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Gérard Delaisement (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070374505
Éditeur : Gallimard (14/03/1983)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 228 notes)
Résumé :
Un autre Maupassant que celui des contes normands et de La Maison Tellier. Un Maupassant qui, à travers l'histoire du peintre Olivier Bertin, projette son obsession du déclin, tente de se libérer de l'angoisse qui saisit tout créateur lorsque s'approche l'heure du bilan. Histoire d'un homme qui cherche à retrouver dans la fille de sa maîtresse sa jeunesse perdue, Fort comme la mort est aussi un grand roman social qui analyse les mécanismes et les rites de ce monde ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Aela
  18 juin 2012
Olivier Bertin est un peintre mondain du 19ème siècle. Il évolue dans les milieux aristocratiques parisiens et entretient depuis longue date une liaison avec la comtesse Any de Guilleroy.
Au fil des années, leur passion se transforme peu à peu en amitié amoureuse, d'autant plus que le peintre à succès n'est pas insensible au charme de la fille de la comtesse, Anna, qui ressemble étrangement à sa mère au moment où Bertin l'a rencontrée.
D'où un lent glissement de leur relation. La comtesse supporte mal d'être mise en concurrence avec sa propre fille.
Quant à Olivier Bertin, celui-ci tente de surmonter son obsession du déclin et de se libérer de l'angoisse de l'artiste face au bilan qu'il doit faire tôt ou tard sur son oeuvre.
C'est un roman très subtil sur l'usure des sentiments, c'est aussi un roman social qui analyse les rouages de cette société privilégiée de l'époque.
Un roman avec ses touches d'humour, comme l'évocation des peintres dissidents de l'époque que l'on appelait les "Intempérants" et d'autres détails savoureux comme la complainte des grandes dames face à leurs problèmes d'embonpoint (déjà à l'époque!!) et leurs recettes pour perdre du poids.
La dimension politique n'est pas absente puisque on y voit même les visées de Bismarck en Europe...
Un très beau roman, fort et profond, qui mérite bien son titre, et injustement moins connu que certaines autres oeuvres De Maupassant.
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cmpf
  25 mai 2016
Récit de l'amour d'un homme pour sa maîtresse, femme mariée, puis du report insidieux de cet amour pour la fille de cette femme. Femme qui voit sa beauté décliner, et d'autant plus décliner qu'elle vit dans la torture de ce nouvel amour qu'elle devine chez son amant bien avant que celui-ci ne s'en aperçoive.
Il est très peu question de désir charnel, tout semble relever de la douceur d'aimer et éventuellement de se savoir aimé. Tout est dit en délicatesse. Aussi bien l'amour partagé de nombreuses années entre les deux amants, que le glissement des sentiments depuis une femme mûre (selon les critères de l'époque) et toujours aimée vers une jeune fille qui ressemble tant à sa mère.
Les protagonistes évoluent dans le monde des aristocrates, mais je crois que le drame de cet homme qui veut retrouver sa jeunesse grâce à une jeune fille qui lui rappelle son grand amour tout en étant différente, et de cette femme qui voit son unique amant s'éloigner d'elle à mesure que le temps passe et la laisse un peu moins séduisante aurait pu naître dans un autre milieu. C'est le mal partagé par tous avec plus ou moins de souffrance.
Challenge 19ème siècle
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Moan
  17 mars 2013
Nous sommes à la fin du XIXème siècle.
Olivier Bertin est un peintre apprécié, reconnu et célibataire.
Un jour la comtesse de Guilleroy , très belle femme, lui proposera de faire son portrait. Elle viendra poser dans son atelier , d'abord en compagnie de sa fille Annette puis seule. Ils deviendront amants.
Une douzaine d'années plus tard, Annette a terminé ses études , se trouve en âge de se marier. Elle viendra perturber ce peintre qui ne trouve plus d'inspiration( "Je n'ai plus rien dans l'esprit, rien dans l'oeil, rien dans la main") et qui retrouve en elle sa maîtresse au début de leur rencontre.
Belle écriture De Maupassant pour parler de solitude, de vieillesse, de passion , d'inspiration chez un peintre sur le déclin à l'époque de la première exposition des impressionnistes.
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PiertyM
  01 octobre 2013
Le livre m'a accroché au début mais après je me suis déconnectée, pourtant le personnage de M Patissot est bien intéressant, il est surpris à chaque dimanche de découvrir une autre facette de la vie parisienne... mais j'ai eu du mal à continuer...
