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Hélène Morita (Traducteur)
ISBN : 2714449840
Éditeur : Belfond (25/08/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.85/5 (sur 1911 notes)
Résumé :
Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre coeur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre.

Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.
D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (183) Voir plus Ajouter une critique
Cath36
25 janvier 2012
N'ayant encore jamais lu de livre de Murakami, j'ai voulu jeter un coup d'oeil à son dernier roman. Et bien à la fin du premier volume ce n'est plus un oeil que j'ouvrais, mais deux, et en grand, et à la fin du second volume j'étais scotchée à mon livre au détriment de toute autre activité.(Cuisine ? pour quoi faire ? Ménage ? basta !)
Roman, fable, conte, thriller, science-fiction, regard sur la création littéraire et sur le rôle du romancier, dénonciation sociale, Murakami brouille les pistes avec une science rare, mène son récit de main de maître et c'est passionnant. On est à la fois le lecteur et le héros. On croit comprendre et on a faux ( et comme le dit Murakami avec un rare sadisme, "Si tu as besoin qu'on t'explique pour comprendre, cela veut dire qu'aucune explication ne pourra jamais te faire comprendre.") On croit être dans le vrai, on se plante ("ce qui est vrai, c'est quoi...", interrogea Fukaéri. Tengo, bien entendu ne possédait pas la réponse." Et nous non plus bien sûr.) On trouve qu'il y a des longueurs et des répétitions, mais au final elles font office de supplice chinois (à défaut de japonais) : viiiite, la suiiite. Horrible, je vous dis. Vivement mars.
Et quelle écriture ! A la fois concise et descriptive, précise et narrative, elle envoûte et subjugue.
Avis à tous les babéliothécaires : la prochaine fois que vous vous arrêterez sur une aire d'autoroute, réfléchissez bien avant de descendre de voiture et de prendre un pont pour la traverser... 2Q12 n'est pas loin !
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sandrine57
28 novembre 2015
C'est l'été à Tokyo et la ville somnole dans une chaleur moite. Pourtant, si Aomamé a chaud, ce n'est pas à cause des températures élevées mais parce qu'elle a une mission, la dernière mission confiée par la vieille dame éprise de justice qui la finance. Celui que ses adeptes appellent le Leader, gourou des Précurseurs, qui puise sa force dans le viol de petites filles pré-pubères, doit mourir. Tout a été organisé pour qu'Aomamé l'efface de la surface de la terre. Ensuite, elle-même disparaîtra : nouveau nom, nouveau visage, nouvelle ville, nouvelle vie. Mais le leader connait ses intentions et, s'il accepte son sort, il se livre d'abord à quelques confidences. Aomamé apprend ainsi que Tengo ne l'a jamais oubliée, qu'il l'aime aussi mais que jamais lui et elle ne pourront être réunis en cette année 1Q84.
Ignorant tout de ce coup du sort, Tengo a pris la décision de chercher activement Aomamé. Malgré la présence de Fukaéri chez lui, toujours aussi énigmatique. Malgré l'intrusion de l'étrange Ushikawa qui lui propose argent et protection contre son silence à propos de la chrysalide de l'air, inquiétant et menaçant sous le miel de ses paroles. Malgré son père qui s'obstine à garder le silence sur le passé.
Pas de rebondissements spectaculaires dans ce second opus de 1Q84, mais quelques révélations, quelques explications. MURAKAMI continue de dévider la pelote d'une histoire aussi intrigante que décalée. A travers le contenu de la chrysalide de l'air, les Little people prennent consistance et si l'on ne sait pas d'où ils viennent, on connait désormais les circonstances dans lesquelles ils sont apparus. Beaucoup de questions restent encore en suspens, dont la principale est de savoir si Tengo et Aomamé sont condamnés à ne jamais se revoir. L'intrigue semble aller dans ce sens. Ces deux solitudes,dont les destins sont liés, se croisent, se frôlent, sans jamais se toucher. Mais le pouvoir de l'amour n'a peut-être pas dit son dernier mot...
