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ISBN : 207071652X
Éditeur : Gallimard (25/05/1989)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 824 notes)
Résumé :
Best-seller absolu depuis sa parution en 1936 ! En pleine guerre de Sécession, la ravissante et très déterminée Scarlett O'Hara voit le bel avenir qui lui était réservé à jamais ravagé. Douée d'une énergie peu commune, elle va se battre sur tous les fronts, dans la Géorgie en feu, pour sauver la terre et le domaine paternels : Tara. Ses amours ? Le fragile et distingué Ashley Wilkes et Rhett Butler, forceur de blocus et séduisante canaille, attiré par Scarlett parce... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
22 mars 2014
Une grande histoire qui a connu de moments de gloire. Des moments qui n'ont jamais cessé. Surtout que le roman a été porté sur l'écran par Victor Flemingen 1939. le rôle de Scarlett O'Hara a été joué par Vivien Leigh, Rhett Butler par Clark Gable, celui de Ashley Wilkes par Leslie Howard et celui de Melanie Hamilton par la douce Olivia de Havilland. Ce film a permis d'immortaliser le livre.
Moi j'ai découvert Autant en emporte par son film avant de lire le livre. Ce film a produit en moi le même effet que le film de Roots ( racines) de Alex Haley porté à l'écran par Marvin J. Chomsky et bien d'autres. Que je m'étais jurée de lire ces deux livres! En tout cas, ces deux auteurs ont bien mérité chacun à son époque d'être distingué par le Prix Pulitzer pour ces oeuvres de grandes portées qui nous ont ouvert les portes des Amériques dans son patriotisme et dans ses plus profondes cruautés.
Au delà de l'amour qui nous emporte dans ce livre, il y a lieu de souligner un parfait travail d'auteur sur les faits histoires notamment comment a été vécue quotidiennement la guerre de sécession dans des familles. Cette courageuse femme, Scarlett qui sait plutôt relever tous ceux qui tombent ou s'affaiblissent autour d'elle. Par contre je ne pense pas qu'elle ait été heureuse en amour comme à peu près Elisabeth avec Darcy dans Orgueil et préjugés de Jane Austen ou encore Jane Eyre qui à la fin de l'histoire vit heureuse avec son mari manchot et aveugle.
Son coeur porté vers Ashley qui épouse pourtant la douce Mélanie, elle vivra l'amour de Rhett comme un amour circonstanciel et quand le moment arrive qu'elle se sente prête à vouer son amour à Rhett, Celui-ci, un fervent persévérant, décide de partir....
Enfin une belle histoire très émouvante et passionnante.
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Fx1
25 mars 2015
Tout d'abord un hommage ici à la personne grace à qui j'ai pu découvrir tant de réalisateurs , tant de films et de livres .
Une personne simple et modeste , une personne remarquable .
Quelqu'un d'une probité , d'une droiture remarquable , a qui je dois énormément et qui adore cette histoire .
Un hommage à ma maman . :-)
Alors nous voilà devant une oeuvre maitresse de la littérature américaine .
Cette histoire d'amour tragique sur fond de guerre civile est devenue culte , et ce triomphe est amplement mérité.
L'auteur nous invite au coeur de l'action , au contraire de certains livres qui tiennent à l'écart le lecteur , cette oeuvre le place en témoin proche , permettant par la même l'identification aux différents personnages présents ici .
Cette fresque ambitieuse et colossale contient nombre de personnages que l'auteur fait vivre en permanence .
Chacun à son épaisseur , son rôle déterminé , ils existent tous malgré l'ampleur du texte , ce qui démontre la capacité immense de l'auteur pour la création de divers univers .
Il arrive bien trop souvent que les histoires d'amour soient rasoirs , lourdes de clichés , rien de cela ici .
On vibre en permanence avec ces êtres dont l'on partage la passion , prise en tenaille par la violence d'un monde devenu fou .
Il y a un souffle romanesque puissant , qui emporte le lecteur dans un torrent d'émotions que l'auteur maitrise à la perfection.