Un petit conte d'aventure d'un soldat en danger. Walter Schnaffs est un soldat prussien mais il est gros et il a toujours eu peur des armes surtout des canons....
Un court texte où Guy de Maussapant Décrit l'état psychologique d'un homme qui, se sentant abandonné de tous même de lui-même, est possédé du gout de suicide, de l'envie de faire un moi en lui qui lui devient désagréable à supporter!!!
A cela, il faut souligner que Guy de Maupassant lui-même a tenté de se suicider en 1891...
Une petite histoire bien marrante! Le début est un peu lassant parce que ça se lit certainement avec un regard fantastique comme on se sait toujours servi avec Maupassant, mais une fois qu'on se prête un regard beaucoup plus comique, on se fait un moment de détente... pourquoi pas...
Notre narrateur propose un voyage en Italie à son ami, et qui l'accepte , c'est pour lui une bonne occasion de visiter ce pays. Mais un petit contraste survient sur les propos de leurs intentions à l'égard des femmes. Le narrateur nous décrit à quel point son ami aime les femmes. Mais quand le narrateur conseille à cet ami d'aborder lui-même la fille rencontrée dans le train, une fille qui lui plait, à lui, cet ami, et qu'il est incapable d'aborder, il avoue simplement à son ami qu'il n'a jamais abordé une femme...beuhhh...
Une fille assez singulière qui répond Mica à toutes les questions. Et là, Guy Maupassant nous plonge dans l'univers de la drague masculine où chaque cible n'est toujours pas la même et à chaque fois il faut revoir ses stratégies, c'est ce à quoi vont jouer les deux amis car cette cible ne semble pas facile, en même temps elle a l'air bien vulgaire....
Quand l'inattendu arrive d'un seul coup, une fois à destination la fille exprime le désir de les suivre, les deux amis, surpris, se regardent...ils demandent à la fille de choisir l'un des deux, bien évidemment elle choisit notre cher narrateur....
Une année après, notre narrateur revient en Italie, il rend visite à la fille qui s'appelait finalement Francesvca Rondoli, il rencontre la mère qui lui propose comme compagnie pour son séjour Carlotta Rondoli, la seconde sœur de Francesca....
Quand le narrateur rentre à Paris, il souhaiterait repartir en Italie parce en dehors des deux aînées des sœurs Rondoli, il en reste encore deux cadettes...
Enfin, c'est une nouvelle qui vous détend simplement! heu oui!!!
L'inutile beauté
He bien, homme comment rendre inutile la beauté de ta femme, Guy Maupassant à travers son personnage le comte de Mascaret a résolu le problème dans la nouvelle l'inutile beauté, c'est de la rendre simplement pondeuse. Aussi le comte de Mascaret dont la jalousie est taillée comme une aiguille, en onze années de mariage, fait pondre à sa femme sept gosses...
Hé bien femme comment mettre un terme à ce statut de pondeuse et donner une bonne raclée à la jalousie de votre mari, c'est de lui faire savoir qu'un des enfants n'est pas le sien. C'est bien ce à quoi la comtesse s'est engagée avouant à son mari qu'un des enfants n'est pas un Mascaret, seulement, elle affirme ne pouvoir dire lequel, ni donner le nom de son amant...cela a permis à la comtesse de reprendre souffle, de raffiner sa beauté pendant six ans car pour son mari, elle était devenue une espèce de peste qu'il ne faudrait pas approcher...
Une petite nouvelle qui se lit d'un trait mais elle ne fait vraiment pas partie du fort de Maupassant et j'ai trouvé inutile la partie où ça philosophe entre deux amis
La paix du ménage
Une belle pièce qui vous permet de commencer la journée avec sourire et de vous détendre. C'est un sujet qui peut paraître bien révolu mais est-il que les problèmes entre l'homme et la femme n'ont jamais cessé, et que la paix d'un ménage se trouve toujours menacée malgré du fait que la situation de la femme ait été améliorée par rapport aux siècles précédents.
