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ISBN : 2072746027
Éditeur : Gallimard (05/10/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 240 notes)
Résumé :
Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus.
Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide…
Il parvient alors à s’évader de prison et, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
andman
  01 novembre 2015
Avec quelques semaines d’avance sur le beaujolais, le Nesbø nouveau est arrivé. Ce millésime 2015 intitulé “Le Fils” est du même tonneau que ses glorieux aînés (“Le bonhomme de neige”, “Le léopard”...) bien que cette fois le fantasque inspecteur Harry Hole brille par son absence.
A la brigade criminelle d’Oslo beaucoup de policiers ont de la bouteille et Simon Kefas, à quelques mois de la retraite, est d’une intelligence vive. Kari Adel, la stagiaire BCBG qu’il a prise sous son aile, boit ses paroles comme du petit-lait.
De la perspicacité il en faut pour analyser et relier entre eux les meurtres commis en bordure du fjord majestueux de beauté qui baigne la capitale norvégienne.
Les mises en scène macabres se succèdent et montrent la grande détermination d’un jeune homme évadé de prison, Sonny Lofthus, à venger son père assassiné douze ans auparavant.
Un peu perplexe au départ, le lecteur prend peu à peu fait et cause pour ce junkie bienveillant, ce paumé au grand cœur, ce justicier implacable. Et tant pis pour les crapules dont l’impuissance et l’effroi au moment d’aller ad patres sont si brillamment décrits !
Que la Norvège ait été déclarée pays le plus pacifique du monde en 2007 par Global Peace Index a de quoi surprendre. Le tableau dépeint par Jo Nesbø est en effet bien sombre : traite de jeunes femmes, corruption, trafic de drogue..
Même l’humour se hisse au diapason de cette noirceur comme le montre ce court passage :
“Le cercle de sang presque symétrique au-dessus du tablier blanc lui fit penser un instant au drapeau du Japon. Sauf que le soleil, naturellement, s’était couché et non pas levé pour la femme qui fixait le plafond avec un regard mort duquel il ne s’habituerait jamais.”
Avec “Le Fils”, les éditions Gallimard ne pouvait rêver thriller plus palpitant pour fêter les 70 ans de la collection Série Noire. Un grand merci à elles pour ce cadeau de circonstance !
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Merik
  04 novembre 2017
Si vous avez procrastiné ces derniers temps en remettant au lendemain du lendemain des trucs importants, ne touchez surtout pas à ce bouquin. Il mobiliserait une bonne partie de votre cerveau, si ce n'est la totalité. Difficile de vous consacrer à autre chose avec efficacité. Vos neurones seront aimantées par la poudre de suspens chimique que son scénario haletant parsème insidieusement dans la matière grise.
Si vous avez un fils avec une gueule d'ange et un sweat à capuche, je vous déconseille d'ouvrir ce polar. Sonny Lofthus « le fils » est lui aussi à capuche et gueule d'ange. Or il a perdu son père, s'est shooté au superboy, a fait de la taule. Quand il s'en est évadé (de la taule et de l'héro), sa vie a été vengeresse. Un ange exterminateur de corruption locale, à la volonté de lutteur implacable. Un superbe héros charismatique. Votre fils risquerait de souffrir de la comparaison. Il ne vous restera plus qu'à vous consoler en vous disant que le votre n'a pas tué, lui.
Si vous venez d'acheter sur Opodo un vol direct pour Oslo, foutez ce bouquin à la poubelle illico. Après l'avoir lu, vous ne pourriez pas constater combien les habitants de ce pays magnifique peuvent être charmants. Vous vous prendrez pour Simon Kefas l'extralucide enquêteur ou sa complice stagiaire Kari Adel non moins perspicace, ne pourrez vous empêcher de suspecter chaque autochtone croisé d'être de près ou de loin mêlé à un réseau mafieux qui mène à un jumeau. Sans parler du filtre gris posé sur les paysages. A se gâcher un voyage.
