AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072746027
Éditeur : Gallimard (05/10/2017)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 184 notes)
Résumé :
Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus.
Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide…
Il parvient alors à s’évader de prison et, ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
andman
  01 novembre 2015
Avec quelques semaines d’avance sur le beaujolais, le Nesbø nouveau est arrivé. Ce millésime 2015 intitulé “Le Fils” est du même tonneau que ses glorieux aînés (“Le bonhomme de neige”, “Le léopard”...) bien que cette fois le fantasque inspecteur Harry Hole brille par son absence.
A la brigade criminelle d’Oslo beaucoup de policiers ont de la bouteille et Simon Kefas, à quelques mois de la retraite, est d’une intelligence vive. Kari Adel, la stagiaire BCBG qu’il a prise sous son aile, boit ses paroles comme du petit-lait.
De la perspicacité il en faut pour analyser et relier entre eux les meurtres commis en bordure du fjord majestueux de beauté qui baigne la capitale norvégienne.
Les mises en scène macabres se succèdent et montrent la grande détermination d’un jeune homme évadé de prison, Sonny Lofthus, à venger son père assassiné douze ans auparavant.
Un peu perplexe au départ, le lecteur prend peu à peu fait et cause pour ce junkie bienveillant, ce paumé au grand cœur, ce justicier implacable. Et tant pis pour les crapules dont l’impuissance et l’effroi au moment d’aller ad patres sont si brillamment décrits !
Que la Norvège ait été déclarée pays le plus pacifique du monde en 2007 par Global Peace Index a de quoi surprendre. Le tableau dépeint par Jo Nesbø est en effet bien sombre : traite de jeunes femmes, corruption, trafic de drogue..
Même l’humour se hisse au diapason de cette noirceur comme le montre ce court passage :
“Le cercle de sang presque symétrique au-dessus du tablier blanc lui fit penser un instant au drapeau du Japon. Sauf que le soleil, naturellement, s’était couché et non pas levé pour la femme qui fixait le plafond avec un regard mort duquel il ne s’habituerait jamais.”
Avec “Le Fils”, les éditions Gallimard ne pouvait rêver thriller plus palpitant pour fêter les 70 ans de la collection Série Noire. Un grand merci à elles pour ce cadeau de circonstance !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          820
Merik
  04 novembre 2017
Si vous avez procrastiné ces derniers temps en remettant au lendemain du lendemain des trucs importants, ne touchez surtout pas à ce bouquin. Il mobiliserait une bonne partie de votre cerveau, si ce n'est la totalité. Difficile de vous consacrer à autre chose avec efficacité. Vos neurones seront aimantées par la poudre de suspens chimique que son scénario haletant parsème insidieusement dans la matière grise.
Si vous avez un fils avec une gueule d'ange et un sweat à capuche, je vous déconseille d'ouvrir ce polar. Sonny Lofthus « le fils » est lui aussi à capuche et gueule d'ange. Or il a perdu son père, s'est shooté au superboy, a fait de la taule. Quand il s'en est évadé (de la taule et de l'héro), sa vie a été vengeresse. Un ange exterminateur de corruption locale, à la volonté de lutteur implacable. Un superbe héros charismatique. Votre fils risquerait de souffrir de la comparaison. Il ne vous restera plus qu'à vous consoler en vous disant que le votre n'a pas tué, lui.
Si vous venez d'acheter sur Opodo un vol direct pour Oslo, foutez ce bouquin à la poubelle illico. Après l'avoir lu, vous ne pourriez pas constater combien les habitants de ce pays magnifique peuvent être charmants. Vous vous prendrez pour Simon Kefas l'extralucide enquêteur ou sa complice stagiaire Kari Adel non moins perspicace, ne pourrez vous empêcher de suspecter chaque autochtone croisé d'être de près ou de loin mêlé à un réseau mafieux qui mène à un jumeau. Sans parler du filtre gris posé sur les paysages. A se gâcher un voyage.
Si vous avez arrêté de fumer en ce novembre sans tabac, brûlez ce livre immédiatement. Il en va de votre santé. Sa lecture vous piégerait dans les filets d'une narration habile, sans issue de sortie, vous laissant croire avoir trouvé une addiction de secours au tabac. Or il n'en est rien, c'est une lecture addictive certes, mais de type page-turner polarisant à effet fulgurant. Incompatible avec l'addiction au tabac, qui est à long terme et effet lent. Une fois le bouquin fini, vous vous retrouverez alors avec deux addictions sur les bras à combler : celle du tabac, et celle du livre.
Si vous êtes insomniaque, n'espérez rien de bon à sa lecture. En plus des traits tirés, vous aurez sûrement des paupières flageolantes sur des yeux exorbités, à faire crever de jalousie un lémurien. Tournez-vous plutôt vers des bouquins chiants. le choix ne manque pas.
Sinon allez-y, vous êtes prévenus. Surtout si vous avez pas trop le choix parce que vous l'avez gagné à masse critique (fallait pas vous inscrire). A ce propos, je tiens à remercier infiniment, vraiment merci beaucoup aux Editions Gallimard « Série Noire » et masse critique «Mauvais genre », de m'avoir envoyé cet opus de Jo Nesbo.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          599
Marple
  01 novembre 2015
Dans la famille 'Roman noir magistral', je demande... le Fils ! Bien plus abouti, sombre et prenant que la série des Harry Hole que j'aime pourtant bien, comme si le format one-shot avait permis à Jo Nesbo de mieux concentrer son talent. Car tout est réussi ici, de l'intrigue aux personnages, en passant même par la couverture !
