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ISBN : 2072746027
Éditeur : Gallimard (05/10/2017)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 171 notes)
Résumé :
Sonny Lofthus est héroïnomane, mais c’est un prisonnier modèle. Endossant des crimes qu’il n’a pas commis pour expier le souvenir du suicide de son père, policier corrompu, il fait également figure de guérisseur mystique et recueille les confessions de ses codétenus.
Un jour, l’une d’elles va tirer Sonny de sa quiétude opiacée. On lui aurait menti toute sa vie, la mort de son père n’aurait rien d’un suicide…
Il parvient alors à s’évader de prison et, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
andman
  01 novembre 2015
Avec quelques semaines d’avance sur le beaujolais, le Nesbø nouveau est arrivé. Ce millésime 2015 intitulé “Le Fils” est du même tonneau que ses glorieux aînés (“Le bonhomme de neige”, “Le léopard”...) bien que cette fois le fantasque inspecteur Harry Hole brille par son absence.
A la brigade criminelle d’Oslo beaucoup de policiers ont de la bouteille et Simon Kefas, à quelques mois de la retraite, est d’une intelligence vive. Kari Adel, la stagiaire BCBG qu’il a prise sous son aile, boit ses paroles comme du petit-lait.
De la perspicacité il en faut pour analyser et relier entre eux les meurtres commis en bordure du fjord majestueux de beauté qui baigne la capitale norvégienne.
Les mises en scène macabres se succèdent et montrent la grande détermination d’un jeune homme évadé de prison, Sonny Lofthus, à venger son père assassiné douze ans auparavant.
Un peu perplexe au départ, le lecteur prend peu à peu fait et cause pour ce junkie bienveillant, ce paumé au grand cœur, ce justicier implacable. Et tant pis pour les crapules dont l’impuissance et l’effroi au moment d’aller ad patres sont si brillamment décrits !
Que la Norvège ait été déclarée pays le plus pacifique du monde en 2007 par Global Peace Index a de quoi surprendre. Le tableau dépeint par Jo Nesbø est en effet bien sombre : traite de jeunes femmes, corruption, trafic de drogue..
Même l’humour se hisse au diapason de cette noirceur comme le montre ce court passage :
“Le cercle de sang presque symétrique au-dessus du tablier blanc lui fit penser un instant au drapeau du Japon. Sauf que le soleil, naturellement, s’était couché et non pas levé pour la femme qui fixait le plafond avec un regard mort duquel il ne s’habituerait jamais.”
Avec “Le Fils”, les éditions Gallimard ne pouvait rêver thriller plus palpitant pour fêter les 70 ans de la collection Série Noire. Un grand merci à elles pour ce cadeau de circonstance !
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Marple
  01 novembre 2015
Dans la famille 'Roman noir magistral', je demande... le Fils ! Bien plus abouti, sombre et prenant que la série des Harry Hole que j'aime pourtant bien, comme si le format one-shot avait permis à Jo Nesbo de mieux concentrer son talent. Car tout est réussi ici, de l'intrigue aux personnages, en passant même par la couverture !
L'intrigue d'abord, une histoire de vengeance et de rédemption, celle de Sonny Lofthus, gentil garçon devenu porteur de chapeaux pour des crimes monstrueux en échange de sa came quotidienne et à ce titre emprisonné depuis 12 ans, qui découvre que son père n'était pas le flic pourri qu'il avait cru et qui décide alors de trouver le véritable flic pourri, en menant une enquête pour le moins musclée...
Les personnages ensuite, le serial killer mystique au coeur tendre qu'est Sonny Lofthus, les formidables policiers Simon et Kari, la surveillante de l'asile qui souffre de fatigue compassionnelle, le SDF, le balayeur de la prison et le chauffeur de taxi au grand coeur, les dogues argentins et évidemment les méchants parfaitement cinglés.
