AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2374480348
Éditeur : Xo Editions (05/04/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 289 notes)
Résumé :
Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue...

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d'arbres.
Le jeune Martin Servaz, qui vient d'intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s'intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dér... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (121) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  06 avril 2018
Après Nuit qui avait mis tout le monde KO, comment Bernard Minier allait-il pouvoir donner une suite aux aventures de son flic fétiche ? Rassurez-vous, avec Soeurs, le lecteur a droit à tout sauf à une Servaz tiède !
Son nouveau roman est un polar, un vrai de vrai. Une enquête au long cours, loin d'un long fleuve tranquille, entre les années 90 et aujourd'hui. Martin Servaz n'est définitivement plus le même depuis les derniers événements (même son grade a changé)… C'est le bon moment de le découvrir sous un nouvel angle.
Voilà la première belle idée de l'auteur : nous amener aux cotés du Servaz jeune, la vingtaine, lors de sa première enquête.
Riche idée, oui, surtout lorsqu'on a suivi toute la série de romans de Minier. Mais ça n'empêche en rien de lire ce roman individuellement, comme l'excellent polar qu'il est.
Retour vers le passé et plongée dans les ténèbres actuelles, Soeurs est un polar captivant par son intrigue mais aussi par les émotions fortes qui en transpirent. Parce qu'on est attaché à ce personnage-là, avec son caractère bien trempé et tant il est malmené par la vie.
C'était une gageure que de proposer un récit de l'ami Martin sans son ennemi héréditaire Julian Hirtmann. Autant amener quelque chose de différent que le sommet de tension qu'avait été le précédent roman, Nuit.
Pari réussi. le fait de placer notre enquêteur à 25 ans de distance, fait de ce grand écart un polar qu'on ne lâche pas. Une putain d'intrigue, glaçante, à lire toutes lampes allumées, tant qu'on n'a pas joint les deux bouts de son orbe ophidien.
Ce qui démarque cette intrigue de soeurettes de tant d'autres polars ? La proximité du flic (on a même droit à Servaz chez le dentiste, scène intéressante), mais également certaines thématiques. Et l'écriture si prenante de l'auteur.
Il est question d'adulation (pour ne pas parler de fanatisme). D'ailleurs, l'écrivain s'amuse entre la carrière de l'écrivain / personnage mis en scène et la sienne (j'espère juste pour lui que le parallèle s'arrête là).
Et il y a la manière de raconter de Bernard Minier, aussi. Pas étonnant qu'il rencontre un tel succès, tant son écriture est à la fois fluide et suffisamment exigeante pour l'envoyer au dessus de la mêlée, même si l'intrigue est moins ambitieuse que celle du précédent roman. Et on apprend une foultitude de choses dans ses livres, utiles ou ludiques.
Avec Soeurs, Bernard Minier a l'intelligence de se renouveler par rapport à son précédent thriller. le fait de suivre son personnage totem, entre passé lointain et pressant présent, confère à cet excellent polar ce supplément d'âme qui le rend aussi passionnant qu'empoignant. Laissez l'auteur vous prendre par la main à travers ces sombres bois, il est un formidable guide en matière de contes modernes.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          503
petitsoleil
  02 juin 2018
Un thriller / polar très noir, vénéneux et venimeux.
Glaçant ! Bien construit, malgré quelques longueurs.
J'ai apprécié le personnage de Martin Servaz, mais n'ayant pas lu les livres précédents de l'auteur, je n'ai pas pu pleinement apprécier les allusions aux enquêtes précédentes et au passé de ce policier. le personnage de l'écrivain à succès, Erik Lang, est très bien vu, et la diversité des réactions de ses fans apporte une vraie densité à l'intrigue. Sa femme Amalia aussi est très intéressante.
un bon thriller à lire. Je vais essayer de découvrir un peu plus l'oeuvre de Bernard Minier
Commenter  J’apprécie          500
michfred
  12 août 2018
Après Dans la forêt où j'ai laissé deux soeurs en survie sur le mode Into the Wild, voici Soeurs où j'ai trouvé deux soeurs en capilotade sur le mode Into the Cut. ..
Toujours poursuivie par le Lambeau qui ne me lâche pas l'esprit, je tentais une petite incursion du côté du polar pour me refaire une santé. .
Raté.
Minier s'épuise à trouver des enquêtes bien pourries -celle-ci est même faisandée, qui s'étire sur plus de vingt ans- pour permettre au commissaire Servaz, dégringolé au rang de capitaine, de redescendre encore quelques échelons, le pauvre...
J'avais adoré Glacé parcouru d'un vrai souffle et de visions terribles, j'avais aimé le Cercle, vénéneux et tordu, j'avais été un peu agacée par les grosses ficelles d'Une putain d'histoire, et carrément pas aimé le dernier -ou l'avant dernier-N'éteins pas la lumière où la prolifération exponentielle des pervers narcissiques touchait au grotesque...
Cette fois, je suis revenue à Minier sur la pointe des pieds...et j'en repars avec la même discrétion. Je crois que je n'y reviendrai plus.
Suspense trop vite éventé, grand méchant pas très attractif, pauvres victimes blondes, cachectiques et interchangeables, affreux serpents pour les rares frissons, communiantes en aube blanche pour ceux que le blasphème fait frémir.. et surtout un nombre impressionnant d'ALLLLUSIONS aux tomes précédents qui pèsent leur poids commercial,évidemment destinées à créer le manque chez ceux qui ne les ont pas lus...
Ces Soeurs vont vite passer aux oubliettes de la mémoire, en ce qui me concerne...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          417
sabine59
  27 août 2018
J'ai retrouvé Bernard Minier avec plaisir, même si ce plaisir s'émousse un peu. J'ai adoré pourtant ses premiers romans, surtout " Glacé" et " le cercle".
J'ai retrouvé aussi le commandant Servaz , euh pardon capitaine, il a été rétrogradé ( Je n'ai pas lu " Nuit", donc j'ignore pourquoi) , un personnage que j'affectionne. Et comme Arnaldur Indridason, l'auteur a décidé de revenir en arrière, nous découvrons Servaz jeune flic aux cheveux longs, lors de sa première enquête marquante, en 1993: le meurtre de deux jeunes filles , habillées en communiantes, titre justement d'un auteur de romans policiers, Erik Lang, dont elle étaient les fans...
La deuxième partie du livre nous fait bondir dans le temps, nous revoilà en 2018 et cette affaire faussement résolue refait jour et joue avec les nerfs de Servaz quand se produit la mort affreuse de la femme de Lang...habillée en communiante.
Beaucoup de rebondissements, de trompe l'oeil et de jeux de miroir, mais j'ai ressenti un certain agacement devant le manque de crédibilité de certains faits, et on se perd un peu dans toutes ces fausses pistes. C'est très tordu!
La fin laisse perplexe: que va-t-il advenir de notre policier? Je fais confiance à l'auteur: il saura relancer sa vie! Quant à moi, pas sûr que je me relance dans ses livres, dommage...