L'intrigue d'abord, une histoire de vengeance et de rédemption, celle de Sonny Lofthus, gentil garçon devenu porteur de chapeaux pour des crimes monstrueux en échange de sa came quotidienne et à ce titre emprisonné depuis 12 ans, qui découvre que son père n'était pas le flic pourri qu'il avait cru et qui décide alors de trouver le véritable flic pourri, en menant une enquête pour le moins musclée...
Les personnages ensuite, le serial killer mystique au coeur tendre qu'est Sonny Lofthus, les formidables policiers Simon et Kari, la surveillante de l'asile qui souffre de fatigue compassionnelle, le SDF, le balayeur de la prison et le chauffeur de taxi au grand coeur, les dogues argentins et évidemment les méchants parfaitement cinglés.
Impossible pour moi de lâcher le livre, car les scènes se suivent et ne ressemblent pas : on passe d'une confession en prison à un meurtre trash, puis à une scène d'amour tendre entre Simon et sa femme, puis à un flashback de Sonny, puis aux questionnements du petit garçon qui l'observe avec des jumelles, puis à un meurtre encore plus trash, puis à l'enquête de Sonny pour mieux comprendre son père et ce qui lui est arrivé, puis aux relations entre Simon et Kari, puis des détails sur la criminalité moderne de la drogue et du sexe, avant un nouveau meurtre toujours trash et c'est reparti pour un tour.
Certes, il y a beaucoup de meurtres trash (si vous n'aviez pas encore compris), mais il y a surtout du suspense, des portraits psychologiquement très justes et une vision nuancée d'un monde sombre sauvé par quelques étincelles de tendresse et d'humanité.
Merci à Babélio et à la Série Noir Gallimard pour cette Masse Critique.
Challenge Pavés 7/xx et bouclage très en retard de mon challenge ABC 2014/2015
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          480
Lorraine47
  29 octobre 2015
Je tiens à exprimer mon immense gratitude envers Babelio et les éditions Gallimard pour cette expédition punitive à travers la belle ville d'Oslo en compagnie de personnes attachantes et atypiques.
Le fils est un polar haletant, qui présente deux originalités qui en font non seulement un roman savoureux à lire, sur la trace des meilleurs "page-turner", mais aussi une narration à la structure complexe qui imprègne fortement l'esprit comme le font seules les grandes oeuvres, laissant le lecteur dans un état de profonde sidération.
Au tout début, j'ai craint la claustrophobie dans l'univers carcéral de Staten, mais dans le sillage de Sonny Lofthus, jeune homme incarcéré et héroïnomane, nous faisons la belle pour Oslo et ses fjords en plein été.
La belle carte postale s' arrête là car Sonny, nous entraîne dans une série d'exécutions sauvages pour venger son père, ancien policier mort dans des circonstances plutôt troubles.
du noir, au pays des eaux bleutées, des exécutions à la précision chirurgicale, ambiance réfrigérante assurée.
Au détour de cette boucherie, nous faisons connaissance avec Martha, employée dans un centre d'accueil pour toxicos, et de Simon Keflas, policier en charge de l'enquête qui sont loin d'être des personnages secondaires.
À travers ces regards croisés, ces destins complexes, nous apprenons petit à petit que rien ne se passe vraiment comme nous nous l'imaginions et que même au pays des fjords, on peut se retrouver dans un sacré bourbier!
Connaît-on vraiment ses origines? Tel père, tel fils? La réponse, au bout du pavé!
Du bon Nesbø!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
Crossroads
  19 novembre 2017
♫C'est mon fils ma bataille♪
Le fiston, Sonny, a mal tourné, il croupit en taule.
Papounet a mal fini, il pourrit six pieds sous terre. Suicide, d'après le légiste.
Sonny Lofthus reçoit à toute heure de la journée.
S'il ne lévite pas et ne multiplie pas encore les pains -sauf ceux dans la tronche ultérieurement- il n'en représente pas moins la figure mystique du coin à qui l'on vient se confier afin de repartir l'âme lavée de tout péché.
Une révélation choc sur la mort de son paternel de flic, il ne lui en faudra pas plus pour désirer se faire la tangente et étancher une soif de vengeance devenue inextinguible.
Nesbø, connaissais pas.
L'occasion faisant le lardon, une masse critique me permit alors de découvrir le bonhomme et son p****n de thriller : le Fils.
Grand merci à Babelio et aux éditions Folio Policier pour ce monstrueux moment d'extase. A noter que durant ce récit, aucun douze feuilles n'a été maltraité.
Grandiose, sublime, monumental, tout superlatif de ce genre conviendra parfaitement.
Dans le polar, l'on croise à l'envi moult bouses géméllaires aux histoires prévisibles à défaut d'être insipides.
Puis survient LE récit, celui que l'on n'attendait plus, la divine surprise qui ternira forcément l'entame de futurs polars que l'on pressentira, sans doute injustement, incapables de rivaliser avec ce petit bijou de noirceur. L'a priori, c'est moche mais persistant.
Jo n'est pas taxi. Non. Il est écrivain et fait dans le thriller d'exception.
Le Fils, c'est un style hypnotique, une ambiance oppressante mais surtout un personnage central charismatique en diable.
Sonny pourrait se fondre dans la masse sans dénoter. Affublé d'un sweat à capuche qu'il relève systématiquement, sa personnalité vengeresse ne laisse pas de séduire. Mieux, elle subjugue le lecteur qui prendra fait et cause pour cette âme ténébreuse en perdition.
Le vengeur masqué est d'une force incroyable mais que dire de l'ossature de la trame, véritable rouleau compresseur au déroulé implacable.
Tout y est juste, intense, relaté sans empressement pour faire durer le plaisir.
Cherchez pas de point faible, y en a pas.
Arf, en y réfléchissant bien, y aurait bien cet ultime chapitre que l'on referme avec le sentiment d'avoir lu quelque chose de rare.
Une pure bulle de bonheur qui vient d'éclater et que l'on sait pertinemment ne pas devoir retrouver de sitôt.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          383

