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EAN : 9782367409702
170 pages
Scrineo (18/03/2021)
3.75/5   102 notes
Résumé :
« T’as vu comment tu t’habilles ? »,
« Sois belle et tais-toi ! » …

Autant d’injonctions auxquelles Gabrielle ne croit pas.

Elle, ce qu’elle aime, c’est la boxe et le rugby. C’est dire ce qu’elle pense, exprimer son point de vue. Elle ne comprend pas pourquoi elle devrait être considérée comme une petite chose fragile.
Surtout pas par Maël, le garçon populaire de sa classe, qui ne cesse de lancer des remarques sexistes à t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
3,75

sur 102 notes

Shaynning
  30 mai 2021
"Féminine" semble s'inscrire dans cette littérature engagée qui se veut un outil de lutte contre les stéréotypes de genre, mais après sa lecture, j'ai un avis mitigé quand à sa forme, sans rien enlever à sa pertinence.

Dans un premier temps, je dois dire en toute honnêteté que le degré de sexisme des personnages, et là je regroupe même les personnages tertiaires ici, est terriblement élevé. Un degré que je n'ai jamais vu et qui je pense, ne correspond plus au sexisme de notre époque, du moins dans ma région ( Grand Montréal), au Québec. Je dirais que nous faisons face à du sexisme plus "insidieux", plus "sous-jacent", maintenant. Je donne l'exemple des camps de jour où les spécialités sont encore très genrés sans raisons ( bijoux pour filles, karting pour gars), les couleurs rose et bleu dans les allées de magasin pour les jouets, ce genre de truc. Mais le genre cru, macho, divisé et limite radical comme dans ce roman? C'est extrême, à mon avis.

En fait, je trouve même qu'à travers le dialogue féministe ( l'égalité des sexes), il y avait du sexisme masculin à travers les propos des filles. Il y avait donc du sexisme à travers le contre-sexisme! je vous donne des exemples:

