AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2709660822
Éditeur : J.-C. Lattès (06/09/2017)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 66 notes)
Résumé :
C'est une histoire intime, la jeunesse lumineuse de deux soeurs nées dans les années 1970; et puis la tragédie obscurcit tout.
C'est une promenade sur les sentiers de la vie d'une femme, traversés par l'époque, les rêves et ces chagrins inconsolables qui nous font pourtant grandir.
Récit à la beauté vibrante, Mistral perdu recueille les traces des événements personnels et collectifs qui nous percutent à jamais.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
jujuramp
  23 octobre 2017
Anecdote : je cherche ce livre dans les rayons de la FNAC et ne le trouve pas. Je demande à la vendeuse qui au final ne le trouve pas non plus mais me dit : « Une collègue l'a lu et vraiment, elle a été déçu par rapport au précédent."
Du coup, j'ai encore plus envie de le lire.
Et.
Paf. Je le prends en pleine gueule.
Touché en plein coeur.
Générationnel et pourtant tellement personnel. Isabelle Monnin se raconte et nous raconte. Ce temps où on ne mettait pas de ceinture à l'arrière des voitures aux enfants, où on fumait n'importe où, où les téléphones n'étaient pas mobiles … Michel Drucker. Les trente-trois tours. le 11 septembre.
Tous ces petits témoignages universels nous plongent encore plus dans l'histoire personnelle de l'auteur et de sa petite soeur. Tant aimée. Partie.
« Je suis le 11 septembre autant que la seconde où elle est morte.
Je suis tous mes événements. »
Ce livre, c'est de l'émotion. de la pudeur. Des sourires. C'est un livre d'amour, un roman d'apprentissage, un documentaire … Je ne sais pas le qualifier. Pourtant qu'est ce que j'ai aimé cette écriture pleine de poésie. C'est un hommage à sa soeur. C'est un livre politique. C'est un livre écrit par chacun des lecteurs qui l'aura entre les mains.
Ce livre est un poème. Ce livre est une chanson.
« Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants … »
Et toujours, oui, toujours, se méfier des vendeuses à la FNAC …
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8416
marina53
  22 janvier 2018
Isabelle est née au début des années 70 dans une famille intellectuelle, ouverte et de gauche. Sa soeur arrive trois ans après. Une relation si fusionnelle qu'elles sont devenues Les filles. Inséparables. Volontaires. Curieuses. C'est ensemble, main dans la main, qu'elles vont grandir, s'ouvrir, s'épanouir, partager leurs joies et leurs peines. de l'enfance qui fleure bon les sous-pulls marron ou la coupe au bol à l'adulte qui trébuche ou qui se cogne en passant par l'adolescence rebelle, baignée d'illusion et bercée par Renaud, Isabelle traverse ces années cahin-caha dans un contexte social, politique et économique en plein mouvement...

Isabelle Monnin nous offre un roman profondément intime et poignant. Où il est question de deux soeurs inséparables et complémentaires. Où il est question de R5, de minitel, de bandana de Touche pas à mon pote, d'internet. Où il est question de gauche, de droite, de l'Ogre et sa fille. Où il est question de "Devaquet au piquet", de l'affaire Malik, du Mur de Berlin, de la Coupe du Monde, du 11-septembre, du Bataclan. Où il est question de Gainsbourg, de Barbara, de Daho et, évidemment, de Renaud. Où il est question de rêves inachevés, de désillusions mais aussi d'espoirs, de chagrins inconsolables, de déceptions, de souvenirs doux-amers, de morts tragiques et de vies qui s'apprennent, qui subsistent et résistent. À travers Mistral perdu, l'auteure nous fait (re)vivre tous les événements marquants des années 70 à nos jours auxquels s'imbriquent sa propre histoire. Un récit fort et empoignant servi par une plume éloquente et vibrante...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6410
coquinnette1974
  08 août 2017
Merci au site Net Galley et aux éditions J.-C. LATTÈS de m'avoir permis de découvrir Mistral perdu ou les événements en avant première.
J'en suis ravie :) Ce fût une bien jolie découverte :)
J'ai sollicité cet ouvrage sans savoir que ce n'était pas un simple roman mais un livre bien plus personnel. Je l'ai demandé car le résumé me tentait.