Ni masculin , ni féminin , ce livre parle à tout le monde , et les générations se retrouvent pour partager les sensations ressenties à la lecture de cette oeuvre immense dont l'on oublie un peu l'impact aujourd'hui .
N'oublions pas le contexte historique magistralement reconstitué , dans une histoire ou la folie du monde qui déchire les hommes saute aux yeux du lecteur .
Ma maman adore ce texte et elle à bien raison , parce que c'est un chef d'oeuvre .
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Arakasi
15 février 2013
Nous sommes quelques mois avant l'éclatement de la Guerre de Sécession, dans le comté de Clayton où la belle et frivole Scarlett O'Hara s'amuse à faire tourner les têtes des hommes et enrager les femmes, sous le regard aimant et amusé de son père et celui tout aussi aimant mais nettement moins approbateur de sa mère. Scarlett est heureuse, elle a seize ans et, surtout, elle est amoureuse de son voisin Ashley Wilkes malencontreusement promis à une autre fille de bonne famille, la douce et paisible Mélanie Hamilton – inconvénient jugé mineur aux yeux de la fougueuse chipie.
Manque de chance, la guerre Sécession ne lui laissera pas le temps de mener à bien ses plans de reconquête du beau et insipide Ashley. Les hommes partent au front – certains n'en reviendront jamais – et les femmes, abandonnées à elles-mêmes, reprennent vaille que vaille la direction des immenses plantations de coton. Commence alors une période de conflit, de famine et de désolation qui révélera chez Scarlett une femme volontaire jusqu'à la dureté, ambitieuse jusqu'à la férocité. Pour conserver le domaine familial, elle sera prête à tous les sacrifices, y compris collaborer avec les envahisseurs nordistes et accepter l'aide du capitaine Rhett Butler, un aventurier dépourvu de scrupules aux manières aussi agaçantes que curieusement séduisantes.
On a déjà chanté en long et en large les louanges de « Autant en emporte le vent » : pensez-vous, un roman si colossal, si ambitieux ! Vingt ans de conflit, vingt ans de misère, vingt ans d'Histoire américaine racontée à la pointe de la plume, mais – hélas, trois fois, cent fois hélas – vingt ans d'Histoire tellement pro-sudiste et imprégnée jusqu'à la nausée par le mythe de « la Cause Perdue » (Oh, comme il était doux le temps où blancs et noirs vivaient en harmonie, les uns dans leurs belles demeures et les autres trimant dans les champs, mais tous vachement heureux quand même, je vous assure !) qu'on s'en taperait la tête contre les murs…
D'où un dilemme que je n'ai toujours pas réussi à résoudre, même après deux lectures intégrales : doit-on considérer un roman possédant des réelles qualités littéraires comme intrinsèquement mauvais si l'idéologie qu'il transmet est répugnante? Peut-on faire abstraction du racisme d'une oeuvre et lui pardonner les débordements les plus nauséabonds, sous prétexte que son auteur a du génie ? Moi, je ne peux pas.
Pourtant, des qualités littéraires, « Autant en emporte le vent » en possède à la pelle : un souffle romantique incontestable, un style superbe, une grande subtilité dans le traitement des personnages – les blancs, en tout cas ; les noirs, c'est une autre affaire… – et, surtout, l'un des portraits de femmes les plus réussis et les plus fascinants de la Littérature Américaine. Mais « Autant en emporte le vent » est aussi un roman raciste. Profondément et foncièrement raciste. Un racisme qui transpire de façon perverse par un détournement systématique de l'Histoire en faveur de la victimisation du Sud et d'une vision idéalisée de l'esclavage (On y apprend, entre autres choses, que les gens du Ku Klux Klan étaient de charmants gentlemans, surtout soucieux de protéger leurs douces épouses des horribles violeurs noirs. Réalisme historique, mon oeil ! Et je reste polie.) et également, de façon beaucoup moins subtile, par des métaphores simiesques du goût le plus infect associées systématiquement aux personnages d'esclaves.