(P.80) Cafétéria: Maël ( Incarnation du macho) est tombé au sol, parce que Gabrielle ( Incarnation Fille "Forte") lui a pilé sur un lacet, ce qui l'a fait tomber. Une agent sanitaire lui tend une serpillère. Maël rétorque:
"Pourquoi moi, elle m'a fait tomber!
L'agent répond:
"Le ménage n'est plus une affaire de femmes. On partage les tâches".
Ok. Pourquoi cette remarque? Maël n'a rien dit concernant les femmes et le ménage, pourquoi cette pique gratuite? Il souligne que c'est injuste de nettoyer puisque c'est Gabrielle qui l'a fait tomber, où est le rapport avec la condition domestique des femmes?
Des exemples de ce genre, il y en a pleins. Gabrielle elle-même, qui est supposée être "L'incarnation de la fille-forte-et-moderne" ( un peu surtaxé comme titre) tombe dans les stéréotypes. Quand elle met une jupe, elle se qualifie elle-même de "version féminine", comme le port de jupe était de facto une composante attitrée aux femmes ( z'avez jamais entendu parler des kilts?).
Parlons-en de Gabrielle, justement, en second temps. D'une certaine manière, elle ne m'a pas convaincu. Être forte, ce n'est pas être une grande gueule jamais à court de répliques ou d'être capable de brutaliser les autres. Être forte, selon moi, c'est d'être capable d'avoir assez d'estime de soi pour savoir qu'on a une valeur en tant personne et que l'on peut donc défendre sa propre intégrité. Or, Grabrielle gère mal sa colère, est cinglante, parfois violente, un trait relayé au fait de faire du sport en plus. Comme si faire du sport demandait un tempérament colérique. Pas sur que ce soit un bon message. On nous dit dans le roman que le sport lui sert de défouloir, grand bien lui fasse, mais on contourne donc le fait que Gabrielle pourrait aimer faire du sport sans que ce soit pour canaliser sa colère. Vous savez, juste pour le plaisir? Et non parce qu'elle est sportive de nature, tout simplement. Et j'ajoute qu'il est vrai qu'elle donne l'impression de faire du sport juste pour prouver quelque chose: elle ne m'a pas convaincu du tout qu'elle était passionnée par le rugby et la boxe, mais elle m'a convaincu qu'elle les pratiquaient pour "changer le regard des autres". Et ça je trouve ça triste.
En fait, Gabrielle est l'incarnation "du gars manqué", on insiste sur sa dualité homme-femme, au lieu de valoriser simplement ses intérêts comme des éléments unisexes. Comme si, de fait d'aimer tel ou tel trucs, on tombait soit du côté "rose" ou du "coté bleu". Mais c'est justement ça le sexisme: le fait de diviser! Quand j'ai vu ce roman, je m'attendait à ce que 'féminine", ce soit justement l'appropriation d'éléments traditionnellement réservés aux gars devenir des éléments pour tous, pas "une fille qui se prend pour un gars", non! Une fille féminine dans sa façon d'être, qui certes détonne pour le moment, mais qui va être appelé à devenir une des nombreuses façon "d'être une fille". Là encore, dans le roman, je trouve que le message est maladroit, encore clivé. Même le père de Gabrielle l'a souligné: "un gars dans un corps de fille", mais voyons donc, ça c'est du transgenre! Ça n'a rien à voir! Niveau appropriation des stéréotypes, franchement, c'est pas gagné.
Maël, ah, Maël, un ado qui se comporte en "vieux de la vieille" qui me rappel nos stéréotype de l'oncle macho ( on dit "mononc") avec ses blagues à deux balles machistes, sa vision étroite et sa façon de se comporter. Il lui manquait juste sa bière, sa bedaine et son absence de culture. le genre niaiseux des années 1960. Là encore, j'ai senti un recul majeur en terme de vision des gars en 2020. Des Maël, ça existe, mais ça ne représente pas du tout le groupe des 14-20 ans, du moins au Québec. Nous sommes à l'heure des gars qui porte des jupes, des gars qui assument de plus en plus leur diversité sexuelle et leur sensibilité, des gars qui choisissent des métiers à majorité féminine ( prof, infirmier, Technicien en Education Spécialisé, etc), donc des "Maël", c'est plus trop d'actualité. J'ai trouvé ce personnage tellement radical, tellement ancré dans ses imbécilités que ça me semblait vraiment tiré d'une autre époque. À mes amis de France, vous qui pouvez relayer, est-ce que vous trouvez ce personnage adolescent vraiment crédible pour 2020? En espérant que non...
Finalement, l'histoire en elle-même part de bonnes intentions: valoriser un personnage féminin sportif, aborder les stéréotypes de genre, mettre en lumière divers personnages dans divers situations histoire de voir qui est le plus perdant de cette situation et qui en souffre, etc. Il y a de la pertinence, mais c'est un peu maladroit. Convenu. Que Maël se découvre un béguin pour Gabrielle, c'était prévisible ( d'autant que c'est intriguant de ne pas avoir la seule fille qui ne veut pas de vous, ça on le voit dans les autres romans sentimentaux). Que l'École soit divisé entre populaires sexistes et ordinaires muets, très convenus aussi. En fait, seule Capucine m'aura agréablement surpris avec sa capacité d'exprimer ses idées auprès des populaires. L'idée des interventions aussi était bien.
Autre élément: il faudrait faire attention à ne pas créer un archétype sexiste au féminin. Je m'explique: l'archétype sexiste masculin, c'est le genre de Maël: il pense que les femmes sont faibles, que les mâles sont supérieurs, que les belles filles méritent plus d'attention que les filles moches ( et bien sur les filles belles sont blondes, cruches, dociles, fiables), que les filles ne devrait pas faire de sport, etc. Mais dans ce roman, je vois l'archétype sexiste féminin que je retrouve ailleurs dans les romans: grande gueule, colérique, incapable de se maquiller ou porter des jupes, se croit meilleure du fait de ne pas être une superficielle, etc. On est en train de voir un très mauvais archétype se bâtir et il est horrible, parce qu'il sert le féminisme extrême, soit "la fille qui vaut mieux que le gars". Il faut rester vigilent à ce que ce mauvais modèle ne vienne pas faire croire aux lectrices qu'il est idéal. Il faut faire aussi attention à ce qui ne génère pas de la division au sein des filles. Oui, on espère que les filles soient plus fortes, dans le sens où elles reconnaissent leur estime elle-même, et non qu'elles le cherche à travers le regard des hommes, mais pas à devenir des brutes qui se croient non seulement meilleures que les hommes, mais aussi de certains groupes de filles. le féminisme devrait inclure les filles qui aiment les jupes, le maquillage et la mode, si c'est là leurs intérêts. Démoniser la coquetterie féminine, parce qu'on l'associe encore aux hommes, est contreproductif. On peut être coquet pour soit-même, ça n'a donc rien de strictement destiné aux hommes. Bref, il faut faire attention à ne pas créer un seul "type" de filles féministes et ne pas tomber dans la stigmatisation de certains groupes de filles. En ce sens, la couverture me semble inadéquate: Gabrielle qui donne un coup de pied dans un pushing bag rempli de "trucs de filles", ça envoie deux messages: "dompter les stéréotypes" ( oui, bon message) et "les trucs de filles c'est à proscrire" ( heu...non, pas forcément).