Je n'avais pas non plus fait attention à l'auteure. Alors que j'ai lu les gens dans l'enveloppe, je n'avais pas fait attention que c'était elle l'auteure de Mistral perdu ! Mais j'ai tout de suite reconnue son écriture, je me suis dit mais je connais cette façon d'écrire, et là j'ai compris qui était l'auteure :)
J'ai été encore plus contente d'avoir reçu ce livre, très personnel donc car en fait, ce n'est pas un roman.
La narratrice, c'est Isabelle Monnin, je l'ai compris très rapidement. Elle est née en 1971, sa petite soeur en 1974 (comme moi) et elles forment "Les filles". Un peu plus tard viendra un petit frère.
Les filles, pendant 27 ans, ce seront les filles, mais l'une des deux va mourir (je ne spoile pas on le sait en lisant le résumé). Et de deux, la narratrice deviendra une.
Contrairement à ce que je supposais au départ, ce n'est pas tout de suite, il se passe pas mal d'années avant le drame, (27 ans) nous avons donc le temps de nous attacher à elles, de découvrir plein de choses sur leur enfance, adolescence, début d'age adulte...
Nous sommes dans les années 1970, années de mon enfance, donc certains passages m'ont forcément parlé. Nous n'avons pas eu la même enfance la narratrice et moi, mais par moment je me suis forcément dit "Mais oui, je me souviens de ça !".
Comme elle j'ai aimé Renaud, sorte de fil rouge dans ce livre, même si je l'ai découvert bien plus tard qu'elle. J'ai moi aussi chanté sur "L'Ethiopie meurt peu à peu, peu à peu......", regardé Santa Barbara (mais pas en cachette ;).. Nous avons écouté sensiblement les mêmes musiques, regardé les mêmes émissions.
J'ai souri en lisant qu'en l'an 2000 la téléportation aura été inventé car comme beaucoup d'enfants de notre génération, j'en été persuadée :)
Elle a trois ans de plus que moi donc adolescente avant moi, je n'ai pas tout à fait le même ressenti mais j'ai trouvé ça très intéressant de nous découvrir des souvenirs communs.
J'ai redécouvert des choses aussi, par exemple je ne me souvenais pas des manifestations de 1986, je n'avais que 12 ans, pas de frère ou soeur plus âgé et je n'ai aucun souvenir de ça. Ni de l'affaire Malik Oussekine qui a suivie, fin 1986 !
Je ne me souviens pas non plus des premières télé de celui qu'elle appelle l'ogre (Jean-Marie le Pen) car à la maison contrairement à chez elle, on ne parlait pas de politique devant les enfants ou ados.
Plus j'avance dans le livre, plus mes propres souvenirs remontent, comme la coupe du monde de football en 1998, ce que je faisais le 11 septembre 2001, ou le fameux jour d'avril 2002 où tout le monde a découvert que "l'ogre" était au deuxième tour.
J'ai souvent souri en lisant ce livre, j'ai parfois eu les larmes aux yeux aussi. A aucun moment je n'ai eu l'impression d'être voyeuse, ce qui peut parfois arriver quand on lit les souvenirs de quelqu'un.
On sait dès le départ que la seconde fille va quitter ce monde, mais quand ça arrive la narratrice n'en fait pas tout un plat. ça arrive, c'est difficile et il arrivera un autre décès tout aussi difficile pour elle, mais à aucun moment je n'ai été mal à l'aise. C'est la vie, c'est pas juste, c'est triste, mais là aussi je ne me suis pas du tout sentie voyeuse car dès le début dans le résumé on sait à quoi s'en tenir et l'auteure a su coucher ses souvenirs sans en faire trop. de la première à la dernière ligne c'est un très joli texte.
J'aime ce genre de livre très personnel et celui-ci est très réussi.
Et, avant de terminer cette chronique, je voudrais rajouter une dernière petite chose :) J'ai découvert une très jolie chanson de Renaud grâce à Isabelle Monnin. Comme je l'ai dit plus haut, le chanteur est présent tout au long de ce livre, et elle évoque à un moment une chanson de 2016, issue de son dernier album : La batterie.
Je suis allée la découvrir et la voix n'est plus celle du Renaud de notre enfance, plus cassée, mais le texte est magnifique et j'ai pris beaucoup de plaisir à la découvrir puis à la mettre en fond en lisant le dernier chapitre de Mistral Perdu.
Ce livre est vraiment une très jolie découvert du début à la fin, emplie de nostalgie, de fous rires, de petits moments de bonheur, de tristesse aussi, mais c'est vraiment une réussite.