Faut-il conseiller ce roman ? En toute honnêteté, je ne saurais le dire… J'ai écrit cette critique en partie pour débroussailler mes sentiments à son égard et je me retrouve à l'arrivée presque aussi confuse et indécise qu'au départ. À vous, je suppose, de tenter l'expérience, si le coeur vous en dit. En attendant, je suis finalement forcée de lui donner une note un peu bâtarde qui ne reflète guère ma propre appréciation : quel dommage que l'on ne puisse pas mettre cinq étoiles à un livre sur le plan littéraire et zéro sur le plan idéologique…
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Colombedelesperance
07 janvier 2016
Attention, c'est parti pour une chronique qui promet d'être l'une des plus enflammées et des plus longues de ce blog. Préparez-vous, ça va dépoter !
Autant en emporte le vent, en rapide résumé, c'est l'histoire de Scarlett O'Hara, qui, dans la Géorgie juste avant la guerre de Sécession, est amoureuse d'Ashley Wilkes, qui va se marier avec une autre : Mélanie Hamilton. Mais Scarlett est têtue, capricieuse : elle veut Ashley, et elle est bien décidée à lui montrer qu'elle est la femme qu'il lui faut… sauf que ses efforts ne vont pas avoir les conséquences prévues. Il va y avoir du Rhett Butler dans l'histoire, mais aussi du Charles Hamilton et avec ça, la guerre va se jeter sur ces belles contrées et sur l'insouciance de ces jeunes gens qui n'ont encore rien affronté.
Alors là, je vous fais un mini topo de la situation : j'ai fini le roman il y a une vingtaine de minutes environ, et je suis encore dans tous mes états. D'ailleurs, je suis dans tous mes états depuis environ 18h30 et il est… 21h45. J'avais décidé de finir ce roman ce soir, sinon mon coeur allait m'en vouloir longtemps encore.
Ce roman est un bouquin que j'ai trouvé d'occasion durant le salon d'Echenevex (01) et en voyant cette belle édition de 1939, je me suis laissée tenter. Permettez-moi d'admettre que je ne regrette pas du tout mon achat, pour le nombre d'émotions qu'il a suscitées en moi, et pour le temps de lecture que j'ai pu y passer (à savoir : quasiment dix jours, contre trois en moyenne, normalement). J'admets aussi véritablement que ce roman est génial et que j'ai été très vite embarquée pour ne jamais m'ennuyer entre ses pages.
Sauf que voilà, je me suis un peu fait prendre à mon propre piège. Mh ? Les explications arrivent, pas de stress. C'est moi qui suis proche de la crise de nerfs, là, en fait ! Je tiens aussi à préciser maintenant que ce que je vais écrire dans tout cet avis n'est – comme d'habitude – que mon opinion et qu'elle n'engage que moi. Peut-être serez-vous révoltés, peut-être essayerez-vous de me faire changer d'avis, peut-être rigolerez-vous ? Allez savoir ! Pour le moment, j'ai juste envie de poser touuuuut cet immense ressenti sur mon clavier qui ne va pas tarder à fumer.
Quand j'ai commencé le bouquin, j'ai eu trois remarques quasiment immédiates à faire : l'objet-livre était superbe, sentait bon le vieux, mais il m'apparaissait bien fragile quand même. Il s'est avéré par la suite qu'il l'était un peu moins, m'enfin. Ensuite, j'ai trouvé la plume de Margaret Mitchell très fluide, agréable et très proche du lecteur, en style narratif. Tout le long du roman, j'ai eu cette impression et je n'en ressors que très satisfaite, de ce côté-là. Et enfin, j'ai fait la rencontre de Scarlett, qui m'a parue… ô combien quiche et capricieuse.