Si vous avez arrêté de fumer en ce novembre sans tabac, brûlez ce livre immédiatement. Il en va de votre santé. Sa lecture vous piégerait dans les filets d'une narration habile, sans issue de sortie, vous laissant croire avoir trouvé une addiction de secours au tabac. Or il n'en est rien, c'est une lecture addictive certes, mais de type page-turner polarisant à effet fulgurant. Incompatible avec l'addiction au tabac, qui est à long terme et effet lent. Une fois le bouquin fini, vous vous retrouverez alors avec deux addictions sur les bras à combler : celle du tabac, et celle du livre.
Si vous êtes insomniaque, n'espérez rien de bon à sa lecture. En plus des traits tirés, vous aurez sûrement des paupières flageolantes sur des yeux exorbités, à faire crever de jalousie un lémurien. Tournez-vous plutôt vers des bouquins chiants. le choix ne manque pas.
Sinon allez-y, vous êtes prévenus. Surtout si vous avez pas trop le choix parce que vous l'avez gagné à masse critique (fallait pas vous inscrire). A ce propos, je tiens à remercier infiniment, vraiment merci beaucoup aux Editions Gallimard « Série Noire » et masse critique «Mauvais genre », de m'avoir envoyé cet opus de Jo Nesbo.
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marina53
  08 janvier 2018
À tout juste trente ans, il a déjà passé douze années derrière les barreaux de la prison de Staten. Par dégoût et pour se protéger de lui-même, et parce que son père, flic corrompu, s'est suicidé, Sonny Lofthus a endossé des crimes qu'il n'a pas commis. Et ce, en échange de petits sachets d'héroïne servis sur un plateau par des gardiens peu scrupuleux. Malgré tout, le jeune homme est un prisonnier modèle, calme et silencieux, à qui bon nombre de détenus viennent se confesser. Aussi, lorsque l'un d'entre eux, Johannes Halden, qui dit avoir bien connu son père, lui avoue que ce dernier n'était pas ce flic pourri que tout le monde pensait et qu'il ne s'est pas réellement suicidé, Sonny décide de s'évader afin de régler certains comptes...
Jo Nesbø ne nous épargne rien de cette croisade violente et sanglante. Car justice doit être rendue aux yeux de Sonny et l'honneur de son père lavé. Et ce, qu'importe le nombre de cadavres qui tomberont sous ses balles. À ses trousses, un duo de policiers tenaces : Simon Kefas, de la brigade criminelle, pour qui cette affaire tombe bien mal, lui qui est à quelques mois de sa retraite, et Kari Adel, une stagiaire qui vient des stup'. Cette chasse à l'homme pourrait bien faire s'écrouler cette pyramide d'hommes corrompus et pourris qui s'adonnent, avec un certain plaisir, au trafic de drogue et à la traite d'êtres humains. L'auteur nous offre un roman intense, terriblement sombre et sinistre, au déroulement diabolique et au final surprenant. Un roman habité par des personnages ô combien marquants et frappants.
Remarquable et intelligent !
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Marple
  01 novembre 2015
Dans la famille 'Roman noir magistral', je demande... le Fils ! Bien plus abouti, sombre et prenant que la série des Harry Hole que j'aime pourtant bien, comme si le format one-shot avait permis à Jo Nesbo de mieux concentrer son talent. Car tout est réussi ici, de l'intrigue aux personnages, en passant même par la couverture !
L'intrigue d'abord, une histoire de vengeance et de rédemption, celle de Sonny Lofthus, gentil garçon devenu porteur de chapeaux pour des crimes monstrueux en échange de sa came quotidienne et à ce titre emprisonné depuis 12 ans, qui découvre que son père n'était pas le flic pourri qu'il avait cru et qui décide alors de trouver le véritable flic pourri, en menant une enquête pour le moins musclée...
Les personnages ensuite, le serial killer mystique au coeur tendre qu'est Sonny Lofthus, les formidables policiers Simon et Kari, la surveillante de l'asile qui souffre de fatigue compassionnelle, le SDF, le balayeur de la prison et le chauffeur de taxi au grand coeur, les dogues argentins et évidemment les méchants parfaitement cinglés.