Un deuxième livre tout aussi passionnant que le premier. On brûle de connaitre la suite des événements. le Bien et le Mal continuent leur lutte immémoriale et l'équilibre est précaire entre les deux camps. Solitude, pouvoir, amour, manipulation, sacrifice... MURAKAMI, tout en maîtrise et délicatesse, brasse les thèmes et sait faire accepter à son lecteur les situations les plus étranges. Une suite indispensable qui ouvre bien des perspectives...
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latina
20 janvier 2014
« Si tu as besoin qu'on t'explique pour que tu comprennes, ça veut dire qu'aucune explication ne pourra jamais te faire comprendre » proclame le père de Tengo.
C'est donc une bonne occasion pour moi de ne pas trop en dire. D'ailleurs, je craindrais de perdre l'équilibre en essayant d'expliquer le propos de ce 2e tome de 1Q84...et l'équilibre est une notion hautement conseillée ici. Oui, il faut le préserver à tout prix, cet équilibre entre le bien et le mal, ce n'est pas Dostoïevski qui me contredira, dixit Haruki Murakami. « L'équilibre est en soi le bien. (...) Que l'homme tente de se diriger vers la perfection, qu'il cherche à aller au-delà de ses capacités, et l'ombre dégringole dans les enfers, devient diabolique. Il est donc tout autant criminel, selon les principes de la nature et de la vérité, de vouloir s'élever au-dessus de soi que de se tenir au-dessous de soi. »
Ici donc, Tengo et Aomamé, les deux protagonistes du 1er tome, essaient de se retrouver, mais après une longue « mise en question ». Des personnages, qui ont tous un rapport – en bien ou en mal – avec les « Little People », ces entités mystérieuses exerçant un curieux pouvoir sur les hommes, les en ont persuadés, ou du moins, incités délicatement.
Tengo se rend compte qu'Aomamé fait partie de son être le plus profond, qu'elle a toujours été son « centre de gravité ». Et Aomamé hésite à quitter cette vie de solitude parce qu'elle sait que, quelque part, Tengo est là...
Ah l'amour, me direz-vous...Mais il n'y a pas que l'amour, ce roman n'est pas une bluette à l'eau de rose ! Ce roman oblige le lecteur à se questionner sur le sens de la vie, sur la connaissance de la vérité (mais quelle vérité ? ), sur les rapports difficiles entre les hommes, sur le pouvoir de la religion, quelle qu'elle soit, et surtout sur son propre vide intérieur...
Ouh là...je n'en dis pas plus, je risquerais de me casser la figure.
En tout cas, Haruki Murakami a l'art de faire vibrer une de mes cordes sensibles, de me questionner, de me bousculer, et même, de m'énerver. Car finalement, oui, par moments, j'avais envie qu'on m'explique ! Mais alors, ça signifie que je ne pourrai jamais comprendre ?!
Vite le 3e tome pour que tout s'éclaircisse !
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gouelan
11 janvier 2016
Comment trouver sa place dans le monde moderne, dans ce chaos ?
Tengo et Aomamé sont des êtres solitaires, en quête de quelque chose, se rattachant à une image commune du passé, cherchant une issue dans ce monde d'ombres et de lumières, en équilibre incertain.
Au fond de leur coeur subsiste un souvenir, comme une promesse. Un souvenir du passé qui semble presque irréel, mais qui pourtant leur a laissé une empreinte indélébile.
Entre le rêve et la réalité, la ligne de séparation est mince. Où est la vérité ? Dans ce que l'on voit ou au fond des coeurs ? 1Q84 est-il le miroir de leur réalité? Ce qui se cache au plus profond d'eux-mêmes, invisible dans le monde réel, pourra peut-être se révéler dans ce monde imaginaire…
D'où surgit ce monde 1Q84? Telle est la Question. du fond de la chrysalide de l'air, du fond de la chrysalide des mots évadés du roman ?
