles, nous suivons Franck Maubert, dit Momo ou Mao Mao, jeune homme de 20 ans, vivant de petits boulots, passionné d'art.
Il cotoie tout un monde de peintres, d'écrivains, d'acteurs et se lie d'amitié avec le peintre Robert Malaval, âgé de 42 ans.
Ce dernier est un artiste "pur jus", fou de musique et accro à de multiples paradis artificiels ; il est dans le tourbillon de l'autodestruction.
Nous assistons au fil des pages à la décadence de cet artiste peintre et écrivain qui n'a plus le succès d'autrefois. Pendant que Mao Mao connaît lui ses premières aventures artistiques...
Ce roman m'a fait découvrir un artiste infiniment doué et revivre des souvenirs personnels. Mais c'est une histoire triste que nous raconte Franck Maubert. Il le fait avec des termes simples et certains passages poétiques. En revanche, il y a une abondance de termes techniques relatifs à la peinture parfois un peu rébarbatifs.
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LibraireDeParis
  03 novembre 2014
Comme le précise la citation du Petit Robert en exergue du livre, c'est du météore qu'il s'agit quand on dit qu'il est "visible la nuit". Robert Malaval était ce météore, artiste maudit, à l'ascension aussi fulgurante que sa chute qui, reconnu par ses pairs à la fin des années 60, se suicide en 1980 alors que plus personne ne s'intéresse à lui.
Plus personne hormis Mao-Mao, le narrateur et jeune ami de Malaval, parfois confident, assistant, presque nounou, Mao-Mao qui était bien étranger au monde de l'art va, de rencontre en rencontre, devenir quelqu'un alors que son ami disparaît. Un roman d'une double trajectoire, d'une amitié, d'un monde de l'art saturé de questions, de doutes, et surtout d'un Paris des années 70 dont les descriptions - les atmosphères du Châtelet en travaux où tout le monde se connaît, où il est possible le matin de boire un café avec les prostituées de la rue Saint-Denis et le soir se retrouver dans le même restaurant que Louis Aragon et Yves Saint-Laurent, l'émergence du punk - apportent les plus belles pages à ce roman qui n'en fait pas trop tout en sonnant incroyablement juste.
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cardesan
  23 octobre 2014
Ce n'est pas un livre que j'aurais choisi "librement" dans une librairie et j'aime profiter de Masse Critique pour découvrir autre chose. Cependant, ayant plus ou moins le même âge que Mao-Mao, je me retrouve dans cette ambiance. J'ai revécu avec ce 'roman' un peu de ma jeunesse. mais...
Le style est intéressant, on lit, on suit avec plus ou moins (trop de moins, hélàs) de plaisir car, ce qui m'énerve c'est quand l'auteur dit avoir croisé le regard de UNTEL mais rien ne suit. Qu'est-ce que ça apporte si ce n'est de se gausser d'avoir côtoyé des fameux ? Une fois ça passe, mais au bout du compte....
Pour le reste, lecture intéressante sur une époque dont je garde une petite nostalgie, merci de me l'avoir fait revivre.
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critiques presse (3)
LeFigaro   17 octobre 2014
«La vie n'allait pas assez vite, alors Robert l'avait accélérée dans le silence d'août d'un Paris déserté.» Ce clin d'œil au Feu follet est l'une des premières phrases de ce joli récit d'une amitié trop courte.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   08 octobre 2014
Avec un style modeste, humble, l'auteur raconte ses années avec ce peintre franc-tireur, très rock and roll.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Chro   22 septembre 2014
Visible la nuit restaure dans le même élan le mythe romantique de l'artiste maudit et fait revivre le chant du cygne des utopies des années 1970, sous couvert d'une histoire d'amitié où le duo, devenu inséparable, bat le pavé entre deux cuites et ne s'arrête que pour vivre des moments d'hébétude poétique.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SharonSharon   21 septembre 2014
L'idée d'une peinture pour l'éternité le fatiguait : - Je me suis mis à peindre comme on joue des chansons. Je joue un dessin, je le chante. Et d'ajouter : - Le rock est plus honnête que l'art, on sait que c'est du commerce.
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CsylCsyl   06 mars 2016
Il limite sa palette aux tonalités de terre, des bistres, des ocres, des bruns. Il se tient au plus proche des éléments, retranscrit scrupuleusement chaque détail, chaque éclat, chaque griffure, comme des écritures indéchiffrables, des marques magiques. Certains de ses signes font songer aux idéogrammes extrême-orientaux. Ses lavis évoquent la calligraphie chinoise.
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SharonSharon   21 septembre 2014
Il jouait sa vie en accéléré, n'avait plus rien à perdre et ne craignait rien. Furieusement pressé, Robert n'avait pas peur de la mort. Alors il jouait avec elle.
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Videos de Franck Maubert (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Maubert
À l?occasion de l'exposition "Bacon en toutes lettres" au Centre Pompidou, le critique d?art et romancier Franck Maubert, auteur en 2012 du "Dernier modèle", Prix Renaudot de l'essai, vient nous parler de sa rencontre avec le maître irlandais, peintre de la tragédie et de la condition humaine.
La Grande table Culture d?Olivia Gesbert ? émission du 16 septembre 2019 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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