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ISBN : 2374480348
Éditeur : Xo Editions (05/04/2018)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 406 notes)
Résumé :
Pauvres âmes déchues.
Il a fallu que je vous tue...

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d'arbres.
Le jeune Martin Servaz, qui vient d'intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s'intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (143) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  06 avril 2018
Après Nuit qui avait mis tout le monde KO, comment Bernard Minier allait-il pouvoir donner une suite aux aventures de son flic fétiche ? Rassurez-vous, avec Soeurs, le lecteur a droit à tout sauf à une Servaz tiède !
Son nouveau roman est un polar, un vrai de vrai. Une enquête au long cours, loin d'un long fleuve tranquille, entre les années 90 et aujourd'hui. Martin Servaz n'est définitivement plus le même depuis les derniers événements (même son grade a changé)… C'est le bon moment de le découvrir sous un nouvel angle.
Voilà la première belle idée de l'auteur : nous amener aux cotés du Servaz jeune, la vingtaine, lors de sa première enquête.
Riche idée, oui, surtout lorsqu'on a suivi toute la série de romans de Minier. Mais ça n'empêche en rien de lire ce roman individuellement, comme l'excellent polar qu'il est.
Retour vers le passé et plongée dans les ténèbres actuelles, Soeurs est un polar captivant par son intrigue mais aussi par les émotions fortes qui en transpirent. Parce qu'on est attaché à ce personnage-là, avec son caractère bien trempé et tant il est malmené par la vie.
C'était une gageure que de proposer un récit de l'ami Martin sans son ennemi héréditaire Julian Hirtmann. Autant amener quelque chose de différent que le sommet de tension qu'avait été le précédent roman, Nuit.
Pari réussi. le fait de placer notre enquêteur à 25 ans de distance, fait de ce grand écart un polar qu'on ne lâche pas. Une putain d'intrigue, glaçante, à lire toutes lampes allumées, tant qu'on n'a pas joint les deux bouts de son orbe ophidien.
Ce qui démarque cette intrigue de soeurettes de tant d'autres polars ? La proximité du flic (on a même droit à Servaz chez le dentiste, scène intéressante), mais également certaines thématiques. Et l'écriture si prenante de l'auteur.
Il est question d'adulation (pour ne pas parler de fanatisme). D'ailleurs, l'écrivain s'amuse entre la carrière de l'écrivain / personnage mis en scène et la sienne (j'espère juste pour lui que le parallèle s'arrête là).
Et il y a la manière de raconter de Bernard Minier, aussi. Pas étonnant qu'il rencontre un tel succès, tant son écriture est à la fois fluide et suffisamment exigeante pour l'envoyer au dessus de la mêlée, même si l'intrigue est moins ambitieuse que celle du précédent roman. Et on apprend une foultitude de choses dans ses livres, utiles ou ludiques.
Avec Soeurs, Bernard Minier a l'intelligence de se renouveler par rapport à son précédent thriller. le fait de suivre son personnage totem, entre passé lointain et pressant présent, confère à cet excellent polar ce supplément d'âme qui le rend aussi passionnant qu'empoignant. Laissez l'auteur vous prendre par la main à travers ces sombres bois, il est un formidable guide en matière de contes modernes.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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petitsoleil
  02 juin 2018
Un thriller / polar très noir, vénéneux et venimeux.
Glaçant ! Bien construit, malgré quelques longueurs.
J'ai apprécié le personnage de Martin Servaz, mais n'ayant pas lu les livres précédents de l'auteur, je n'ai pas pu pleinement apprécier les allusions aux enquêtes précédentes et au passé de ce policier. le personnage de l'écrivain à succès, Erik Lang, est très bien vu, et la diversité des réactions de ses fans apporte une vraie densité à l'intrigue. Sa femme Amalia aussi est très intéressante.
un bon thriller à lire. Je vais essayer de découvrir un peu plus l'oeuvre de Bernard Minier
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michfred
  12 août 2018
Après Dans la forêt où j'ai laissé deux soeurs en survie sur le mode Into the Wild, voici Soeurs où j'ai trouvé deux soeurs en capilotade sur le mode Into the Cut. ..
Toujours poursuivie par le Lambeau qui ne me lâche pas l'esprit, je tentais une petite incursion du côté du polar pour me refaire une santé. .
Raté.
Minier s'épuise à trouver des enquêtes bien pourries -celle-ci est même faisandée, qui s'étire sur plus de vingt ans- pour permettre au commissaire Servaz, dégringolé au rang de capitaine, de redescendre encore quelques échelons, le pauvre...