Il y a un dernier petit détail que j'ai trouvé un peu laissé de côté: la déconstruction des stéréotypes. Personne ne s'est interrogé sur les idées préconçues de Maël et ses acolytes, d'où ils tiraient ses idées et ses préjugés? Aucun personnages ne semblent avoir eu vaguement l'idée d'investiguer là-dessus et pourtant, c'est la source même du problème.

Donc, pour conclure, sans tout jeter aux orties, je dirais que le roman est trop dualiste, qu'il porte un message incomplet, se montre sexiste à travers le contre-sexisme, parle trop peu du sexisme masculin ( on n'aborde que le métier d'infirmier de Timéo) et qui fini en plus en queue de poisson. On ignore quels vrais changements vont s'opérer suite aux interventions. On ignore si Maël et Gabrielle en viendront à un respect mutuel. Et les personnages sont très près de leur stéréotype: la sportive gars-manqué, le beau-gars-populaire-arrogant, le meilleur-ami-trou-de-cul, la blondâsse-superficielle, etc. Ils ne bougeront guère de leur case, ces personnages, d'ailleurs. Bref, pas totalement mauvais, mais je ne sais pas comment je vais en parler aux gens en librairie, parce que ça ne correspond pas à notre réalité terrain dans les écoles. Ça manque beaucoup de nuances.