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          354
kuroineko
  19 avril 2018
Le nouveau roman de Bernard Minier s'ouvre comme un prequel des enquêtes de Servaz.
1988: première scène et première rencontre d'un drôle de trio - dont les deux soeurs éponymes - dans une forêt sombre.
1989: apparition du jeune Martin Servaz, étudiant en lettres et future grande plume de la littérature. Si ce n'est sa découverte de son père, suicidé.
1993: c'est là que tout commence vraiment avec la première véritable enquête criminelle à laquelle participe un Martin chevelu frais émoulu de l'école de police qu'il a intégrée après l'abandon de ses études et, partant, de ses ambitions littéraires.
Deux jeunes femmes retrouvées mortes, la scène de crime suivant un rituel étrange et dérangeant. Qui va renvoyer les policiers vers un certain Erik Lang, auteur à succès de romans noirs et ultraviolents.
Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer le travail minutieux de Bernard Minier. Juste qu'on se retrouve quelques chapitres plus tard en 2018, avec Servaz rétrogradé après ses démêlés dans Nuit et ses fidèles Samira Cheung et Vincent Espérandieu. Nouveau meurtre, nouvelle enquête et une foultitude de surprises.
J'ai apprécié retrouver cette fine équipe, avec les considérations de plus en plus pessimistes de Martin sur la société actuelle. On le sent de plus en plus perdu dans les développements technologiques, lui qui reste au fond un intellectuel amateur de belles lettres et de musique.
Outre une enquête et une intrigue palpitante, Bernard Minier nous serré une réflexion sur les rapports et considérations des fans ultras envers leur auteur adulé, encensé, divinisé presque. Il y a ici un air qui rappelle le troublant Misery de Stephen King.
Adulé ou honni, il est toujours perturbant de découvrir que pour certains lecteurs fanatiques, il n'y a pas dissociation entre le texte et son auteur, entre la créature et le créateur. Soit dit en passant, c'est ce qu'a confirmé l'écrivain américain Gabriel Tallent lors de sa conférence dans le librairie de ma commune: il constate qu'aux États-Unis, son livre lui a valu de la part de certaines personnes des attaques virulentes quant à sa propre supposée perversité pour avoir écrit My absolute darling. Des rencontres ont même du être annulées à cause de lecteurs trop "enflammés". On croit rêver... Je vais jouer ma Servaz et constater qu'à l'heure des réseaux sociaux et du virtuel galopant, ces confusions fiction-réalité risquent de croître de façon alarmante.
Tout ça pour dire que cette cinquième aventure de Martin Servaz est un crû de grande qualité qui se savoure sans modération.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          262
Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   17 octobre 2018
« Martin Servaz coupa le moteur de sa Fiat Panda, ouvrit sa portière, descendit sur le gravier de l'allée bordée de platanes centenaires et inspira. Combien de temps depuis la dernière fois ? Un mois ? Deux ? Il la sentit. La boule. Au creux de son ventre... Comme ces boules de poils que recrachent les chats. Il l'avait chaque fois qu'il venait ici et elle ne cessait de grossir au fil des ans.
Il se mit en marche vers l'ancien corps de ferme inondé de soleil. Il faisait chaud. Très chaud. Ça ressemblait davantage à un suffocant après-midi d'été qu'à un mois de mai et la sueur collait son tee-shirt à son dos.
Il avait essayé de joindre son père avant de partir, depuis le téléphone de la fac, mais le vieux n'avait pas répondu. Il était peut-être en train de faire sa sieste – ou de cuver son vin. Martin aperçut la Renault Clio paternelle garée à sa place habituelle, près de la grange, là où des engins agricoles rouillaient depuis plus de dix ans. Son père n'avait pas été agriculteur, mais prof de français.