Un énorme coup de coeur qui mérite un gros 5 étoiles :)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          303
lucia-lilas
  08 octobre 2017
Après Les Gens dans l'enveloppe, Isabelle Monnin nous propose la chronique d'une génération, celle des gens nés dans les années soixante-dix. Si c'est votre cas, alors, vous allez vivre l'expérience un peu étrange de la petite madeleine de Proust ou du « Je me souviens »  de Perec. Ça n'a l'air de rien comme ça, on s'amuse même au début de tous ces petits détails enfouis dans notre mémoire et qui remontent soudain à la surface mais vous verrez, vous n'allez pas ressortir de là indemnes...
Le travail d'Isabelle Monnin s'apparente à un travail de géologue : elle montre les différentes strates constituant un individu et qui sont les marques, les traces des événements intimes ou collectifs que l'on a vécus, à l'origine même de ce que nous sommes devenus. Ainsi, le roman met en évidence la façon dont une génération se constitue.
Alors, cette petite plongée dans le passé qui va peut-être vous amuser au départ va vite (en tout cas, moi, je l'ai vécu comme ça) se transformer en une grosse boule, mélange de nostalgie, d'angoisse du temps qui passe et prise de conscience - et là, c'est peut-être le pire - de ce que sont devenus notre monde et ce qu'on imaginait pour lui. Amer bilan s'il en est !
Née en province dans un milieu enseignant de gauche, la narratrice évoque à la fois ses années d'enfance avec une soeur dont elle est très proche mais aussi les espaces publics (village, collège) et l'espace privé (la maison des parents, celle des grands-parents paternels) qui ont été les siens.
Ces deux espaces se démultiplient en une série de sous-espaces : le supermarché, les HLM, la salle des fêtes, le car scolaire qui mène au collège avec sa propre géographie interne (les places du fond pour les « crâneurs et les filles à la mode » et celles de devant pour les sixièmes), les bancs de la cour, et, pour l'espace privé : chambre, salle à manger/TV d'où surgissent Michel Drucker (qui traversera tout le livre et tout cet espace-temps générationnel, toujours là, quoi qu'il arrive), Des chiffres et des lettres (ça existe encore, non?), Renaud qui deviendra l'idole de la narratrice et de sa soeur (lui aussi est encore debout !) et L'Heure de vérité avec le Pen.
Et puis, il y a les détails, les objets, ceux que l'on trouve encore quand on traîne dans les braderies et qui nous ramènent à une époque oubliée : Pif Gadget, les sous-pulls en nylon, les 45 tours, le mange-disque (le mien était évidemment orange et comme recouvert de feutrine : c'est ma grand-mère qui me l'avait acheté avenue de la République à Montgeron et le vendeur m'avait offert, je crois, un disque de Patrick Juvet), les walkmans, les sacs US crayonnés de partout, les rochers Suchard (oui, je sais, ça existe encore, mais on n'en mange plus !) les sweats bicolores manches chauve-souris (ne faites pas comme si vous aviez oublié… J'en avais un rouge et jaune...), les correspondantes (dites corres') chez qui on allait sans les connaître (horrible souvenir de Linda ma corres' anglaise, tout ce que je détestais, on ne s'était pas parlé de la semaine malgré les efforts démesurés de sa mère - un séjour linguistique réussi !), les longs voyages sans ceinture (je me souviens de nous trois dans la Peugeot, départ pour le sud à cinq heures du mat, allongés à l'arrière dans tous les sens, on crevait de chaud, sur le toit les valises dépassaient la hauteur réglementaire et les gens, amusés, nous regardaient passer…), un peu plus tard, il y aura le minitel, les TGV orange...
Et les titres de chansons : « Chacun fait c'qui lui plaît », « Let's dance », « Gaby oh Gaby », « Still loving you »… Ça vous rappelle quelque chose ? Bienvenue au club !
En traversant les époques, la narratrice fait resurgir ce qui l'a construite : « je suis tous mes événements », décrit ce monde qui a fait ce qu'elle est devenue, ces événements, ou non événements d'ailleurs, s'amalgamant, s'agrégeant pour former une espèce de tout qui la constitue, la construit, la définit, la détermine aussi.
