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Claude Poncet (Traducteur)
EAN : 9782070361847
192 pages
Gallimard (16/11/1972)
3.69/5   137 notes
Résumé :
Je pouvais maintenant la voir grimper la pente du coteau, vers l'aire sur laquelle surgissait la masse arrondie des meules. Elle s'agrippait aux buissons, penchée en avant, glissant et trébuchant, et dans son visage tendu et avide, aux yeux dilatés, dans les gestes de son corps, je reconnus de nouveau sa ressemblance avec une chèvre qui grimpe pour brouter. Et puis, comme elle arrivait en haut de la montée, une silhouette d'homme sortit de l'ombre, se pencha, la pri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Wyoming
  13 septembre 2021
Roman d'amour et de création littéraire, les deux étroitement mêlés, L'amour conjugal porte une réflexion sur la beauté, le sentiment amoureux, Alberto Moravia glissant, avec son écriture raffinée, indolente et précise dans le détail, de nombreux faux-semblants dans l'histoire d'une tranche de vie d'un couple, Silvio et Léda.
Lui tente d'écrire un roman où il mettrait en place une histoire d'amour modélisée sur la leur, elle, l'encourage en le privant notamment de rapports sexuels durant son travail d'écriture afin qu'il puisse s'adonner tout entier à sa création.
Moravia prend tout son temps pour installer ses personnages, avec des descriptions détaillées de la beauté de Léda, mais aussi de ses imperfections dans ses mimiques, il situe l'histoire dans la chaleur estivale de la Toscane où le couple erre, le soir, le long d'improbables sentiers qui les conduisent chacun dans des directions opposées, elle, vers celle d'un adultère inéluctable, lui, vers le renforcement de son égoïsme et l'apparition inopinée de la jalousie.
C'est à Silvio que Moravia confie la narration de cet épisode de la vie de ce couple, c'est donc Silvio qui exprime ses propres sentiments, qu'il s'agisse des imperfections de son histoire d'amour ou de l'échec dans l'écriture de son roman. Ainsi, c'est toujours le point de vue de l'homme qui est développé, pour celui de la femme, Silvio doit se contenter de suppositions, d'extrapolations qui le conduisent vers un délire dans le sauvetage de son couple.
Au coeur de ce huis clos conjugal, s'insère un troisième personnage, celui qui sera l'amant d'une nuit, peut-être de plusieurs, Moravia opposant sans les développer trop cette fois, la répugnance du barbier et le besoin sexuel de Léda.
Le dialogue final, au dernier chapitre, entre Léda et Silvio, est très puissant, un vrai dialogue de faux sourds, où le livre raté, comme, semble-t-il, leur amour, devient une planche d'un salut hypothétique de celui-ci.
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palamede
  26 août 2015
Sylvio veut écrire un roman, un roman sur l’amour conjugal. Pour réaliser son projet, il s’installe en Toscane avec Léda, son épouse aimée. Mais le soutien de celle-ci ne suffit pas à nourrir son inspiration. Sûr de l’amour de sa femme, il imagine alors l’abstinence charnelle comme pendant de sa puissance créative et lui propose de faire chambre à part. Mais Silvio pense Léda soumise et éthérée là où elle est impétueuse et animale. Une erreur de jugement qui va lui faire connaitre les affres de la jalousie, d’objet utile à son épanouissement elle deviendra sujet agissant pour elle et par conséquent contre lui.
L’amour conjugal ou l’attachement indéfectible, concept bourgeois raillé divinement par un Moravia ironique et malicieux.

Lien : http://livreapreslivre.blogs..
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YvesParis
  12 juin 2012
Ce court roman, au style élégant, est plein de faux-semblants.
Un narrateur, Silvio, y raconte à la première personne un épisode de sa vie conjugale : sa tentative d'écrire un roman, intitulé "L'amour conjugal". Avec une jubilation sadique, Alberto Moravia va critiquer ce roman avorté en lui adressant les critiques mêmes que son oeuvre pourrait parfois recevoir.
Roman sur la création littéraire, "L'amour conjugal" est avant tout un roman sur l'amour, le couple, la trahison, la vérité.
Silvio est confit dans ses convictions. Sa philosophie de l'amour est celle d'une bourgeoisie que Moravia, sa vie durant, n'aura cessé de railler et de combattre. Silvio s'imagine que l'amour est acquis pour toujours, protégé de l'atteinte du temps par la sacralité de l'union conjugale. Comme dans l'amour courtois, cet amour là est séparé de la sexualité : Silvio décide, d'un commun accord avec Léda, de rester chaste le temps que durera la rédaction de son livre. Il découvrira à ses dépens que la sexualité ne se laisse pas si facilement réprimer : sa femme, si belle, si distinguée, est irrépressiblement attirée par Antonio, le barbier, un coureur de jupons, veule et laid.