Guy de Maupassant, un expert fin dans la description parfaite des débauchés comme dans Bel-ami,dans cette pièce, nous en présente un , peut-être même deux en la qualité de l'un en tant que mari et de l'autre en tant que amant car l'un sait mieux décrire auprès de son amante les agissements de son mari qui révèlent avec lucidité aux yeux des avertis que celui-ci ne respire que par la débauche si bien qu'il gère son foyer selon les humeurs qui lui viennent de l’extérieur c'est-à-dire de ses maîtresses, quand la joie est au comble à l’extérieur, alors, lui, le mari devient désagréable avec sa femme mais quand l’extérieur ne le sourit plus, alors il transpose son sourire sur sa femme et joue à nouveau le jeu du mari amoureux ...mais qui est cet amant qui peut mieux savoir comment fonctionne M. de Sallus s'ils ne sont pas tous les deux les oiseaux de même plumage?
Enfin, Guy de Maupassant donne ici la voix à la femme!
L'attaque du moulin
La beauté du récit brouille la nature tragique de l'histoire. On n'y reste attacher, la verve d'Emile Zola nous fait vivre les différentes scènes que constituent cette nouvelle comme sur un écran. On partage aussi facilement l''embarras dans lequel se retrouve la jeune Françoise ou les calculs de guerre appliqués habilement par le capitaine de l'armée française...
Sur le point de se marier avec Dominique, le jour de la saint-louis, Grand dommage, la veille, le moulin est attaqué par des Prussiens, Françoise se retrouve dans une terrible situation où elle doit choisir qui de son fiancé ou de son père doit être livré aux prussiens? Deux heures lui sont accordées pour faire connaitre son choix. Elle espère autrement résoudre le problème, elle espère sur l'arrivée des Français si bien qu'elle gagne du temps...enfin, les français arrivent accueillis par des grands cris de joie...mais le temps qu'elle réalise ce qui lui arrive réellement, les deux personnes qui lui sont chères meurent: son père et son fiancé...n'empêche que le capitaine des Français crie Victoire à ses oreilles.
Voici cette fin:
"Et, apercevant Françoise imbécile entre les cadavres de son mari et de son père, au milieu des mines fumantes du moulin, il la salua galamment de son épée, en criant :
– Victoire ! Victoire !"
C'est l'une des nouvelles qui vous reste ancrée en mémoire!
Le Père Milon
Une belle nouvelle que ce père Milon, elle me laisse dans ma soif. A l'image de mademoiselle Fifi le père Milon est un vieux paysan apparemment clochard mais qui va mettre en application un plan de résistance contre l'armée Prussienne pendant l'invasion de 1870. Il agira en solitaire, tard dans la nuit, créant la panique dans le camp des occupants en tuant deux à trois soldats par jour sans être démasqué....
Une intéressante nouvelle, faisant à peine 15 pages mais c'est trop insuffisant!
La mère aux monstres.
A l'image de la nouvelle Toine, cette nouvelle est encore bien plus drôle! La mère aux monstres n'est qu'une pauvre femme servante dans une ferme qui se retrouve enceinte. Elle croit tuer le bébé en serrant son ventre avec le corset mais cela n'a servi qu'à déformer le bébé en un monstre...
Un jour, les montreurs de phénomènes découvrent le monstre et il les intéressent, ils l’achètent à un gros prix auprès de la pauvre femme rejetée...depuis ce jour elle est devenue une businesswoman qui produit chaque année des monstres...
La porte
Une petite nouvelle où Maupassant donne un certain pouvoir à la femme, celui de dominer sur l'homme surtout dans la débauche, un mari qui n'est pas jaloux de sa femme, il se permet même d'inviter ses amants en amis, et quand une fois devant un témoin, il ouvre une porte sans frapper, il surprend sa femme avec un amant, il referme aussitôt la porte et d'écrie: « Oh ! mon Dieu ! suis-je stupide ! Oh ! vraiment, suis-je bête ! Voilà une bévue que ma femme ne me pardonnera jamais ! »
Au Bord du lit, c'est une petite histoire de couple vivant ensemble mais ayant adopté une méthode de vie séparée et libérale. Après la soirée mouvementée d'amis, le couple se retrouve au bord du lit pour disputer un peu car le mari manifeste sa jalousie contre monsieur Burel qui de toute la soirée parlait presque à l'oreille de sa femme. Il essaie alors de se réconcilier avec sa femme mais cette dernière lui fait comprendre que cette fois ci les choses doivent être mises carte sur table comme dans un business...
Cette fois-ci, le style de l'auteur se rapproche du théâtre où on ne voit que des dialogues et quelques indications comme des didascalies, la narration n'a pas une place de choix ici, pas de descriptions dans les plus moindres détails ni la teneur de l'esprit naturaliste, ici, on est simplement humaniste...