Nous sommes ainsi chacun une époque, une quantité infinie de micro et de macro événements personnels et collectifs qui nous constituent et nos pensées sont aussi celles de notre époque, elles sont marquées par son empreinte, elles sont, qu'on le veuille ou non, comme échappées d'un moule dont elles garderont la forme à jamais. Cela paraît évident mais c'est toujours un peu étrange de se dire que, finalement, nous ne sommes que le produit d'un monde, d'événements qui nous ont façonnés et définis. Où est la liberté là-dedans ? J'ai bien peur qu'il n'y en ait guère… « Je me demande par quels chemins l'époque, ce bain chronologique dans lequel le hasard m'a fait tremper, a infusé mon intimité, de quelles glaises elle aura modelé mon existence. Les événements paraissent résonner au loin, leurs échos font pourtant trembler nos murs », « Tout est mélangé, contradictoire, entortillé des milliards de molécules qui constituent un individu, baigné des courants de l'époque, d'un terroir, d'une famille, imprégné des événements, leur otage on pourrait dire tant il dépend d'eux longtemps après avoir cru y échapper. Approcher la vérité des êtres c'est explorer les strates géologiques qui les constituent. Il y a des dépôts de sédiments, des plis, des bosses et des creux, des alluvions et des fossiles, les traces de l'eau et des chocs. Les couches profondes sont épaisses et granitiques, elles soutiennent l'édifice.Mais leur épaisseur ne dit rien de leur importance. N'est-ce pas la fine pellicule de terre, là ou ces quelques cailloux polis, ici, qui font la personne ? On lirait dans les hommes comme dans le flanc d'une montagne, si on savait. »
Après l'enfance, la narratrice évoque l'adolescence et l'âge adulte, les gens aimés que l'on perd, les certitudes qui s'étiolent et disparaissent, le monde qui se complexifie de façon effrayante et qui ne nous permet plus de savoir qui l'on est.
Autant le dire, ce livre, qui est l'histoire de mon époque et donc de ce que je suis, m'a évidemment beaucoup touchée, je me suis retrouvée dans ses mots, dans ses interrogations, dans ses peurs.
Je ressors un peu secouée de ce flash-back, de cette plongée dans le passé, de toutes ces images qui sont réapparues alors que je les avais presque oubliées et de cette prise de conscience soudaine que oui, les autres sont passés par les mêmes chemins ou par des routes parfois un peu différentes mais qui, au fond, étaient bordées des mêmes paysages et arrosées de la même eau de pluie.
Je me suis complètement retrouvée dans les interrogations de la narratrice sur le monde actuel : comment nous définir, nous, qui n'appartenons ni à un parti politique, ni à une religion ni à un courant de pensée, nous qui n'avons ni terres, ni biens, juste nos philosophes des Lumières auxquels nous nous accrochons comme à une bouée de sauvetage en tentant de garder tant bien que mal la tête hors de l'eau ?
« - Qu'est-ce qu'on est, nous ? (demande le fils de la narratrice)
- Que veux-tu dire ?
- Ben à l'école il y a des juifs et aussi des chrétiens et des musulmans. Nous, qu'est-ce qu'on est ?
- Euh.
- Qu'est-ce qu'on est ?
- Nous ? On n'est rien. »
Alors voilà, je ne suis rien, nous ne sommes rien, nous allons, nous qui ne croyons qu'à l'esprit de tolérance, au respect des droits de l'homme, à de vagues notions telles que la liberté, l'égalité, nous qui refusons le racisme, la violence, la tyrannie, nous ne sommes rien, avec nos petites valeurs de rien du tout…
Eh bien tant pis, nous irons comme ça, jusqu'au bout, sur le chemin de notre vie, avec nos petites idées. Dans quelques générations, on dira que nous étions fous ou presque.
Pas grave, on ne sera plus là pour se faire insulter…

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
moussk12
  09 février 2018
Isabelle Monnin, petite fille, presque adolescente et sa soeur, plus jeune de deux ans, sont liées d'un amour tellement fort, tellement profond, que c'en est plus qu'un simple lien de sang. Elles sont deux et ne font qu'un. C'est un amour exclusif qu'elles ont l'une pour l'autre. Cela ne les empêche pas de choisir leur voie. L'auteure, celle du journalisme, monte à Paris pour y faire ses études, et la petite soeur qui suit de près, voulant devenir comédienne.
La fin des années 1970 est la période de l'enfance, de l'insouciance, du bonheur pour l'auteure et sa soeur. Elles vivent les années 80 en embrassant toutes nouvelles expériences et découvertes qu'offre la capitale. La vie pleine d'espoirs pour leurs lendemains, mêlés à l'euphorie de goûter une liberté qu'elles croient infinie, aux sentiments de douce révolte, au désir illusoire de changer le monde.