Alberto Moravia est né en 1907. Il épousa Elsa Morante (née en 1912), la quitta en 1962 - mais n'en divorça jamais - pour vivre avec Dacia Maraini (née en 1937) puis avec Carmen Llera (née en 1953).
Dans ses romans, les hommes sont des benêts et les femmes des idiotes lascives dominées par leurs instincts.
Pas sûr qu'un tel personnage s'attire les louanges des associations féministes.
Il n'en reste pas moins un diablement bon écrivain !
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Madamedub
  28 novembre 2011
Alors que l'automne tire ses dernières cartouches avant que l'hiver ne nous achève, partons faire un tour du côté de la Toscane, en 1949, date à laquelle Alberto Moravia publie “L'amour conjugal”, dissection en parallèle du couple et de la création littéraire. Silvio, le narrateur, a épousé Léda et nourrit de sérieuses ambitions littéraires : simple critique, il se rêve auteur. Silvio se persuadant que la création doit s'affranchir de son attachement physique à Léda, un pacte sera donc noué : bien que retirés tous deux dans une grande bâtisse de Toscane, Silvio et Léda feront chambre à part le temps que le premier finisse son oeuvre. Laquelle semble avancer à grand pas. Soudainement, Léda s'en prend à Silvio : son barbier, Antonio, aurait profité d'une coupe de cheveux pour tenter d'abuser d'elle. La suite… lors de votre lecture, bien entendu..
L'Amour Conjugal” ou l'histoire d'un couple imparfait : une passion qui cède parfois la place à une “bonne volonté” blessant l'ego ; deux personnages friables, faillibles, malgré l'apparente force liée à leur position sociale ou à la dureté potentielle de leur regard. Une rencontre et une destinée tracés pour l'un, une intermittence des comportements pour l'autre ; une sincérité jamais (ou presque) démentie pour les deux. On ne peut dire, et c'est une des forces du roman, que le casting de départ était idyllique ; on ne peut dire pour autant, et c'est également une force, que le ver était, dès l'origine, dans le fruit. Non plus. Tant mieux.
L'oeuvre se construit, peu à peu, entre littérature et sentiments, entre aveuglement et révélation, comme si finalement, l'amour conjugal, radeau frêle ou salvateur ballotté par les contextes, était une question de perception. Tordant avec bonheur le cou aux figures imposées de l'amour-passion ou de l'amour-soutien, Moravia met le doigt (et l'enfonce) sur un amour égoïste tributaire de l'amour-propre de chacune de ses parties. Tordant le cou à une bourgeoisie sûre d'elle-même (Silvio serait-il une relique d'une bourgeoisie comtienne de l'avant 1914 aux prétentions artistiques ?) et incapable, même dans l'intimité de la vie conjugale, d'accepter que cette dernière soit bel et bien un organisme vivant et non une nature morte.
Pour autant, on ne saurait tresser des lauriers à l'auteur sans critiquer une certaine complaisance envers sa propre intelligence. Délaissant de manière coupable sa dramaturgie en plein milieu du roman, il le laisse faire du surplace et néglige d'incarner les atermoiements de son personnage principal dans des actes. Il préfère alors se réfugier dans un registre didactique au risque de la répétition : ces chapitres parfois brillants, parfois patauds semblent ne contenter qu'un auteur soucieux de bien faire comprendre son propos, quitte à le désenchanter et/ou ôter une partie du plaisir de la lecture. Alors oui, on peut également (une fois la lecture achevée) voir dans ces incartades le reflet de l'enfermement de Silvio dans son rôle du “Silvio qui peut (et veut) tout comprendre et rationaliser”. Mais il n'empêche que cela nuit à la fluidité de l'oeuvre ; du moins est-ce l'avis de l'humble auteur de cette chronique.
Ce n'est qu'après le deuxième tiers que le récit retrouve de son allant et que les qualités de conteur de Moravia s'épanchent à nouveau dans un terrain d'expression qui leur est plus favorable. Reprenant les rênes de l'action, on y voit que l'ego littéraire déçu et déchu de Silvio se double de la déconstruction de l'image d'une Léda évanescente, ailleurs ; la déconstruction de la “Léda selon Silvio” pour enfin voir émerger Léda, la femme qui agit et qui n'est plus expliquée. Car c'est en réalité la montée en vitalité, en incarnation de Léda qui est l'élément majeur de l'oeuvre ; de simple objet littéraire dépeint comme une nature morte par son (wanna-be ?)auteur de mari (et l'auteur du roman), de sorte de muse aux humeurs changeantes, elle devient sujet d'action, être humain de chair, de boue et de sang. La mise en abyme devient défavorable au créateur que se veut Silvio alors qu'émerge la suprématie de l'humain, du vécu sur la machinerie rationnelle : Silvio serait-il une sorte de Jean de Florette qui aurait troqué ses théories sur les lapins pour celles sur les êtres, les hommes, les femmes et le couple ? Il reste donc beaucoup à apprendre.
