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Fabrice Pointeau (Traducteur)
ISBN : 2749120497
Éditeur : Le Cherche midi (08/09/2011)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 164 notes)
Résumé :
Los Angeles est la proie d'un monstre très particulier. Un homme qui ne viole ni ne tue les femmes mais leur réserve un sort peut-être pire encore : il les séduit, les kidnappe, joue avec elles, puis les abandonne à l'état de mort cérébrale. Neurologue, Maude Garance est en charge des neuf victimes de celui que la presse a surnommé Toyer. Bouleversée par le sort de ces femmes, elle accepte la proposition que lui fait Sara Smith, une jeune journaliste ambitieuse : s'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  15 octobre 2017
Los Angeles, chaleur intense, rêve de gloire dans l'esprit de nombreux habitants y résidant.
L'un d'eux a su se démarquer. Il ne tue pas, il ne viole pas... il séduit ses victimes puis pratique sur elles une cordotomie spinale, à savoir une déconnexion totale du cerveau sans pour autant toucher aux fonctions vitales. Cet homme sévit depuis un an déjà et chaque victime est amenée dans les services de la physiatre, Maude Garance. Lorsque la dixième victime fait son entrée dans son service, Maude passe à l'action. Aidée de Sara Smith, journaliste d'investigation à L'Herald, elle décide de communiquer avec Toyer via le journal. Une relation s'établit petit à petit entre eux... mais lequel des deux craquera le premier....

Ce livre est un énorme pavé ! Il peut faire peur au premier abord, mais rassurez-vous, l'auteur au travers de chapitres courts et l'utilisation de plusieurs points de vue rend la lecture plaisante et plutôt intéressante. 😉

Globalement, le livre se lit facilement. Le lecteur est pris dans l'histoire qui n'est pas tant un thriller au sens habituel puisque le tueur ne tue pas ... vous suivez ici une sorte de combat psychologique entre deux êtres décidés à gagner. D'un côté Toyer, tentant de plaider son innocence et son irresponsabilité concernant ses actes et, Maude Garance tentant de l'arrêter afin que le nombre de victimes cesse. Cet angle inattendu pourrait être constructif ... seulement le rendu au fil de la lecture est complètement autre. le serial killer, Toyer est décrit non pas comme un monstre, mais un être faible et fragile, la docteur comme une psychopathe. L'histoire tombe dans la caricature avec des scènes complètement farfelues comme le procureur s'énervant contre Maude Garance parce qu'il ne fait rien, la police aux abonnés absents ne réagissant pas lorsque Toyer communique via le journal....

Bref, le lecteur n'entre pas dans l'histoire. 😴 C'est trop "superficiel", cela manque justement de psychologie et de nuances pour un thriller qui se veut mental. Le comble !😮
Ajouté à cela les effets de styles avec les pensées sans intérêt des protagonistes en italiques qui n'apportent rien , les liens qui unissent les personnages (Los Angeles doit être une ville bien petite) et le final complètement idiot. Le lecteur ne s'ennuie pas, mais n'est pas non plus transcendé par sa lecture. Dommage.... cet angle aurait pu donner quelque chose de vraiment plus fort s'il avait été plus subtil et moins dans le cliché.
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Commenter  J’apprécie          760
sandrine57
  13 novembre 2012
A Los Angeles, un homme s'attaque à des femmes jeunes et belles en toute impunité. Il ne les viole pas, il ne les tue pas, il se contente de déconnecter leur cerveau, les plongeant dans un coma sans rémission. Comme il n'y a pas meurtre, le procureur et la police se préoccupent peu de ce psychopathe qui vient pourtant de faire sa neuvième victime. Seules deux femmes se battent pour qu'il soit arrêté : Maude Garance, la psychiatre qui accueille les enveloppes vides de ces femmes sacrifiées dans la clinique où elle travaille et Sara Smith, une jeune journaliste du Los Angeles Herald qui voit là une histoire susceptible de lancer sa carrière. C'est d'ailleurs cette dernière qui l'a baptisé "Toyer", le joueur, parce qu'il joue avec ses victimes, avec la police, avec la presse. La psychiatre et la journaliste vont unir leurs forces pour entamer le dialogue avec ce "non tueur en série", pour l'amener à se dévoiler et peut-être commettre le faux pas qui le perdra....