J'avais adoré Glacé parcouru d'un vrai souffle et de visions terribles, j'avais aimé le Cercle, vénéneux et tordu, j'avais été un peu agacée par les grosses ficelles d'Une putain d'histoire, et carrément pas aimé le dernier -ou l'avant dernier-N'éteins pas la lumière où la prolifération exponentielle des pervers narcissiques touchait au grotesque...
Cette fois, je suis revenue à Minier sur la pointe des pieds...et j'en repars avec la même discrétion. Je crois que je n'y reviendrai plus.
Suspense trop vite éventé, grand méchant pas très attractif, pauvres victimes blondes, cachectiques et interchangeables, affreux serpents pour les rares frissons, communiantes en aube blanche pour ceux que le blasphème fait frémir.. et surtout un nombre impressionnant d'ALLLLUSIONS aux tomes précédents qui pèsent leur poids commercial,évidemment destinées à créer le manque chez ceux qui ne les ont pas lus...
Ces Soeurs vont vite passer aux oubliettes de la mémoire, en ce qui me concerne...
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sabine59
  27 août 2018
J'ai retrouvé Bernard Minier avec plaisir, même si ce plaisir s'émousse un peu. J'ai adoré pourtant ses premiers romans, surtout " Glacé" et " le cercle".
J'ai retrouvé aussi le commandant Servaz , euh pardon capitaine, il a été rétrogradé ( Je n'ai pas lu " Nuit", donc j'ignore pourquoi) , un personnage que j'affectionne. Et comme Arnaldur Indridason, l'auteur a décidé de revenir en arrière, nous découvrons Servaz jeune flic aux cheveux longs, lors de sa première enquête marquante, en 1993: le meurtre de deux jeunes filles , habillées en communiantes, titre justement d'un auteur de romans policiers, Erik Lang, dont elle étaient les fans...
La deuxième partie du livre nous fait bondir dans le temps, nous revoilà en 2018 et cette affaire faussement résolue refait jour et joue avec les nerfs de Servaz quand se produit la mort affreuse de la femme de Lang...habillée en communiante.
Beaucoup de rebondissements, de trompe l'oeil et de jeux de miroir, mais j'ai ressenti un certain agacement devant le manque de crédibilité de certains faits, et on se perd un peu dans toutes ces fausses pistes. C'est très tordu!
La fin laisse perplexe: que va-t-il advenir de notre policier? Je fais confiance à l'auteur: il saura relancer sa vie! Quant à moi, pas sûr que je me relance dans ses livres, dommage...

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kuroineko
  19 avril 2018
Le nouveau roman de Bernard Minier s'ouvre comme un prequel des enquêtes de Servaz.
1988: première scène et première rencontre d'un drôle de trio - dont les deux soeurs éponymes - dans une forêt sombre.
1989: apparition du jeune Martin Servaz, étudiant en lettres et future grande plume de la littérature. Si ce n'est sa découverte de son père, suicidé.
1993: c'est là que tout commence vraiment avec la première véritable enquête criminelle à laquelle participe un Martin chevelu frais émoulu de l'école de police qu'il a intégrée après l'abandon de ses études et, partant, de ses ambitions littéraires.
Deux jeunes femmes retrouvées mortes, la scène de crime suivant un rituel étrange et dérangeant. Qui va renvoyer les policiers vers un certain Erik Lang, auteur à succès de romans noirs et ultraviolents.
Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer le travail minutieux de Bernard Minier. Juste qu'on se retrouve quelques chapitres plus tard en 2018, avec Servaz rétrogradé après ses démêlés dans Nuit et ses fidèles Samira Cheung et Vincent Espérandieu. Nouveau meurtre, nouvelle enquête et une foultitude de surprises.
J'ai apprécié retrouver cette fine équipe, avec les considérations de plus en plus pessimistes de Martin sur la société actuelle. On le sent de plus en plus perdu dans les développements technologiques, lui qui reste au fond un intellectuel amateur de belles lettres et de musique.
Outre une enquête et une intrigue palpitante, Bernard Minier nous serré une réflexion sur les rapports et considérations des fans ultras envers leur auteur adulé, encensé, divinisé presque. Il y a ici un air qui rappelle le troublant Misery de Stephen King.
Adulé ou honni, il est toujours perturbant de découvrir que pour certains lecteurs fanatiques, il n'y a pas dissociation entre le texte et son auteur, entre la créature et le créateur. Soit dit en passant, c'est ce qu'a confirmé l'écrivain américain Gabriel Tallent lors de sa conférence dans le librairie de ma commune: il constate qu'aux États-Unis, son livre lui a valu de la part de certaines personnes des attaques virulentes quant à sa propre supposée perversité pour avoir écrit My absolute darling. Des rencontres ont même du être annulées à cause de lecteurs trop "enflammés". On croit rêver... Je vais jouer ma Servaz et constater qu'à l'heure des réseaux sociaux et du virtuel galopant, ces confusions fiction-réalité risquent de croître de façon alarmante.