Tengo et Aomamé sont-ils tombés dans le terrier du lapin, comme Alice au Pays des Merveilles, ou se sont-ils faits avaler par le roman ?
Finalement 1Q84 ne diffère de 1984 que par le cadre. Il y a deux lunes, mais elles ne sont pas visibles pour tout le monde. Les apparences peuvent être trompeuses, la réalité est la même, le monde perdure, le bien et le mal continuent de coexister. On a du mal à les différencier. le mal s'insinue partout par des chemins invisibles, il porte des masques, il nous dupe.
Ainsi le lecteur ne perd pas complètement pied dans ce nouvel univers, même s'il boit souvent la tasse !
Qu'y a-t-il dans cette chrysalide de l'air ? Des mots, des rêves, des sensations, la vérité, la lumière, l'ombre, un miroir ?
Pourquoi deux lunes ? L'une brillante, resplendissante, l'autre plus terne, verdâtre. L'une incarnant le bien et l'autre le mal ? La lune accompagnée de son âme ?
Je vais suivre ce conseil :
« Si tu as besoin qu'on t'explique pour comprendre, cela veut dire qu'aucune explication ne pourra jamais te faire comprendre. »
Alors je vais attendre de lire le tome 3 pour sortir du brouillard dans lequel m'a plongé l'auteur. J'y vois déjà un peu plus clair que dans le tome 1. La brume va-t-elle se lever ? Vais-je apercevoir le rivage ? Pour l'instant, je rame… Mais j'apprécie l'effort.



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Laurence64
04 mai 2013
Quitte à ouvrir un second ouvrage de Murakami, autant continuer une trilogie commencée.
L'idée ne me semblait pas sotte d'autant que la découverte initiale s'était accompagnée d'une musique déroutante, peut-être proche du chant des sirènes d'Ulysse.
J'avais été charmée.
Las! Je me suis embourbée dans les délayages abusifs d'états d'âme qui non seulement se répètent à l'envi, mais n'offrent pas l'excuse d'une écriture qui réjouirait, qui donnerait du bonheur à patauger dans la répétition psychologique (basique, façon Musso).
La poésie qui éclairait le printemps s'est consumée dès le mois de juillet (trop chaud?), cédant la place à des platitudes plates. Plus de magie. de la redite.
Alors que l'histoire avance doucement (ce qui me sied), que les pages se rendaient disponibles pour flâner autour de l'intrigue, Murakami n'a rien donné à voir de son Japon, fût-il surnaturel et à deux lunes. Il n'a pas pincé la corde du réalisme magique ni joué à la frontière du réel.
Non, il ressasse les sentiments amoureux d'une Aomamé virant godiche. L'indolence de la narration plonge dans le mièvre et s'y noie parfois. Alors que le mièvre, lui, bascule dans un fantastique sans nuance.
Séduite, j'ai été. Séduite, je ne suis plus. le tome troisième m'attend…
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Les critiques presse (1)
Actualitte26 septembre 2011
Et même si la douce impression de rêverie domine et est un enchantement pour le lecteur, Murakami exprime notamment, avec une réalité assez crue, parfois violente, la profonde solitude des êtres, le pouvoir destructeur et avilissant des sectes auprès des personnes fragiles, la violence faite aux femmes. Un livre foisonnant, inénarrable, magique et voluptueux. Roman d’initiation, roman de confusion, de distorsion.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (151) Voir plus Ajouter une citation
RJuilletRJuillet07 décembre 2012
Tchekhov a dit que si un revolver apparaissait dans une histoire, il fallait que quelqu’un s’en serve.
- Qu’est-ce que cela veut dire ?
- Cela veut dire qu’on ne doit pas faire apparaître d’accessoire sans nécessité dans une histoire. Si un revolver apparaît, il est nécessaire qu’on s’en serve quelque part. Tchekhov aimait écrire des romans dépouillés de tout décor inutile.
