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Georges Belmont (Traducteur)
EAN : 9782283018729
128 pages
Éditeur : Buchet-Chastel (09/10/2001)
4.13/5   15 notes
Résumé :
" Le clown, c'est le poète en action. Il est l'histoire qu'il joue. Le clown exerce sur moi un profond attrait (bien que je ne m'en sois pas toujours douté), justement parce qu'entre le monde et lui se dresse le rire. Son rire à lui n'a jamais rien d'homérique. C'est un rire silencieux sans gaieté comme on dit. Le clown nous apprend à rire de nous-mêmes. Et ce rire-là est enfanté par les larmes. Sans conteste, c'est l'histoire la plus étrange que j'aie écrite à ce j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Unhomosapiens
  31 mars 2020
Curieux petit conte poétique. On suit le clown Auguste dans ses interrogations existentielles. Questionnement sur son metier de clown. On est sur la ligne entre le merveilleux et le fantastique. Pour moi, il manque tout de même une certaine profondeur. le recit aurait gagné à être plus étoffé, plus approfondi. Mais Miller nous dit qu'il l'a ecrit pour accompagner une série d'illustrations de Fernand Léger. Donc, à prendre pour ce que c'est.
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brigittelascombe
  16 janvier 2012
Henry Miller, auteur américain autodidacte dont les écrits d'avant-garde, les ouvrages satiriques ou autobiographiques ont marqué de leur sceau le XX° siècle, a commis, dans un genre complètement différent, le sourire au pied de l'échelle, un conte philosophique fort sympathique qui aborde l'image et le paraître, l'authenticité,la recherche du moi véritable et donc du bonheur à travers le thème du clown.
Une histoire simple,celle du clown August dont le talent et la mise au point d'un numéro au bas d'une "échelle tendue vers la lune" le rendent célèbre jusqu'à ce que les intolérables exigences du public le fassent renoncer à plaire.Le remplacement par la suite d'Antoine,clown ordinaire,le mettra face à un choix cruel et à sa propre réalité.
Cet ouvrage bilingue est fort agréable à lire (même pour les non férus d'anglais comme moi) car très poètique (et l'anglais très musical relève cette prose de ses intonations).
"Le clown,c'est le poète en action" confie Henry Miller, "il est l'histoire qu'il joue", "entre le monde et lui se dresse le rire", "un rire, silencieux,sans gaieté", d'autodérision, un rire "enfanté par les larmes".
L'Auguste d'Henry Miller, lui a été légué dit-il par Seurat (entre autres), d'où la raison de ma lecture car j'adore le cirque de Seurat (vu au Musée d'Orsay) , dont les verticales sont plaisir,les horizontales sont calme et les arabesques se brisent, lieu de tous les dérèglements lorsque le clown rieur, tel un magicien, semble créer le spectacle en soulevant la piste.
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editionsLA
  04 décembre 2016
"Sans conteste, c'est l'histoire la plus étrange que j'aie écrite à ce jour. " Henry Miller
Henry Miller est quelqu'un d'étrange de toute façon lui aussi, et le sourire au pied de l'échelle fait parti des livres à lire pour tout admirateur de cet auteur.
L'édition Buchet Chastel est une édition bilingue (Anglais/Français.)
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krol-franca
  18 juin 2011
Voici un petit texte étrange à mi-chemin entre poésie et philosophie.
Il a été écrit « pour Fernand Léger, pour accompagner une série d'illustrations sur le thème des clowns et du cirque. ».
C'est un texte à dire, à lire, à savourer, à relire, à citer, à aimer.
Lien : http://krol-franca.over-blog..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   31 mars 2020
Il n'est pas une époque de l'histoire humaine où le monde ait à ce point
regorgé de souffrance et d'angoisse. Et cependant, çà et là, on tombe sur des individus que l'affliction commune n'a pas touché, pas souillé. Pour eux, le monde n'est pas ce qu'il nous semble. Ils voient avec d'autres yeux. Ils vivent dans l'instant, pleinement, ils rayonnent, et ce rayonnement est un hymne perpétuel de joie.

(En guise d'épilogue - extrait)
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brigittelascombebrigittelascombe   16 janvier 2012
Nous mourons dans les affres de la naissance.Jamais nous ne fûmes,jamais nous ne sommes.Nous sommes en perpétuel devenir,toujours séparés,coupés.A jamais en dehors.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   31 mars 2020
Son contrat rompu net, Auguste s'enfuit du monde qu'il connaissait. N'ayant nul desir de reprendre sa vie de clown, il se mit à errer çà et là. Il passait comme une épave, inconnu, non reconnu, à vau l'eau parmi la multitude à laquelle il avait enseigné le rire. Il n'y avait pas d'amertume, au fond de lui-même ; rien qu'un abîme de tristesse. Et c'etait une lutte constante pour refouler ses pleurs.