Oui. Soyons honnêtes : l'histoire est géniale, mais j'ai une envie de meurtre sur le personnage fictif de Scarlett. C'est la première fois que ça m'arrive. C'est la première fois que je me dis qu'un héros peut être aussi sournois, vénal, et que pourtant, je suis prise de compassion pour cette femme qui n'a en fait rien compris à la vie et qui n'aura compris que lorsqu'il aura été trop tard ce que nous, nous avions deviné depuis belle lurette.
Attention, je vais partir dans une longue tirade sur les qualités et les défauts de Mademoiselle. Vous avez le droit de sauter des lignes si le coeur vous en dit.
Bon sang de bois ! Mais je n'ai jamais rencontré une femme aussi vénale, peu soucieuse des autres, des convenances et surtout parfois aussi stupide ! Mais quelle quiche ! C'est exactement le mot qui lui correspond : quiche ! Et pourtant, elle est forte, brave, intelligente, têtue (oui, c'est une qualité), pleine de ressources et elle a tout pour susciter l'admiration ! Sauf qu'au moment même où on commence à se dire « ah, voilà, je l'aime bien, là, je crois que je pourrais bien l'apprécier pour de vrai », BAM ! Elle plante un couteau dans le dos de quelqu'un et vous tord les nerfs parce que son comportement est juste… kssss ! J'en perds les mots.
Pour être honnête, je spoilerais bien une partie du roman, là, mais je n'en ferai rien. Disons simplement qu'une femme qui est capable d'épouser quelqu'un pour son argent de façon consciente, en le volant à quelqu'un, ou agissant exprès pour faire le mal par simple vengeance… non, vraiment, il y a des moments où Scarlett m'a filé des envies de duel à l'épée sans protection. Bon, peut-être pas, mais j'en ai poussé, des rugissements ! J'ai même soulé ma mère et mon frère (surtout mon frère, qui ne s'est pas gêné pour me le faire remarquer) avec ça !
Et néanmoins, j'ai continué à lire. Avec ardeur, avec envie, parce que je ne pouvais pas détester complètement Scarlett. Il y avait quelque chose de bien trop humain en elle, elle était un mélange bien trop complexe d'émotions, d'égoïsmes et de quelque chose que j'ai du mal à qualifier, pour que je laisse tomber. J'avais envie de savoir comment son histoire allait se terminer. Je rêvais d'une fin heureuse pour elle, où Ashley Wilkes n'aurait pas sa place. Oui, parce qu'à force de côtoyer certains personnages, j'en suis venue à en aimer ou en détester certains.
Prenons Mélanie Hamilton : elle est la perle du roman. C'est vrai ! Parfois, elle vous paraît niaise au possible, et pourtant, elle représente une lumière dans le bouquin ! Elle peut apparaître sous un jour atténué, puisqu'en tant que lecteur, nous suivons les pensées de Scarlett qui ne la porte pas en odeur de sainteté. Et pourtant ! Elle est bien la véritable héroïne de ce roman, si vous voulez. le héros, c'est elle. La protagoniste, c'est Scarlett (que je ne déteste pas, mais qui met définitivement mes nerfs à rude épreuve, même maintenant le livre refermé).
Ensuite, il y a Ashley Wilkes. Comment vous dire qu'il n'a pas eu ma sympathie. Enfin, si ! Mais comme époux de Mélanie. Je le trouvais parfait en ami, mais zut, j'en avais assez de le voir porté aux nues ! J'ai éprouvé une certaine affection pour lui, mais je l'ai trouvé trop rêveur, trop doux, trop… plat et mou. Voilà. J'avais envie de le secouer, même si j'ai fortement approuvé le fait qu'il ne cède pas à Scarlett (quand même ! Bon gars !).
Je pourrais aussi parler de Rhett, qui est un autre personnage phare du roman. Alors je suis dans l'incapacité de dire qu'il m'a tout à fait plu. Certains de ses comportements m'ont fait tiquer, de même que ses réflexions, et pourtant, c'est un peu pour lui que j'ai craqué. Il y avait quelque chose d'insaisissable en lui, et autre chose que l'on devinait parfaitement et qui le liait à Scarlett. Il m'a beaucoup touchée et j'avoue qu'à la place d'Ashley, je le voyais très bien.