Impossible pour moi de lâcher le livre, car les scènes se suivent et ne ressemblent pas : on passe d'une confession en prison à un meurtre trash, puis à une scène d'amour tendre entre Simon et sa femme, puis à un flashback de Sonny, puis aux questionnements du petit garçon qui l'observe avec des jumelles, puis à un meurtre encore plus trash, puis à l'enquête de Sonny pour mieux comprendre son père et ce qui lui est arrivé, puis aux relations entre Simon et Kari, puis des détails sur la criminalité moderne de la drogue et du sexe, avant un nouveau meurtre toujours trash et c'est reparti pour un tour.
Certes, il y a beaucoup de meurtres trash (si vous n'aviez pas encore compris), mais il y a surtout du suspense, des portraits psychologiquement très justes et une vision nuancée d'un monde sombre sauvé par quelques étincelles de tendresse et d'humanité.
Merci à Babélio et à la Série Noir Gallimard pour cette Masse Critique.
Challenge Pavés 7/xx et bouclage très en retard de mon challenge ABC 2014/2015
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Lorraine47
  29 octobre 2015
Je tiens à exprimer mon immense gratitude envers Babelio et les éditions Gallimard pour cette expédition punitive à travers la belle ville d'Oslo en compagnie de personnes attachantes et atypiques.
Le fils est un polar haletant, qui présente deux originalités qui en font non seulement un roman savoureux à lire, sur la trace des meilleurs "page-turner", mais aussi une narration à la structure complexe qui imprègne fortement l'esprit comme le font seules les grandes oeuvres, laissant le lecteur dans un état de profonde sidération.
Au tout début, j'ai craint la claustrophobie dans l'univers carcéral de Staten, mais dans le sillage de Sonny Lofthus, jeune homme incarcéré et héroïnomane, nous faisons la belle pour Oslo et ses fjords en plein été.
La belle carte postale s' arrête là car Sonny, nous entraîne dans une série d'exécutions sauvages pour venger son père, ancien policier mort dans des circonstances plutôt troubles.
du noir, au pays des eaux bleutées, des exécutions à la précision chirurgicale, ambiance réfrigérante assurée.
Au détour de cette boucherie, nous faisons connaissance avec Martha, employée dans un centre d'accueil pour toxicos, et de Simon Keflas, policier en charge de l'enquête qui sont loin d'être des personnages secondaires.
À travers ces regards croisés, ces destins complexes, nous apprenons petit à petit que rien ne se passe vraiment comme nous nous l'imaginions et que même au pays des fjords, on peut se retrouver dans un sacré bourbier!
Connaît-on vraiment ses origines? Tel père, tel fils? La réponse, au bout du pavé!
Du bon Nesbø!
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Killing79
  06 décembre 2015
Un nouveau livre de Jo Nesbo, un roman noir sans Harry Hole, une édition Série Noire avec une couverture inquiétante…tout était réuni pour attirer mon attention. Dès que je l’ai vu, je n’ai eu qu’une obsession, l’acquérir et me jeter dedans.
Au premier abord, Jo Nesbo nous offre une histoire de vengeance des plus classiques. Un homme, accusé et banni par la société, part à la poursuite des responsables de son malheur, afin de les faire disparaître de la surface de la terre et ainsi rendre sa justice. Un écrivain lambda aurait pris parti dans son récit. Il aurait choisi de le diriger soit du côté de la justice primaire soit du côté du pacifisme bien-pensant. Il aurait aussi pris le risque de se mettre une partie de ses lecteurs à dos. Mais Jo Nesbo, lui, a décidé de rendre son personnage principal beaucoup plus ambigu et flou. Il ne nous donne jamais accès à ses pensées. On suit ce protagoniste dans tous ses mouvements avec les yeux de ceux qu’il croise. Les différents points de vue alternent au fil de l’évolution de l’histoire. Ainsi chaque lecteur peut se faire sa propre opinion et avoir ses propres convictions par rapport aux actes de Sonny. Ce mode de narration construit un champ de mystère autour de la personnalité et du fonctionnement de ce vengeur.