La confidence
La marquise de Rennedou rend visite à sa copine la baronne de Grangerie, elle lui fait une confidence. Elle avoue avoir épousé son mari laid en croyant que cette laideur pourrait être compenser par un esprit de bonté, he bien, non, il n'en est rien. Puisqu'il n'est pas bon alors sa laideur devient insupportable pour la marquise, elle le rejette. Alors le mari en devient jaloux, soupçonne sa femme avec tous les hommes en vue, he bien, après en avoir marre en plus de la laideur, de la jalousie, la marquise décide de se venger de son mari...
Écrite avec beaucoup d'humour, cette nouvelle est un bon moment de détente!
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Mimimelie
  18 février 2020
Dans ma liste projets de lecture pour cette année, j'ai inscrit quelques livres classiques à lire, ou à relire… Je ne me fais guère d'illusions cette liste sera sans doute un peu chahutée au gré des surprises agréables que nous réservent nos flâneries chez les libraires, bouquinistes ou autres pourvoyeurs de cette denrée dont nous sommes si gourmands, les bouquins, pas vrai ?
Un premier, j'ai choisi Maupassant que j'affectionne particulièrement, Fort comme la mort. En voilà un titre énigmatique. Renseignement pris, ce titre ferait référence à un verset du Cantique des Cantiques « Car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ».
C'est un roman qui met en scène un couple d'amants confrontés à l'usure du temps, à la vieillesse, à la solitude, aux méchants démons de midi de ces messieurs, l'obsession universelle pour la jeunesse... Il nous plonge en compagnie de la Haute bourgeoisie, dans le Paris de la Belle Epoque de la fin du XIXe, son oisiveté, son mode de vie entre soi, engluée dans ses convenances….
L'histoire, qui est assez cruelle, n'en est pas moins, somme toute, banale mais l'écriture est délectable, les analyses psychologiques masculines et féminines sont d'une grande finesse, et surtout Maupassant touche là encore à l'essentiel de notre humanité : l'amour et la mort.
Fort comme la mort.
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Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   18 février 2020
C’est la faute de nos cœurs qui n’ont pas vieilli.
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PiertyMPiertyM   08 janvier 2015
– Quelle drôle d’idée vous avez là ?
– Quelle idée ?
– De me demander cinq mille francs.
– Rien de plus naturel. Nous sommes étrangers l’un à l’autre, n’est-ce pas ? Or vous me désirez. Vous ne pouvez pas m’épouser puisque nous sommes mariés. Alors vous m’achetez, un peu moins peut-être qu’une autre.
Or, réfléchissez. Cet argent, au lieu d’aller chez une gueuse qui en ferait je ne sais quoi, restera dans votre maison, dans votre ménage. Et puis, pour un homme intelligent, est-il quelque chose de plus amusant, de plus original que de se payer sa propre femme. On n’aime bien, en amour illégitime, que ce qui coûte cher, très cher. Vous donnez à notre amour... légitime, un prix nouveau, une saveur de débauche, un ragoût de... polissonnerie en le... tarifant comme un amour coté. Est-ce pas vrai ?
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PiertyMPiertyM   15 août 2014
MADAME DE SALLUS : Mon cher, vous rêvez !... S’il était amoureux de la Santelli, il ne me dirait pas qu’il m’aime... S’il était éperdument préoccupé de cette cabotine, il ne me ferait pas la cour, à moi. S’il la convoitait violemment, enfin, il ne me désirerait pas, en même temps.

JACQUES DE RANDOL : Ah ! comme vous connaissez peu certains hommes ! Ceux de la race de votre mari, quand une femme a jeté en leur coeur ce poison, l’amour, qui n’est pour eux que du désir brutal, quand cette femme leur échappe, ou leur résiste, ils ressemblent à des chiens devenus enragés. Ils vont devant eux comme des fous, comme des possédés, les bras ouverts, les lèvres tendues. Il faut qu’ils aiment n’importe qui, comme le chien ouvre la gueule et mord n’importe qui, n’importe quoi. La Santelli a déchaîné la bête et vous vous trouvez à portée de sa dent, prenez garde. Ça de l’amour ? non ; si vous voulez, c’est de la rage.