Pour un lectorat du premier cycle secondaire, (13 ans+).
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lescroqueursdemots
  01 décembre 2021
Gabrielle a déménagé il y a peu de temps dans son nouvel environnement. Séparée de ses amis, elle doit se reconstruire et s'intégrer dans son nouveau collège. Gabrielle aime la boxe, le rugby, et s'habille « comme un garçon ». Malheureusement pour elle, nombreux sont les garçons sexistes dans sa classe, et, victime de leurs remarques blessantes et malgré son passé douloureux, elle tente de se faire respecter.
J'ai aimé ce livre. J'ai trouvé la personnalité de Gabrielle intéressante : c'est une fille forte qui ne se laisse pas faire et qui incite les autres filles à « rester elles mêmes » et à ne pas rentrer « dans le moule » d'une fille parfaite, d'une « vraie » fille. J'ai donc aussi trouvé les thèmes abordés intéressants et toujours d'actualité : le sexisme, l'égalité homme femme. Mais je n'ai pas aimé lorsque le point de vu changeait rapidement. Cela me surprenait, me dérangeait, et me faisait perdre le fil de l'histoire.
Pour conclure, je conseille ce livre à celles et ceux qui font de l'égalité homme femme un combat quotidien.
Feuille de lune
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Gabrielle, boxeuse au look « de garçon-manqué », vient de déménager et intègre son nouveau collège. Elle doit, par la même occasion, se reconstruire à la suite d'un accident ayant eu lieu dans son ancien établissement. Mais toutes les remarques sexistes qui fusent continuellement dans sa classe attisent sa colère. Victime de ces remarques, elle tente de s'intégrer au mieux et de se faire respecter, ce qui n'est pas facile...
J'ai apprécié la lecture de « Féminine ». Malgré cela, j'ai un avis assez mitigé sur ce roman engagé.
D'un côté, je l'ai trouvé intéressant pour son thème malheureusement toujours d'actualité : le sexisme et le combat pour l'égalité hommes-femmes.
La trame de l'histoire est bien construite : on ne découvre que petit à petit ce qui s'était passé dans l'ancien collège de Gabrielle.
J'ai aussi trouvé le personnage de Gabrielle intéressant : c'est une fille forte et entière qui ne supporte pas le sexisme et ne se laisse pas faire. Elle ne veut pas être une fille comme les autres, correspondre aux critères stéréotypés de la « femme parfaite ».
Mais d'un autre côté, je trouve que malgré le réalisme des scènes et le fait qu'elles puissent réellement avoir lieu dans un contexte scolaire, trop de remarques sexistes sont échangées. Je pense qu'aujourd'hui, dans de nombreux collèges, les élèves sont capables de rétorquer, et peu d'entre eux sont aussi sexistes que Maël et sa bande qui constitue presque toute une classe ! J'ai eu l'impression qu'avant l'arrivée de Gabrielle dans ce collège, aucun élève (ou plutôt aucune élève) ne leur tenait tête en leur faisant comprendre l'absurdité de leurs propos.
De plus, j'ai aussi trouvé qu'en voulant dénoncer le sexisme au collège, l'autrice a créé des personnages très stéréotypés : le beau garçon populaire et arrogant, le meilleur ami « lèche-bottes » toujours d'accord avec son copain, la fille sportive et « garçon-manqué », la blonde mijaurée et superficielle...
J'ai aussi trouvé que dans certaines scènes que l'autrice veut anti-sexistes, elle fait elle-même du sexisme. Par exemple p.135, Gabrielle dit à Timéo : « Tu peux être un garçon avec une sensibilité de fille, et moi une fille qui s'assume dans son genre avec son look, même si d'autres l'estiment masculin, et alors ? ». Il y aurait donc pour Gabrielle, fille prônant l'égalité des sexes, une sensibilité féminine et une sensibilité masculine ? Les femmes seraient donc plus sensibles que les hommes ? Écrire des poèmes serait donc féminin d'après Gabrielle, alors qu'elle-même s'énerve lorsqu'on lui dit qu'elle pratique des sports « de garçon » ?
J'ai aussi été déçue par la fin car on ignore si Maël et Gabrielle en viendront à un respect mutuel et pourront discuter ensemble sans être en constante tension.
Mais cette lecture est tout de même intéressante pour des collégiens : elle dénonce le caractère de certains élèves, qui, se voulant populaires, lancent des remarques qu'ils veulent drôles mais qui sont très sexistes. Elle dénonce également les élèves, qui, voulant rester dans un groupe « populaire », se fondent dans un moule qui ne leur correspond pas. de plus, l'écriture fluide et facile à lire rend ce livre très accessible.
