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ISBN : 2266242806
Éditeur : Pocket (14/11/2013)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 973 notes)
Résumé :
Pourquoi la mort s’acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest ?
Une prof assassinée, un éleveur dévoré par ses propres chiens… et un mail énigmatique, peut-être signé par le plus retors des serial killers
Confronté dans son enquête à un univers terrifiant de perversité, le commandant Servaz va faire l’apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.
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Critiques, Analyses & Avis (194) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  04 octobre 2016
Le cercle, .... pas besoin de tourner autour. L'ouvrir c'est y adhérer ! Si vous avez lu et apprécié, si vous avez eu froid dans le dos en lizzant "glacé" de Bernard Minier, c'est que oui, il vous a cerné, alors, avec son Cercle il va vous faire entrer dans la ronde des suspects....mais ne regardez pas le renard passé !
Désolé pour Harlan Coben, mais en tous les cas Bernard Minier est l'auteur que j' attendais, pour enfin détrôner l'américain et placer le français en vue de la souveraineté thrillerienne....
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Marple
  06 avril 2016
Dur dur, la prépa ! Et dans ce roman de Bernard Minier encore plus qu'ailleurs ! Pas forcément à cause des cours, non, simplement parce que les profs ont la fâcheuse habitude de se faire assassiner dans des conditions atroces et les élèves de conspirer ou d'enquêter, si possible la nuit et sous l'orage...
Cela dit, ce traitement de faveur n'est pas réservé aux élites universitaires, à Marsac. Il y en a aussi pour les autres en matière de barbarie, de lâcheté, de compromissions, de perversion et d'angoisse.
Heureusement que Martin Servaz est là pour mener l'enquête, avec son intelligence, son équipe de chic et de choc, son grand coeur, mais aussi ses gros sabots qui l'entrainent juste là où il ne faudrait pas aller, qu'il s'agisse de nuits d'amour grisantes mais compromettantes, d'un lac mortel ou d'une voiture qui pourrait l'être tout autant... Sans oublier le prédateur psychopathe échappé de glacé, le précédent opus.
Tous les ingrédients sont donc réunis pour un polar réussi, avec de l'action, du suspense et pas mal de sang. le talent de Bernard Minier va même plus loin, car il ajoute à son roman une bande son, faite de Mahler et de Marylin Manson, et quelques réflexions tout à fait intéressantes sur la politique, les addictions, les traumatismes et même le foot.
Challenge PAL, challenge Pavés 18/xx et challenge Atouts Prix 1/xx
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SMadJ
  20 juillet 2014
Avec "Le Cercle" comme titre, je ne vous ferais pas le coup de l'intrigue qui ne tourne pas en rond ou du roman qui est bien carré (ah bah si je l'ai fait...) mais putain ce bouquin vaut son pesant de cacahuètes ovales.
Sombre, puissant, nihiliste. Beau.
Le second romand de Bernard Minier a la couleur du crépuscule, le goût de l'amertume et l'odeur d'un fruit gâté, sucré mais rance.
Car il y a quelque chose de pourri au Royaume du Sud-Ouest. Des meurtres, bien sûr. Mais aussi des machinations, des manipulations et des mensonges.
Et ça, c'est pas bien !
Heureusement, sauf pour lui, le commissaire Martin Servaz est de retour et va remettre les choses en place. Et ça va lui faire encore mal et ça va encore lui coûter cher. Car Bernard Minier ne lui épargne rien pour notre plus grand plaisir.
L'intrigue est orageuse, enfle, gonfle, vrombit et finit par éclater en un déluge de colère, de rage et de violence.
L'auteur en profite pour glisser des scuds aux politiques de tous bords. Toujours justes et habilement placés.
Rafraîchissant.
Comme souvent avec Bernard, le son est rock voire métallique. Léger au début mais de plus en plus "Loud" au fur et mesure que l'intrigue progresse. L'ombre de Marilyn Manson imprègne le roman de sa noirceur et de sa beauté difforme.