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AelaAela   18 juin 2012
Ainsi il adorait les bêtes, les chats surtout, et ne pouvait apercevoir leur fourrure soyeuse sans être saisi d'une envie irrésistible, sensuelle, de caresser leur dos onduleux et doux, de baiser leur poil électrique.
L'attraction qui le poussait vers la jeune fille ressemblait un peu à ces désirs obscurs et innocents qui font partie de toutes les vibrations incessantes et inapaisables des nerfs humains.
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PiertyMPiertyM   05 décembre 2013
– Schopenhauer, Messieurs, Schopenhauer, un grand philosophe que l’Allemagne vénère. Voici ce qu’il dit : “Il a fallu que l’intelligence de l’homme fût bien obscurcie par l’amour pour qu’il ait appelé beau ce sexe de petite taille, aux épaules étroites, aux larges hanches et aux jambes courbes. Toute sa beauté, en effet, réside dans l’instinct de l’amour. Au lieu de le nommer beau, il eût été plus juste de l’appeler l’inesthétique. Les femmes n’ont ni le sentiment ni l’intelligence de la musique, pas plus que de la poésie ou des arts plastiques ; ce n’est chez elles que pure singerie, pur prétexte, pure affectation exploitée par leur désir de plaire.”
– L’homme qui a dit ça est un imbécile, déclara M. de Sombreterre... ... ...
– Et Rousseau, Monsieur ? Voici son opinion : “Les femmes, en général, n’aiment aucun art, ne se connaissent à aucun, et n’ont aucun génie.”
... ... ...
– Rousseau est aussi bête que l’autre, voilà tout.
.. ... ...
– Et lord Byron, qui pourtant aimait les femmes, Monsieur, voici ce qu’il dit : “On devrait bien les nourrir et les bien vêtir, mais ne point les mêler à la société. Elles devraient aussi être instruites de la religion, mais ignorer la poésie et la politique, ne lire que les livres de piété et de cuisine.”
... ... ...
... Voyez, Messieurs, elles étudient toutes la peinture et la musique. Il n’y en a pas une cependant qui ait fait un bon tableau ou un opéra remarquable ! Pourquoi, messieurs ? Parce qu’elles sont le sexus sequior, le sexe second à tous égards, fait pour se tenir à l’écart et au second plan.
... ... ...
– Et Mme Sand, Monsieur ?
– Une exception, Monsieur, une exception
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Videos de Guy de Maupassant (104) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guy de Maupassant
L'émission complète : https://www.web-tv-culture.com//emission/victoria-mas-le-bal-des-folles-51653.html
Elle est l'une des révélations littéraires de cette fin d'année 2019. Avec son « Bal des folles », Victoria Mas a su se faire un prénom. Evoluant depuis sa naissance dans un univers artistique auprès de sa mère, la chanteuse Jeanne Mas, la jeune Victoria découvre la littérature à l'adolescence avec Maupassant puis Marguerite Duras. Son envie d'écrire la pousse à des études littéraires même si ses premiers pas professionnels seront dans le cinéma en tant qu'assistante de production. S'intéressant à la place de la femme et à l'évolution de la société à la fin du XIXème siècle, elle découvre ce fameux bal des folles que Jean-Martin Charcot avait instauré pour les femmes internées à l'hôpital de la Salpêtrière. Là, une fois par an, la bonne société parisienne venait danser avec ces démentes, costumées et grimées. Comble du voyeurisme mais aussi véritable exercice thérapeutique, ce bal était l'occasion pour ces pauvres femmes de sortir de leur isolement au cours d'une soirée mais aussi lors des semaines la précédant. Prenant prétexte de ce fait authentique, Victoria Mas a su plonger au coeur de la personnalité de ses personnages, se focalisant sur trois femmes, Eugénie, Louise et Geneviève, chacune avec son histoire, ses fragilités et ses résistances. S'appuyant sur une documentation sérieuse sans sacrifier à la qualité de l'écriture, la jeune primo-romancière nous offre un livre très abouti, qui résonne étrangement avec notre époque contemporaine. Dans ce Paris des années 1885 en pleine évolution, où les plus faibles sont laissés de côté, le roman interpelle sur la place des femmes et le rôle de la médecine, à une époque où les asiles étaient aussi la possibilité de se débarrasser de ceux que l'on jugeait différents. Un sujet passionnant et un livre très réussi. « Le bal des folles » de Victoria Mas est publié chez Albin Michel.
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