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krol-francakrol-franca   13 juin 2011
Etre soi-même, rien que soi-même, c'est inouï. [...] Le tout, c'est de ne pas vouloir être ceci ou cela, ni grand ni petit, ni habile ni maladroit...
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krol-francakrol-franca   13 juin 2011
Il n’avait commencé à vivre que du jour où il s’était joint à cette troupe, dès lors qu’il s’était mis à servir, comme le plus humble des humbles.
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Videos de Henry Miller (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Miller
Henry Miller : Le Colosse de Maroussi (Extraits) [France Culture / Le Feuilleton]. Série de cinq épisodes de l'émission “Fictions / Le Feuilleton”, diffusés sur France Culture du 29 février au 4 mars 2016. « En Grèce, on a envie de se baigner dans le ciel. » Henry Miller. © Photograph by Larry Colwell/Anthony Barboza/Getty. Traduction : Georges Belmont. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière. Texte dit par Olivier Claverie. Prise de son et mixage : Olivier Dupré. Assistance technique et montage : Nicolas Depas Graf, Clotilde Thomas. Assistante à la réalisation : Louise Loubrieu. Production : Blandine Masson. “Le Colosse de Maroussi” d’Henry Miller est publié aux éditions Buchet-Chastel. « Ce n’est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l’homme était l’égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine. » (in “Le Colosse de Maroussi”) : portrait de la Grèce par l'écrivain américain Henry Miller. Henry Miller, célèbre écrivain américain, né en 1891, auteur entre autres de la trilogie “Plexus”, “Nexus”, “Sexus” et des “Tropiques”, écrit “Le Colosse de Maroussi” à la fin d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1939, en quelque sorte ses premières vacances depuis plus de vingt ans, une parenthèse dans une vie jusque-là tumultueuse, scandée par de nombreuses ruptures et controverses. Le livre sera publié en 1941 et magnifiquement traduit en français par Georges Belmont en 1958. Miller le considérait à la fin de sa vie comme “son meilleur livre”. Il constitue, sur un mode autobiographique propre à l'auteur, la chronique d'une rencontre avec un pays, une nature et ses habitants. C'est sa réponse au “choc” qu'a constitué pour lui ce voyage. Cette découverte de la Grèce s'établit en contraste avec une Amérique honnie, qu'il avait quittée huit ans auparavant, et avec un exil français difficile, impécunieux, chaotique. Le texte se présente, au-delà du récit et de la chronique, comme un essai brillant, truculent et impertinent, contrasté dans ses thématiques, son style et son propos. Le voyage de Miller en Grèce est dû au hasard de l'invitation d'un de ses plus fidèles amis, Lawrence Durrell. Le choc, l'éblouissement que lui procurent la découverte de la Grèce constituent la trame constante du récit, qui alterne anecdotes, portraits, considérations philosophiques, digressions diverses. Il a été écrit, un peu à la manière d'un journal, pendant le séjour, entre 1939 et 1940, et terminé juste après, lors de son retour aux USA, à New-York, en 1940. “Le Colosse de Maroussi” est un des textes de Miller les plus empreints de métaphysique et de religiosité, mais ses développements sont à interpréter dans une acception poétique et dans une tonalité qui nous dresse avant toute chose “le portrait d'un pays”. Quelle que soit notre propre sensibilité, notre rapport à la métaphysique, à la religiosité ou au mysticisme, le bouleversement de l'écrivain devant ce qu'il voit ou ressent s'y découvre de manière explicite, directe, vivante, dans une intimité constante. C'est sa manière d'honorer tout un peuple et de nombreux personnages hauts en couleur, d'une humanité bouleversante (dont Séfériadès, alias Georges Séféris ou Katsimbalis, le Colosse) et, dans le même mouvement, de peindre la beauté de la nature ou celle des sites archéologiques. L'expérience de la Grèce constitue pour Miller, à 48 ans, un tournant profond dans sa carrière d'écrivain. 0:00 1) Le départ, Athènes 23:58 2) Corfou, Calami, Athènes 48:09 3) Séfériadès (Georges Séféris), Poros 1:12:07 4) Hydra, Nauplie, Epidaure 1:36:36 5) Le retour Source : France Culture
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