À ce point de ma chronique (déjà fort longue), je précise que mes idées n'ont pas forcément à voir avec la fin du livre qui m'a d'ailleurs passablement contrariée. Vous ne saurez pas forcément comment ça se termine !
En revanche, je peux vous assurer que j'ai été frustrée de voir la conclusion. J'étais un peu comme mes élèves des répétitoires (ou cours particuliers, mais en Suisse) qui, arrivant à la fin d'une équation pour trouver un chiffre simple, me disent « tout ça pour ça ? ». J'ai lu ces 700 pages pour ça ? Non, mais vraiment ? Arnaque ! J'suis pas d'accord ! Et Scarlett qui n'a rien compris. Et c'est peut-être rassurant. On a envie d'y croire. Et de la secouer en même temps, parce qu'elle n'a rien compris, zut !
Rassurez-vous, je sais bien que le voyage vaut plus que la destination. Rares ont été les romans à me faire autant réagir, donc je suis heureuse de ma lecture. Très frustrée, mais très heureuse aussi.
Parce que oui, si Scarlett m'a profondément agacée et qu'elle a suscité bon nombre de mes remarques, il n'en reste pas moins que j'ai appris énormément de choses, durant ma lecture. Je ne connais au final que peu de l'histoire états-unienne, et en découvrir plus sur la Guerre de Sécession n'a pas été pour me déplaire. le contexte n'était pas facile, les conditions de vie peu évidente, et j'ai été soufflée de voir comment ça se passait ensuite. C'était pas facile. Je trouve que Margaret Mitchell a fait un très bon travail pour introduire son intrigue. le tout m'a fascinée !
De même, en me faisant réagir, ses héros m'ont appris sûrement plein de choses. Comme le fait qu'il ne faut pas remettre à demain l'envie de se racheter auprès de ceux que l'on aime, ou que l'on apprécie simplement. Il ne faut pas attendre pour leur dire qu'on les aime, il ne faut pas non plus se marier sans amour… même si à l'époque, ce n'était pas comparable à aujourd'hui. Il y a tellement de choses qui m'auront fait réfléchir et qui le feront encore par la suite, j'en suis persuadée.
Scarlett n'en reste pas moins une quiche que j'ai apprécié suivre. Je sais que résumé comme ça, c'est comique. C'est pourtant la pure vérité ! Je suis incapable de la détester, et pourtant je lui aurais bien expliqué ma façon de penser. J'ai réprouvé ses choix, éprouvé de la pitié à son encontre, j'ai espéré beaucoup de choses pour elle, surtout du bonheur. Pourquoi ? Parce que je pense qu'en chacun de nous sommeille une partie du caractère de Scarlett. Cette femme possède un peu tout de façon prononcée, et son goût pour l'argent est effrayant, bien qu'on puisse foncièrement le comprendre au départ. Elle est exaspérante et elle participe parfois à sa propre déchéance, c'est un fait, mais son histoire soulève des passions, c'est le cas de le dire.
Fichtre, j'en suis déjà à la 4ème page word pour cette chronique : un record ! Il fallait cependant bien ça pour parler du roman qui m'aura le plus tenu en haleine depuis un moment, un de ceux que j'aurai mis le plus de temps à lire parce que c'est un bon gros condensé. C'est une véritable épopée et je ne me suis pas du tout ennuyée. J'avais un peu anticipé la fin, mais je ne voulais pas y croire, ceci dit, peut-être que dans quelques temps, quand la pression sera enfin retombée, je parviendrai à l'accepter à sa juste valeur.
En attendant, je peux juste dire « ouf ! Fini ! », parce que mes nerfs n'allaient pas tenir encore une journée. J'ai énormément aimé l'histoire d'Autant en emporte le vent, mais je ne pourrai pas supporter une seconde fois Scarlett avant un certain temps. J'ai beaucoup de griefs contre elle, malgré une affection sincère.