Kaede
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Gabrielle arrive dans un nouveau collège… et, comme partout, elle va devoir refaire sa place. Pas facile d'être vraiment soi-même avec les remarques sexistes qui fusent au quotidien ! Mais Gabrielle n'est pas n'importe qui : elle ne va pas se laisser faire, ni changer pour leur plaire !
J'ai vraiment aimé ce livre qui nous parle du sexisme au quotidien, des petites remarques qui font mal et auxquelles on ne sais pas quoi répondre. Gabrielle est courageuse et elle a du panache, elle s'affirme sans se laisser influencer par le jugement des autres. Elle ferme le bec de Maël et des autres machos, autant par sa force que par ses réponses, toujours justes, à leurs insultes. Les garçons sexistes de son collèges sont vraiment des imbéciles, ils ne réfléchissent pas à ce qu'ils disent et à ce que ça peut engendrer, mais elle ne se laisse pas démonter. Elle est forte et refuse les idées reçues et préconçues, et défend ses ami.e.s.
Arya
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LesGugusDORE
  03 janvier 2022
Le roman intitulé Féminine de Louison NIELMAN a été publié en mars 2021 aux éditions Scrinéo engagé. Il raconte l'histoire de Gabrielle MASSET, âgée de 15 ans qui, suite à la mutation de son père, est contrainte de s'adapter à un nouveau collège en cours d'année scolaire.
Le temps de trouver ses marques, cette féministe à l'allure androgyne va s'imposer auprès de ses nombreux camarades comme une fervente défenseur de l'égalité de genres.
Pour commencer, j'ai été séduite par Gabrielle qui incarne la principale héroïne du livre. C'est une fille en classe de troisième avec des cheveux en pétards, des vêtements larges et des énormes baskets qui dit les choses comme elle les pense. Elle pratique les sports qu'elle aime (la boxe, le rugby), défend ses opinons, montre clairement qui elle est, ce qui la définit et la dérange. Authentique, c'est une écorchée vive capable d'empathie (Gabrielle appelle les secours quand Maël fait une mauvaise chute en skate) mais aussi de froideur (elle ne montre aucune émotion quand Capucine lui parle de la relation amoureuse passée de Maël et Manon), qui assume ses choix.
Ce qui l'insupporte le plus, ce sont les remarques déplacées et sexistes des personnes qui l'entourent. Parmi ces commentaires qui la font réagir, il y a par exemple certaines paroles comme « C'est vrai qu'en termes de rondeurs, vous ne faites pas rêver », « poulette », « Hot dog ! Dommage, moi je préfère les chiennes chaudes, les vraies, pas les bassets » prononcées par des élèves de sa classe.
Ensuite, j'ai envie de dire que ce récit m'a interpellé car il me rappelle une sensibilisation des gendarmes au collège sur les thèmes du harcèlement en milieu scolaire et du harcèlement avec les téléphones et les réseaux sociaux. À cette occasion, l'ensemble des élèves présents avaient participé à un jeu de rôle sur cette thématique. Je me souviens que chaque élève de ma classe avait incarné soit le rôle du harceleur, du témoin ou de la victime.
De la même manière, suite à des comportements déviants observés par le CPE notamment lors du cross (humiliations, blagues lourdes sur les apparences physiques...), les élèves de troisième bleu (celle de Gabrielle) du collège Simone-Veil (en Normandie) ont eu l'occasion de prendre part à un théâtre forum organisé du 8 au 15 avril 2020 autour du thème du sexisme afin de favoriser le mieux vivre ensemble.
Pour cet exercice qui avait finalement enthousiasmé tous les participants, y compris les plus timides, deux intervenants extérieurs prénommés Jeff et Marina s'étaient déplacés. Ils avaient accepté, selon les désidératas des élèves, d'intervertir parfois les rôles des garçons et des filles pour une meilleure prise de conscience collective de la notion de l'égalité homme/femme (Capucine a pu par exemple jouer le rôle masculin d'un patron de garage).
À l'issue des séances et des scénarios proposés, les langues s'étaient déliées et les relations garçons/filles s'étaient apaisées. Les mentalités avaient bel et bien évolué positivement.

