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ISBN : 2253240745
Éditeur : Le Livre de Poche (28/08/2019)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Dernier jour à Budapest, publié en Hongrie en 1940, réunit de manière singulière deux virtuoses de la littérature hongroise du XXe siècle. Sándor Márai, l’auteur des "Braises", y rend hommage à son maître, Gyula Krúdy, dandy ténébreux et personnage légendaire de la bohème littéraire de Budapest, surnommé ici Sindbad, comme le héros de son livre "Sindbad ou la nostalgie".
Un matin du mois de mai, Sindbad quitte son domicile d’Óbuda en promettant à sa femme de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
JeanPierreV
  25 avril 2019
Sindbad quitte son domicile un matin avec soixante pengos en poche....il doit acheter une robe à sa fille. Mais la journée sera longue, et au fil des rencontres, ou des ballades en calèche, les pengos s'envolent. Sindbad, c'est le nom du héros du roman "Sindbad ou la Nostalgie" de Gyula Krúdy, un nom que Sándor Márai donnera à son personnage principal qui n'est autre que Gyula Krúdy lui-même.
Un personnage, un auteur qu'il aime et veut honorer, et surtout qui fait partie de la culture hongroise.
Découvrir un peu plus deux auteurs, découvrir une époque, un pays voisin, mais si loin de nous, belle tentation de lecture...! une tentation déçue en partie.
Certes le lecteur découvrira un peu plus cette société hongroise, Budapest et certains de ses lieux emblématiques, ses cafés, ses restaurants, sa culture, mais aussi la cuisine hongroise, les lectures de Krúdy, les auteurs et le peuple hongrois, les femmes qu'il aimait tant séduire, la littérature hongroise, l'hiver et l'été hongrois...mais les phrases longues, passant du coq à l'âne, sont parfois déroutantes.
J'ai renoncé à compter les mots "Il écrivait"...on doit largement dépasser la centaine, voire plus....."il écrivait", il écrivait sur tout...sa vie était organisée autour de l'écriture, y compris dans les bars où il se trouve et dépense les pengos de la robe de sa fille...Cette répétition est parfois lassante et impossible à mémoriser.
Les temps ont passé et peu de livres de Krúdy sont arrivés jusqu'à nous. Oubliés, balayés !
Peut-être est-il encore lu en Hongrie ? Quelle place a-t-il dans le coeur des lecteurs hongrois contemporains. On peut, sans aucun doute, en dire autant de tant d'écrivains français qui publièrent avant 1940..le temps passe vite et très vite la vie nous pousse à passer à autre chose...
Sándor Márai... Gyula Krúdy...deux auteurs que j'ai appréciés et commentés. L'étincelle n'est pas venue, ne pas totalement enflammé. Des petites pépites nostalgiques et plaisantes côtoient une certaine forme d'ennui, de déjà lu.
J'ai eu parfois envie de le refermer, ce que je n'aime pas trop. J'ai résisté.....
Toutefois, je conserverai de cette lecture la nostalgie de cette époque, de cette culture, de ce pays qu'a souhaité nous transmettre Sándor Márai.
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Wyoming
  09 octobre 2019
Livre compliqué à la lire au moins pour une raison : tout est écrit à la suite, sans chapitres qui auraient été bienvenus pour structurer ce récit complexe, magnifique par moments, très lassant à d'autres.
Cette journée d'un écrivain à travers Budapest est l'occasion pour lui d'évoquer de larges pans de l'histoire de la Hongrie mais il est très difficile pour un lecteur non averti de les relier entre eux.
Les bons moments à mon goût:
- pourquoi l'écrivain écrit-il? La réponse est donnée dans de longs développements qui s'enchaînent bien, avec cette nostalgie qui domine toute l'oeuvre, assez poétique tout de même
- l'enchaînement des saisons et comment les vit le héros du livre. Là encore beaucoup de poésie, cela s'étend sur quelques très belles pages..
- la cuisine hongroise, riche et savoureuse, que l'auteur décrit avec une précision appétissante, cuisine à ne surtout pas rechercher dans les enseignes à touristes, qu'il faudrait pouvoir déguster chez l'habitant, chez celui qui connaît encore toutes les références culinaires évoquées par l'auteur.
Et puis il y a la ville, Budapest, ses immeubles austères, ses rues grouillantes de vie, et surtout ses ponts et le Danube qui enlace magnifiquement cette ville unique. J'ai regretté cependant de ne pas la retrouver davantage même si plusieurs rues et quartiers sont cités par l'auteur.
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Puszi
  04 mars 2018
Décidément, le style de Sandor Marai ne me convient pas du tout. Je n'aime pas ses phrases trop longues à mon goût. Mes pensées s'évadent. Je ne parviens pas à fixer mon attention sur ce qui est écrit ou alors à tellement petites touches que je ne comprends rien. Fort heureusement, ce livre m'a été prêté par une participante de mon groupe de lecture qui connaît mon goût pour la Hongrie. Mis à part quelques souvenirs heureux en lisant certains noms de lieux et d'écrivains, c'est comme si mon encéphalogramme était totalement plat quand je me plonge dans des pages rédigées par Sandot Marai. Je préfère poursuivre mon chemin littéraire avec Magda Szabo qui me raconte une histoire.
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pasiondelalectura
  31 mai 2018
Dernier jour à Budapest a été écrit en 1940 en hommage à l'écrivain Gyula Krúdy (1878-1933) et à la Hongrie d'entre-deux-guerres. Gyula Krúdy fut le maître de Sándor Márai.