Des invraisemblances qui frisent le ridicule, des personnages caricaturaux et sans consistance, une intrigue qui traîne en longueur de faux rebondissements en retournements de situation aberrants, le tout dans un style indigent qui combine une écriture télégraphique à des chapitres trop brefs, sans compter l'avalanche de petites phrases en italique censées exprimer les pensées "profondes" des personnages et une traduction pas toujours très heureuse... Bref, une lecture laborieuse pour un thriller qui se veut original mais qui est juste abracadabrant. A fuir!
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PiertyM
  01 août 2015
Une belle histoire, une intrigue qui ne vous fait pas frissonner pour autant mais très intéressante, une forme de criminalité qui ne dit pas son nom, un psychopathe de la pire espèce, un assoiffé des sensations, des passions truquées sans plus, quand ça manque de l'amour, on devient un détraqué sur de multiples voies, ici notre gars est un kidnappeur de séduction, un magnétiseur psychopathe qui ne viole pas ses victimes, qui ne les tuent pas mais il joue avec elles, ensuite, il les abandonne dans un état d'inertie totale...comment comprendre un tel homme, surtout évaluer son taux de criminalité, c'est simplement un monstre de la pire espèce...mais avec une matière psychologique aussi déroutante, l'écriture n'est pas convaincante, il y manque une finesse à la taille de l'esprit désarçonné de notre psychopathe, une quelconque folie à nous ébranler ...
Commenter  J’apprécie          180
BlackKat
  31 mars 2014
Un gros pavé de près de 750 pages en poche...
Une 4ème de couv' alléchante...
Nous parlons d'un homme qui endort votre vigilance, séduit, s'introduit dans votre intimité... et vous laisse au petit matin... en état de mort cérébrale!
Et par conséquent, pas de meurtres, stricto sensu, mais des vies, ou plutôt des survies, brisées à jamais et un chagrin incommensurable pour les proches.
Pas de meurtres, pas d'intérêt pour la police, une grande gêne pour les élus, une mane pour les journalistes et un public malsain.
Juste deux femmes qui veulent sa perte et, dit la 4ème de couv', vont le traquer.
C'est alléchant, hein?
Oui? Vous êtes sûrs?
C'est ce que je croyais aussi... mais quelle déception et quelle lecture indigeste!
Tout d'abord, si vous voyez une quelconque traque dans toutes ces pages, prévenez-moi, que je révise ma définition du mot "traque"!
Même l'enquête criminelle est quasi inexistante!
Et parce qu'à mon sens, ces dames ne font que suivre et titiller le bonhomme, avec une moralité douteuse et malsaine de surcroît!
Entre la psy émoustillée par des rêves pseudo-érotiques et la journaliste balançant entre le scoop de l'année et l'admiration pour le côté gentleman du môssieur (pensez donc, il ne TUE pas ses victimes, que c'est beau!), le lecteur baigne dans le glauque glissant et refoulé.
Maude est psy et elle devrait être sa première patiente car je ne la recommanderais pour rien au monde!
Sara est jeune journaliste et entre désir de briller et états d'âme, son éthique est élastique!
L'auteur aborde succintement le rôle ou plutôt l'inaction des politiques bercés par l'électorat et le copinage. Il analyse également le comportement médiatique et la responsabilité des journaux dans la gestion intéressée des informations portés à leur connaissance, leur fierté pour l'étroite collaboration entretenue avec un criminel et leur manière de présenter "leur" vérité à un lectorat en mal de sensations fortes et de spectacle.
Le héros, c'est Toyer, futur écrivain narrateur de ses frasques, grand seigneur. Il rendrait presque service aux familles des jeunes femmes en sursie avec l'aumône des bénéfices de ses écrits! Aberrant... cela ressemble presque à une apologie du crime!
Et ses victimes? Des potiches, juste bonnes à squatter le fond d'un lit d'hôpital... c'est tout.
Les personnages ne sont ni fouillés ni attachants... Même cette jeune femme, Telen, qui se retrouve malgré elle au milieu de cet imbroglio trouble, animé du plus pur amour, n'échappe pas à cette ambiance insipide...
Le récit est long, très long, tout en longueurs, décousu, truffé d'invraisemblances, à la limite souvent du style télégraphique qui crée un rythme mécanique, sans âme et sans passion.