Un prof sobre et apprécié de ses élèves.
Cela, c'était avant que deux individus s'introduisent chez lui, violent sa femme et la laissent pour morte. Aujourd'hui, l'élégant professeur de français mince et fringant comme un jeune homme ressemblait à un de ces pauvres diables qui visitent à intervalles réguliers les cellules de dégrisement de la gendarmerie – là où Martin lui-même avait été le chercher à plusieurs reprises. L'un des gendarmes était un ancien camarade d'école. Tandis que Martin s'orientait vers des étuds littéraires, son ami avait choisi la voie plus considérée de la maréchaussée. Il avait pris un air profondément compatissant quand Martin était apparu pour récupérer son paternel. Sans doute imaginait-il ce qu'il aurait éprouvé si ça avait été le sien : l'empathie n'est souvent qu'une forme détournée de l'autoapitoiement. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MamiechipieMamiechipie   09 octobre 2018
ouah je sors indemne de ce livre....C'était super, j'ai beaucoup apprécié. Bernard Minier nous tient jusqu'au bout de son livre, qui qui a donc tué......
Commenter  J’apprécie          10
llenallena   15 août 2018
Selon certains spécialistes, la fin du monde avait bel et bien commencé l’année précédente, à l’insu de tous, le point de non-retour ayant été atteint en 2016 avec une concentration de CO2 dans l’atmosphère terrestre de 400 parties par million (ppm). A partir de ce seuil, la température ne ferait plus qu’augmenter d’année en année. Mais, apparemment, tout le monde s’en foutait. En particulier le crétin installé à la Maison-Blanche.
(...)
Que l’humanité fût devenue folle, Servaz n’en doutait pas une seconde. La question était de savoir si elle l’avait toujours été: cinglée, suffisante, autodestructrice - et si elle n’avait pas eu les moyens de son autodestruction qu’à une date récente.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
llenallena   17 août 2018
-A votre avis, est-ce que j’ai tout inventé ou est-ce que cette histoire est vraie, capitaine? Vous voyez: c’est ça, l’art du conteur. Faire naître cette terrible proximité qui vous fait accompagner, aimer et regretter les personnages, souffrir avec eux, se réjouir, trembler avec eux... Pourtant, ce ne sont que des mots.
Sur quoi, il se penche en avant.
-Les romanciers sont des menteurs, capitaine, ils enjolivent, ils extrapolent, ils finissent par prendre leurs mensonges pour la réalité. Mais peut-être que cette histoire que je viens de vous raconter est vraie, allez savoir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
petitsoleilpetitsoleil   01 juin 2018
Cinq minutes plus tard, quand il eut terminé de résumer l'affaire des Communiantes, il avait obtenu une curiosité mêlée de stupeur et de perplexité. Tout le monde autour de la table était conscient que quelqu'un avait ouvert la boîte de Pandore. Le passé qui ressurgit et qui vient se mêler à l'enquête en cours, c'est le cauchemar de tout flic.
Commenter  J’apprécie          130
Videos de Bernard Minier (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Minier
Rencontre avec Bernard Minier à la librairie La Galerne du Havre, pour la parution de "S?urs".
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

N'éteins pas la lumière

A quelle saison se déroule l'intrigue ?

Printemps
Eté
Automne
Hiver

10 questions
53 lecteurs ont répondu
Thème : N'éteins pas la lumière de Bernard MinierCréer un quiz sur ce livre
.. ..