Plus le roman se délie, plus les lignes deviennent poisseuses, grasses. Les doigts collent, le livre ne vous lâche plus, la bande-son s'insinuant dans le cerveau martelant ou susurrant le malaise des personnages.
Une magnifique combinaison du mot et du son (dont le livre-étalon reste "Baise-moi" de Virginie Despentes) qui ajoute à l'expérience de lecture une profondeur rare. 4/5
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nameless
  20 avril 2016
A peine remis de sa course effrénée et enneigée dans les Pyrénées à la poursuite d'un des plus cruels tueurs en série, Julian Hirtmann, toujours en fuite, voilà à nouveau Martin Servaz mis à contribution quand il reçoit un appel à l'aide de Marianne qu'il a aimée 20 ans plus tôt, au temps de leurs études à Marsac. Hugo, son fiston, khâgneux dans le même prestigieux établissement, a été découvert hagard au bord d'une piscine sur laquelle flottent 17 poupées. La propriétaire des lieux, Claire Diemar, prof de Hugo, gît morte, saucissonnée grâce à un astucieux bondage, au fonds de sa baignoire. Hugo est le suspect idéal, sans alibi, désorienté, peut-être drogué. Marianne conjure Martin de sortir son fiston de ce mauvais pas. Voilà pour la seconde fois, Martin lancé dans une enquête ébouriffante, qui va s'étirer sur 798 pages, en version Pocket.

Bernard Minier a créé une ville provinciale, Marsac, proche des Pyrénées, verdoyante, sur-dotée en établissements secondaires et universitaires, en équipements sportifs, en bistros aux terrasses ombragées, mais qui possède aussi son envers du décor : ses dealers, ses meurtriers, ses notables aux secrets inavouables, ses politiciens douteux. Bien entendu, l'ombre de Hirtmann ne tardera pas à planer une fois encore sur l'enquête pour venir tourmenter Servaz. Terrasser cet insaisissable meurtrier est devenu une obsession, le combat d'une vie, pour celui qui s'érige en représentant du bien face à son ennemi désormais personnel, qui incarne le mal absolu.

L'intrigue démarre le 11 juin 2010, jour d'ouverture de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud, donnant ainsi l'occasion à l'auteur de régler quelques comptes avec un sport et ses supporters qu'il ne semble guère apprécier. Il est abasourdi lorsqu'un pays entier est uniquement préoccupé par une insulte qu'Anelka aurait adressée à Domenech (p. 618). Il n'hésite pas davantage à critiquer les pratiques dévoyées d'une classe politique qu'il considère à l'agonie, moribonde (p.304).

C'est à une plongée dans son passé et dans le passé de Marsac que se livre Martin dans le Cercle. Et c'est bien dans ce passé lointain que se trouve la solution de l'énigme à laquelle il est confronté. La vengeance est un plat qui se mange froid.

Le Cercle est un roman tonique, qui se lit aisément et rapidement. On peut noter ici ou là quelques longueurs ou répétitions encombrant inutilement le récit, mais il s'agit de défauts mineurs qui ne gâchent en rien le talent de l'auteur, qui confirme sa place désormais prépondérante dans le petit monde du polar made in France. Bienvenue parmi les grands !
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michfred
  18 mai 2015
Une BO très (full) metal et (hard) rock pour ce polar qui n'a rien d'une balade romantique..
.Claustros s'abstenir: entre les plongées en eau trouble pour phobiques inexpérimentés, les cars de transport scolaire qui dégringolent lentement vers l'abîme, les séquestrées d'Altona new look et les baignoires mortelles , ils vont péter un câble!! Sûr!
Bernard Minier trace son Cercle dans le microcosme d'un "campus de l'excellence" plein de pervers polymorphes, de prédateurs pédophiles, de cougars en rut...Les affolés du divan vont trouver du grain à moudre! Merci, Sigmund!