C'est donc sur cette critique de la connaissance a priori que s'achève cette oeuvre, qui, sans être la meilleure de son auteur, constitue néanmoins une excellente introduction – à la fois courte, facile d'accès et élégante – à son univers ainsi qu'une critique solide d'une bourgeoisie compassée.
T.M.
Lien : http://madamedub.com/WordPre..
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Herve-Lionel
  12 mai 2018
La Feuille Volante n° 1244
L'AMOUR CONJUGAL- Alberto Moravia – Folio.
Traduit de l'italien par Claude Poncet.
Le titre est déjà tout un programme et, dans le domaine de la littérature notamment, a fait couler beaucoup d'encre. On le verra vers la fin, ce roman, qui parle d'un autre roman qui porte le même titre et parle du même sujet, est une sorte de mise en abyme. Silvio est un être un peu oisif, vaguement critique littéraire, qui voudrait devenir écrivain, mais qui est surtout amoureux fou de sa femme Léda. Il voudrait bien écrire un roman mais il a toujours douté de lui et pour l'heure, il pense que l'amour qu'il porte à son épouse l'en empêche, imagine que l'abstinence pourrait favoriser sa créativité mais refuse cette posture. Comme c'est souvent le cas dans le mariage, on épouse quelqu'un qu'on ne connaît pas vraiment et ce ne sont que les années de vie commune qui permettront cette prise de conscience de la réalité, ce qui ne va pas, évidemment, sans désillusions. Silvio n'échappe pas à la règle. Il la supposait indifférente à ses velléités artistiques, mais c'est elle qui maintenant le pousse à écrire et lui, avec quelques réticences, accepte à la demande de Léda de mettre son désir entre parenthèses, de faire chambre à part le temps d'accoucher de son roman. L'idée est plutôt bonne puisque il se met à écrire sans désemparer. Il est maintenant un autre homme et enfin un véritable écrivain grâce aux encouragements de son épouse. Elle devient sa muse et sans doute mieux, puisque c'est elle qui le pousse à être enfin lui-même. du coup, il la voit avec d'autres yeux sans pour autant cesser de l'aimer, bien au contraire et il semble vouloir prolonger artificiellement cet état second dans lequel il crée pour mieux posséder charnellement sa femme à nouveau, son roman achevé. Ce couple n'avait pas d'enfant et j'ai eu le sentiment que leur amour commun se matérialiserait vraiment, non dans la naissance d'un bébé comme c'est le cas pour la plupart des gens, mais dans l'écriture de ce livre, inversant au passage le rôle de chacun. Ça c'est pour les apparences.
En bon écrivain qu'il est, Moravia-Silvio analyse ce travail d'écriture, son cheminement parfois lent, parfois fulgurant et ce qui en résulte, une fois l'oeuvre terminée, une sensation d'apaisement, mais aussi, plus subtilement, le doute qui s'insinue en lui avec l'inutilité, la folie, une absurdité révélatrice de lui-même, une sorte de lucidité que le critique littéraire qu'il redevient pour sa propre oeuvre lui souffle. Il y a , en effet, dans le fait d'écrire une sensation parfois avérée d'une impossibilité de s'exprimer pleinement et de n'enfanter que des fadaises. Face à son roman terminé, Silvio le juge mauvais, se montrant pour lui-même sans complaisance, même si Léda lui exprime son soutien amoureux. L'auteur parle avec fougue de cet amour de Silvio pour Léda en en soulignant aussi la fragilité et tout ce qui le menace. Avant de l'épouser il l'avait crue réservée, mais lui révélant un moment de son passé où il n'était pas, elle se montra à lui sous un tout autre jour, une amante sensuelle et fougueuse, l'avertit à demi-mots de la vulnérabilité de leur relation qu'elle choisit cependant de trahir, mais lui, aveuglé par cet amour ne veut rien voir. L'être humain est complexe et quand, dans sa légitime quête du bonheur, il choisit de s'unir à quelqu'un d'autre, les choses se compliquent, les duplicités se révèlent, les fantasmes se réveillent, le mensonge et l'hypocrisie s'installent et ce qu'on croyait définitif est bouleversé. de cela on ne sort jamais indemne, quelque soit l'attitude qu'on choisit d'adopter face à ces révélations et ce d'autant plus qu'à l'absence de scrupules de Léda, son appétit de l'instant, répond la naïveté de Silvio. Cette découverte, c'est autant la certitude de s'être trompé que celle de n'avoir rien vu venir parce que sa passion pour cette femme a été la plus forte et qu'il choisisse de ne rien lui révéler de ce qu'il sait désormais pour tenter d'oublier ce moment d'égarement, m'étonne. Pour autant Silvio prend conscience de la réalité et le sentiment de médiocrité, d'inutilité qu'il avait ressenti face à son roman terminé se trouve ici renforcé. Même s'il refuse cette évidence, cela est désastreux pour lui, remet les choses à leur vraie place et même s'il choisit unilatéralement de passer outre, cela augure mal de leur avenir à tous les deux. Même s'ils restent ensemble, planera toujours sur leur couple cette désillusion amoureuse de Silvio qui verra dorénavant Léda avec d'autres yeux même si l'écriture pourra être pour lui un exutoire, avoir une fonction cathartique .