- Et vous vous faites du souci à ce sujet. Si un revolver entre en scène, ne va-t-il pas être utilisé sans nécessité …
- Selon le point de vue de Tchekhov.
- Par conséquent, vous préféreriez ne pas me fournir cette arme.
- C’est dangereux et illégal. J’ajouterais que Tchekhov est un écrivain à qui l’on peut se fier.
- Mais il ne s’agit pas d’histoires. C’est quelque chose qui se passe dans le monde réel.
- Qui sait ?
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lejardindestephanielejardindestephanie07 juin 2012
Il mit de l'eau à chauffer dans une grande casserole, et, en attendant qu'elle frémisse, il ébrancha les haricots de soja, puis les saupoudra de sel sur la planche à découper, bien uniformément. il les plongea ensuite dans l'eau bouillante.
[...]
Tengo éminça finement une bonne quantité de gingembre. Puis il coupa du céleri et des champignons en julienne, hacha menu de la coriandre. Il décortiqua les crevettes et les rinça à l'eau du robinet. Il les étala sur du papier absorbant, les ordonna soigneusement, l'une à côté de l'autre, comme une rangée de soldats. Une fois les haricots de soja cuits, il les sortit de la casserole, les mis dans une passoire et les laissa refroidir. Après quoi il mit sur le feu une grosse poêle à frire, y versa de l'huile de sésame blanc qu'il répartit uniformément et y fit revenir le gingembre à feu doux.
[...]
Il mit le céleri et les champignons dans la poêle, monta le gaz au maximum et mélangea le tout à l'aide d'une spatule en bambou, en agitant légèrement la poêle. Il assaisonna sa préparation d'un peu de sel et de poivre. Quand les légumes commencèrent à s'attendrir, il ajouta les crevettes égouttées. Il remit encore du sel et du poivre puis versa un petit verre de saké. Il ajouta rapidement de la sauce soja et enfin parsema le tout de coriandre.
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picturapictura19 novembre 2013
Que l'on soit en train de faire cuire un soufflé, d'effectuer une soudure, de se laver les cheveux, de dresser des souris, de réfléchir aux fonctions quadratiques, ils [les témoins de Jéhovah] n'en faisaient aucun cas, ils appuyaient sur votre sonnette ou frappaient à votre porte et vous abordaient avec un large sourire : " Ça vous dirait que nous étudiions la bible ensemble ? " Qu'eux viennent chez vous ne les dérangeaient pas. Mais il était impossible d'aller les voir directement. on ne pouvait même pas leur poser une question.
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picturapictura15 novembre 2013
Fukaéri, dans les bras de Tengo, ne disait pas un mot. Elle ne bougeait absolument pas. Elle n’ouvrait pas la bouche. Tengo aussi restait muet. Il n’éprouvait pas de désir sexuel même avec la jeune fille serrée contre lui. Le désir pour Tengo était essentiellement la prolongation d’une communication. Du moment qu’il n’y avait pas possibilité de communiquer, il ne ressentait pas de désir. Et puis, il comprenait que ce n’était pas ce que cherchait Fukaéri. Ce qu’elle voulait, c’était quelque chose d’autre – même s’il ne savait pas exactement quoi.
Bien entendu, ce n’était pas désagréable de tenir une jeune fille dans ses bras….
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daniel54daniel5422 août 2014
Lorsque le train dessina une large courbe en longeant les rivages proches des montagnes,les deux lunes apparurent côte à côte dans le ciel. Au-dessus de la mer paisible, elles brillaient distinctement. La grande lune jaune et la petite lune verte. Leurs contours était parfaitement nets, on ne ressentait pas leur distance.Les rides à la surface de la mer qui accueillaient leur clarté brillaient mystérieusement comme des éclats de verre brisés et dispersés. Les deux lunes, ensuite, se déplacèrent lentement de l'autre côté de la fenêtre, en accompagnant le virage du train, et seuls subsistèrent de minuscules débris, comme des signes muets, puis elles s'évanouirent de son champ visuel.
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