Les balzaciens amoureux de la récurrence des personnages ou plus simplement les lecteurs de Glacé vont bicher, eux aussi: revoici le ténébreux, le veuf, l'inconsolé, le mélancolique Servaz, toujours malheureux en amour, et inapte au tir et à tous les sports - délicieusement affligé d'une haine viscérale du foot en pleine coupe du monde catastrophique -ah, Domenech et ses bleus calamiteux, Anelka le balafré et son Q.I. de lombric...-
Ils retrouveront aussi Ziegler la gendarmette tout terrain, Espérandieu et Samira Cheung, et, cerise sur le gâteau, ou plutôt fourchette sur le bobo- l'insoutenable, l'épouvantable , l'incernable Julian...le roi de la séquestration punitive!
Voilà, je n'en dis pas plus: la table est mise, le menu est indiqué, le couvert est dressé...A déguster en fin gourmet, si vous y arrivez, mais attention aux voraces pressés: chaud devant!
Si quand même: devant le campus de Marsac plein de têtes pensantes, et pépinière de l'élite de demain , mais surtout vrai panier de crabes, on se prend à regretter une bonne vieille ZEP, pleine de bruit et de fureur, agitée de secousses nettement plus saines que les remugles nauséabonds de cette pétaudière distinguée...
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Citations & extraits (157) Voir plus Ajouter une citation
musaraneusmusaraneus   14 octobre 2017
La voix lui parvint par les fenêtres ouvertes. Inchangée. La même que quinze ans auparavant. Il suffisait de l’entendre pour savoir qu’on avait affaire à quelqu’un de spirituel, de redoutable et d’arrogant.
– Ce que je lis là, ce sont les déjections d’une bande d’adolescents incapables de voir plus loin que leur minuscule univers émotionnel. Cuistreries, sentimentalisme, masturbation et acné. Bon sang ! Vous vous prenez pour des Cadors ? Réveillez-vous ! Il n’y a pas là-dedans une seule idée originale.
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musaraneusmusaraneus   13 octobre 2017
– Il n’y a que la poésie pour dire l’incapacité de l’homme à appréhender le sens de notre passage sur cette terre, dit-il. Et pourtant, si on lui donne le choix, L’Humanité préférera toujours le football à Victor Hugo.
– Vous n’aimez pas le sport à la télé ? Le taquina Servaz.
– Du pain et des jeux. Rien de très nouveau. Au moins les gladiateurs mettaient-ils leur vie en jeu, ça avait tout de même une autre allure que ces gamins en short courant après un ballon.
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ninosairosseninosairosse   01 octobre 2016
Nous changeons. Tous. Irrémédiablement. Une part de nous-mêmes reste identique: le noyau, le coeur pur venu de l'enfance, mais tout autour s'accumulent tant de sédiments. Jusqu'à défigurer l'enfant que nous étions, jusqu'à faire de l'adulte un être si différent et si monstrueux que, si l'on pouvait se dédoubler, l'enfant ne reconnaîtrait pas l'adulte qu'il est devenu - et serait sans doute terrifié à l'idée de devenir cette personne-là.

p510
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AproposdelivresAproposdelivres   12 janvier 2013
(début du livre)
SON ESPRIT N'ÉTAIT qu'un cri.
Une plainte.
Dans sa tête, elle criait de désespoir, elle hurlait sa rage, sa souffrance, sa solitude... - tout ce qui, mois après mois, l'avait dépouillée de son humanité.
Elle suppliait aussi.
Pitié, pitié, pitié, pitié... laissez-moi sortir d'ici, je vous en supplie...
Dans sa tête, elle criait et elle suppliait et elle pleurait. Dans sa tête seulement : en réalité, aucun son ne sortait de sa gorge. Elle s'était réveillée quasi muette un beau matin. Muette... Elle qui avait toujours aimé s'exprimer, elle à qui les mots venaient si facilement, les mots et les rires...