J'ai retrouvé avec ce roman cet écrivain, croisé il y a bien longtemps déjà et toujours apprécié. J'ai aimé son style fluide, poétique dans les descriptions et agréable à lire, cette façon de distiller un certain suspens dans le récit, mais aussi sa manière de disséquer les sentiments humains qui, dans le domaine choisi ici, illustre parfaitement un des travers les plus marquants de l'espèce humaine et le regard lucide qu'on peut y porter, même si j'avais imaginé un autre épilogue et que je ne partage pas exactement l'attitude de Silvio.
© Hervé GAUTIER – Mai 2018. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
YvesParisYvesParis   13 juin 2012
Je pouvais maintenant la voir grimper la pente du coteau, vers l’aire sur laquelle surgissait la masse arrondie des meules. Elle s’agrippait aux buissons, penchée en avant, glissant et trébuchant, et dans son visage tendu et avide, aux yeux dilatés, dans les gestes de son corps, je reconnus de nouveau sa ressemblance avec une chèvre qui grimpe pour brouter. Et puis, comme elle arrivait en haut de la montée, une silhouette d’homme sortit de l’ombre, se pencha, la prit par le bras et la tira presque de tout son poids... Cette fois je compris tout.
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mfrancemfrance   25 octobre 2019
Je sentais que j'aimais ma femme chaque jour davantage, mon sentiment s'alimentant et se renforçant chaque soir de celui du soir précédent; et elle, de son côté, ne semblait jamais épuiser le trésor de sa tendre et sensuelle complaisance. Ce sont ces nuits qui pour la première et peut-être la dernière fois de ma vie me firent pénétrer le sens de ce que peut être une passion conjugale : ce mélange de dévotion ardente et de légitime luxure, de possession exclusive et sans limite et de joie confiante née de cette possession même. Pour la première fois, j'éprouvai le sentiment d'être le maître, sentiment que les hommes appliquent parfois indiscrètement aux rapports conjugaux, disant "me femme", comme ils disent "ma maison", "mon chien", "mon automobile".
Page 46
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YvesParisYvesParis   13 juin 2012
Il faut tout d’abord que je parle de ma femme. Aimer, cela veut dire, entre bien d’autres choses, trouver du charme à regarder et à considérer la personne aimée. Et trouver du charme non seulement à la contemplation de sa beauté mais encore de ses défauts, qu’ils soient rares ou non. Dès les premiers jours de mon mariage, j’éprouvai un inexprimable plaisir à regarder Léda (c’est ainsi qu’elle se nomme)...
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WyomingWyoming   09 septembre 2021
Cet air singulier, cette beauté insaisissable qui, tel un reflet de soleil sur un mur, ou l'ombre d'un nuage au-dessus de la mer, pouvait à chaque instant s'effacer, lui venait sans doute de ses cheveux d'un blond métallique, toujours un peu défaits, dont les longues mèches évoquaient l'envol de la peur, la fuite, envol aussi de ses yeux bleus, immenses, légèrement obliques, avec leur pupille dilatée dont le regard humble et flottant suggérait, comme la chevelure, un état d'âme craintif et fuyant.
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WyomingWyoming   11 septembre 2021
Il y a des livres très imparfaits, mal construits, confus désordonnés, mais si vivants que nous les lisons et les lirons toujours; au contraire certains livres parfaits en tous points, bien architecturés, bien composés, dosés et équilibrés mais glacés, nous les rejetons avec toute leur perfection dont nous ne savons que faire.
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