Vous pensez que je suis dingue ? Oh, ma foi, c'est bien possible. Cette histoire m'a transportée, encore une fois, même si j'en aurais hurlé et récriminé bien des fois. Scarlett restera une quiche, pour moi, vraiment ! Elle est tyrannique, bornée, capricieuse, vénale, et bien des fois inconsciente ou insensible. Elle n'en reste pas moins humaine.
Et… je crois que je vais m'arrêter là (je vous entends déjà crier « ouf », si vous avez tenu jusque là !).
En conclusion, Autant en emporte le vent aura été une véritable surprise pour moi. Je ne m'attendais pas à une telle lecture, aussi prenante et capable de me faire autant réagir sans que je n'éprouve d'ennui à un moment ou à un autre, au vu de sa longueur. Et pour être honnête, je ne m'attendais pas non plus à Scarlett O'Hara, qui restera définitivement dans mon esprit sous le qualificatif de « quiche », voire plus méchant selon les situations (gourgandine lui seyant assez bien, alors). Au milieu d'un contexte que je connaissais pas encore, j'ai suivi ses aventures, espéré beaucoup de choses et apprécié mon voyage auprès de ces nombreux personnages dont certains m'ont plus touchée que d'autres. La plume de Margaret Mitchell était un ravissement (on pourra parler aussi de la traduction dans la même veine), et je peux vous dire que si nos contemporains sont sadiques, elle n'avait déjà rien à envier à personne à son époque !
Je crois qu'un jour, il faudrait lire cette histoire. J'en ressors fière, en tout cas. J'aurai lu une bonne brique et j'aurai écrit une méga tartine dessus. Bref… Autant en emporte le vent, c'est une histoire de brique, de quiche, de mou, et… ça en devient prodigieusement comique et je m'arrêterai là. Ce sera un 18/20 pour moi, malgré tous mes déboires avec Scarlett !
Lien : http://leden-des-reves.blogs..
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sousweet
30 août 2017
Que dire d'un livre aussi mondialement connu et reconnu que celui-ci! Pour vous lancer dans sa lecture il faudra avant tout oublier le film, qui bien que réussi n'est qu'un infime résumé de l'oeuvre de Margaret Mitchell. Une histoire d'amour certes mais tellement vivante, des personnages réels, un décor de la guerre de sécession parfaitement restitué... La réelle réussite de cet ouvrage est surtout et avant tout les émotions qu'il véhicule, on se retrouve forcément dans le pragmatisme de Rhett, dans la passion de Scarlett, dans la compassion de Mélanie...autant dire un réel exploit pour un auteur que de faire vibrer le lecteur avec sa création.
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Citations & extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Cathy74Cathy7413 septembre 2017
- Vous savez bien qu'il n'y aura pas de guerre, fit Scarlett, agacée. Ce ne sont que des racontars. Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, Ashley Wilkes et son père ont dit à papa que nos délégués à Washington arriveraient à... à... un accord amiable avec M. Lincoln au sujet de la Confédération. Et puis, les Yankees ont trop peur de nous pour se battre. Il n'y aura pas de guerre et j'en ai assez d'en entendre parler.
- Il n'y aura pas de guerre ! s'écrièrent les jumeaux indignés comme si on les avait privés d'un bien.
- Mais si, mon chou, il y aura la guerre dit Stuart. Les Yankees ont peut-être peur de nous, mais après le bombardement d'avant-hier et la façon dont le général Beauregard les a délogés du Fort Sumter ils seront bien obligés de se battre, sinon, ils passeront pour une bande de lâches aux yeux du monde entier.
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mariebenmarieben12 septembre 2017
- Oh! Ashley, quand donc cesserez-vous d'envisager toujours les deux aspects d'une même question? interrogea Scarlett, sans aucune trace de cette impatience qu'elle n'eût pas manqué de manifester autrefois. Ceux qui envisagent toujours le double aspect des choses n'arrivent à rien.