Le sujet était intéressant, il y avait matière, mais personnellement, l'auteur est passé à côté de l'accroche.
Par conséquent, un gros pavé dans la marre se noiera car il ne me laissera pas un souvenir impérissable...
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Pinklychee
  18 juillet 2016
Je ressors assez mitigée de cette lecture. Il y a du très bon, mais aussi de nombreuses longueurs. Ajoutez à cela un style parfois un peu étrange, dont j'ignore s'il vient de la traduction ou si l'auteur écrit vraiment ainsi, et vous comprendrez que j'étais bien contente d'en voir le bout.
Ca partait pourtant bien: on a Toyer, un psychopathe qui prend un malin plaisir à faire la connaissance de ravissantes jeunes femmes, qu'il séduit avant de les laisser dans un état de mort cérébrale. de jolies fleurs pâles, voilà ce qu'elles deviennent, et cela désespère le docteur Maud Garance, physiatre de l'hôpital où ces jeunes femmes sont recueillies, car les effets de la cordotomie spinale subie sont irréversibles.
Maude est contactée par Sara Smith, une jeune journaliste qui souhaite au départ avoir son avis à propos de Toyer. Puis, poussée par son chef, elle propose à Maude une tribune où elle pourrait s'adresser à Toyer, espérant ainsi le pousser à la faute et le forcer à se démasquer. Sauf que Toyer se prend au jeu et que sa médiatisation semble fortement lui plaire...
Je referme ce livre avec un sentiment particulièrement désagréable: par moments, j'ai trouvé ce récit plutôt malsain, notamment dans la relation Toyer/médias. Comme cela arrive de plus en plus fréquemment, le psychopathe se retrouve à la une des journaux, on surexpose ses "exploits", on lui offre une médiatisation qu'il ne mérite pas, le voilà célèbre alors que ses victimes, elles, sont réduites à jamais à l'état végétatif.
Quand (enfin!) Sara en prend conscience, il est trop tard: les gens se passionnent pour cette affaire, Toyer veut écrire un livre dont il reverserait les bénéfices à ses victimes, et le pire (à mon avis) est que des maisons d'éditions sont prêtes à le publier. Quand Sara, à qui Toyer écrit personnellement, veut tout stopper, elle se heurte au mécontentement et de son patron et de l'opinion publique, qui estime avoir parfaitement le droit d'être informée.
Sauf que là se pose la question des limites entre information et curiosité mal placée: jusqu'où peut-on aller sous prétexte d'informer les gens? Où se situe la limite entre simple information et fascination morbide du public, qui veut sans cesse en savoir plus? Surmédiatiser les criminels en parlant d'eux sans cesse n'est-il pas dangereux? Toyer pose intelligemment la question, tout en nous montrant les dérapages que cela peut occasionner.
J'avoue que j'étais curieuse de voir comment l'auteur allait bien pouvoir traiter tout cela, et par moments j'ai enchaîné les chapitres (qui sont relativement courts) et englouti les pages sans problèmes, tandis qu'à autres ma lecture se faisait plus laborieuse. J'ai trouvé certaines tournures de phrases bizarres, j'ai parfois dû relire certains passages à deux fois pour être sûre d'avoir bien compris ce que l'auteur voulait dire.
Par contre, j'ai beaucoup aimé que certains débuts de chapitres ressemblent à des didascalies, ces petites notes que l'on retrouve généralement au théâtre et qui nous donnent des indices sur le lieu, l'heure, etc... et personnellement ça m'a beaucoup plu.
Cependant, à environ deux tiers du livre, on sent soudain comme un essoufflement au niveau de l'intrigue, et là les choses ont commencé à déraper. Avec un peu d'imagination, il est facile de deviner qui est Toyer, mais là n'est pas le souci. En effet, connaître son identité n'est pas le but final de ce livre, limite cela importe peu, ce qui est important est de savoir pourquoi il prend tant de plaisir à lobotomiser ses victimes.
A partir de ce moment, j'ai trouvé qu'on commençait à tourner en rond, il y avait beaucoup de longueurs, je pense d'ailleurs que certaines coupes dans le récit ne lui auraient pas fait de mal! ^^
Puis on arrive sur la fin, machiavélique, mais qui en tant que fin ouverte laisse place à l'imagination du lecteur.
Pour ma part, cette fin ne m'a pas plu, tout comme l'évolution du personnage de Maude. Celle-ci est obsédée par ses patientes, elle leur fait subir divers tests afin de voir si leur état évolue, et comme ce n'est pas le cas tout cela a tendance à lui peser.
Maude est en colère, contre Toyer pour ce qu'il fait à ses victimes, contre Sara et les médias qui donnent à Toyer un statut de star qu'il ne mérite pas, et contre le procureur et la police qui ne font rien. Après tout, Toyer ne tue pas, donc il n'est pas une priorité, ce qui rend Maude folle. Elle vit une véritable descente aux enfers, se sent incomprise et ne prend pas que des bonnes décisions.
Quant à Sara, il lui faut du temps pour comprendre que les décisions qu'elle prend au sujet de Toyer ne sont pas forcément les bonnes et que courir après un scoop n'est pas forcément une priorité.
Au final, Toyer est une bon pavé qui souffre de pas mal de longueurs, de personnages auxquels il est parfois difficiles de s'attacher, mais qui a le mérite de poser les bonnes questions quant au rôle des médias. A lire, même si le nombre de pages peut légitimement faire peur.
Lien : http://pinklychee-millepages..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   15 octobre 2017
Los Angeles n’a pas d’histoire, pas de monuments, pas de statues, pas de commentaire. Elle existe parce qu’elle a jadis volé l’eau du comté d’Inyo au nord.