J’ai été emballé par Joe Nesbo et ce nouveau coup de maitre. L’atmosphère est sombre, les personnages hétéroclites et les enquêteurs sympathiques. J’ai pris un certain plaisir à infiltrer le milieu mafieux avec son système organisé et sa corruption. En dépit de sa violence, j’ai pris fait et cause pour Sonny Lofthus et son destin m’a tenu en haleine jusqu’à la fin. J’ai eu malgré moi de l’empathie pour cet antihéros plutôt taiseux, dont je ne savais finalement pas grand-chose. Et c’est peut-être ça la force de ce livre : Donner de la place au jugement personnel du lecteur pour qu’il participe au ressenti général… et avec une bonne intrigue en prime !
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motspourmots
  26 octobre 2015
J'aime bien quand un polar me happe au point de me rendre asociale pendant 48h. Quand le bien et le mal sont si étroitement mêlés qu'il est presque impossible de les dissocier. Quand l'auteur tire les ficelles avec tellement d'habileté que je n'ai qu'une envie : me laisser prendre, me laisser berner, me laisser balader. Je suis encore très novice en bibliographie de Jo Nesbo, j'aurais donc du mal à situer le Fils par rapport à l'ensemble de son oeuvre mais une chose est sûre : s'il n'est pas le meilleur, alors les autres sont des chefs-d'oeuvre que je brûle de découvrir.
Le Fils, c'est Sonny Lofthus, emprisonné depuis 12 ans dans l'une des prisons de haute sécurité de la région d'Oslo. Un gamin brillant qui a sombré lorsque son père, inspecteur de police s'est suicidé après avoir avoué être corrompu. Sa mère n'a pas tardé à suivre le même chemin et le jeune homme a trouvé du réconfort dans l'héroïne, puis dans un rôle de bouc-émissaire qui, en échange de sa dose quotidienne, lui fait endosser des crimes à la place des véritables meurtriers et purger leur peine. Une façon pour lui d'expier ceux de son père. Sa personnalité, son aura auprès des autres détenus lui valent une réputation quasi mystique, entre guérisseur et confesseur. Pourtant, ce bel équilibre va vaciller lorsque l'un des détenus lui révèle que son père n'était pas corrompu et qu'il a été assassiné par ceux qui avaient peur qu'il ne les démasque. Pour Sonny le choc suffit à lui donner la volonté de se sevrer puis de s'évader. Avec l'intention de retrouver les vrais coupables et de les faire payer. Côté industrie du crime, la chasse à l'homme est ouverte : Sonny connaît trop de secrets pour envisager de le laisser traîner dehors. Côté police, ce n'est pas mieux : lorsque l'évadé se transforme en tueur en série, tout est mis en oeuvre pour tenter de limiter son action et l'empêcher de découvrir qui est la vraie taupe. Sonny pourra-t-il compter sur l'inspecteur Simon Kefas, l'ancien ami de son père ? Mais peut-il se permettre de faire confiance à un flic ?
Policiers corrompus, crime organisé, trafics de drogue et d'êtres humains... La Norvège que donne à voir Jo Nesbo est loin des jolies images touristiques. Rien n'est jamais propre avec lui parce que la tentation est toujours plus forte et qu'un être humain reste 'un être humain. "Il avait cru un jour être invincible, plus tard il s'était considéré comme une ordure. Il en était arrivé à la conclusion qu'il n'était ni l'un ni l'autre, juste un homme de chair et de sang, qui pouvait soit faire ce qui était bien soit se laisser guider par ses instincts les plus bas. Mais le libre arbitre existait-il seulement ?". Sonny poursuit son parcours implacable, se jouant des policiers et des hommes de mains lancés à sa poursuite, semant les cadavres, faisant preuve de beaucoup de créativité dans l'art d'éliminer, tel un ange rédempteur. Et le lecteur n'a qu'une envie : qu'il les punisse tous !
