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EAN : 9782353152018
264 pages
Éditeur : Balland (15/05/2013)
3.63/5   34 notes
Résumé :
"La belle Ninette, au corps sain et musclé, se mit à cultiver son potager en tenue d’Eve, si bien que la plupart des hommes du domaine se convertirent à l’anarchisme et retirèrent leur pantalon."

Philippe Berthelot est un commercial raté. Il sillonne la Mayenne profonde pour vendre des monte-escaliers électriques à des retraités qui lui claquent généralement la porte au nez.

Lorsque Boulbanec, patron aussi vaniteux que tyrannique, le r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
LoloKiLi
  26 juin 2013
" PRIERE DE NE PAS NOUS EMMERDER "...
… Ils étaient prévenus pourtant, les agents du Renseignement Intérieur, le panneau fiché à l'entrée du domaine du Haut-Plessis donnait le ton, non ?
Il faut savoir que la gentilhommière du Haut-Plessis c'est comme qui dirait la cour des miracles. Monsieur le Comte propriétaire des lieux assisté de sa gouvernante – acariâtre et pétomane à ses heures – y abrite avec une prodigalité méditative et bienveillante un rassemblement bigarré de loosers magnifiques, clochards cosmiques ou anarchistes en rupture de ban fondateurs d'une ‘colonie agraire communiste-libertaire à tendance crudi-végétarienne', et dont la devise commune pourrait s'inspirer d'un regretté moraliste-agitateur du siècle dernier via son illustre réplique : « La société n'a pas voulu de nous, qu'elle se rassure, on ne veut pas d'elle » (respirez ici).
A cette agreste et conviviale assemblée se joignent parfois Cro-Magnon, ex-militaire en camping-caravaning longue durée au fin fond du bois voisin, et son désespérément célibataire de pote Berthelot, vé-air-pé en repositionnement professionnel suite à sa calamiteuse éjection d'une glamourissime entreprise locale leader sur le marché du fauteuil électrique monte-escaliers pour retraités à mobilité réduite (respirez là).
Harmonie, pinard et sérénité donc, au coeur du riant bocage mayennais, jusqu'au débarquement saugrenu de deux superflics des Services Secrets (mais des gars tout simples hein, avec leurs problèmes perso comme vous et moi) en mode récupération impérative d'un document hautement explosif censé s'être « égaré » à proximité du manoir sus-décrit. Mayenne en quoi, c'est là bien sûr que commencent les embrouilles.
Olivier Maulin survole cet aimable bordel d'une plume rigolarde et désinvolte enchainant dans la bonne humeur et sans prise de tête péripéties et quiproquos surréalistes, scènes truculentes et portraits pittoresques de la Mayenne profonde. Point de rillettes mais la piquette du coin se charge d'imbiber le tout dans un délire de rébellion digne de feue la Chouannerie locale. le Bocage à la nage tient ainsi à la fois du polar sympathique et du fabliau postmoderne, l'histoire se lit vite et on sourit gentiment, c'est déjà beaucoup. Il faudra quand même qu'on m'explique le titre (le bocage, OK je capte, mais la nage, à part la rime...) ainsi que l'acception subliminale de la photo de couverture parce que, du coup, je n'ai pas trop vu le rapport, mais bon.
Ҩ
Encore une lecture complètement à la masse critique, grand merci donc à Babelio et aux Editions Balland qui ont bien voulu prendre le risque fou de me confier cet ouvrage.

Lien : HTTP://MINIMALYKS.TUMBLR.COM/
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Ziliz
  13 juin 2013
Des personnages pittoresques, losers, paumés et/ou idiots avérés. Anciens militaires déserteurs, chômeurs désabusés, rentiers, ils ne sont plus faits pour la société - et inversement. Ils se côtoient, se retrouvent autour de quelques verres consommés souvent sans modération (euphémisme). Les situations cocasses s'enchaînent.