Sa terre a été volée aux Indiens chumash par les Espagnols, puis volée aux Espagnols par les Américains. Aujourd’hui, les Indiens sont morts, les Espagnols sont repartis, et Los Angeles attend la revanche du comté ruiné au nord, le comté asséché qui est aujourd’hui mort. Le temps du châtiment est venu.

Il y a Beverly Hills. Ici tout est neuf. Voitures aussi fraîches que des œufs, consortiums constitués sur un coin de nappe, vêtements récents dessinés dans des villes antiques, peintures iridescentes presque sèches, chaussures à semelles gaufrées qui ne foulent jamais le sol mais enfoncent des accélérateurs allemands, cartes de crédit chic et colorées, coiffures jeunes. Tout ce qui a été dit hier est oublié aujourd’hui. Seul le neuf est crédible, admiré. Tout est, comme chacun le sait, temporaire. Hanté par les fantômes des célébrités défuntes, celles qui sont montées en standing, maison après maison, parfois simplement en louant, puis qui sont mortes. Racines égalent stagnation. Usure égale pauvreté. Agents immobiliers égalent beau monde. Les oranges gisent dans le caniveau à côté de balles de tennis pelucheuses. Il n’y a pas de pauvres.
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lalyMlalyM   12 mars 2019
Sa mère espérait sa mort tandis qu'il écoutait E lucevan le stelle à la radio. Lui croyait à sa propre invincibilité, c'était un mégalomane, un tyran qui se prenait pour le plus grand des hommes. James Garance.
Maintenant sa fille laisse la virilité grandiose des voix l'envelopper, pénétrer ses pores, la remplir d'un vibrato mâle, la beauté humaine de son sexe, sa chanson intérieure, sa culture. Depuis le sol, la musique l'envahit comme un sang neuf, s'écoulant dans ses bras jusqu'au bout de ses doigts inertes, noyant le murmure de sa voix intérieure.
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M4rionM4rion   10 octobre 2015
Le public est une chose. Une chose fainéante, sans talent, déloyale, égocentrique, lente, incapable de s'exprimer correctement, presque analphabète, malhonnête, inconstante, obèse. Le public est un mouton.
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CindolCindol   22 juillet 2016
Voici la grande différence entre un caméléon et moi. Un caméléon change de couleur en fonction de la couleur de la feuille sur laquelle il se trouve, d'accord? Alors que moi, je change la couleur de la feuille sur laquelle je me trouve pour qu'elle corresponde à ma couleur.
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PiertyMPiertyM   29 juillet 2015
Ne le traite pas de fou. Ils n’aiment pas qu’on les traite de fous quand ils le sont, et il l’est probablement.
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