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MatriochkaMatriochka11 novembre 2009
Pendant la guerre de Sécession, alors que le Sud esclavagiste auquel ils appartiennent tous les deus est en train de perdre ses dernières batailles contre le Nord, Rhett Butler et Scarlett O'Hara s'aiment et se déchirent.
- Il doit y avoir de la place pour moi dans votre coeur. Cessez de vous tortiller comme un ver. Je vous fais une déclaration d'amour. Je vous ai désirée dès que je vous ai vue pour la première fois [...] lorsque vous étiez en train d'ensorceler le pauvre Charlie Hamilton. Je vous désire plus que je n'ai jamais désiré une autre femme... et, pour vous, j'ai attendu plus longtemps que je n'ai jamais attendu pour une autre femme.
La surprise lui coupa le souffle. Malgré toutes ses injures, il l'aimait, mais il était si mauvaise tète qu'il ne voulait pas le reconnaître franchement et qu'il n'osait pas parler de peur qu'elle n'éclatât de rire. Eh bien ! elle allait lui montrer de quel bois elle se chauffait, et ça n'allait pas tarder.
- Est-ce une demande en mariage?
Il lui lâcha la main et rit si fort que Scarlett se recroquevilla dans son fauteuil.
- Grands Dieux, non! Ne vous ai-je pas dit que je n'étais pas fait pour le mariage ?
- Mais... mais... que...
Il se leva et, la main sur le coeur, il fit une révérence comique.
- Chérie, déclara-t-il d'un ton placide, je m'en vais rendre hommage à votre intelligence en vous demandant d'être ma maîtresse sans vous avoir séduite au préalable.
Sa maîtresse! »
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sandie26sandie2622 janvier 2013
Maintenant tout le monde allait danser sauf elle et les vieilles dames. Tout le monde allait s'amuser sauf elle. Elle vit Rhett Butler. Il se tenait juste au-dessous du docteur. Avant qu'elle ait eu le temps de modifier l'expression de son visage, il l'aperçut, plissa les lèvres et relava les sourcils. Le menton arrogant, Scarlett se détourna et, tout d'un coup, elle entendit son nom... son nom prononcé avec un accent de Charleston sur lequel on ne pouvait se méprendre, son nom qui dominait le tumulte des voix.
- Mme Charles Hamilton... cent cinquante dollars... en or!
A la double mention du nom et de la somme, un silence soudain s'abattit sur l'assistance. Scarlett était si stupéfaite qu'elle ne pouvait pas bouger. Le menton entre les mains, les yeux agrandis par la surprise, elle resta assise sur son tabouret. Tout le monde se détourna pour la regarder. Elle vit le docteur se pencher et glisser quelque chose à l'oreille de Rhett Butler. Il lui disait sans doute qu'elle était en deuil et qu'il était impossible de se montrer au milieu des danseurs. Elle vit Rhett hausser négligemment les épaules.
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litolfflitolff10 septembre 2011
L'homme était maître du domaine, la femme l'administrait. L'homme s'attribuait tout le mérite d'un bonne gestion, la femme louait l'habileté qu'il avait déployée. L'homme mugissait comme un taureau quand il s'était enfoncé une écharde dans le doigt, la femme étouffait les plaintes de l'enfantement de peur de le déranger. Les hommes étaient grossiers et s'enivraient souvent. Les femmes ignoraient les écarts de langage et mettaient les ivrognes au lit sans un mot de reproche. Les hommes étaient brutaux et ne cachaient pas leurs sentiments, les femmes étaient toujours aimantes, gracieuses et misécordieuses.
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Videos de Margaret Mitchell (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Mitchell
Aujourd'hui je vous présente 3 romans où les personnes principaux ne sont autres que des femmes dans des romans se déroulant aux Etats-Unis au 19e et 20e siècle.
- La petite maison dans la prairie de Laura Ingalls Wilder - Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell - La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
https://www.facebook.com/mademoisellecordelia https://twitter.com/MlleCordelia
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