critiques presse (3)
LaPresse   21 décembre 2015
C'est non seulement le meilleur polar de cet auteur, mais c'est aussi le meilleur thriller que j'ai lu cette année.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   03 décembre 2015
Dans ce thriller plein de colère et de démons, le romancier dresse un tableau de la Norvège où les humains en détresse deviennent soit des zombies, soit des croisés lourdement armés.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   05 novembre 2015
L'écrivain norvégien signe un thriller haletant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Profileuse2290Profileuse2290   12 décembre 2017
Tu crois pas , toi aussi, que tout les fils s’imaginent un jour être comme leur père ? C’est bien pour ça qu’ils sont si sont déçu de découvrir que ces derniers aussi ont des faiblesses : ils prennent ces faiblesses à leur compte, à l´image des défaites qui les attendent dans la vie . Parfois le choc est si grand qu’ils abandonnent avant même d’avoir commencé.

Commenter  J’apprécie          10
Profileuse2290Profileuse2290   12 décembre 2017
Le garçon releva la tête et croisa le regard du directeur adjoint. Ça faisait belle lurette que Franck avait rejeté l’idée que les yeux étaient le miroir de l’âme , il avait fixé trop de regards de détenus aux yeux d’un bleu innocent, quand bien même ils débitaient mensonge sur mensonge. D’ailleurs , c’ était une drôle d’expression. Le miroir de l’âme ? Logiquement cela devait signifier qu’on regardait sa propre âme en plongeant son regard dans celui d’un autre . Peut-être était-ce pour cette raison que croiser le regard du garçon le mettait si mal à l’aise ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Profileuse2290Profileuse2290   12 décembre 2017
Einstein a dit que la vrai folie c’est un homme qui refait toujours le même calcul en croyant qu’il va obtenir un résultat différent.
Commenter  J’apprécie          30
Profileuse2290Profileuse2290   12 décembre 2017
Ce qui est remarquable avec un pistolet, c’est que la personne sur qui il est pointé est si terrorisé qu’elle met du temps avant de reconnaître qui est à l’autre bout .
Commenter  J’apprécie          10
Profileuse2290Profileuse2290   12 décembre 2017
Mais on revenais toujours à ce qu’il répétait à ses élèves de natation : que tu nages ou que tu coules , personne ne te fera de cadeau.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Jo Nesbø (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jo Nesbø
Bande annonce du film Le bonhomme de neige, adaptation d'un roman de Jo Nesbo
autres livres classés : littérature norvégienneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quiz sur le livre "Le fils" de Jo Nesbø.

Où est retrouvé le premier cadavre ?

pendu à un arbre
dans l'eau
en bas d'une falaise

10 questions
7 lecteurs ont répondu
Thème : Le Fils de Jo NesbøCréer un quiz sur ce livre
. .