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EAN : 9782253136811
539 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1995)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 284 notes)
Résumé :
Henri IV est tombé sous le poignard de Ravaillac. Louis XIII n'a que neuf ans et une mère, Marie de Médicis, qui entend bien conserver le plus longtemps possible, au profit du Florentin Concini, la réalité du pouvoir... Le chevalier Pierre-Emmanuel de Siorac est le témoin des sept années au cours desquelles l'enfant-roi, qu'il sert avec un dévouement absolu, va en secret tisser son réseau, s'initier aux affaires du royaume, jusqu'au coup de force qui lui donnera le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Aidi60
  12 septembre 2015
J'avais déjà lu ce tome de la saga "Fortune de France " dans mon adolescence, mais quel plaisir de relecture.
Je crois que mon amour pour la plume de l'auteur ; qui allie si bien vieux français et langue d'oc; et ma tendresse pour le roi Louis XIII sont indéfectibles et immémoriaux.
Ici, nous est conté dans "L'Enfant Roi "les jeunes années de ce roi.
De 9 ans, l'âge auquel le couteau de Ravaillac le sépara à jamais de son bien aimé père Henri IV jusqu'à sa prise de pouvoir en sa quinzième année.
Comment ne pas s'attacher a ce tout jeune enfant.
Mal aimé, brimé, et humilié par sa mère la redoutable Marie de Medicis qui préfère le pouvoir et la pécune à l'amour filiale.
Entouré de forces halouses et hostiles, il doit faire face à l'impudence des époux Concini et des Grands prêt à dévorer son royaume. le clergé n'est d'ailleurs pas en reste plus soucieux des droits de l'Eglise que des siens.
Louis n'est pas un grand parleur. Souffrant de bèguement, il est sciemment tenu dans l'ignorance et infantilisé. Il cache pourtant une riche personnalité, une vivacité d'esprit et une mémoire remarquable.
Il tient en très haute estime ses prérogatives royales. Sa clairvoyance et sa fermeté annonce déjà le style mesuré et majestueux qui sera celui de son illustre fils.
Heureusement dans ce dedale périlleux de la Cour il trouvera quelques personnes dévouées toujours désireuses de le secourir dans le desert de son existence.
Le narrateur temoin déjà croisé dans le précédent tome "La volte des vertugadins" est de ceux-là.
Pierre Emmanuel, chevalier de Siorac est fraîchement nommé Premier gentilhomme de la Cour du roi grâce au soutien de sa truculente "marraine", la Duchesse de Guise.
Basé sur une documentation foisonnante ponctuée de piquantes anecdotes, une langue drue et verte non sans humour et des portraits précis et pétillant ce roman ravira les amateurs d'Histoire et d'intrigues.
Les quelques 500 pages se lisent à bride abbattue et l'on trepigne telle la splendide jument alezan du narrateur de chevaucher tambour battant vers le prochain tome qui je l'espère sera riche en nouvelles aventures.
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Epictete
  15 mars 2014
Tome n°8 de la série "Fortunes de France"
Pierre Emmanuel de Siorac est gentilhomme à la chambre du roi, Louis XIII qui à la mort de son père Henry IV n'a que que neuf ans.
Pierre-Emmanuel sera le témoin de la régence de Marie de Médicis et de ses excès, comme de la montée en puissance du roi et de sa prise de pouvoir.
Il s'agit bien sûr d'un roman historique bien sûr, mais très orienté sur la notion de comédie du pouvoir, les luttes et les intrigues politiques. Mais que retient-on d'autre de l'histoire que ces coups-bas, rumeurs et intrigues ?
Les temps ont-ils bien changé, d'ailleurs et que laissera notre histoire contemporaine aux manuels ou livre d'histoire du futur ?
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gill
  07 juin 2012
Henri IV est tombé sous le poignard de Ravaillac, il laisse un roi de neuf ans soumis à une régence dominée par Concini.
Le chevalier Pierre-Emmanuel de Siorac est témoin, sous la plume talentueuse de Robert Merle, des sept années que Louis XIII va mettre à s'affirmer comme roi de France.
Ce huitième chapitre de la série "Fortune de France" est passionnant, la description de la cour qui en est faite est époustouflante de vie et de précision. Depuis Maurice Druon et ses rois maudits, la littérature n'avait jamais aussi bien fêté L Histoire.
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Epictete
  15 mars 2014
Tome n°8 de la série "Fortunes de France"
Pierre Emmanuel de Siorac est gentilhomme à la chambre du roi, Louis XIII qui à la mort de son père Henry IV n'a que que neuf ans.
Pierre-Emmanuel sera le témoin de la régence de Marie de Médicis et de ses excès, comme de la montée en puissance du roi et de sa prise de pouvoir.
Il s'agit d'un roman historique bien sûr, mais très orienté sur la notion de comédie du pouvoir, les luttes et les intrigues politiques. Mais que retient-on d'autre de l'histoire que ces coups-bas, rumeurs et intrigues ?
Les temps ont-ils bien changé, d'ailleurs et que laissera notre histoire contemporaine aux manuels ou livre d'histoire du futur ?
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SophieLesBasBleus
  29 avril 2019
Ce huitième volume de Fortune de France est placé sous une tonalité plus sombre que les précédents. L'assassinat d'Henri IV laisse le royaume sous la régence de Marie de Médicis et de ses favoris : Concini et Léonora Caligaï. Révolte des Grands, gaspillage du trésor, factions et conspirations se succèdent alors que le jeune roi de 9 ans subit les humiliations de sa mère bien décidée à garder le pouvoir. Premier gentilhomme de la chambre du roi, le Chevalier de Siorac est le témoin privilégié de ces évènements et se dévoue intégralement à cet enfant-roi si isolé à la cour. Amant de la comtesse Ulrike de Lichtenberg, il doit malgré tout composer avec sa "marraine" la duchesse de Guise, toujours prête aux décisions les plus dangereuses. le récit couvre les 7 ans qui vont de la mort d'Henri IV à la violente prise de pouvoir de Louis XIII par l'assassinat de Concini.
Le Chevalier de Siorac entre dans sa maturité alors que le royaume traverse une sorte de tempête qui menace de l'engloutir. Est-ce cette menace qui pèse aussi sur la narration ? La chronique historique prend le pas sur les aventures personnelles du narrateur et le récit détaillé des évènements manque parfois de la vivacité qui faisait le charme des précédents volumes. Les relations entre les personnages sont toujours aussi finement et fougueusement évoquées par des dialogues pétillants, mais l'enchaînement des faits historiques est souvent raconté de manière un peu didactique, comme si le témoin-narrateur ne faisait plus partie du tableau.
Mais cela ne m'empêchera pas de lire la suite !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
À cette difficulté s'en ajouta une autre. Vitry était fort connu et aimé à la court,étant bon compagnon, et ceux qui le croisaient le voulaient saluer, embrasser et avec lui gausser. Et à tous Vitry dissimulant sa fiévreuse impatience, criait : >pour contenir la suite de Conchini, laquelle pourtant était trop stupéfaite pour réagir, tant est que le seul mot de Roi suffisait à la paralyser. Seul Monsieur de Saint-Georges tira à moitié son épée, mais se voyant seul à le faire, il rengaina. Le visage défiguré et sanglant de Conchini était noir de poudre, tant les coups de pistolets avaient été tirés de près. Irrité de ce cadavre fût assis, Vitry le poussa du pied. Il roula et s'affaissa, la face touchant le plancher sali du pont dormant. Dans ce mouvement, une des galoche que Conchini avait mis par-dessus ses chaussures pour les protéger de la boue, s'échappa de son pied, passa sous la balustrade du pont et chut dans les douves. Étant tombée du bon côté, elle ne s'enfonça pas aussitôt, mais flotta quelque instant dans l'eau noirâtre.
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gillgill   20 juin 2012
Je me souviens avoir entendu à la télévision un souverain arabe dire que dans son pays les épouses des rois n'étaient jamais admises à jouer un rôle politique, et qu'il en allait beaucoup mieux ainsi, l'exemple de la France étant là pour prouver que les régences féminines aboutissaient à des désastres.
Voire ! Blanche de Castille gouverna avec beaucoup d'énergie et de clairvoyance, et laissa à Saint-Louis un royaume pacifié.
Catherine de Médicis, à la mort d'Henri II, fit face avec beaucoup d'habileté à une situation dramatique.
Et Anne d'Autriche, bien qu'assez légère de cervelle,eut la sagesse, quand le sceptre lui échut, de laisser gouverner Mazarin.....
(extrait de l'avant-propos inséré en début de l'édition de poche parue en 1993)
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
- Sire, dit le chambellan avec une certaine gêne, car la gaîté de l'enfant ne lui avait pas échappé, il n'est pas nécessaire que vous dormiez maintenant, mais seulement quand les évêques entreront dans ce cabinet, car ils sont censés vous réveiller, vous soulever et vous mettre debout.