Impossible pour moi de lâcher le livre, car les scènes se suivent et ne ressemblent pas : on passe d'une confession en prison à un meurtre trash, puis à une scène d'amour tendre entre Simon et sa femme, puis à un flashback de Sonny, puis aux questionnements du petit garçon qui l'observe avec des jumelles, puis à un meurtre encore plus trash, puis à l'enquête de Sonny pour mieux comprendre son père et ce qui lui est arrivé, puis aux relations entre Simon et Kari, puis des détails sur la criminalité moderne de la drogue et du sexe, avant un nouveau meurtre toujours trash et c'est reparti pour un tour.
Certes, il y a beaucoup de meurtres trash (si vous n'aviez pas encore compris), mais il y a surtout du suspense, des portraits psychologiquement très justes et une vision nuancée d'un monde sombre sauvé par quelques étincelles de tendresse et d'humanité.
Merci à Babélio et à la Série Noir Gallimard pour cette Masse Critique.
Challenge Pavés 7/xx et bouclage très en retard de mon challenge ABC 2014/2015
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cannibalector
  11 avril 2018
Quelle tournure aurait pris ma vie si j'avais perdu mon père pendant mon enfance?
Quelle tournure aurait pris ma vie si j'avais été témoin de la mort violente de mon père durant mon enfance ?
Quelle tournure aurait pris ma vie si je savais qu'on l'avait tué car c'était un homme abject et corrompu?
Heureusement, je ne sais pas! mais Sony, lui, le sait : sa jeune vie est devenue un lent suicide à base d'héroïne, la drogue diluant dans l'oubli ce qu'il sait de son père.
Il a passé un accord avec la pègre locale: il endosse les crimes des autres, va en taule à leur place et, en retour , reçoit sa dose quotidienne
Mais , un jour, il apprend que son père n'était pas un monstre mais au contraire un homme qui a sacrifié sa vie pour le bien
Alors le taulard junkie se transforme en tueur implacable.
Le personnage que nous décrit Nesbo me semble proche des héros shakespeariens ou de ceux des tragédies grecques: sa soif de vengeance, sa quête de vérité, son dégoût de soi même se mêlent à une envie de plus en plus forte de vivre et d'aimer .
Un magnifique personnage inscrit dans une intrigue ( un peu trop?) classique .
Mais ce n'est que mon humble avis
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critiques presse (3)
LaPresse   21 décembre 2015
C'est non seulement le meilleur polar de cet auteur, mais c'est aussi le meilleur thriller que j'ai lu cette année.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   03 décembre 2015
Dans ce thriller plein de colère et de démons, le romancier dresse un tableau de la Norvège où les humains en détresse deviennent soit des zombies, soit des croisés lourdement armés.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   05 novembre 2015
L'écrivain norvégien signe un thriller haletant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   09 février 2018
Il se retourna avant de franchir le pont pour vérifier qu'ils n'étaient pas suivis. C'était un automatisme, le résultat d'une expérience chèrement acquise en tant que dealer avec une grosse somme d'argent sur soi, une victime de vol qui ne pouvait jamais déposer plainte. Une expérience chèrement acquise ce paisible jour d'été où il n'avait pas réussi à garder les yeux ouverts et où il s'était endormi sur un banc avec pour trois cent mille couronnes d'héroïne sur lui qu'il devait vendre pour le compte de N. A son réveil, la came avait naturellement disparu. N. était venu le lendemain et lui avait expliqué que le big boss avait eu la générosité de lui laisser le choix : soit les deux pouces, pour avoir été si maladroit, soit les deux paupières, parce qu'il s'était endormi. K. avait choisi les paupières. Deux types en costard, un blond et un brun, l'avaient maintenu pendant que N. lui tirait les paupières et les coupait avec son horrible couteau à lame courbe. Ensuite - toujours sur l'ordre du boss -, il avait donné de l'argent à K. pour qu'il aille en taxi à l'hôpital. Les chirurgiens avaient expliqué que pour lui refaire des paupières, il fallait prélever de la peau à un autre endroit et qu'il avait de la chance de ne pas être juif et circoncis. En effet, la peau du prépuce présentait le plus de similitudes avec celle des paupières.
