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Jean-Marc Porte (Traducteur)
ISBN : 2913031161
Éditeur : Edimontagne (22/11/2001)

Note moyenne : 2.84/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Une question qu’a priori, on ne se pose pas. Dans l’esprit de tous, il suffit de trouver un endroit tranquille, de se mettre en posture, et quitter les lieux une fois l’affaire faite. Et c’est ainsi qu’au détour d’un sentier, il n’est pas rare de se trouver face à une rangée d’immondes étrons surmontés chacun – cerise sur le gâteau – d’une petite boulette de papier toilette...

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Clair_de_Plume
  21 janvier 2018
Comment chier dans les bois... une question qu'a priori, on ne se pose pas. Dans l'esprit de tous, il suffit de trouver un endroit tranquille, de se mettre en posture, et quitter les lieux une fois l'affaire faite.
Et c'est ainsi qu'au détour d'un sentier, il n'est pas rare de se trouver face à une rangée d'immondes étrons surmontés chacun – cerise sur le gâteau – d'une petite boulette de papier toilette...
L'auteur, Kathleen Meyer, est américaine. Elle a été plusieurs années guide de randonnée sur la rivière Whitewater. Elle a accompagné des citadins à qui il lui fallut apprendre – ou réapprendre – à éliminer en pleine nature.
Kathleen Meyer traite son sujet à la fois avec humour et sérieux. Elle émaille son récit d'anecdotes cocasses survenues à des campeurs contraints de se soulager en des endroits peu habituels (comment s'y prend quelqu'un en train d'escalader une falaise soudain saisi d'une envie irrépressible ?). Cependant, elle insiste beaucoup sur les répercussions préoccupantes provoquées par l'afflux croissant de campeurs et randonneurs dans la nature.
La mode des activités « naturelles » s'est considérablement développée ces dernières décennies. Les endroits réellement sauvages exempts de toute présence humaine se font bien rares. Cela n'est pas sans conséquences : les scientifiques ont constaté que pratiquement tous les cours d'eau de la planète étaient contaminés par les germes fécaux de la diargiasis et du cryptosporiodis. Avant les années 70, on ne les trouvait que dans certaines rivières très localisées. S'ils sont ingérés, ils provoquent l'apparition de troubles intestinaux parfois graves et qui peuvent devenir chroniques. Bien que ces maladies affectent plusieurs espèces de mammifères, ils semble que les humains soient seuls responsables de leur propagation mondiale.
Kathleen Meyer est convaincue par le fait qu'il faut absolument veiller à ne pas contaminer les cours d'eau au cours de sorties dans la nature. Elle va exposer dans son ouvrage les différentes manières de déféquer au grand air de la manière la plus hygiénique possible.
Selon les règles de l'art, il faut s'éloigner suffisamment de ses congénères, bien sûr, et des cours d'eau. Si possible, s'installer devant un beau point de vue. Se méfier des insectes, des serpents, des plantes urticantes (aux Amériques, elles sembles bien plus coriaces que nos orties !) Et puis, creuser un trou, comme les chats. Ceci, tout d'abord, afin d'éviter que l'objet ne se mette à dévaler une pente pour atterrir où il ne faut pas, et aussi de mettre la fèce en contact avec les bactéries du sol, qui vont contribuer à sa décomposition (toujours garder à l'esprit qu'une déjection humaine, dans les meilleures conditions, met une année à disparaître). Il est des cas où l'on ne peut pas creuser le sol : quand il est trop sec, trop dur ou trop froid, il est de toute façon pauvre en bactéries. Dans ce cas, Kathleen Meyer préconise, et c'est là l'aspect le plus troublant du livre... d'emporter son étron !
Aux Etats Unis, la législation interdit parfois d'installer des toilettes en dur dans des sites remarquables afin de les préserver. Résultat, dans les criques de la rivière Whitewater, il devenait impossible de creuser son trou de chat sans faire une découverte peu ragoûtante... Alors, une nouvelle loi intervint pour défendre de laisser la moindre chose derrière soi après son passage en ces lieux. Fut donc organisé un système de toilettes portables qui accompagnent les randonneurs dans leur périple (à dos de mulet), et qu'il faut vider et nettoyer au retour... On ne peut que ressentir un profond respect devant l'abnégation dont font preuve les personnes chargées de cette tâche.