- Eh quoi! Monsieur le Grand Chambellan, dit Louis, ne peux-je me lever moi-même?

- Non, Sire, ce n'est pas l'usage en cette grande occasion. Toutefois, quand les évêques vous soulèveront, il ne faudra pas vous faire trop lourd, car les évêques n'ont pas beaucoup de forces, étant vieils et mal allant.

- Je m'en souviendrai, dit Louis.
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CielvariableCielvariable   24 janvier 2019
Le lendemain, je me présentai dans les appartements du roi en laissant un bouton de mon pourpoint hors de son oeillet. Ce n'était pas négligence, mais langage. Cela voulait dire que j'étais informé d'un fait dont je voulais lui faire part.
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Videos de Robert Merle (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Merle
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64092
Pour que la chirurgie orthopédique ait pu atteindre son degré actuel de fiabilité, il a fallu une organisation hospitalière nouvelle, la création de la spécialité, son enseignement à grande échelle, la pratique d'une délibération collective rigoureuse et honnête de chaque indication opératoire, y associer médecins experts et anesthésistes, exiger une pratique opératoire efficace et applicable par tous, publier les résultats sans masquer les échecs. Tout cela, nous le devons à un assembleur. Robert Merle d'Aubigné est celui auquel les chirurgiens orthopédistes français actuels doivent de pratiquer aujourd'hui.
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