En même temps que l'auteure parvient à décrocher un travail dans un journal, de deux, elle n'est plus qu'une.
La tristesse sans fond, la douleur permanente, le manque qu'elle va semer derrière elle et les années qui passent vont se greffer aux illusions perdues, au sentiment d'un avenir plus qu'incertain, à l'éboulement de toutes les certitudes qui la façonnaient.
Avec pudeur, émotion, Isabelle Monnin se raconte. Et pour tous ceux et celles qui sont nés dans les années 60-70, c'est tout un pan de jeunesse qui refait surface, avec ses chanteurs-poètes et leurs chansons à texte, les interdits toujours bravés, la politique, grande invité aux repas familiaux.
Très beau livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151

critiques presse (2)
Actualitte   12 février 2018
Parfois certaines histoires nous semblent extraordinaires. Intimes et personnelles, elles deviennent à la lecture, universelles, exactement destinées à celui qui lit. Fusionnelles. Mistral perdu fait partie de celles-là.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeMonde   22 décembre 2017
Dans « Mistral perdu ou les événements », l’écrivaine évoque sa relation fusionnelle avec sa sœur, morte, et avec la gauche, défaite. Bouleversant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   24 janvier 2018
Est-ce que je réécris l'histoire ? Étions-nous moins beaux, moins heureux, que ceux que je vois dans le rétroviseur ? Où se cachent les sensations vécues ? Pour les retrouver, et nous avec peut-être, je tente d'avancer dans la forêt des mots, l'écriture au couteau, pas de lampe de poche, aucun abri de fiction. Derrière un rideau de roseaux près du lac, j'approcherai, si j'ai la chance du photographe animalier, le juste. S'il y a des trous, je tomberai ; si ce sont des racines, je trébucherai. Sur les cailloux, il y aura peut-être trace de ce qui nous a percutés. Mais les douceurs, où sont-elles ? Les pensées tranquilles ? Les félicités qui réchauffent le ventre ? Tout est liquide, coulé, évaporé, avalé par les nuages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
marina53marina53   22 janvier 2018
Il faudrait pouvoir attraper les images comme on s'empare d'une poussière volante (souviens-toi, nous soufflions sur les fleurs de pissenlit), les transformer en mots immédiatement, sans les passer au filtre de la pensée. Ce serait la seule manière de les garder dans leur entièreté précise, leur profondeur cachée, leur totale signification. Les capturer et les déposer intactes sur la page, voilà ce qu'il faudrait pouvoir faire. Mais c'est comme attraper un flocon de neige, ça ne se peut pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          260
marina53marina53   23 janvier 2018
Les heures de rêverie, que deviennent-elles quand on s'en échappe ? Elles imprègnent les murs et les plafonds, s'y gravent à l'encre secrète, elles sont pareilles aux souvenirs : glissées sous les choses. Chaque maison, chaque sentier, chaque arbre est couvert de ces couches invisibles, on peut bien poncer les enduits et arracher les écorces, elles ne disparaissent jamais vraiment.
Commenter  J’apprécie          332
marina53marina53   22 janvier 2018
Les endeuillés cherchent comme des perdus un sens au malheur, on dirait des animaux faméliques fourrageant une terre morte, ils s'inventent des signes, construisent des ponts imaginaires, qu'ils ne soient pas rationnels leur importe peu, puisque plus rien n'a de sens, on peut bien croire ce que l'on veut.
Commenter  J’apprécie          260
KtyminilitKtyminilit   20 février 2018
Tous les adolescents connaissent la géographie du car scolaire : ne s'assied pas au fond n'importe qui. Les cinq ou six places de la dernière rangée sont réservées aux seigneurs de cette petite société, les garçons crâneurs et les filles à la mode. Plus on se rapproche du chauffeur, plus on descend dans la hiérarchie collégienne. Les premiers rangs sont occupés par les sixièmes, accrochés à leur cartable, ou par ceux qui, blêmes de honte, ont le mal des transports. Le reste des travées est, dans mon souvenir, un alignement de blousons muets, mauvaises coupes, mauvaises couleurs, figés dans la peur aphone qu'un des caïds de l'arrière leur frappe le crâne en passant, ou pire : arrache leur bonnet dans un ricanement.
Passer inaperçue est la solution.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Isabelle Monnin (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Monnin
Isabelle Monnin - On n'est pas couché 2 décembre 2017 #ONPC
autres livres classés : années 80Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
558 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .