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Claude Poncet (Traducteur)Gilles de Van (Éditeur scientifique)
ISBN : 208070415X
Éditeur : Flammarion (30/11/-1)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Le jeune Marcello grandit, livré à lui même, dans une famille désunie. Le bouillonnement de l'adolescence l'effraie, il se sent traversé par des instincts violents, meurtriers. Terrorisé par le sentiment d'être différent des autres, Marcello décide, une fois adulte, de devenir comme tout le monde, irréprochablement normal. Dans l'Italie de Mussolini, être normal cela veut dire être fasciste. Marcello a mis le doigt dans un engrenage qui le conduira très loin.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
moravia
  10 février 2014
Cela fait plusieurs années que je repousse cet instant de vérité.
Peur de ne plus aimer comme cela arrive si souvent. Pire, peur de me détester d'avoir succombé, hier, à si peu de charme.
J'avais bien noté, sur un cahier bleu Héraklès, qu'il méritait les cinq étoiles. Mais cela n'était pas fait pour me rassurer. Bien au contraire.
Pourtant il n'a fallu que quatre-vingts pages pour m'apercevoir que toutes mes appréhensions étaient ridicules.
Le prologue m'a percuté comme un 38 tonnes en pleine vitesse.
Bon sang, quel écrivain !
J'éclatais de rire, échoué au bord de la route, ayant fait plusieurs tonneaux.
Je n'avais rien ! pas une écorchure ! Vous voyez ce genre de choses qui font saigner le lecteur : erreurs de ponctuation, adjectifs malencontreux, dialogues abscons, répétitions lancinantes, blabla interminable...
Rien de tout cela. Alberto Moravia venait de me proposer un beau voyage : La vie de Marcel.
Marcel enfant que ses petits camarades de classe raillent et maltraitent pour son excessive féminité.
Marcel qui prend plaisir à tuer des animaux.
Marcel toujours enfant qui croise la route d'un prêtre défroqué et pédophile.
Marcel adulte, bien installé dans la société fasciste, devenu fonctionnaire au ministère de l'intérieur.
Marcel qui se marie pour faire comme tout le monde, avec une fille qui ressemble à toutes les autres, avant de rencontrer, femme mariée, celle qui est l'objet de ses rêves.
Marcel qui va participer à un assassinat politique en bon soldat qu'il souhaite rester.
Si ce roman devait être un tableau, ce serait une oeuvre de Balthus. Pleine de sensualité, d'interrogations, de refoulements.
Si c'était une musique, ce serait "Montaigu et Capulet" de Sergueï Prokofiev empli d'exaltation et de tragique.
Si c'était un mot, un seul : Sexe
Ne vous méprenez pas.
Le sien porte un masque, parfois une voilette et souvent un scalpel.
Mais jamais exhibitionniste.
Cinq étoiles sans aucune hésitation.
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blanchenoir
  26 mars 2014
Tout d'abord, merci à moravia de m'avoir conseillé ce livre... Sa critique, remarquable et passionnée, m'a conduite à la lecture de ce roman poignant et magnifique.
Une belle écriture pour une histoire qui illustre, à mes yeux, la thèse controversée d'Arendt sur la banalité du mal. Banalité du mal en ce sens que Marcel devient fasciste non par méchanceté ou par fermeture sur soi, mais à travers une volonté féroce d'être comme tout le monde...
Ici, le conformisme, né d'une culpabilité d'être différent et d'un rejet du milieu social qui est le sien et qui pousse Marcel à vouloir entrer dans une autre classe sociale plus haute, débouche sur le fascisme et la mise en oeuvre d'un meurtre. Meurtre d'un antifasciste et de sa femme, dont Marcel était éperdument amoureux. Meurtre qui aurait dû, finalement être évité... Meurtre qui devait absoudre un autre meurtre commis pendant l'enfance de Marcel et qui, finalement, n'en était pas un...
Les thèmes de la culpabilité et de l'innocence se croisent, hantent la vie de Marcel dans sa recherche perpétuelle d'un ordre qui mettrait fin à ses angoisses et à sa mélancolie... Une existence inquiète, incertaine, tout empreinte de contradictions :
"En d'autres termes, grâce à des forces qui ne dépendaient pas de lui, devait s'opérer une transmutation complète des valeurs où l'injuste deviendrait juste, la trahison, héroïsme, la mort, vie. (...).
En somme, si le fascisme fait fiasco, si toutes les canailles, les incapables et les imbéciles qui siègent à Rome conduisent la nation italienne à sa perte, alors je ne suis qu'un misérable assassin. - Mais il corrigea aussitôt sa pensée en ajoutant mentalement : - pourtant, étant donné les circonstances, je ne pouvais agir autrement."