Enfin, j'aimerai souligner l'habileté déconcertante avec laquelle Louison NIELMAN parvient à faire plonger le lecteur au coeur des paradoxes et des excès de l'adolescence.
Plus exactement, son écriture fluide et facile à lire traduit parfaitement les émotions que peut ressentir un collégien lambda entouré d'autres adolescents du même âge.
Ainsi, au fil du livre, on découvre d'abord Gabrielle, la rebelle, celle qui se montre au grand jour, avant de saisir dans le dernier chapitre qu'elle est tourmentée par sa vie amoureuse et son orientation sexuelle : le baiser de Timéo a la même saveur que celui qu'elle a reçu de Léa juste avant de quitter Clermont-Ferrand !
À ses côtés, il y a aussi Maël aux multiples facettes : c'est à la fois un beau garçon viril et machiste qui fanfaronne au milieu de ses pin-ups mais aussi un guitariste compositeur romantique doué de sentiments qui a le béguin pour Gabrielle. Malheureusement pour lui, ses sentiments ne sont pas réciproques.
À noter également la présence de Manon, très attachée à son apparence physique qui se comporte comme une dévergondée pour répondre aux attentes des garçons, celles de Capucine avec ses mèches colorées, son visage parsemé de cicatrices d'acné, qui aime enchaîner les ragots, ...
Pour conclure, ce livre vise à dénoncer les comportements sexistes au sein des collèges tout en abordant la quête d'identité des adolescents. Gabrielle MASSET, l'héroïne principale du roman qui ne rentre pas dans les critères habituels de la féminité m'a plus particulièrement touché car, tout au long du roman, elle a été en quelque sorte le porte-drapeau de la lutte pour l'égalité des genres.
Dans le même ordre d'idées, à savoir le combat en faveur de l'égalité homme/femme, le film intitulé Billy Elliot réalisé par Stephen DALDRY met en scène un jeune garçon de onze ans du Nord-Est de l'Angleterre qui bouscule l'idéologie de sa famille (les garçons pratiquent la boxe) en s'élevant contre eux mais aussi contre les stéréotypes de genre pour danser dans un corps de ballet professionnel.
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LesHippocampelephantocamelos
  05 mai 2022
Féminine de Louison Nielman est un roman.
Tout d'abord, je trouve ce livre très intéressant, je pense que tout le monde devrait lire ce livre. Il faut sensibiliser les gens au sexisme, encore plus les adolescents. Ensuite, le combat que Gabrielle mène est très courageux, elle se bat, aide tout le monde et n'a pas peur du jugement. Personnellement, je n'aurais pas eu le courage ni les bon mots pour mener ce combat.
Enfin, la petite chose qui m'a déçue est que [SPOILER :] Gabrielle est sortie avec Timéo à la fin du roman, j'aurais préféré qu'elle sorte avec Maël. Même s'il a été très bête, il a beaucoup changé tout au long du roman, il aurait dû avouer ses sentiments à Gabrielle.
En conclusion, le livre est très intéressant et il traite un sujet important, il m'a beaucoup plu et je le conseille aux adolescents.
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2ème critique :
Ce livre s'appelle « Féminine », l'auteur est Louison Nielman, ce roman a été publié en Mars 2021.
Pour commencer cette histoire m'a plu car les personnages ont mon âge et qu'elle avait lieu dans un collège. En lisant cette histoire je me suis mise à la place de Gabrielle, elle m'a fait de la peine.
Ensuite, j'ai aussi aimé le thème du roman. Il parle du sexisme.Les garçons se sont moqués d'elle car elle fait du rugby et de la boxe. Les garçons croient que ces sports leurs sont réservés. Gabrielle s'est battu avec Maël. Maël s'est rendu compte qu'il avait fait du mal à Gabrielle et a arrêté. Cependant je n'ai pas trop aimé que Gabrielle devienne amie avec Manon. En effet Manon a fait du mal à Gabrielle, elle s'est moquée d'elle à cause de son style vestimentaire au début de l'histoire. Quand Manon n'avais plus d'amis, elle est venue parler à Gabrielle pour ne pas être seule.
En conclusion, j'ai bien aimé cette histoire qui montre qu'il ne faut pas se moquer des autres parce que on est tous différents.

