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EAN : 9782070342495
240 pages
Éditeur : Gallimard (18/01/2007)

Note moyenne : 3.04/5 (sur 66 notes)
Résumé :

" On m'avait assez répété que j'étais laid : il me fallait le devenir, et j'avais, à quinze ans, assez de jugeote pour deviner que tout se jouerait dans le domaine amoureux, à tout le moins sexuel, puisque, je le savais déjà, j'étais de ceux à qui l'amour est refusé, et qui, par conséquent, doivent séparer ce sentiment du désir qui en est la dimension incendiaire, et consolatrice." À travers la confession déroutante d'un homme qui, dès l'enfance, a grandi pe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Malaura
  29 juillet 2011
En une confession cynique et douloureuse un homme au physique repoussant fait le récit de son existence vouée à la solitude.
A défaut de pouvoir accéder à la Beauté, c'est dans les bras de femmes laides qu'il trouvera un semblant de consolation et dans le refus de l'Amour un rempart contre la souffrance.
La compagnie de sa soeur, vieille fille prude et cultivée, adoucira au fil des ans l'intransigeance de cet homme qui a fait de sa disgrâce une manière d'être, une élégance du pire.
Dans ce très beau roman de Richard Millet, la douleur s'inscrit à chaque instant, à chaque phrase, dans chaque mot, sans jamais verser dans le mélo ou le larmoyant.
A l'inverse, le cynisme et la lucidité du narrateur soulignent encore davantage toutes les souffrances ressenties, le rejet inspiré ou l'Amour refusé.
Des phrases très longues (propres à Millet) mais au rythme enlevé et à la puissance d'évocation admirable.
Brillante analyse des sentiments, un texte fort et poignant.
Commenter  J’apprécie          260
araucaria
  23 août 2015
Ce roman "Le goût des femmes laides" ne tient pas toutes ses promesses, car le narrateur plutôt que de se pencher sur des cas cliniques de femmes laides, se concentre sur sa propre laideur dont il a pris conscience pendant son enfance. Une étude psychologique, disant le mal de vivre lorsqu'on est laid et reconnu comme tel. Un livre qui n'est absolument pas léger, ce qui se confirme non seulement par le sujet abordé mais aussi par la longueur de certaines phrases. Il y a décalage entre le titre et le sujet du roman, qui est plus "La confession d'un homme laid".
Commenter  J’apprécie          250
Paris75
  12 juin 2012
Pas un roman inoubliable, mais pas un roman inintéressant pour autant. Ça sent du vécu, ça vibre la vie. À travers des aventures amoureuses, l'auteur nous partage une certaine souffrance d'un personnage qui se trouve moche. Mocheté, somme toute semble-t-elle bien subjective et là se trouve le point fort du récit, tout en souffrance, en émotion, en nous partageant une laideur mal vécue, dans un besoin d'extériorisation.
Commenter  J’apprécie          80
sheldrake
  25 juillet 2012
Le personnage principal est laid, il ne plait pas, l'amour lui est interdit mais il peut quand même entretenir de brèves relations avec des femmes laides. Il ne se passe pas grand chose dans ce bouquin. L'auteur brode de jolies phrases sur ce thème pendant tout le bouquin. le lecteur, lui, s'ennuie à lire ce roman stérile qui tourne en rond.
Commenter  J’apprécie          30
franceflamboyant
  15 février 2020
Le narrateur, dès son plus jeune âge, a compris qu'il était laid et en a souffert. Il en souffre toujours au fil de ce roman et nous raconte, comme une longue litanie, sa solitude, ses rencontres amoureuses et sexuelles avec des femmes laides et sa frustration que seule l'écriture semble endiguer.
Ecrit avec élégance, ce texte m'a laissé, je dois le dire, très perplexe. Je crois qu'en fait le propos m'a semblé pesant. Tant de tours et de détours pour parler de sa propre laideur, tant d'auto-contemplation...
Il ne s'agit, ici, que mon point de vue, bien sûr !
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   22 août 2015
On m'avait assez répété que j'étais laid : il me fallait le devenir, et j'avais, à quinze ans, assez de jugeote pour deviner que tout se jouerait dans le domaine amoureux, à tout le moins sexuel, puisque, je le savais déjà, j'étais de ceux à qui l'amour est refusé, et qui par conséquent, doivent séparer ce sentiment du désir qui en est la dimension incendiaire, et consolatrice.
Commenter  J’apprécie          340
Paris75Paris75   12 juin 2012
j’ai vu des femmes sans beauté devenir presque jolies, du moins radieuses, au début de leur amour, fut-il désespéré, encore que le bonheur leur prêtât quelque chose de stupide, et que l’espèce de beauté qu’on peut leur trouver à ce moment ressemblât surtout à la paix rayonnante que donne au visage la satisfaction sexuelle qui délivre le visage de toute tension ou angoisse, et fait qu’on peut, à la terrasse d’un café, s’amuser à repérer dans la rue les femmes qui sortent des bras de leur amant, à la fin de l’après-midi, avec, pour quelques-uns, serrée dans leur ventre, comme le témoignage de leur amour, la semence de l’amant, certaines m’ayant dit n’éprouver pas de plus grand délice que de la sentir couler d’elles, peu à peu, dans la rue, au moment où elles sentent sur elles tant de regards inconnus.
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fanfanouche24fanfanouche24   14 octobre 2013
Celui qui se découvre laid, surtout un enfant, est voué à se sentir coupable et à chercher jusqu'à la fin une absolution qui ne viendra pas. Il expiera aussi ce dont il est innocent. C'est une des formes les plus terribles du péché originel, ou, pour reprendre le vocabulaire des athées, de l'injustice. (Gallimard, collection blanche, 2005 / p.37)
Commenter  J’apprécie          200
araucariaaraucaria   23 août 2015
"Baise-moi, donne-moi ta queue, rien que ta queue", a-t-elle dit, très fort, trop fort pour que je ne l'aie prise par la main, l'écartant de moi, la priant de s'asseoir, lui disant qu'elle allait regretter ce qu'elle faisait, que je n'étais pas assez bien pour elle.
Elle a eu ces mots qui me sont restés dans le coeur :
"C'est moi qui suis moche."
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araucariaaraucaria   23 août 2015
"Nous ne sommes pas très beaux, ni vous ni moi; nous le savons, nous l'avons toujours su, nous en avons souffert et nous en souffrirons encore; et pourtant, je me plais avec vous; vous voyez, je suis plus courageuse que vous; les femmes le sont toujours plus que les hommes..."
Commenter  J’apprécie          90

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