C'est un roman que j'ai eu le plus grand mal à finir, je me suis ennuyée et agacée devant tant de références totalement hermétiques pour moi. Je crois que c'est une oeuvre pour hongrois cultivés.
Dans le livre, l'alter ego de Krúdy apparaît sous le sobriquet de Sindbad, c'est un chant désespéré de la part de Márai (dans sa veine désenchantée), un roman mélancolique avec un style désuet fait de longues phrases rythmées par des anaphores ad libitum (=reprise du même mot au début de phrases successives).
Ce Sindbad du roman est un écrivain hongrois disparu et un vrai anti-héros: c'est un sybarite qui recherche une atmosphère, des lieux, des odeurs…Il erre dans les cafés et les gargotes, les hôtels, le bain turc, il fuit la ville moderne. C'est un réac et un passéiste. Il mène une quête névrotique des souvenirs sur un passé révolu.
Sándor Márai a construit probablement un être pétri avec du réel mais aussi avec de la fiction : Sindbad est un dandy ténébreux, une légende de la bohème littéraire de Budapest d'entre-deux-guerres.
D'après la traductrice spécialisée dans Márai, Catherine Fay, (dont ce livre est la huitième traduction !), Sándor Márai a réussi à rentrer dans le souffle de Krúdy (considéré comme « un écrivain pour écrivains », pour vous situer la complexité de lecture) et à rendre, entre autres détails, l'importance que revêt le fleuve Danube dans l'âme d'un Hongrois car c'est une véritable colonne vertébrale de la Hongrie.
Oui un livre assez abscons pour qui n'a pas les clés des lieux et des personnages évoqués. J'ai trouvé page 228 un paragraphe qui résume assez bien la problématique soulevée par la lecture de cet ouvrage :Sindbad était descendu en ville à la recherche des souvenirs de sa vie et d'un monde disparu, et il y avait quelque chose de profond, d'élégant et de chevaleresque que seuls les connaisseurs étaient capables d'apprécier…Dame, oui, seuls les connaisseurs !
Lien : https://pasiondelalectura.wo..
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lebaralivres1304
  04 janvier 2018
Tout d'abord je remercie les éditions Albin Michel pour cet envoi.
 
Malheureusement, et oui ça arrive, je n'ai pas accroché avec ce livre.
C'est une jolie histoire, mais le style de l'auteur et la longueur infinie des phrases m'ont empêchés de me plonger dans l'univers du livre.
Le personnage principal n'est pas attachant, malgré son vécu, et je n'ai pas ressenti d'émotions particulières pendant ma lecture.
Le vocabulaire assez poussé fait également partie des raisons pour les lesquelles je n'ai pas réussi à me plonger dans le monde de l'auteur.
C'est dommage car c'est un livre intéressant qui nous plonge dans la "vieille Hongrie". On y découvre le pays d'une autre façon.
En résumé, il s'agit d'une histoire intéressante mais sans plus...
Lien : https://lebaralivres.wordpre..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   08 octobre 2019
Sindbad se rappelait un genre d'hommes et un monde où l'amour était encore un secret et un serment, où parfois il n'y avait rien de plus que le souvenir d'une promenade dans la forêt de Hürösvölgy et d'autres fois une fatalité incompréhensible, les sirènes d'une voiture de police, les habitants d'un immeuble rassemblés en troupeau, la parole saccadée d'une concierge et les lamentations d'une femme de ménage et un homme qui avait emporté un nom de femme dans la mort et qui était allongé à ce moment-là, très pâle, le coeur transpercé d'une balle, sur le divan aux ressorts cassés de la chambre meublée qu'il louait dans une ruelle de Pest, où le feu s'était transformé en cendres dans le poêle de fonte et avait transformé en poussière le paquet de lettres entouré d'un ruban dont le secret n'était connu que du mort.
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WyomingWyoming   08 octobre 2019
Il écrivait parce qu'il voyait des hommes de cet autre monde, leurs visages, en connaissait les parcours solitaires, savait de quoi ils souffraient, connaissait leurs serments, leurs souvenirs, leurs attentes; il savait ce qui chagrinait leur coeur, il se sentait solidaire d'eux dans l'âme et il voulait raconter ce qui tourmentait le coeur de ces hommes.
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WyomingWyoming   08 octobre 2019
Il savait que la saison et la région, les nuages dans le ciel et les mets dans l'assiette, l'ambition et l'orgueil, le désespoir et la vengeance contribuaient tout autant à tisser la qualité et la température des relations humaines que l'amour, la curiosité ou la reconnaissance.
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WyomingWyoming   06 octobre 2019
Il se souvenait de l'épaisse carapace de glace, isolante et sale, qui enveloppait les ondes encore peu de temps auparavant, quelques semaines seulement, et des trous découpés par les pêcheurs aux environ du chantier naval; et puis, un matin, l'eau s'était débarrassée de ce manteau souillé et avait recommencé à couler, fraîche et blonde, comme si elle s'était baignée dans la mer.
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WyomingWyoming   08 octobre 2019
Le bonheur et le plaisir filaient sur le kayak indien de l' instant, entre les magnifiques berges de la vie, et celui qui regardait en arrière et qui, dans son ravissement, lâchait les rames, se renversait et disparaissait dans les remous de la passion.
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Videos de Sándor Márai (10) Voir plusAjouter une vidéo
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L' émission "Un livre toujours" vous présente «Les Grands Romans» de Sandor Marai, publié au Livre de Poche (collection Pochothèque).
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