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EAN : 9782253074182
192 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/01/2019)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 136 notes)
Résumé :
C'est une histoire intime, la jeunesse lumineuse de deux soeurs nées dans les années 1970; et puis la tragédie obscurcit tout.
C'est une promenade sur les sentiers de la vie d'une femme, traversés par l'époque, les rêves et ces chagrins inconsolables qui nous font pourtant grandir.
Récit à la beauté vibrante, Mistral perdu recueille les traces des événements personnels et collectifs qui nous percutent à jamais.
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  23 octobre 2017
Anecdote : je cherche ce livre dans les rayons de la FNAC et ne le trouve pas. Je demande à la vendeuse qui au final ne le trouve pas non plus mais me dit : « Une collègue l'a lu et vraiment, elle a été déçu par rapport au précédent."
Du coup, j'ai encore plus envie de le lire.
Et.
Paf. Je le prends en pleine gueule.
Touché en plein coeur.
Générationnel et pourtant tellement personnel. Isabelle Monnin se raconte et nous raconte. Ce temps où on ne mettait pas de ceinture à l'arrière des voitures aux enfants, où on fumait n'importe où, où les téléphones n'étaient pas mobiles … Michel Drucker. Les trente-trois tours. le 11 septembre.
Tous ces petits témoignages universels nous plongent encore plus dans l'histoire personnelle de l'auteur et de sa petite soeur. Tant aimée. Partie.
« Je suis le 11 septembre autant que la seconde où elle est morte.
Je suis tous mes événements. »
Ce livre, c'est de l'émotion. de la pudeur. Des sourires. C'est un livre d'amour, un roman d'apprentissage, un documentaire … Je ne sais pas le qualifier. Pourtant qu'est ce que j'ai aimé cette écriture pleine de poésie. C'est un hommage à sa soeur. C'est un livre politique. C'est un livre écrit par chacun des lecteurs qui l'aura entre les mains.
Ce livre est un poème. Ce livre est une chanson.
« Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants … »
Et toujours, oui, toujours, se méfier des vendeuses à la FNAC …

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Ladybirdy
  06 mars 2019
C'est vrai que je ne suis pas française mais pour se plonger dans ce très beau roman, toutes les nationalités peuvent s'y retrouver puisque c'est un roman qui parle du monde depuis les années 1970. Je suis née un peu après, je n'ai pas connu les pattes d'eph ni la coupe au bol ni le Minitel français mais j'avais six ans quand Renaud chantait sur son banc le mistral gagnant, vingt ans quand les tours jumelles à NY ont été saccagées. J'en avais trente-six lors des attentants au Bataclan. Tout est encore dans ma tête, dans mon coeur comme autant de souvenirs qui soulèvent ou réconfortent. La vie est universelle. Ni couleur, ni drapeau, ni race pour ici comprendre le message d'Isabelle Monnin : la vie passe et passe avec elle le mistral et les événements. Seuls ceux que tu vois tomber, se relever, assassinés au nom d'une religion, c'est ceux-là qui comptent, ceux dont on rêve, ceux avec qui on rêve, ceux qui nous font rêver, ceux qu'on n'oubliera jamais.
C'est un roman où Isabelle Monnin raconte la vie, d'abord main dans la main avec sa soeur adorée. du bac à sable, à l'adolescence, on entendra Renaud chanter Mistral gagnant ou encore le Pen brandir sa haine au nom de la France.
C'est un livre de gauche, un livre de coeur, un livre coup de coeur.
C'est un livre à souvenirs, à la lueur d'une bougie ou avec une lampe torche sous sa couverture à sourire de se rappeler la vie il y a vingt ou trente ans.
L'écriture est un écrin de poésie et de justesse, les mots chantent la vie, l'abandon, les désillusions, l'espoir, c'est doux, c'est de l'or en barre pour se rappeler qu'on existe à travers des événements qu'on survole, qu'on se prend de plein fouet, qu'on gardera à jamais en soi. Splendide.
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marina53
  22 janvier 2018
Isabelle est née au début des années 70 dans une famille intellectuelle, ouverte et de gauche. Sa soeur arrive trois ans après. Une relation si fusionnelle qu'elles sont devenues Les filles. Inséparables. Volontaires. Curieuses. C'est ensemble, main dans la main, qu'elles vont grandir, s'ouvrir, s'épanouir, partager leurs joies et leurs peines. de l'enfance qui fleure bon les sous-pulls marron ou la coupe au bol à l'adulte qui trébuche ou qui se cogne en passant par l'adolescence rebelle, baignée d'illusion et bercée par Renaud, Isabelle traverse ces années cahin-caha dans un contexte social, politique et économique en plein mouvement...

Isabelle Monnin nous offre un roman profondément intime et poignant. Où il est question de deux soeurs inséparables et complémentaires. Où il est question de R5, de minitel, de bandana de Touche pas à mon pote, d'internet. Où il est question de gauche, de droite, de l'Ogre et sa fille. Où il est question de "Devaquet au piquet", de l'affaire Malik, du Mur de Berlin, de la Coupe du Monde, du 11-septembre, du Bataclan. Où il est question de Gainsbourg, de Barbara, de Daho et, évidemment, de Renaud. Où il est question de rêves inachevés, de désillusions mais aussi d'espoirs, de chagrins inconsolables, de déceptions, de souvenirs doux-amers, de morts tragiques et de vies qui s'apprennent, qui subsistent et résistent. À travers Mistral perdu, l'auteure nous fait (re)vivre tous les événements marquants des années 70 à nos jours auxquels s'imbriquent sa propre histoire. Un récit fort et empoignant servi par une plume éloquente et vibrante...
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cicou45
  29 décembre 2018
J'adore mon cousin, lui qui ne sait jamais quoi m'offrir pour Noël, en raison des nombreux libres que j'ai lu, il me donne régulièrement des ouvrages qu'il a acheté et des idées qu'il a pioché sur Babelio d'ailleurs. Lorsqu'il m'a donné cet ouvrage, il m'a dit qu'il n'avait pas beaucoup accroché. Aussi, ne savais-je pas trop à quoi m'attendre en commençant les premières lignes, m'attendant forcément à être déçue à mon tour mais ô surprise, me voilà quant à me enthousiasmée par cet ouvrage.
C'est l'histoire de deux soeurs, inséparables malgré leur différence d'âge de quelques années seulement. Notre narratrice ne connaît pas le pronom "je". Lorsqu'elle parle d'elle, elle emploie le pronom "nous" se rattachant à sa soeur et à elle puisque pour elle, sa cadette et elle ne font qu'une. Ayant été élevés dans une famille foncièrement de gauche, elles le seront à leur tour et découvriront ensemble les parcours vers les bancs de l'école, puis du collège, lycée et université avec une tolérance envers les autres extraordinaire. Sa soeur rêve de faire du théâtre mais elle, c'est la carrière de journaliste qu'elle va embrasser. Sa vie s'éteint le jour où sa soeur meurt et il va donc lui falloir renaître, non pas sans mal et enfin apprendre à employer ce fameux pronom personnel qu'elle ne connaissait pas jusqu'alors, à savoir celui du "je". Atroce souffrance mais pourtant, il faut se rendre à l'évidence : avec ou sana elle, la vie doit continuer, elle se le doit à elle, mais aussi à celui qui deviendra son mari et qu'elle appellera affectueusement sa "Montagne" et ceux qui deviendront ses enfants.
Un roman autobiographique dur mais avec des passages parfois attendrissants et une écriture fluide et légère malgré tout. J'ai également beaucoup aimé le fait que sans donner de dates mais en parlant des grands événements qui ont marqué notre Histoire, le lecteur puisse se situer dans le temps. A découvrir !
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Dixie39
  28 octobre 2018
C'est un livre que j'aurai aimé lire, le soir, la tête sous les couvertures à la lumière d'une lampe de poche, comme quand j'étais môme et que je bravais le couvre-feu parental en m'étourdissant la tête et me brûlant les yeux aux mots chéris et adorés des auteurs des bibliothèques rose ou verte.
"Tout est écrit, partout sous les choses, ne reste qu'à fouiller, gratter le sol, écorcher les roches pour mettre les phrases au jour."
C'est un livre que j'aurai aimé lire ta main dans la mienne, vautrées sur le vieux canap' du salon des parents, en boulottant des réglisses et des boules coco, te faisant la lecture, soeurette, comme quand nous étions mômes.
"Être à ses côtés c'est se chauffer à une force mystérieuse, peut-être tellurique. On dirait qu'elle a trouvé le secret de la vie, ça irradie d'elle entière, je voudrais m'y frotter comme à une lampe magique, qu'elle me prête un peu de son fluide, qu'elle me maquille les yeux et la bouche".
C'est un livre que j'aurai aimé lire à mes mômes à moi, au coin du feu dans la pénombre, tous blottis dans de vieux plaids en tricot, pour leur dire notre enfance. Pour leur dire qu'on n'y est pour rien, qu'on n'a rien vu venir, qu'on y croyait tellement à ce pour quoi on s'est battu, ce pour quoi on n'en finissait pas de chanter, de gueuler, d'user nos clarks et nos kickers bi-color sur ces pavés bien recouverts de béton, au cas où il nous serait venu des idées...
"Ce serait lire, à l'encre sympathique d'un stylo vendu avec Pif gadget, le récit de la dégringolade d'une génération qui s'était crue effrontée et se découvre désarmée."
J'aurai aimé lire ce livre avec dans les oreilles la voix rocailleuse du chanteur énervant, le poing levé en chantant avec lui "J'ai chanté dix fois, cent fois, J'ai hurlé pendant des mois, J'ai crié sur tous les toits, Ce que je pensais de toi ; Société, société, Tu m'auras pas."
J'ai lu ce livre, les larmes aux yeux, le coeur ouvert au bonheur et à la nostalgie. Et la tête haute. J'ai lu ce livre sans arrêter de penser à elles - Isabelle et sa soeur adorée qui te ressemble tellement - à son petit son doux son roi du monde, aux événements passés et présents du monde, à notre sidération berceau de notre passivité.