Les circonstances.... C'est-à-dire, la volonté d'être comme les autres... Obéir et fermer les yeux. Servir l'Etat, quel qu'il soit.
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michfred
  29 février 2016
Difficile de parler du Conformiste de Moravia… après la superbe critique de... Moravia! Mais je devais aux deux Moravia, celui du livre et celui de Babelio, de les remercier pour cette lecture magnifique, étincelante et profonde!
Je n'avais pas eu le bonheur de lire le Conformiste - mais d'autres livres de Moravia, lus dans mon adolescence, avaient laissé leur trace dans ma mémoire "comme un rai de diamant sur une vitre"... et j'avais peur, moi aussi, de revenir à cet engouement ancien et de déchanter cruellement.
Je ne suis pas déçue du voyage!
Quel pur bonheur de lecture: une langue ciselée, aigüe comme un scalpel dans ses analyses, tour à tour sensuelle et détachée, qui sait parler de l'enfer de l'enfance et de l'éteignoir de l'âge adulte avec la même maestria, sans jamais se départir d'une élégance ironique et comme désenchantée...
Un livre construit comme une partition musicale- avec son prologue, son épilogue, et ses "motifs" lancinants : le meurtre et le sexe.
Du saccage des roses au meurtre politique, de l'anormalité effrayée à la normalité effrayante. De la pédophilie prédatrice au saphisme mondain d'une boîte parisienne. De Lino à Lina.
Ravage et Mélancolie : ce sont les deux mots que le père de Marcello, interné dans un asile psychiatrique, écrit indéfiniment et qui semblent contenir toute la problématique de son fils, le sombre héros de ce roman.
Marcello est beau, intelligent, cultivé. Il a un grand sens de la morale et de la probité. Il est philosophe de formation. Il est aussi rongé par une faute originelle qui est la scène fondatrice de toute sa vie, de tous ses choix, de tous ses actes. Pour étouffer sa propre violence, ses propres pulsions, pour ne pas sombrer dans la folie de son père, dans la déréliction de sa mère, il les canalise vers LA violence historique en place, celle qui est partagée par le plus grand nombre et dans laquelle la sienne va se fondre, se discipliner, se justifier : celle du fascisme. Il est fasciste par un immense et raisonné règlement de tous les sens.
L'ordre et la règle vont lui servir, littéralement, de garde-fou. Ravage et Mélancolie.
Deux fois pourtant, comme un héros sartrien, il croit pouvoir reprendre sa vie en main, en modifier impérialement le cours, faire de nouveaux choix.
Mais la première fois l'amour d'une femme va lui manquer : ironiquement, elle lui préférera sa sotte épouse, Giulia - tandis qu'une sombre Rolls Royce s'arrêtant auprès de lui va raviver l'ancienne panique de son anormalité, le rejetant, presque malgré lui, du côté des conformistes du moment.
Et la deuxième fois, brusquement délivré de l'ancienne malédiction, après une rencontre fulminante dans les jardins de la Villa Borghese, c'est le destin de l'Histoire qui, ironie du hasard, se charge de régler ce choix à sa façon… Destin et Ironie.
Ravage et Mélancolie.
Un pur chef d'oeuvre ! Je crois que je vais, méthodiquement, me remettre à lire tout Moravia…

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GeorgesSmiley
  25 juin 2019
Marcello ! Non, ce n'est pas celui qu'Anita Ekberg poursuivait de ses pulpeux atours autour de la fontaine de Trévi, aux grandes heures du cinéma italien. Ce Marcello-là, n'a aucune disposition pour la Dolce Vita. Enfant, il a été persécuté par ses camarades d'école qui le trouvait efféminé. Il se sent différent, fait preuve de cruauté vis-à-vis des animaux et échappe de peu à un pédophile. Quand on se sent différent, que les autres vous le font méchamment comprendre, il est très difficile d'accepter sa différence. Marcello aspire à rentrer dans le rang et à la normalité la plus banale. Il fera tout pour se conformer à la norme, sociale, sexuelle, affective, politique. Et lorsqu'il devient un obscur mais ordinaire fonctionnaire, dans cette Italie de la fin des années trente, cela signifie aussi se compromettre et prêter main forte (ou faible) aux basses besognes d'un régime dictatorial.