Dans l'obscurité, elle changea de position pour soulager la tension de ses muscles. Elle était assise par terre, adossée au mur de pierre, à même le sol de terre battue. Elle s'y allongeait, parfois. Ou bien elle rejoignait son matelas pouilleux dans un coin. Elle passait le plus clair de son temps à dormir, couchée en chien de fusil. Quand elle se levait, elle faisait des étirements ou bien elle marchait un peu - quatre pas et retour, pas plus : son cachot mesurait deux mètres sur deux. Il y faisait agréablement chaud ; elle savait depuis longtemps qu'il devait y avoir une chaufferie de l'autre côté de la porte, à cause de la chaleur mais aussi des bruits : bourdonnements, chuintements, cliquetis. Elle ne portait aucun vêtement. Nue comme un petit animal. Depuis des mois, des années peut-être. Elle faisait ses besoins dans un seau et elle recevait deux repas par jour, sauf lorsqu'il s'absentait : elle pouvait alors passer plusieurs jours seule, sans manger ni boire, et la faim, la soif et la peur de mourir la taraudaient. Il y avait deux judas dans la porte : un tout en bas, par où passaient les repas, un autre au milieu, par où il l'observait. Même fermés, ces judas laissaient deux minces rayons lumineux trouer l'obscurité de son cachot. Ses yeux s'étaient depuis longtemps accoutumés à ces demi-ténèbres, ils distinguaient des détails sur le sol, sur les murs que nul autre qu'elle n'aurait pu voir.
Au début, elle avait exploré sa cage, guetté le moindre bruit. Elle avait cherché le moyen de s'évader, la faille dans son système, le plus petit relâchement de sa part. Puis elle avait cessé de s'en préoccuper. Il n'y avait pas de faille, il n'y avait pas d'espoir. Elle ne se souvenait plus combien de semaines, de mois s'étaient écoulés depuis son enlèvement. Depuis sa vie d'avant. Une fois par semaine environ, peut-être plus, peut-être moins, il lui ordonnait de passer le bras par le judas et lui faisait une injection intraveineuse. C'était douloureux, parce qu'il était maladroit et le liquide épais. Elle perdait connaissance presque aussitôt et, quand elle se réveillait, elle était assise dans la salle à manger, là-haut, dans le lourd fauteuil à haut dossier, les jambes et le torse attachés à son siège. Lavée, parfumée et habillée... Même ses cheveux fleuraient bon le shampooing, même sa bouche d'ordinaire pâteuse et son haleine qu'elle soupçonnait pestilentielle le reste du temps embaumaient le dentifrice et le menthol. Un feu clair pétillait dans l'âtre, des bougies étaient allumées sur la table de bois sombre qui brillait comme un lac, et un fumet délicieux s'élevait des assiettes. Il y avait toujours de la musique classique qui montait de la chaîne stéréo. Comme un animal conditionné, dès qu'elle entendait la musique, qu'elle voyait la lueur des flammes, qu'elle sentait les vêtements propres sur sa peau, elle se mettait littéralement à saliver. Il faut dire qu'avant de l'endormir et de la sortir de son cachot, il la faisait toujours jeûner pendant vingt-quatre heures.
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ChrichrilectureChrichrilecture   12 mai 2017
— Les gens votent, dit soudain la Baleine. Ils croient qu’ils décident… Ils n’ont aucun pouvoir de décision. Aucun. Parce qu’ils ne font que reconduire à l’infini la même caste, élection après élection, législature après législature. Le même petit groupe de gens qui décident de tout pour eux. Nous… Et quand je dis-nous, j’inclus nos adversaires politiques. Deux partis. Qui se partagent le pouvoir depuis cinquante ans. Qui font semblant de n’être d’accord sur rien alors qu’ils le sont sur presque tout… Cela fait cinquante ans que nous sommes les maîtres de ce pays et que nous vendons au bon peuple cette arnaque nommée alternance.
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Stéphane Pair, Leye Adenle, François-Henri Soulié, Hannelore Cayre, Jeanne Guyon, Hugues Pagan, François Guérif, Nicolas Beuglet, Bernard Minier et Franck Thilliez nous raconte le début d'un polar. À vous d'écrire le suite sur www.bepolar.fr
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