"J'avance, mais mes poches sont pleines de cailloux".
Est-ce qu'il faut être né dans les années 70 ? Est-ce qu'il faut avoir été "une moitié des filles" ? Est-ce qu'il faut avoir défilé et cru à toutes ces conneries, ces chimères de droits, d'égalité et de liberté ?
Non, je ne pense pas.
Il faut le lire c'est tout.
Tout le reste n'est pas que Littérature !
"J'ai ri, tu as entendu ? Un vrai rire de bon coeur, on disait ça, ils étaient nos préférés. Tu l'as entendu ce rire ? Beau, puissant, musclé par tout le chagrin porté. Tu as vu comme il a inondé mes joues et mon coeur et mes bras ? Il a des notes de toi, je les ai reconnues, si c'est là que tu te caches je veux l'entendre toujours."
Lien : https://page39web.wordpress...
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critiques presse (2)
Actualitte   12 février 2018
Parfois certaines histoires nous semblent extraordinaires. Intimes et personnelles, elles deviennent à la lecture, universelles, exactement destinées à celui qui lit. Fusionnelles. Mistral perdu fait partie de celles-là.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeMonde   22 décembre 2017
Dans « Mistral perdu ou les événements », l’écrivaine évoque sa relation fusionnelle avec sa sœur, morte, et avec la gauche, défaite. Bouleversant.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (98) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   24 janvier 2018
Est-ce que je réécris l'histoire ? Étions-nous moins beaux, moins heureux, que ceux que je vois dans le rétroviseur ? Où se cachent les sensations vécues ? Pour les retrouver, et nous avec peut-être, je tente d'avancer dans la forêt des mots, l'écriture au couteau, pas de lampe de poche, aucun abri de fiction. Derrière un rideau de roseaux près du lac, j'approcherai, si j'ai la chance du photographe animalier, le juste. S'il y a des trous, je tomberai ; si ce sont des racines, je trébucherai. Sur les cailloux, il y aura peut-être trace de ce qui nous a percutés. Mais les douceurs, où sont-elles ? Les pensées tranquilles ? Les félicités qui réchauffent le ventre ? Tout est liquide, coulé, évaporé, avalé par les nuages.
+ Lire la suite
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marina53marina53   22 janvier 2018
Il faudrait pouvoir attraper les images comme on s'empare d'une poussière volante (souviens-toi, nous soufflions sur les fleurs de pissenlit), les transformer en mots immédiatement, sans les passer au filtre de la pensée. Ce serait la seule manière de les garder dans leur entièreté précise, leur profondeur cachée, leur totale signification. Les capturer et les déposer intactes sur la page, voilà ce qu'il faudrait pouvoir faire. Mais c'est comme attraper un flocon de neige, ça ne se peut pas.
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marina53marina53   23 janvier 2018
Les heures de rêverie, que deviennent-elles quand on s'en échappe ? Elles imprègnent les murs et les plafonds, s'y gravent à l'encre secrète, elles sont pareilles aux souvenirs : glissées sous les choses. Chaque maison, chaque sentier, chaque arbre est couvert de ces couches invisibles, on peut bien poncer les enduits et arracher les écorces, elles ne disparaissent jamais vraiment.
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ZilizZiliz   07 avril 2019
Mitterrand est le président de la France, ça s'est inscrit sur l'écran en strates de pixel par la grâce d'un mystérieux Cédeuzi Honèwellebulle*, et comme nous sommes de gauche, nous sommes dans la satisfaction de présider la France. La joie des parents et de leurs amis, ce soir-là, est inoubliable, leur ivresse en bulles alors qu'un orage menaçait le jardin. Nous pensons, puisqu'ils le disent, que les inégalités seront combattues et les plus faibles tenus en considération.

* CII Honeywell Bull
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marina53marina53   22 janvier 2018
Les endeuillés cherchent comme des perdus un sens au malheur, on dirait des animaux faméliques fourrageant une terre morte, ils s'inventent des signes, construisent des ponts imaginaires, qu'ils ne soient pas rationnels leur importe peu, puisque plus rien n'a de sens, on peut bien croire ce que l'on veut.
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Videos de Isabelle Monnin (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Monnin
Extrait de la rencontre avec Isabelle Monnin à la librairie Vivement Dimanche sur son livre cd "Les Gens dans l'enveloppe" publié chez JC Lattès. Lecture par la comédienne Marianne Pommier.
http://www.vivementdimanche.com/9782709649834-les-gens-dans-l-enveloppe-isabelle-monnin-alex-beaupain/
L'idée du livre expliquée par Isabelle Monnin" : En juin 2012, j'ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n'imaginais alors pas l'aventure qu'elle me ferait vivre. J'allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j'ai montré l'enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L'idée semblait folle. le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l'enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie. Les gens dans l'enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant oeuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l'histoire d'une rencontre, entre eux et moi."
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