« Dans son désir de se soumettre à une norme quelconque, il n'avait pas choisi celle de la religion chrétienne qui défend de tuer, mais bien une autre, toute différente, politique celle-là et de fondation récente, à laquelle le sang ne répugnait pas. »
C'est glaçant, d'autant que le personnage n'éprouve en général, aucune émotion, n'a d'empathie pour rien ni personne, même pas pour le fascisme et ses dirigeants sur lesquels il ne se fait aucune illusion. Il est fasciste parce que c'est la norme et parce qu'il éprouve… «Une aspiration à être normal; une volonté d'adaptation à une règle reconnue et générale; un désir de ressembler à tous les autres puisque, être différent signifiait être coupable. »
Et si nous tentions, cinq minutes, de quitter le conformisme qui cantonnerait ce roman à une énième condamnation du fascisme. Oublions un peu le fascisme, il appartient au passé, même s'il renaît perpétuellement sous d'autres formes, dans d'autres lieux, en se drapant d'autres oripeaux, avec la même bêtise, la même lâcheté et les mêmes bassesses. Ce serait, à mon sens, particulièrement réducteur pour ce roman, à l'écriture fluide et à la lecture facile, qui mérite mieux que quelques larmes de crocodile à verser sur un passé tragique : «C'était donc cela le passé : ce vacarme devenu silence, cette ardeur désormais éteinte auxquels la matière même du journal, ce papier jauni qui, avec les années, s'effrite et tombe en poussière, prêtait un caractère vulgaire et médiocre. le passé était fait de violences, d'erreurs, de duperies, de futilités, extravagantes et qui assourdissent… seules choses que, jour par jour, les hommes trouvaient dignes d'être publiées et transmises à la postérité. La vie normale et profonde était absente de ces feuillets… »
C'est avant tout un roman sur la différence, la culpabilité, le refoulement, le besoin d'être accepté, d'être considéré comme normal, d'appartenir au groupe et, pour finir, sur le manque d'empathie.
« Et se découvrir insensible, c'était se découvrir guéri. » C'est bien souvent, ce manque d'imagination et d'empathie, qui conduit des individus ordinaires, assurés qu'ils sont d'être en conformité avec les autorités ou l'air du temps, à se conduire, vis-à-vis de ceux qu'on leur a désigné comme différents, comme la lie de l'humanité. C'est autant valable pour les sicaires nazis ou mussoliniens, que pour les nervis des goulags soviétiques et les égorgeurs d'otages ou les crucificateurs d'aujourd'hui.
Mais quid de l'homo occidentalus qui écrit ce billet ou qui le lit en cet instant ? Il n'a pas de sang sur les mains, mais est-il, pour autant, prêt à accepter ou à cultiver sa différence. Ne ressent-il pas le même besoin de se conformer ? N'est-il pas ravi de penser ce que la majorité pense (les médias sont là pour penser à votre place), sans s'être trop documenté ni interrogé ? N'est-il pas ravi de porter les mêmes vêtements, de manger les mêmes repas que ses voisins ou de faire un cadeau à son conjoint le 14 février en même temps que tout le monde ? N'est-il pas heureux de s'en aller chanter, hurler, conspuer et insulter dans un stade, qui l'arbitre, qui l'adversaire, qui le joueur qui ne se conforme pas à ce qu'on attend de lui ? Aussi anonyme qu'on peut l'être, perdu dans une foule, ne se sent-il pas assez fort et invulnérable pour ne pas résister à la tentation de se montrer sous un jour dont il aurait honte s'il était tout seul ?
N'accablons pas (trop) le vulgum pecus car l'Epoque est, elle-aussi, à la conformité, si ce n'est au conformisme. Ces normes énormes dont on finirait par se demander si leur seul but n'est pas d'assurer la subsistance d'une armée de normeurs s'acharnant sur le dos de normés redoutant tous de ne plus être conformes. Tout cela est-il bien normal ? Attention, car, dans l'industrie, les produits non conformes vont au rebus. le Conformisme n'est-il pas un des symptômes d'une société totalitaire ?
Allez, je dois vous quitter, on m'attend pour le Contrôle technique. Pourvu qu'ils ne trouvent rien d'anormal.
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oiseaulire
  23 mai 2019
Ce roman a reçu un accueil tiède lors de sa sortie : on lui a reproché son cheminement trop didactique, ainsi qu'une condamnation trop réservée du fascisme. Didactique, il l'est, mais c'est du Moravia, et je le trouve magistral ainsi. Quant au fascisme, l'auteur l'a utilisé parce qu'il aime parler de ce qu'il connaît et qu'il lui a paru propre à illustrer le consensus italien de son époque : et on ne peut certes pas le soupçonner, sans une certaine mauvaise foi, de lui avoir été favorable. Mais il aurait tout aussi bien pu se référer à une autre idéologie totalitaire (la définition du totalitarisme étant la pression horizontale exercée par chacun des membres d'une société sur tous les autres, à la différence de l'autoritarisme qui suppose une pression hiérarchique exercée du haut vers le bas.) C'est le premier mode de fonctionnement qui intéresse Moravia en tant que générant une norme à laquelle tous veulent se conformer, ce qui engendre surveillances réciproques, contention des instincts et mélancolie. Mélancolique, Marcel l'est, puisqu'il se condamne par culpabilité à ne pas vivre sa propre vie, mais celle qu'il s'imagine devoir vivre : sa peur de la liberté le conduit au terrorisme par fidélité envers un régime qui lui déplaît mais qu'il suppose devoir soutenir par allégeance envers le plus grand nombre, détenteur, croit-il, de la normalité. Bien sûr, n'étant au fond ni conformiste, ni fasciste, il échouera, et comprendra juste à temps (pour une possible rédemption ?) qu'être libre n'est pas choisir ce qu'on est, mais croître et grandir en plein accord avec ce qu'on est. Spinoziste, Moravia ? En tous cas il s'inscrit dans le courant existentialiste de son temps, même s'il ne privilégie pas l'action politique comme Sartre. Bien au-delà de tous les "ismes", ce roman est une profonde et subtile méditation sur la liberté, et sur une infinité d'autres sujets.