(p. 232-233)

[ 300 000 NOK = environ 30 000 € ]
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canelcanel   04 février 2018
L'homme et le jeune garçon allèrent dans l'entrée et l'enfant poussa un cri de joie en voyant la casquette noire et blanche que son oncle prit sur l'étagère de l'armoire, mais il observa aussitôt un silence recueilli quand Simon la lui posa sur la tête. Tous deux se plantèrent devant le miroir. L'enfant pointa son index sur le reflet de son oncle en imitant des tirs de pistolet avec sa bouche.
« Tu tires sur qui ? demanda Simon.
- Des bandits, répondit le garçon. Pan ! Pan !
- Ou peut-être sur des cibles, suggéra Simon. La police ne tire pas sur les bandits à moins d'y être obligée.
- Mais si ! Pan ! Pan !
- Alors nous finirons en prison, Mats.
- NOUS ? répéta le garçon, surpris, en levant les yeux vers son oncle. Pourquoi ? Puisque nous sommes de la police.
- Parce que nous devenons aussi des bandits si nous tirons sur des personnes au lieu de les arrêter.
- Mais... mais si on les a arrêtées, on peut leur tirer dessus, hein ? »
Simon rit. « Non. Dans ce cas, un juge nous mettra en prison et décidera du temps qu'on y restera.
- C'est pas toi qui décides, oncle Simon ? »
La policier vit la déception dans les yeux de l'enfant. « Tu sais quoi, Mats ? Je suis content que ce ne soit pas nous qui décidions. Je suis content de n'avoir qu'à les attraper. Car c'est ça, la partie amusante du boulot. »
(p. 43-44)
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canelcanel   05 février 2018
Johnny Puma se retourna dans son lit et regarda son nouveau camarade de chambrée. Qui avait eu l'idée de ce terme ? Ici, au foyer [pour toxicomanes], « ennemi de chambrée » aurait été plus approprié. Jusqu'ici, il n'avait partagé la chambre qu'avec des gens qui essayaient de le voler et que lui-même essayait de voler. Aussi gardait-il tout ce qui avait de la valeur - c'est-à-dire un portefeuille imperméable contenant trois mille couronnes et un double sac plastique avec trois grammes d'amphétamines - scotché contre sa cuisse, laquelle était suffisamment poilue pour qu'il se réveille, fût-ce d'un profond sommeil, si une main venait à y toucher.
(p. 150)
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marina53marina53   13 janvier 2018
Parfois, on se trompe quand on croit avoir percé à jours nos parents. Peut-être qu’ils n’étaient pas faibles, au bout du compte. Peut-être qu’il s’est simplement passé des choses qui ont fait qu’on a eu une fausse impression. Peut-être qu’ils étaient forts. Peut-être qu’ils étaient prêts à laisser derrière eux un nom sali, à se laisser dépouiller de leur honneur, à endosser toute la honte, rien que pour sauver ceux qu’ils aiment.
+ Lire la suite
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canelcanel   06 février 2018
Il venait tout à coup de comprendre pourquoi tant de détenus se confiaient à ce jeune homme. C'était à cause de son silence. Du vide qui vous happait, émanant de quelqu'un qui se contentait d'écouter, sans réagir ni juger. Qui sans rien faire tirait de vous des paroles et des secrets. C'est ce que lui-même avait tenté de faire en tant qu'aumônier, mais c'est comme si les prisonniers flairaient qu'il faisait ça par intérêt. Ils ne savaient pas lequel, ils sentaient seulement qu'il visait un but en leur soutirant leurs secrets. Pénétrer les arcanes de leurs âmes pour obtenir plus tard un éventuel droit d'entrée au Ciel.
(p. 26)
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Videos de Jo Nesbø (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jo Nesbø
Notre imagination peut nous surprendre ! Le 7 avril dernier à Quais du polar, nos lecteurs ont pu jouer avec les enquêteurs et reconstituer un portrait-robot grâce au livre audio Police de Jo Nesbo.
#EcoutezVotreImagination #KoboByFnac
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