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devoreurslivres
  15 mai 2022
Ce livre parle d' une adolescente qui s' appelle Gabrielle. Elle a déménagé et se retrouve dans un nouveau lieu d' enseignement. Au début, elle n' était pas très confiante et se remémorait les moments du passé avec ses anciennes amies, notamment Léa. Dans ce nouveau collège, elle se fait traiter de garçon manqué, car elle a les cheveux courts et son apparence est très garçon. Mais elle s' habitue, se fiche des remarques sexistes et se fait de nouveaux ami(e)s et aussi de nouveaux ennemis qui l' aident ou pas à s' intégrer.

Pour moi ce livre est très intéressant et il fait une bonne morale de la vie, il montre qu' il faut toujours se battre pour ce que l' on désire. Il dit aussi qu' il faut être soi-même et arrêter d' écouter les critiques des autres personnes. J' ai bien aimé aussi le moment où Gabrielle, la jeune fille, écoutait un garçon de sa classe, Mael , ( il n' a pas été très gentil et lui faisait des remarques sexistes sur elle ),qui jouait de la guitare, mais ce n' était pas du tout le style de musique que l' on aurait pensé en le regardant dans la vie de tous les jours. Ce qui prouve que parfois, on ne connait pas assez les personnes que l' on fréquente et il ne faut pas se fier aux apparences. Ce livre est un livre qui peut inspirer les gens, c' est un livre exemplaire de la vie que l' on peut avoir. Il met aussi en évidence la vie que certaines personnes ont, mais qui ne sont pas forcément malheureux ou fiers d' être ce qu' ils sont. Ce que j' ai moins aimé dans ce livre, c' est la façon dont les dialogues sont formés. Mais sinon, c' est un livre que j' ai beaucoup apprécié.
Je conseille ce livre aux personnes qui aiment lire des livres sur la façon dont la vie peut être: positive et/ou négative."
Zoé
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Gabrielle, l'héroïne du livre est une adolescente sportive qui arrive dans son nouveau collège.
Elle s'habille avec des vêtements larges, des énormes baskets, fait de la boxe, aime le rugby, dit ce qu'elle pense. Son comportement entraine des jugements de certaines personnes. Maël, garçon populaire de sa classe n'arrête pas de se moquer d'elle par des remarques sexistes.
Je pense que Gabrielle a raison d'assumer sa différence devant les autres. Je pense aussi que d'agir comme ça est difficile, car beaucoup de personnes n'acceptent pas la différence. Ce que Gabrielle vit dans son collège peut être vécu à notre époque. C'est difficile de s'intégrer dans un groupe d'adolescents avec un macho, une fille très féminine, un autre qui n'exprime pas ses opinions par peur d'être rejeter par le groupe. En assumant qui elle est, Gabrielle prend le risque de se retrouver seule.
Andréa
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critiques presse (1)
Ricochet   27 août 2021
Les stéréotypes de genre sont dépassés et on est bien content lorsque Maël est ridiculisé par Gabrielle, les lourdes blagues sur les apparences physiques sont insupportables mais il reste à chacun, chacune de trouver sa voie afin de s'ouvrir à l’autre et à ses particularités. Message complexe au-delà des termes habituels de macho, sexiste, homophobe, souvent réducteurs à l’égard des souffrances et des effets qu’ils engendrent.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Vanille09Vanille09   18 avril 2021
En avance à son cours de boxe,en tenue, une bouteille d'eau dans une main, une serviette éponge dans l'autre, Gabrielle ressasse le dernier cours où Sam, le gros tas de muscles, l'avait rabaissée gratuitement en la gratifiant d'un "t'es juste bonne à faire la cuisine ! "
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LesSerialLiseursLesSerialLiseurs   06 février 2022