Vengeance, rédemption, lutte entre le bien et le mal... On se régale. Chaque personnage, même le plus insignifiant dans l'histoire est une merveille de construction psychologique et contribue à alpaguer le lecteur. Aucun n'est exactement ce qu'il semble être. Jo Nesbo nous tient en haleine jusqu'à la fin et bien plus encore, par une ultime pirouette. Parce que le crime n'a jamais de fin (sinon, que deviendraient les écrivains de polars ?).
En matière de polar, je crois qu'on a ici affaire à la crème de la crème. Je défie quiconque de le lâcher avant d'y être obligé (le corps ne suit pas, parfois il réclame du sommeil...). Parce qu'en plus d'être un bon polar, c'est un excellent roman.
Merci à Babelio et aux éditions Gallimard pour cette découverte dans le cadre d'une masse critique. Franchement, à réception du pavé, j'ai eu un peu peur... Au bout de quelques pages j'étais ferrée. Sans espoir de répit. J'adore !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Les critiques presse (3)
LaPresse   21 décembre 2015
C'est non seulement le meilleur polar de cet auteur, mais c'est aussi le meilleur thriller que j'ai lu cette année.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   03 décembre 2015
Dans ce thriller plein de colère et de démons, le romancier dresse un tableau de la Norvège où les humains en détresse deviennent soit des zombies, soit des croisés lourdement armés.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   05 novembre 2015
L'écrivain norvégien signe un thriller haletant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
mariechmariech   04 mars 2016
Un Jo Nesbo qu'on n'arrive pas à lâcher mais ce n'est pas pour ça que ça en fait une bonne lecture , mais il y a quelque chose de terriblement addictif dans ce genre de livres , ça me dérange même , impossible de ne pas continuer à lire jusqu'au dénouement , un peu comme un paquet de biscuits qu'on doit manger en entier une fois ouvert , ou plutôt un paquet de chips , à chaque fois je me fais attraper , il faut que je lise .
C'est dans ce cas comme un état hypnotique , une lecture pas vraiment agréable car j'ai l'impression de ne plus être moi - même , je ne sais pas si d'autres lecteurs se reconnaîtront .
Attention ce n'est pas mauvais non plus mais pour moi il manque la dimension psychologique d'un Henning Mankel , une histoire de pourris , un peu de déjà vu je trouve .
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Lorraine47Lorraine47   28 octobre 2015
Si on voulait, on pouvait. Mais si on n'y croyait pas pour de bon, qu'on voulait juste se la raconter, on pouvait être sûr de se retrouver dans les emmerdes en un rien de temps. (P388)
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manue14manue14   06 novembre 2015
« T’en as déjà vu un comme ça ? Oui, certainement. Les gardiens qui m’ont fouillé à mon arrivée en avaient déjà vu en tout cas. Ils m’ont dit qu’ils vendaient des cigarettes de contrebande si j’étais intéressé. Et ils m’ont laissé garder ce briquet. Ils ne devaient pas connaître mon casier. C’est à se demander comment ce pays peut fonctionner quand on voit autant de gens bâcler leur travail… »
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RoggyRoggy   26 décembre 2015
Il y eut un silence. Puis le garçon s'éclaircit la voix et hasarda:
"Comment... comment sait-on que quelqu'un nous aime Pelle?
- On le sait c'est tout. C'est plein de petites choses imperceptibles. L'amour ça vous enveloppe comme la vapeur d'un hammam, tu vois. On ne voit pas les gouttes, mais on a chaud. On est humide. Et propre". Pelle eut un rire gêné, mais il n'était pas peu fier de ses paroles.
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TorellionTorellion   30 avril 2016
La morale n'est pas éternelle, elle ne nous vient pas du Ciel, ce ne sont que des règles nécessaires pour régir le bien-être du groupe.
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Videos de Jo Nesbø (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jo Nesbø
Bande annonce du film Le bonhomme de neige, adaptation d'un roman de Jo Nesbo
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