Quant au randonneur solitaire, tout est prévu pour lui : il peut s'équiper d'un container individuel, voire d'un Tupperware (si !) afin d'emporter ses excréments dans son sac en vue de s'en débarrasser ailleurs, le plus souvent en les jetant dans la cuvette d'une toilette classique.
Kathleen Meyer est une authentique amoureuse de la nature. Elle a réfléchi sérieusement aux conseils précieux à donner aux citadins si peu habitués à se soulager en plein air. Il faut être prêt à accéder aux techniques sophistiquées qu'elle préconise : le « glaçage de rocher » est à notre sens à réserver aux plus téméraires. le baroudeur sensibilisé à la protection de l'environnement et convaincu par ses méthodes s'équipera en conséquence, et sera ainsi fin prêt pour arpenter les sentiers de grande randonnée du Groland.
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Wyoming
  30 janvier 2018
Ce livre est quand même un peu chiant puisque l'auteur, après avoir expliqué, assez longuement, pourquoi nous devons éviter de déféquer à certains endroits (proximité d'un cours d'eau que nous pourrions polluer, etc...) passe en revue notamment tous les accessoires vendus aux USA qui permettent aux randonneurs des parcs nationaux américains d'emporter avec eux pour plusieurs jours dans des containers adaptés les produits de leurs entrailles.
Humour au début mais cette approche soi-disant environnementale dégénère assez vite. Je l'ai lu parce que c'était un cadeau. On peut passer à côté sans problème et continuer de déféquer à loisir.
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dancingbrave
  23 août 2012
En fait, à l'origine, il s'agit d'un véritable guide pratique au sens strict ; sauf qu'il est complètement déphasé avec notre culture française.
Quelque points chimiques et physiologiques sont intéressants, mais de là à en faire un guide, il y a un pas.
En fait l'ouvrage s'avère plus être un guide sociologique sur la façon de vivre, de penser et de s'intégrer dans la nature pour les civilisations anglo-saxonnes quelque peu coincées à ces entournures là.
Je me rappelle à présent les coups de klaxon que j'ai essuyé alors que je pissais le long de l'orée d'un bois en Grande-Bretagne.
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lilicrapota
  10 avril 2018
Celui-là, je l'ai parcouru plutôt que lui car je l'ai acheté pour un copain adepte de la nature, et qui va lui aussi, régulièrement du moins je le suppose, poser son étron entre deux chênes ;-)
J'ai donc lu, par ci par là, des pages, voire des chapitres entiers, c'est drôle à souhait, sarcastique aussi parfois, mais les anecdotes et la façon de les raconter sont tout simplement hilarantes!!! Donc on apprend où chier pour ne pas contaminer tout un écosystème, la façon d'enterrer (ou de ramener) son caca, à s'essuyer avec autre chose que du papier toilette, etc. En dehors de cette aspect humoristique, c'est une vraie leçon de respect de la nature pour sa préservation et sa sauvegarde.
A conseiller absolument à tous les adeptes de pratiques de pleine nature, treck, alpinisme, randos, etc.
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mercure
  29 janvier 2013
Ou : "quand les WC sont fermés de l'extérieur "
Le caractère entomologiste de ce livre ne m'a pas échappé. Entre dissection (toute philosophique) et mode d'emploi, on aborde ici une littérature de cabinet (au sens propre du terme) : et je joindrais curiosités à cabinet pour être plus précis.
Se prêtant à toutes les interprétations freudiennes disponibles, le "rapport" de Kathleen Meyer renvoie à une miniaturisation de l'environnement, genre : "quand un papillon..."
Une autre approche de la nature reste toujours possible : celle de l'observation des phénomènes induits par les "erreurs", lesquelles, quand même, produisent de beaux et bons effets.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
lecassinlecassin   26 décembre 2013
Dans bien des campagnes autour du monde, il existe des gens qui n'ont jamais vu de leur vie de papier toilette.
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adelouttadeloutt   25 février 2018
Vous ne pouvez y echapper. Tous les jours, une partie de vous même devient de la merde. Don sabbath et Mandel Hall
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Dans la catégorie : HygièneVoir plus
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