Gabrielle se remet sur ses jambes en sursaut tonique. Elle décroche alors un grand coup qui fait trébucher Sam. Elle frappe encore. Il trébuche. Chute. Elle se met à califourchon sur lui, bandit un bras de vainqueur.
- Je ris, parce que la cuisinière t'a mis au bout du rouleau !
- bien joué ! Je commence à voir à qui j'ai affaire ! Dit-il, roulant les yeux.
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lescroqueursdemotslescroqueursdemots   07 janvier 2022
- Ils me fatiguent avec leurs préjugés parce que tu es vêtue comme une fille, ou parce que tu as un look de garçon... Tu t'habilles super mode et féminine, c'est un style, mais ne me dis pas que tu ne le fais que pour être comme eux ? Tu es qui en fait? La fille qu'on voit ou celle qui se la raconte ? Tu peux t'habiller sexy sans te faire traiter de salope... Tu n'as pas pigé ? Il faut relever le niveau, tu ne crois pas ?
+ Lire la suite
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TSFHfanTSFHfan   19 septembre 2021
Ils me fatiguent avec leurs préjugés parce que tu es vêtue comme une fille, ou parce que tu as un look de garçon... Tu t'habilles super mode et féminine, c'est un style, mais ne me dis pas que tu ne le fais que pour être comme eux? Tu es qui en fait? La fille qu'on voit ou celle qui se la raconte? Tu peux t'habiller sexy sans te faire traiter de salope... Tu n'as pas pigé? Il faut relever le niveau, tu ne crois pas?
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lecteurs_berthelecteurs_berthe   28 mai 2022
L’autre jour à la piscine il t’a balancé que tu ne risquais pas de couler avec des beaux flotteurs et tu as souri !
J’avais mal pour toi Manon. Tu donnes du grain à moudre à ce macho, je ne comprends pas, tout ça pour être dans
Leur clan ? Sois vraie Manon, ne te laisse pas embarquer dans cette image de la fille blonde et sexy, tu as d’autres choses à montrer !
Citation choisie par Demeter
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Vidéo de Louison Nielman
Pour les cycles 1 et 2 + classe ULIS
Accueillir les émotions de Cécile Alix https://www.editions-retz.com/pedagogie/domaines-transversaux/accueillir-les-emotions-cycles-1-et-2-classe-ulis-9782725639765.html
Diminuer la fatigue de Louison Nielman https://www.editions-retz.com/pedagogie/domaines-transversaux/diminuer-la-fatigue-cycles-1-et-2-classe-ulis-9782725639772.html
Une forme pratique pour toujours avoir sous la main des idées d'activités qui permettront de débloquer des situations ou d'anticiper des surcharges cognitives et de progresser dans les savoir-faire ou les savoir-être.
Cette nouvelle collection « Mieux être à l'école » propose de courtes activités collectives autour de thématiques transversales et/ou psychosociales pour faire progresser les élèves dans leurs compétences émotionnelles et comportementales et les rendre, ainsi, disponibles aux apprentissages.
Chaque ouvrage comprend une soixantaine de fiches cartonnées indépendantes.
Elles sont de deux types : * Des fiches pour l'enseignant proposant un court, précis et visuel descriptif de la séance (1 séance = 1 fiche) : objectif, durée, lieu, matériel requis, déroulement de la séance. * Des fiches ressources pour les élèves : jeux, photos, illustrations, histoires…
Chaque volume a pour objectif : - de reconnaitre les émotions (Accueillir les émotions) ou le type de fatigues (Diminuer la fatigue). - de comprendre comment ces états naissent et s'expriment, comment les identifier, à quel moment on les ressent ; - être capable, en fin de projet, de les reconnaître, pour parfois, mieux s'en détacher (Accueillir les émotions) ou de les diminuer et les prévenir (Diminuer la fatigue).
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Féminine

Comment s'appelle le personnage principal ?

Marie
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