Ce roman ressemble fort au précédent de l'auteur, 'Les lumières du ciel', mais je l'ai trouvé beaucoup moins drôle. Les ingrédients restent les mêmes : camaraderie, lose, picole, doux-dingues sympathiques, combines foireuses. S'y ajoute ici une vague enquête policière. La critique de la société - via le regard de quelques radicaux qui rejettent tout en bloc - est toujours jubilatoire chez Olivier Maulin.
Mais, pour ne pas lasser le lecteur, un auteur doit pouvoir changer une équipe, même gagnante. Garder son humour, oui, reproduire les contextes et situations presque à l'identique d'un ouvrage à l'autre, bof… Surtout si c'est pour le faire en moins bien, en plus grotesque.
J'ai souri plusieurs fois, quand même.
--- Merci à Babelio et aux éditions Balland.
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boreale
  04 juillet 2013
La présentation que l'on peut lire au dos du roman résume tout à fait l'ambiance , le ton , l'univers de ce roman.
Une lecture marrante ( ... ne vous attendez pas à de l'humour fin à l'anglaise hein, non , nous avons là un humour bien français "à la" San Antonio, avec de la mémé en jogging qui pète au réveil et de l'armoire à glace poilue qui vit dans les bois ... ) qu'on lit tranquillement ( quand je dis "tranquillement" j'entends par là que l'on n'est pas happé par un suspens de malade ou un truc du genre ; pour ma part j'ai trouvé que , plus que l'histoire en elle-même, c'était la galerie de personnages hirsutes et foldingues qui valait le coup ).
Pas de révolution absolue mais un bouquin sympathique tout à fait adapté pour une aprem d'été , affalé dans un transat, ou allongé sous un parasol :) Pour plus de précisions, des photos, des extraits hop : http://blabliblo.canalblog.com/archives/2013/07/04/27569685.html
Lien : http://blabliblo.canalblog.c..
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antar13
  01 avril 2015
j'adore cet auteur découvert par hasard du coup je vais tout lire de lui. drôle, réaliste, humain, dans la ligné d'Audiard, a mettre entre toutes les mains si vous voulez passer d'agréables moments
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jmquentin
  10 février 2014
Ce livre m'est tombé des mains un peu avant la moitié de l'ouvrage
Certes on rit parfois, mais dans ce genre là je préfère de loin les "Brèves de comptoir" de Jean Marie Gourio, qui ont le mérite de l'authenticité.
Donc en ce qui me concerne je n'aurais que 2 mots : bof, bof.
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critiques presse (1)
Lexpress   01 juillet 2013
Vous voulez rire ? En ces temps de morosité généralisée, les occasions sont trop rares pour qu'on rate celle-ci : une immersion désopilante au sein d'une petite communauté d'hurluberlus en rupture de ban avec la société de consommation, généreusement accueillis par le "seigneur du Haut-Plessis".
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   12 juin 2013
- Je tiens la civilisation pour le grand fossoyeur de l'humanité, déclara-t-il avec emphase. Le civilisé vit certes plus longtemps qu'auparavant, mais dans quel état ! Coupé de la nature et de ses instincts, il a perdu son énergie vitale et végète dans les villes pestilentielles et bruyantes, névrosé, faible, débile, aveuglé de lumière électrique, décérébré d'informatique, abruti de viande, de vin, de chimie, de travail absurde et de loisirs infantilisants, bercé par le rythme infernal de l'accumulation sans fin, baignant dans une orgie de science dont il se délecte sans même savoir pourquoi, et tout cela pour le plus grand profit des exploiteurs et des vandales gouvernementaux ! L'Etat est une prison, camarades ! La société, un asile de fous où la police monte la garde au profit des capitalistes ! La civilisation est consubstantielle à la terreur !
Il reprit son petit panier et se remit à tresser ses lianes de chèvrefeuille.
(p. 76)
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LoloKiLiLoloKiLi   26 juin 2013
C’est pourquoi je te dis que, si ça se trouve, on vivait mieux au Moyen Age.
[…]
– Eh, Velasquez, espèce d’espingoin, t’oublies juste un truc : au Moyen Age, y avait l’Inquisition.
– Et alors ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre de l’Inquisition… Tant qu’on disait pas de conneries, y avait pas de problème.
– Ouais, c’est vrai ça, admit Berthelot. Que maintenant, y en a même qui proposent de greffer des utérus aux hommes pour qu’ils soyent enceintes, rapport à l’égalité ! Probable qu’avec l’Inquisition, ils auraient fermé leur gueule !
– Pardi. A double tour encore ! La vue d’un bûcher rend modeste !
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LoloKiLiLoloKiLi   27 juin 2013
– Prenons l’exemple de la bagnole, continua Velasquez. Quant on l’a inventée, tout le monde s’est dit que ça nous ferait gagner du temps. T’es d’accord ?
– Ouais.
– Eh ben, t’as tout faux, ça nous en a fait perdre.
Il but une gorgée de sa bière.
– Toutes les distances se sont immédiatement agrandies, tout le monde s’est mis à avoir sa bagnole, il y a eu les bouchons, et maintenant on passe plus de temps dans sa bagnole qu’avant à pied. Tu piges ?
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LoloKiLiLoloKiLi   01 juillet 2013
Dès qu’il bâfrait, il évoquait la Corse. La Corse par-ci, la Corse par-là, son maquis de merde, ses femmes en noir, son honneur chatouilleux à la con, tout le toutim ! D’ailleurs, il avait du mal à supporter tout ce qui était au sud de la Loire, Martin. La volubilité, les médailles en or sur les torses velus, les hommes qui s’embrassent, les larmes, les accolades, tout ça le révoltait. Le commandant Martin était du Nord. Du pays des taiseux. Chez lui on se serrait la main entre hommes et on ne faisait pas tant de chichi.
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ZilizZiliz   13 juin 2013
- Pareil pour les mails. C'était censé nous faire gagner du temps sur les lettres. Sauf qu'avant on avait une ou deux lettres par semaine ; maintenant on a cent mails par jour. Là encore, c'est raté. Tout s'accélère, je te dis. C'est pourquoi je dis que, si ça se trouve, on vivait mieux au Moyen Age.
(p. 100)
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