Tout ça pour dire que cette cinquième aventure de Martin Servaz est un crû de grande qualité qui se savoure sans modération.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   26 décembre 2018
Son embarcation longiligne filait en direction de la haute cheminée peinte en vert de l'usine AZF, que les riverains appelaient "la Tour verte", et qui crachait ses fumées au nitrate d'ammonium dans le ciel bleu pâle. Il était chimiste. Il savait que la tour de granulation d'AZF aurait dû être équipée d'un système de dépollution comme la plupart des tours des "prilling", mais que ce n'était pas le cas. L'association Les Amis de la Terre avait récemment dénoncé la "bombe à retardement" que représentait l'existence d'un pôle chimique au cœur de Toulouse. Il était chimiste. Il savait donc de quoi ils parlaient. Non seulement ces installations étaient trop proches des habitations mais, pendant la Première Guerre mondiale, on avait fabriqué ici quantité de poudre et d'explosifs. Après la guerre, la demande ayant carrément chuté, la poudrerie s'était retrouvée avec d'énormes stocks de nitrocellulose sur les bras qu'elle avait immergés dans quatre étangs tout proches, entre la Saudrune et la Garonne. Aux dernières nouvelles, les stocks étaient toujours là. Au fond de l'eau. Attendant depuis quatre-vingts ans que quelqu'un s'intéresse à eux. Assez de poudre pour faire sauter le département.
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llenallena   15 août 2018
Selon certains spécialistes, la fin du monde avait bel et bien commencé l’année précédente, à l’insu de tous, le point de non-retour ayant été atteint en 2016 avec une concentration de CO2 dans l’atmosphère terrestre de 400 parties par million (ppm). A partir de ce seuil, la température ne ferait plus qu’augmenter d’année en année. Mais, apparemment, tout le monde s’en foutait. En particulier le crétin installé à la Maison-Blanche.
(...)
Que l’humanité fût devenue folle, Servaz n’en doutait pas une seconde. La question était de savoir si elle l’avait toujours été: cinglée, suffisante, autodestructrice - et si elle n’avait pas eu les moyens de son autodestruction qu’à une date récente.
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llenallena   17 août 2018
-A votre avis, est-ce que j’ai tout inventé ou est-ce que cette histoire est vraie, capitaine? Vous voyez: c’est ça, l’art du conteur. Faire naître cette terrible proximité qui vous fait accompagner, aimer et regretter les personnages, souffrir avec eux, se réjouir, trembler avec eux... Pourtant, ce ne sont que des mots.
Sur quoi, il se penche en avant.
-Les romanciers sont des menteurs, capitaine, ils enjolivent, ils extrapolent, ils finissent par prendre leurs mensonges pour la réalité. Mais peut-être que cette histoire que je viens de vous raconter est vraie, allez savoir.
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ladesiderienneladesiderienne   28 décembre 2018
C'était toujours la même chose, un enterrement. On sentait que les personnes présentes n'avaient pas envie d'être là. Parce qu'elles ne pouvaient s'empêcher de penser au jour où ce serait leur tour. Parce qu'une forme d'autoapitoiement était quasi inévitable. Parce que ça leur rappelait leur mortelle condition. Parce que personne n'aimait l'idée d'être mortel.
Bien sûr, les vieux étaient plus concernés que les jeunes, surtout ces adolescents qu'il apercevait et qui feignaient d'être tristes mais ne l'étaient pas vraiment, sans doute parce qu'ils se croyaient immortels ou presque. Ils devaient penser que la vie est longue alors qu'elle est brève, fichtrement brève.
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ladesiderienneladesiderienne   24 décembre 2018
Le ton et le souffle horripilèrent sa nuque, hérissant tous ses poils. Elle s'écarta et vit avec satisfaction la façon dont son regard devenait noir, une noirceur qu'elle avait aperçue dans bien d'autres regards. Une noirceur qu'elle aimait susciter. Elle devina son tumulte intérieur. C'était tellement facile de manipuler les hommes. C'en était presque décevant. Il n'y avait nul besoin d'être belle ni très intelligente. Il suffisait juste de leur donner ce qu'ils voulaient-mais pas trop vite.
Ni trop souvent.
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Videos de Bernard Minier (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Minier
Avec Bernard Minier, l'obsession et la folie sont s?urs jumelles. En savoir plus : https://www.lisez.com/livre-de-poche/soeurs/9782266291897
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