A ne lire qu'un livre d'Alberto Moravia, il faut lire celui-ci.
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   12 février 2014
C'est curieux comme les déments se tiennent au courant des faits du jour...comme ils sont sensibles à tout ce qui touche la collectivité...nous avons le fascisme, le Duce...alors vous trouverez des quantités de malades comme votre père dont l'esprit se fixe sur le fascisme et le Duce...durant l'autre guerre, on ne comptait plus les malades qui se croyaient des généraux et voulaient remplacer Diaz ou Cadorna...Plus récemment, au temps du vol de Nobile au pôle nord, nous avions au moins trois pensionnaires qui savaient de source sûre où se trouvait la fameuse tente rouge et qui avaient inventé un appareil spécial pour aller au secours des naufragés...les fous sont toujours très actuels...au fond, malgré leur folie, ils continuent à participer à la vie publique et leur démence est justement le moyen qui leur sert pour y participer...bien entendu, en bons citoyens fous qu'ils sont.
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michfredmichfred   29 février 2016
Marcello regarda longuement ces quatre ou cinq pétales de feu qui semblaient s'agiter et palpiter; puis ses yeux se fixèrent sur le talus du chemin de fer où se projetait , en même temps que son ombre et celle de Giulia, le faible éclairage du train et il éprouva brusquement une sensation aiguë d'égarement. Pourquoi était-il dans ce train? Qui était la femme debout à ses côtés? Où allait-il? Quel homme était-il? D'où venait-il? Cette sorte d'égarement n'avait rien de pénible. Il y retrouvait un sentiment familier qui constituait peut-être le fond de son être intime. "Ainsi donc, "pensa-t-il froidement, "je suis comme ce feu, là-bas, dans la nuit...je flamberai et m'éteindrai sans raison, sans suite...un peu de combustion suspendue dans la nuit."
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moraviamoravia   06 février 2014
Il demeurait debout devant le trottoir de ciment sur lequel gisaient les lézards, tenant le jonc serré dans sa main; sur son corps et sur son visage il sentait encore l'excitation qui l'avait envahi pendant le carnage, non plus ardente comme alors, mais ternie par le remords et la honte.
En outre, il percevait que, à son habituelle sensation de cruauté et de puissance, s'était ajouté, cette fois, un trouble particulier, encore inconnu, inexplicablement physique, qui provoquait en lui, en même temps que le remords et la honte, un indéfinissable sentiment d'épouvante. Comme s'il découvrait en lui-même un caractère absolument anormal, dont il devait être honteux, qu'il lui fallait garder secret pour ne pas avoir honte également devant les autres et qui, en conséquence, le mettait à part de ses semblables.
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moraviamoravia   11 février 2014
Quand on est méchant avec les bêtes, on est également méchant avec les chrétiens, dit la cuisinière, on commence par un chat et puis on tue un homme.
- Pourquoi ? demanda soudain Marcel en levant les yeux de son assiette.
- On dit ça...répondit la cuisinière en lui faisant une caresse. Pourtant, ajouta-t-elle en s'adressant à la femme de chambre, ce n'est pas toujours vrai...celui qui a tué tous ces gens à Pistoia... je l'ai lu dans le journal... sais-tu ce qu'il fait maintenant en prison ?... Il élève un canari...
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blanchenoirblanchenoir   26 mars 2014
Cette erreur était née d'un instinct puissant ; malheureusement le conformisme vers lequel son instinct l'avait aiguillé n'était qu'une forme vide à l'intérieur de laquelle tout était normal et gratuit. Au premier choc, cette forme s'en était allée en morceau et son instinct si justifié et si humain avait fait, de la victime qu'il était, un bourreau. Son erreur en somme, avait été moins d'assassiner Quadri que d'avoir voulu oblitérer le vice d'origine de sa propre vie par de mauvais moyens.
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